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"LA MALLE AUX TRESORS"
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"LA MALLE AUX TRESORS"
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30 juin 2011

L'ESTRAMBORD DE VELAUX par PROVENCE TV


L' Estrambord de Velaux, groupe provençal par provencetv

Jean-Paul de PROVENCE TV vient de me transmettre son dernier film. Il est très réussi, comme tous les précédents d'ailleurs. je vous invite à lui laisser un commentaire sur son site.

2134107235_1[1]Félicitations aussi au groupe "l'Estrambord de Velaux" pour le maintien de notre culture provençale et de nos traditions. Félicitations plus particulièrement à l'atelier "COUTURE", car les costumes sont très réussis.

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16 mai 2011

FETE DE LA NATURE 2011 A CHATEAU-ARNOUX

(pour voir le diaporama, cliquer sur l'adresse ci-dessous. Puis cliquer sur le petit carré à droite du film pour le mettre en grand écran)

 

http://www.kizoa.fr/diaporama/d1713950k9523244o1/fete-de-la-nature-2011

 

Article paru dans le journal "La Provence" ce lundi 16 mai :

 

La_Provence_16_mai_2011

 

FETE DE LA NATURE 2011

A CHATEAU-ARNOUX

La fête de la Nature sur la Commune de Château-Arnoux a revêtu cette année un caractère particulier. Quelle bonne idée a eu l’Association du Patrimoine de vouloir faire cette fête au " champ de l’aïgo " conjointement avec l’Association de Sauvegarde de ce Site, à laquelle elle adhère, et qui œuvre contre le projet d’Enfouissement des Parrines.

 

En effet quoi de plus naturel pour une Association du Patrimoine que de vouloir défendre le patrimoine naturel, le cadre dans lequel elle vit.

 

C’est ainsi que dès 10 H 00, ce dimanche 15 mai, de nombreuses personnes, petits et grands, à pied, en cheval ou en vélo, se sont retrouvées pour la défense de leur territoire dans ce lieu magnifique. Cet endroit est un havre de paix, en pleine verdure où l’on n’entend que le chant des oiseaux et d’où l’on a une vue extraordinaire : le village de Montfort, les Pénitents des Mées, la chapelle Saint Jean au détour du chemin et une source à proximité pour se désaltérer.

 

Dès le matin de nombreuses associations étaient venues installer leur stand : Aventure, Sport Nature. Uscasa Cyclo VTT rejoint par l'AVC, Amical Vélo Club sisteronnais, l’Office du Tourisme, l’Association Emergence où l’on pouvait découvrir de beaux poèmes sur la nature, des ateliers ludiques, peinture pour les enfants et pour finir la Société de chasse La Diane qui a distribué de nombreux dépliants sur la faune que l’on retrouve sur le site des Parrines.

 

Les enfants ont pu assister à un lâcher de perdreaux le matin et participer à une course d’orientation l’après-midi, tandis que les Sportifs enfilaient les boucles du circuit VTT (lui aussi menacé). D’autres ont pu se promener en calèche avec l’attelage des Grandes Molières.

 

Monsieur le Maire, Patrick MARTELLINI était présent aux côtés de son épouse et de quelques adjoints

Après un apéritif copieux offert par l’Association du Patrimoine les tables ont été alignées et chacun a pu partager son pique nique dans une ambiance très familiale, amicale et conviviale .

Ce fut une rencontre "vraie" entre personnes simples qui ont le même amour de leur terre sur laquelle ils vivent. Le repas "avec des produits du terroir : différents pâtés, de lièvre, de chevreuil ou de sanglier" arrosé de bon vin, s’est terminé en chansons, et même quelques pas de mazurka au son de l’accordéon de notre ami " Danié " .

 

Une journée sans conférences, ni discours pour cette fête de la Nature, mais sur le terrain, à l’air pur, dans un cadre exceptionnel. Chacun a pris un peu des couleurs et a été satisfait de sa journée mais avec une conviction renforcée :

 

Il est inhumain et scandaleux de vouloir détruire ce coin de paradis ou de laisser faire.

Nous devons continuer à nous battre !

 

On ne peut que remercier l’Association du Patrimoine et l’Association de sauvegarde des Parrines pour leurs initiatives, toutes les Associations qui ont répondu présentes,et les personnes qui ont participé à cette journée.

 

 

5 avril 2011

Les traditions chrétiennes : PAQUES : une fête joyeuse

Avec les cérémonies nationales et républicaines, les sollenités religieuses sont les grandes fêtes collectives qui scandent régulièrement le calendrier. Les premières décennies du siècle sont marquées par les grands rassemblements religieux, preuve de la puissance de l'Eglise comme de la capacité des fidèles à se mobiliser, rappelant la place eminente que confession catholique entend tenir dans le pays...

Les traditions chrétiennes : les trois grandes cofessions chrétiennes, catholique, protestante et orthodoxe, partagent de nombreuses fêtes, principalement celles qui correspondent aux événements majeurs de la vie du Christ. Au delà des différences calendaires qui existent avec les églises orthodoxes qui ont conservé le calendrier julien. Pâques, l'Ascension, la Pentecôte et Noël sont de grandes fêtes communes, bien que leur rituels liturgisques et festifs varient...

Pâques : une fête joyeuse.

ATT00008_1_Le dimanche de Pâques est certainement le jour le plus important du calendrier chrétien. C'est la date qui marque la fin de la Passion du Christ et qui annonce la rédemption pour les fidèles.

Pâques est une fête joyeuse et d'autant plus carillonée que les cloches des églises se sont tues depuis 'le Vendredi Saint". L'agneau pascal symboliquement présenté publiquement devant l'autel pour rappeler l'Agnus Dei au rituel d'une riche liturgie, la recherche des oeufs et des friandises dispensés par les cloches revenues de Rome, le repas dominical comportant de l'agneau... tout concourt à ce que les fêtes de Pâques favorisent à la fois ferveur collective et joies familiales....

... La fete des Rameaux, qui reçoit en provençal le joli nom de "li Rampau" (ou palme) rend compte encore aujourd'hui de traditions et de manifestations restées vivaces durant tout le XXème siècle. Prenant place comme PÂQUES dans une période printanière, la symbolique des rameaux rencontre simultanément la foi chrétienne et des croyances paîennes anciennes. Les dates de Pâques et des fêtes associées correspondent au calendrier lunaire : elles sont fixées selon la première pleine lune après l'équinoxe de printemps au moment de la Renaissance de la Nature.

La solennité qui consiste à rappeler l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, salué par des mouvements de palmes, s'est naturellement traduite en Provence intérieure par l'habitude de faire bénir à l'église des rameaux de laurier et d'olivier, arbres sacrés par excellence (mais jamais de buis, qui est un végétal du Nord, introduit depuis peu, et qui paraît ici bien triste, mieux à sa place dans les cimetières qu'au dessus du lit conjugal). Ces rameaux sont ensuite soigneusement conservés à la maison qu'ils bénissent à leur tour de leur présence et plus particulièrement préservent de la foudre.

Mais bien vite l'usage s'est établi de décorer ces palmes et de les associer au souci de fertilité, de les faire fructifier en somme d'avance, en les couvrant de fruits. C'est une des explications du sens que les habitants des hautes vallées de l'Ubaye donnent au mot rampau, quand ils disent d'une fille qu'elle a fait Pâques avant les Rameaux, c'est-à-dire qu'un enfant lui est né avant mariage. Dans les plus pauvres villages, le fruit ne fut longtemps qu'une pomme ou une poire miraculeusement conservée dans le grenier. Une orange dans les familles plus aisées. Mais il était plus commode d'y accrocher des fruits secs, noix, amandes, noisettes ... enveloppés de petits papiers multicolores pour faire joli. Peu à peu le rameau bénit se tranforma en cette palme aux friandises que connaît surtout la Provence citadine et rhodanienne, formée non plus d'une branche végétale mais d'une construction artificielle en roseau ou en métal, savamment agencée, pour porter patisseries et confiseries aux couleurs vives, agrémentée de papier crépon et de petites rubans.

(Vous retrouvez "Les fêtes provençales" chez Aubanel.

Jean-Paul Clébert. Josiane Aoun)

 

Je me souviens très bien de ces rameaux quand j'étais enfant. Chaque enfant de la famille avait le sien. Cette coutume était encore très vivace dans les années soixante. Mais aujourd'hui à moins de les confectionner soi-même, on ne retrouve plus ces rameaux dans les Patisseries par chez nous. Les enfants doivent attendre Pâques pour avoir un oeuf (poule ou lapin ...) en chocolat à la sortie de la messe... C'est dommage ! Mais cela se fait encore en Espagne. Regardez les photos ci-dessous, que j'ai prises à la sortie de la Messe des Rameaux - Cathédrale de Barcelone - On aperçoit les palmes et également ces rameaux avec des friandises et des noeuds colorés.

 barcelonne_1On aperçoit des rameaux colorés à l'angle en bas à droite.

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 Je vous souhaite une bonne semaine sainte

 et de Joyeuses Fêtes de Pâques à tous.

Pour cela je vous fais partager quelques photos prises en Espagne (lors d'un voyage en 2000) où la Semaine Sainte est particulièrement vivante avec de nombreuses processions. Ces photos ont été prises dans la Cité Médiévale de MONT BLANC. Au vu de ces deux chars et des costumes,vous devinez que c'est une grande fête qui représente des heures de travail . On ne peut rester indifférent devant une telle ferveur.

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Ci-dessous, une photo prise en Avril 2009, à CARMONA en Andalousie. Après le dimanche des

Rameaux, cette magnifique Palme a été accrochée au balcon de la maison pour la protéger ...

Ces palmes me plaisent beaucoup. Et vous ??

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6 mars 2011

ACAMP GENERAU 2011 DU COUMITAT DEI FELIBRE BAS AUPEN

Cars ami felibre,

En 2008, la Santo Estello de Grèus-li-Ban, fuguè uno tras que belle aventuro partejado pèr l'ensèn dei Felibre bas-aupen.

Aquèlo manifestacioun dounè l'oucasioun de travaia toutei coutrio, de miès se counèisse de se senti mai proche leis un deis autrei. Nous permeteguè de vèire que toutis ensèn èro poussible de faire mai e miès, d'èstre mai eficace dins nosto toco d'aparamen, de desvouloupamen, e de trasmessioun de nosto culturo, de nosto lengo. Nous pourgiguè peréu l'envejo de countinua sus aquèlo draio.

Ansin, à la séguido d'aquèlo Santo-Estello, un coumitat di Felibre bas-aupen fugè créa dins un biais infourmau dins un proumié tèms, pièi aro, bèn ouficiau.

Aquéu coumitat a déjà oubra à l'ourganisacioun dei noumbrouso manifestacioun dou cent-cinquentenàri de Mirèio, ansi qu'à d'autre animacioun dins tout lou despartamen (fèsto douo pan à Castèu-Arnous, espectacle de J-B. Plantevin à Peirui ...). A tambèn ourganisa de noumbrous acamp de travail à Castèu-Arnous e un rescountre amistadous à Carluc.

Es beileja pèr lou Majourau e Sendi de la Mantenènço, Miquèu Benedetto emé dins lou burèu, Reinié Martel, Daniéu Guillot, Jouelo Berg e Franço Bertrand.

Aquest an, sieis tenu lou promié acamp générau dou Coumitat, aièr, Dissate 5 de Mars à 15 ouro 30, à Castèu Arnous, grando salo de l'oustau communau.

Un peu plus d'explications en français pour les personnes qui ne comprennent pas le provençal.

Le Félibrige est l'Association la plus ancienne de France, rassemblant toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans la pensée de Frédéric Mistral. Le Félibrige s'étend sur les sept régions du midi que nous appelons les maintenances.

Depuis plusieurs mois les félibres des Alpes de Haute-Provence et du Haut Var ont créé un Comité des Félibres du département que nous avons nommé "COUMITAT DEI FELIBRE BAS AUPEN". Nous avons choisi le siège de notre association à Château-Arnoux par ce que :

- d'une part, c'est le lieu géographique le plus adapté,

- d'aure part, parce que chaque fois que l'occasion s'est présentée nous avons reçu de cette commune l'accueil le plus chaleureux et le soutien le plus sincère.

Par ailleurs, dans nos statuts déposés depuis Février 1010, il apparaît l'Hôtel de Ville de Château-Arnoux  comme étant notre siège.

Comme il est de rigueur, nous avons, samedi dernier, 5 mars 2011, tenu notre première Assemblée Générale et nous avons été honorés par la présence de Monsieur le Maire et trois de ses adjoints, dont un fait également partie du Coumitat,comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous.

Une petite précision, pour adhérer au Coumitat, il faut être à jour de sa cotisation au Félibrige. La cotisation est de 10 €/an et si vous êtres intéressé. Vous pouvez prendre contact avec un des membres du bureau ou pourquoi pas me laisser un commentaire sur ce blog.

 

AG_COUMITAT

23 février 2011

De l'enfance à l'âge adulte .... les robes de baptême

expo_costume

 

 

Le linge était porteur d'histoires : histoire d'une vie, histoire d'une famille. la plupart des vêtements se transmettaient d'une génération à l'autre. Si ce n'était pas ce que les familles avaient de plus cher, c'était ce qu'elles avaient de plus personnel et de plus précieux. Les linges qui avaient su résiter à l'épreuve du temps étaient confiés à la nouvelle génération.

La robe de baptême représentait le vêtement de famille par excellence. les femmes la remisaient dans l'armoire jusquà la prochaine naissance. Elles y accordaient un soin infini. Elles rangeaient avec précaution le petit béguin, le coussin de présentation et la petite robe de tulle ornée de guipure d'irlande ou de dentelles. les étoffes les plus douces (le limon, le batistes, le tulle et la mousseline) servaient à sa confection. La robe associée au rite de passage de l'entrée de l'enfant dans la communauté religieuse était très symbolique. Malgré leur jeune âge au moment du baptême ( à peine une semaine), les enfants portaient une robe étonnement longue.......

La robe de baptême immaculée telle qu'on la connaît aujourd'hui ne date pourtant que du XIXème siècle. Auparavant, l'enfant était présenté devant Dieu en toute simplicité, soit :

- dans la chemise de son père pour qu'il ait sa vigueur ou enmailloté dans des habits traditionnels (Source Histoire des tissus en france - Alexandra Fau)

- soit enmailloté et enveloppé dans le châle de mariée de sa mère et il portait toujours le béguin.

Les Trois âges de la Vie :

Lorsque l'enfant paraît : La naissance

Le périlleux voyage de l'être humain dans le monde des phénomènes débute par la naissance, et celle-ci, comme de juste est solennisée.

Donner la vie est ce devoir sacré de toute femme : y manquer, signe de châtiment divin. D'où la condition infâmante qui accable, au village plus qu'ailleurs, les épouses stériles ou réputées telles ; leurs maris, déliés de responsabilité en l'affaire, estimés dupes ou excusés par avance des pires écarts. Dans "Histoire d'une fille de ferme" Guy de Maupassant n'en cache rien.

Heureusement Dame Nature en sa sagesse fit les paysannes fécondes.

Une affaire de femmes.

Sinon de prévenances, la jeune femme qui attend un bébé jouit d'un statut particulier dû, il est vrai, plus à la sauvegarde de l'enfant qu'à la sienne propre ...

Elle entre alors dans un monde comme en marge du quotidien, bâti par les femmes sur des lois qu'ignorent les hommes. Ansi, hypothèse inadmissible en toute autre circonstance, c'est autant d'autorité détournée de son mari qu'elle confiera à sa mère ! ...

Auprès d'elle jusqu'à la délivrance, comme pour un rite de passage, elle s'initiera jour après jour au grand secret de la maternité qui ne se partage qu'entre mère et fille.

Parrain et marraine

C'est d'abord le baptême : première manifestation d'une sympolique religieuse qui ne cessera de rythmer la vie du Haut-Provençal, lui conférera, à peu près immanquablement, aussi bien sa signification que son armature et sa dignité essentielle. Tous, on peut bien le dire, resteront fidèles en esprit, malgré détours et traverses, à ces engagements que prendront pour eux parrain et marraine (en général les grands-parents) face au prêtre, dans l'église paroissiale.

Dès l'accouchement, revêtu de ses habits de fête, le père s'en est allé porter l'heureuse nouvelle aux parrain et marrraine pressentis de longue date.

Ce sont généralement parents plus au moins proches dont le nouveau né portera le prénom selon qu'il est fille ou garçon. A ce "nom de baptême" d'autres s'ajouteront d'aïeul ou de saint du jour. Nul natif du 15 août, y compris les mâles, n'échappait à celui de Marie.

Le choix devait être judicieux. Car aux yeux de l'Eglise, ils valent plus que père et mère. le rôle que leur confère la liturgie dans la célébration du baptême en est significative.

Enfin, nous arrivons au matin du grand jour ! Selon l'usage commun, les cloches sonnent sur plusieurs tons. On mène l'enfant aux fonds baptismaux.

A toutes les personnes qui sont intéressées par les traditions de notre terroir, je vous invite fortement à consulter l'ouvrage : "La vie en Haute Provence" de 1600 à 1850,- Raymond COLLIER - de la Sté Scientifique et Litteraire des A.H.P. - 1973. Je vous en ai déjà parlé. Je m'y plonge dedans, à chaque fois que j'ai un peu de temps....

Par exemple à FOURS,  "c'est la marraine qui choisit le parrain, à l'inverse de ce qui se pratique ailleurs. En entrant chez l'accouchée elle lui présente six douzaine d'oeufs, que celle-ci est tenu de manger avant de quitter son lit : on présume que cet usage a pour but de forcer l'accouchée à ne point précipité ses relevailles.

On n'admet jamais pour maraine ou pour parrain, une personne qui ait quelques vices de conformation ou quelque défaut moral marquant, dans la persuasion où l'on est que l'enfant reçoit l'impression de quelqu'un des vices physiques ou moraux de ceux qui l'ont présenté au baptême.

Les parrains de l'enfant doivent passer de front la porte de l'église aux paroles du prêtre : Ingredere, etc, tenant l'un la tête et l'autre les pieds du berceau de l'enfant.

En sortant on jette aux enfants qui crient après eux des dragées, des noix, des figues des chataîgnes ...Les femmes, les demoiselles les recueillent et les gardent ensuite avec soin : ils serviront à guérir du mal aux dents ...

Il va de soi que les baptêmes s'accompagnaient ordinairement de réjouissances.

LA ROBE DE BAPTEME

(ci-dessous quelques photos de ma dernière exposition sur le baptêmeau Château d'UPAIX)

Vous pouvez voir : "Lou brès"

Source d'Oraison (Saint-Pancrace), .."le nouveau-né était enmailloté dès sa naissance et placé dans le brès en face de la fenêtre pour éviter qu'il ne louchât. on a donc l'explication de cette exposition au soleil. Le maillot emprisonnait bras et jambes ..."

.... On signale qeu dans la Vallée de Laverscq, il est encore d'usage de recouvrir d'un mouchoir les yeux du nouveau-né. Pnedant les premières semaines de sa vie, il n'y voit pas encore, la lumière peut lui faire du mal et surtout s'il n'est pas baptisé, il est donc en grand danger. De plus, il ne saurait demeurer tête nue. Aussi l'affublait-on d'un petit bonnet, jour et nuit, et en toute saison. On s'abtient aussi de toucher aux légères croûtes, pellicules, revêtement du cuir chevelu de crainte de le voir devenir idiot. On prend soin de la protection de la petite cervelle (Basse-Alpes, n° 183,t.XXX. 1943)

Chaque fois que la mère a fini de mailloter son enfant "elle le signe" en disant pour lui :

"Bouan Jésus fès mi bèn grand, e bèn sage "

(Bon Jésus faites-moi bien grand et bien sage

LOU BRES : LE BERCEAU

Il était en noyer, parfois en chêne, avec deux pieds arrondis permettant le balancement.

Les côtés étaient percés de trous pour passer la sangle du maillot qui maintenait le bébé attaché et un autre trou pour passer la tresse du balancement qui était nouée à la cheville de la mère.

Sur le berceau, il y avait souvent un demi-cercle en bois (l'incuséu ou cieucle),sur lequel était placé une couverture qui protégeait l'enfant de la poussière, des courants d'air, du froid.

la paillasse (païasso) était en feuilles de maïs.

Le berceau ne devait jamais se trouver dans la maison au moment de la naissance de l'enfant car s'il était préparé à l'avance cela pouvait porter malheur à l'enfant.

PHOTOS_BAPTEME

 

38127528_m_1_

J'ai la chance d'avoir dans ma MALLE AUX TRESORS, quelques robes de baptêmes que des mamies m'ont confiées. A ces robes j'y suis très attachée car je sais d'où elles proviennent et je connais un brin de leur "histoire". Je remercie toutes ces personnes. je sais que c'est une marque de confiance qu'elles m'ont témoignée. Elles étaient toutes très émues quand elles me les ont données, car ces belles robes sont le symbole d'une tranche de leur vie et de celle de leur famille. En souvenir de ces personnes dont certaines ne sont plus là aujourd'hui Je vais vous les présenter sur mon blog mais il faut que je prenne le temps de les photographier une après l'autre.

expo_bapt_me

 Ci-dessous, une exposition du Rode à Gréoux en 2009. Mes amies du Rode ont également de très belles pièces :

expo_Robe_de_bapt_me_Gr_oux

EXPO_BAPTEME

 

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11 décembre 2010

L'âne Baltazar, l'âne testard .....

D'ici Noël, en ayant une pensée pour Santounette, je vais vous présenter une scène de la crèche de Didier DESANTI. Aujourd"hui notre petit âne gris de Provence,

Victor BERENGUIER de Volonne, enseignant, correspondant de presse est  auteur de nouvelles, contes et nouvelles parus dans la presse locale, a écrit "BALTHAZAR. l'âne testard". J'avais acheté ce livre en 2004, - Mon Dieu que le temps passe vite ! -  et l'auteur m'avait mis comme dédicace personnelle :

" A joëlle, avec toute ma sympathie, une histoire qui jette un pont entre l'aurore et le crépuscule.."

... Il était une fois en Provence, ente Lure et Luberon ... cette histoire qui se craconte le soir à la veillée...

Les héros, vous les avez rencontrés, un jour sans le savoir ... sur une place de Village, un jour de marché : Rosine, Vieille paysanne, solitaire, abandonnée de tous, quatre gamins espiègles au coeur" gros comme une coucourde" et Balthazar, âne malicieux et testard ...

Comme un conte d'autrefois, ce llvre nous entraîne dans une série d'aventures émouvantes, tendres et même un peu folles ...

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26 juillet 2010

BIENVENUE A L'ATELIER DE COURDARELLO DANS LE DOMAINE DE LA BLOGOSPHERE

avatar_user_3280521_tmpphpU2oqrc_1_Valérie, une jeune personne très sympathique, vient de franchir le pas et de créer son blog. Je vous invite fortement à lui rendre visite. Son permier article sur les "pentacrines" (je vous ai déjà parlé de ces chères petites étoiles noires) est très complet et instructif. Merci de lui laisser un commentaire pour l'encourager à continuer, Je pense que ses messages à venir ne manqueront pas d'intérêts et seront très enrichissants.

http://atelier.de.courdarello.over-blog.com

Je viens de découvir ses trois albums photos. N'oubliez pas de les visionner. Vous ferez ainsi sa connaissance et vous verrez ses costumes absolument magnifiques. C'est une passionnée, tout comme moi, mais la différence, elle sait coudre. C'est une professionnelle. Et admirez ces tissus d'indiennes très riches !

Merci Valérie de nous faire partager ton blog.

29 juillet 2010

Mes Cadeaux de la semaine. MERCI !!

Deux personnes ont pensé à moi cette semaine. je les remercie chaleureusement. Ces pièces viennent compléter ma collection.

Pour commencer, une dame âgée connaît ma passion pour les pièces de costume. Elle sait que j'en prends soin et que je les mets en valeur chaque fois que l'occasion m'est donnée. Je vous présente ces deux coiffes qui étaient portées à PEYRUIS : Elles sont authentiques.

Coiffe___demi_courduro_en_mousseline_brod_e_avec_un_rang_de_dentelle_tuyaut_e

Coiffe à demi-courduro toute brodée - un rang de dentelle tuyautée

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.

Vue du montage de la seconde coiffe.

Coiffe_2

Fond de coiffre trés travaillé - petits plis et broderie faits main.

Trois rangs de tuyautage sur le dessus de la tête. Je ne vais pas manquer d'envoyer un petit mot de remerciements à cette gentille mémé de Peyruis qui m'a fait porter ce petit paquet..Trois_rangs_de__sur_le_dessus_de_la_passe_devant

Coiffe_2

Autre cadeau qui me vient du village de Château-Arnoux. Un dame à vendu sa maison et a vidé ses tiroirs. Deux chemises ayant appartenu à la même personne, ainsi que deux culottes (pisse-vite)

chemises_1Bas_des_deux_culottes

chemises_2

D'habitude les cols de chemises sont brodés, mais ceux là ont été crochetés. à moins qu'elles n'aient été restaurées ???? .....,

chemises_3Encore une fois merci !

27 février 2010

MOMOND des Collines .....! Il parle aux cigales, on dit qu'elles lui répondent !

Grande fête aujourd'hui pour

"Lou Coumitat dei Felibre Bas Aupen".

PLANNING des prochaines sorties/projets 2010

Un des nôtres est à l'honneur.

Edmond PIERAZZI dit "Momond des Collines"

est décoré, aujourd'hui, de la Cigale d'argent

par le Capoulie du Félibrige.

Ci-dessous, l'article dans la presse de ce matin

et le carton d'invitation que j'ai reçu pour participer à cette manifestation.

Num_riser0001

 

 

 

Num_riser0002

 

 

 

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Mon costume est prêt, bien repassé et ma coiffe amidonée.

Je vais essayer de vous faire un beau reportage photos pour vous en faire profiter.

A trés bientôt.

OSCO MOMOND !

24 février 2010

"LA MAZURKA SOUTO LI PIN"

PLANNING des prochaines sorties/projets 2010Un grand merci à CHICOULOUN du Groupe "Li Calandro de Crau" (en photo ci-dessous). Je vous invite à aller découvir son blog. Une trés bonne initiative, elle va nous expliquer les différents chants provençaux interprétrés par son groupe. Pour commencer la "Mazurka souto li pin. J'adore danser la mazurka ! J'en ai les pieds qui me démangent ...... Chicouloun, c'est ma maîtresse d'école et de provençal, elle m'apprend beaucoup de choses..... C'est une vraie provençale et comme elle le dit, ce chant  "es un cant dou terraire".

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Le groupe "Li Calandro de Crau"

16 février 2010

Du rêve à la réalité .... Il suffit parfois d'une volonté ...

Je vous invite à la découverte d'un musée de campagne.PLANNING des prochaines sorties/projets 2010

Je félicite toute l'équipe de Castrum de Upaysio et Bravo à ma soeur.

Je les encourage à poursuivre leur action. C'est un bon début !

Les choses sont tellement plus simples dans un village .......

http://www.kizoa.fr/diaporama/d701736k5056222o1/a-la-découverte-dun-musée-de-campagne--à-upaix

10 janvier 2010

LA CHASSE : Le Sanglier et la daube ...

Devinette :

A quoi peut s'attendre une femme de chasseur ?????

A trouver, un sanglier pendu à une branche du cerisier

dans son jardin..

Si si,  :

Sanglier_1

Comme dans d'autres régions de France, la chasse, chez nous en Provence, est une tradition.

Sanglier_2

Les chasseurs apprécieront la bête.

sanglier_4sanglier_3

Un sanglier de .... quelques kilos

De quoi remplir le congélateur, et faire mijoter de bonnes daubes.

sanglier_5

Je sais que certaines personnes qui viennent sur mon Blog n'apprécient pas la chasse, mais moi je dirais : heureusement que les chasseurs sont là, pour moi ce sont les meilleurs écologistes et les meilleurs défenseurs de la faune. Je sais qu'ils accomplissent un travail énorme. Le sanglier est "la bête noire " des agriculteurs. et, pour ma part, je préfère avoir un sanglier pendu à mon arbre qu'un sanglier qui soit venu dévaster et saccager mon jardin.

La bête noire abonde en France et cause dans les cultures des dégâts qui chaque année coûtent aux chasseurs une facture de plus en plus élevée. Il est donc impotant de fixer ces animaux par un agrainage régulier en des endroits bien arrêtés. Et il s'avère parfois neccessaire de faire des battues administratives. Il vient d'y en avoir deux chez nous ces jours derniers.

Je ne m'étendrais pas plus en avant sur ce sujet, n'étant pas moi-même "chasseur" mas simplement "femme de chasseur" et je viens vous dire comment je prépare ce sanglier, car une personne me l'a demandé.

RECETTE DE MA DAUBE DE SANGLIER :

Donc pour moi, quand je parle sanglier : il s'agit de la viande que j'ai dans mon congélateur.

I. Je la sors au moins deux jours avant la date prévue de mon repas.

II. Dès qu'elle est décongelée, la veillle au matin, je la découpe en petits morceaux que je dépose dans une grosse cocotte en fonte (de grand-mère) Je ne parle pas là de cocotte minute. Je découpe un oignon en lamelles, un gousse d'ail, du thym, du laurier et du romarin de mon jardin. Un carotte coupée en rondelles. Je recouvre toute la viande de vin rouge 12° (du vin de la Blaque ou de Pierrevert) Nous avons de trés bons vins chez nous en Provence. Je laisse mariner toute la journée et toute la nuit.

III Le matin du jour J de mon repas, de bonne heure :

J'égoutte ma viande, je la mets dans une autre cocotte, toujours en fonte, avec de l'huile, je la fais revenir en ajoutant sel et poivre et en remuant. Je surveille qu'elle ne s'attrappe pas pendant quelques bonnes minutes. Ensuite, Je fais chauffer ma marinade et la verse sur ma viande. Je réduis mon feu au minimum et je laisse cuire à feu doux pendant deux bonnes heures. Je me rappelle que ma grand-mère laissait la cocotte sur le coin du poêle et allait donner à ses bêtes, chercher son bois, et ne comptait pas le temps de cuisson. Elle laissait mijoter.

Avant de servir, Je retire tous "mes arbres" (comme dit mon mari) : thym, laurier, romarin.

Dans un bol, je mets une bonne cuillère à soupe de farine que je délie avec une louche du jus de ma cocotte  que je bas au fur et à mesure (éviter de faire des grumeaux) et je vide ce contenu, en remuant, dans ma marmitte, (comme pour un civet de lièvre),

Au bout de 5 minutes, j'arrête mon feu et je sers mon sanglier bien fumant dans sa cocotte en fonte.

Plusieurs accompagnements possibles au choix de chacun, des pommes de terre en robes de chambre, des pâtes, ou de la polenta (semoule de maïs) qui se marie trés bien avec.

J'ai fait ma daube de sanglier pendant les fêtes et j'ai régalé toute ma tablée et plus particulièrement tous mes hommes. (dixit : mari, beau-frère et gendre : ma viande fondait dans la bouche, elle était bien cuite et parfumée).

Voilà, ma recette de "sanglier". Ce n'est rien à préparer, il suffit de laisser mijoter. Pendant ce temps on peut préparer tranquillement sa table où mettre une patisserie au four. A vous ! Le Hic, il faut avoir le sanglier .....!!

25 décembre 2009

LA CRECHE VIVANTE

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Nous sommes dans une région où les traditions de Noêl sont trés nombreuses et très riches. Les esprits chagrins diront que ce n'est que du folklore pour touristes ! Mais je peux vous affirmer que ce folklore (au sens éthymologique la science du Peuple) est bien vivant et souvent beaucoup plus profond qu'on ne le croit.

De nombreuses personnes se sont rassemblées

le 24 décembre à 18 H 00

à l'église de l'Escale

pour la marche vers "l'Etoile"

aux côtés des santons porteurs d'offrande.

... "Alors, si naïves que ça nos crèches en Provence ?? : bien plutôt l'invitation à entrer dans ce peuple de "pauvres en marche" pour apporter notre vie de tous les jours, nos fardeaux et nos joies, nos travaux et nos peines, nos soucis et nos angoisses au pied du Christ de Bethléem, pour repartir les bras levés, comme le ravi, délivrés de ce qui nous pèse, et émerveillés par l'Emmanuel" - Dieu avec nous" - "Dieu au coeur de nos villes et villages". (Michel CORNUZ)

Eglise archi comble pour cette messe de Noël. L'Eglise s'est avérée trop petite, Des personnes n'ont pu rentrer et plus d'une trentaine d'enfants avaient émis le désir de se costumer pour participer à cette crèche vivante. Et chance inouie, nous avons pu avoir un petit agneau vivant pour les offrandes. Hormis la Sainte Famille, les bergers et les anges; de nombreux autres personnages étaient représentés, dont la gitane et le brigand, le chasseur, la vieille au fagot, les fileuses, la glaneuse, le meunier et même le Ravi.

Nouveaux personnages cette année : Le Brigand et la Gitane.

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7 novembre 2009

ASSIETTE DU JOUR : surprise, surprise .....

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TOUR UN ART DE VIVRE EN PROVENCE : je ne vous ments pas

Patricia me dit que chez nous, nous sommes en vacances toute l'année. Elle a bien raison.

L'actualité est trés riche en ce samedi matin : châtaigne, truffes, boutis, santons, Peinture ......

Ne sommes-nous pas dans un décor de rêve ?

"chez nous dans le Midi" ?

24 novembre 2009

La Colonia Julia Augusta Reiorum Apollinaris : RIEZ

Ce mardi 24 novembre 2009 à 18 H 00

Salle au 1er Etage de la Ferme de Font-Robert à Château-Arnoux

Entrée Côté Jardin :

Fabienne GALLICE,

Directrice du Musée Lapidaire de RIEZ, nous a parlé de :

"RIEZ, une capitale en Haute Provence,

entre Durance, Bléone et Verdon"

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Beaucoup de personnes n'ayant pu assister au Colloque international qui s'est tenu récemment dans le 04 en septembre dernier, l'Association du Patrimoine de Château-Arnoux/saint-Auban a jugé opportun de programmer une soirée, une "session de rattrapage" en quelque sorte. Fabienne GALLICE a accepté trés gentiment de venir à notre rencontre. C'est avec un réel plaisir qu'un public, assez nombreux, est venu l'écouter. Cette jeune personne, passionnée, nous a présenté quelques sites archéologiques majeurs en cours de fouilles. Elle a fait le point sur les connaissances nouvelles apportées lors de ce Colloque International.

Pendant plus de deux heures, nous sommes remontés dans le temps. Fabienne GALLICE nous a parlé de RIEZ à l'époque pré-romaine, à l'époque médiévale, en terminant par cette réserve archéologique qu'elle connaît trés bien et qui a été rachetée dans les années 60.

Cette rencontre s'est terminée par une castagnade.

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Au cœur du plateau de Valensole, au confluent de trois vallées, Riez est la cité romaine de Haute-Provence par excellence.

La colonie de Reii Apollinarès a été fondée par Auguste au carrefour des routes reliant Aix-en-Provence et Fréjus à toute la Haute-Provence. A l'entrée du village, 4 colonnes de granit se découpent sur un ciel d'azur.
Datées du 1er siècle, elles appartiennent à un temple probablement dédié à Apollon. Dans le baptistère du Vème siècle, de nombreux éléments de statuaire gallo-romaine sont rassemblés. Avec la christianisation, Riez devient le siège d'un évêché important. L'importante basilique paléochrétienne, détruite au XVe siècle est remplacée par la cathédrale actuelle (XVe - XIXe siècles) qui renferme de belles stalles en noyer du XVIIe siècle et de nombreuses toiles d'artistes provençaux, en particulier une Apparition de la Vierge de Michel Serre.
Entourée de remparts au XIVe siècle, Riez conserve plusieurs portes ainsi que sa puissante Tour de l'Horloge. La Grand Rue a gardé son aspect médiéval avec ses maisons à encorbellement et ses façades décorées de gypseries. L'Hôtel de Mazan, avec sa façade en pierre de taille, possède un remarquable escalier avec décor de gypserie daté de 1523. Sur la colline tabulaire qui domine le village, la Chapelle Saint-Maxime (1655) offre un excellent point de vue..

Toute l'assistance a été enchantée de l'intervention de Fabienne GALLICE que l'Association du Patrimoine remercie chaleureusement. Il a été envisagé la possibilité d'une sortie au printemps pour aller visiter sur place l'Hôtel de Mazan. Nous en reparlerons.

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5 novembre 2009

NOUVE APPROCHE

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C'est bientôt le temps de sortir nos santons

de leurs boites en carton.

Après Santounette, je vous invite à découvrir un autre blog :

Provence crèches (lien colonne de droite)

http://provencecreches.blogspot.com

et je vous offre un texte d'un Peintre/Ecrivain contemporain Sisteronais

que Patou a eu la gentillesse de m'envoyer :

La crèche

Aurais-je tant souffert du métier psychiatrique

Que je serais atteint de troubles oniriques

Au point d’ouïr la nuit dans le fond du placard

Les liesses étouffées de quelques bons fêtards ?…

Peu importe le mal ; le délire est joyeux

Car dans le noir obscur, en ouvrant grand les yeux,

Je le vois s’agiter dans le précieux carton

Le peuple de la crèche, le peuple des santons.

Pendant de si longs mois ils ont tant fait sommeil

Que le froid revenu ils sonnent le réveil

En froissant le papier qui habille leur plâtre,

Pressés d’aller jouer dans leur petit théâtre

Les scènes séculaires de la pièce immuable

Qui vit naître l’Enfant tout au fond d’une étable.

La Judée… c’est bien loin ! Mais Béthléem demain

Sera près du sapin, rutilant souverain.

A peine dévêtus du crépon protecteur,

Le pas encore lourd et déambulateur,

Je les vois s’avancer vers le petit décor,

Près de l’âtre où dansent des étincelles d’or.

Sur la petite place, pavée de graviers blancs

Ils s’arrêtent enfin, regardant au devant

La cabane de bois aux planches vermoulues

Portant sur son pignon l’ange aux ailes étendues.

Sous la crèche garnie de ses blondes javelles

L’âne et le bœuf couchés parent du froid rebelle

Le divin Nourisson que Joseph et Marie

Couvrent, en se courbant, d’extatiques souris.

Figées à tout jamais dans leur rôle éternel

Où chaque fin d’années elles fêtent Noël

Les figurines peintes en habits de Provence

Apportent leurs présents et leur reconnaissance.

Le meunier, fariné du gros sac blanc qu’il porte,

Tire l’âne bâté, seule et prodigue escorte ;

Le poissonnier gouailleur accompagne « Honorine »

Qui porte en ses paniers rascasses et sardines,

Et les deux petits vieux, près du puits rond en pierre,

Ont en eux tant d’amour qu’ils en offrent en prières ;

Assis devant sa meule où chante le couteau

Le rémouleur fredonne… c’est là son seul cadeau !

Près de l’auge de bois où lapent les agnelles,

Elle joue du bâton, la jolie pastourelle

Alors qu’à ses côtés, sous son épais manteau

Le pastre porte aux bras le plus blanc des agneaux ;

Discrètement tapi derrière un bloc de mousse

Le boumian fuit l’agent qui s’est mis à ses trousses,

Et l’aveugle appuyé sur sa canne de buis

Voit bien mieux que tout autre ce grand bonheur qui luit.

Les notes du galoubet du beau tambourinaïre

Rythmant la farandole de six jeunes dançaïres

Arrivent jusqu’au pont où se tient le ravi,

Les bras levés au ciel pour vénérer la vie ;

Poussant du pied ses poules et suivant son mari

La paysanne apporte quelques charcuteries

Tandis que le pêcheur de retour de la rade

Porte dans son filet quelques belles dorades.

Majestueux et lents s’approchent les Rois mages

Que l’étoile a guidés tout au long du voyage,

Trois rois enturbannés et vêtus richement

Suivis de leurs séides chargés de lourds présents ;

Melchior à la peau noire offre l’urne d’encens,

Et Balthazar la myrrhe qui enivre les sens ;

Et la barbe bien blanche, Gaspard le vétéran

Porte les pièces d’or en cassettes d’argent.

Les anges suspendus, habillés de satin,

Chantent des glorias et sonnent du buccin.

…Mais du sommeil soudain un son clair me déloge ;

un minuit quotidien au clocher de l’Horloge

fait frapper douze fois le marteau sur l’airain ;

le rêve était heureux !… Mais Noël c’est demain…

                                                                J.C. REVEST

et maintenant vous pouvez aussi découvrir le blog de Patricia,

dans la rubrique Peintre amateur

(lien colonne de droite)

30 octobre 2009

RELIQUAIRE DE THERESE DE LISIEUX

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SAINTE THERESE DANS LES ALPES DE HAUTE-PROVENCE

Aujourd'hui à l'eglise Jésus Ouvrier de Saint-Auban,

Visite du Reliquaire de Thérèse de Lisieux.

Thérèse de Lisieux, un témoin pour notre temps.

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Thérèse de Lisieux est née le 2 janvier 1873 à Alençon, en France, Elle est la cinquième d'une famille qui compte déjà 4 filles. A l'âge de 4 ans, elle perd sa mère et son père se charge de l'éducation de ses 5 filles. Alors que Thérèse a dix ans, sa soeur aînée décide d'entrer chez les Carmélites, une communauté contemplative. Thérèse trouve cette séparation difficile mais, à son tour, à peine âgée de 15 ans, elle veut devenir religieuse. Elle n'a pas l'âge requis et elle multiplie les efforts pour réaliser son rève. Son père l'amène faire un pèlerinage à Rome. Elle y rencontre le Pape Léon XIII et elle lui demande l'autorisation d'entrer au Carmel et finalement cette autorisation lui est accordée à cause de la profondeur de vie spirituelle dont elle fait déjà preuve. Thérèse entre donc au Carmel en avril 1888.

Toute sa vie se déroule dans la plus grande simplicité. Thérèse participe aux travaux de la vie quotidienne et à la vie communautaire avec la même ferveur qu'elle met dans la prière et dans la contemplation de son grand Ami Jésus. Dans tous ses gestes, dans ses paroles, et dans ses aspirations, elle déploie une grande intensité. Thérèse n'a rien fait de spectaculaire dans sa vie. Mais elle a accompli avec un amour extraordinaire les petites choses de chaque jour, en se confiant à Dieu avec la simplicité d'un petit enfant.

Peu de temps après son arrivée au couvent, la Supérieure lui demande de mettre par écrit ses souvenirs d'enfance et son cheminement personnel. C'est avec une grande réticence que Thérèse accomplit ce devoir car il lui semble qu'elle a peu de choses à dire. Pourtant, ses écrits vont permettre de saisir comment Thérèse a su développer une telle vie intérieure et on appellera sa méthode : la "Petite voie", celle qui est inspirée par cette parole de l'Evangile : "Si vous ne devenez pas comme de petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux."

La publication de ses écrits a permis à beaucoup de chrétiens de s'engager aussi dans cette "Petite Voie" et de cheminer dans la vie spirituelle. Elle nous a fait comprendre, aux jeunes comme aux moins jeunes, qu'"il n'est pas besoin de poser des gestes d'éclat pour devenir saints, mais que même dans les tâches les plus banales et quotidiennes, on peut s'épanouir comme enfant de Dieu et travailler à transformer le monde.

Thérèse est morte à l'âge de 24 ans, le 30 septembre 1897. Depuis, elle a été faite Patronne des Missions, proclamée Sainte et nommée Docteur de l'Eglise. C'est à dire que son exemple et ses écrits constituent un important témoignage de foi.

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Consacré à Saite Thérèse de l'Enfant Jésus depuis son enfance et ayant grandi dans un climat de spiritualité thérésienne, Monseigneur François Xavier LOIZEAU, Evêque de Digne, a désiré que les reliques de la Sainte de Lisieux viennent jusqu'à nous pour nous stimuler dans notre mission. Il en a vu le bénéfice dans les diocèses et les pays qui ont accueilli ces reliques et qui ont reçu une "pluie de roses", c'est à dire de grâces multiples pour les personnes et les communautés ecclésiales.

Sainte Thérèse est une sainte populaire dans notre pays et dans le monde entier parce que sa vie consumée par l'Amour de Dieu est un message très accessible et capable de nous stimuler pour l'Evangile.

Le père GOTTLIEB explique aux enfants la vie de Ste Thérèse

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Quel est le sens de la vénération des reliques ???

Quel prix l'Eglise attache-t-elle à cette pratique ?

Petit rappel historique et théologique :

La théologie part de l'expérience humaine la plus simple et spontanée. Quand vous regardez le collier que portait votre grand-mère ou le missel dont elle se servait, ce n'est pas au collier ou au missel que va votre affection, mais à votre grand-mère que ces objets vous rappellent.

C'est dans ce comportement humain tout à fait naturel que s'enracine le cultre des reliques. Si nous conservons des vêtements ou des objets de nos aïeux, à bien plus forte raison devons-nous vénérer le corps d'un saint qui fut le membre de Jésus Christ, le temple et l'instrument de l'Esprit Saint et qui est promis à l'éternelle résurrection.

7 novembre 2009

CAFETERIA "Lou Jas" au coeur de la Cité

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NON le Self n'est pas mort ....

mais au contraire, il s'ouvre à tous.

Info à tous les habitants de la Commune.

Trés bonne nouvelle, vous pouvez vous restaurer tous les jours de la Semaine

du Lundi au vendredi à un prix trés modique. Moins cher qu'à la maison !

Entre 7 et 10 Euros suivant votre choix, vin compris !

On peut s'y retrouver entre amis.

En sortant du boulot, metrre les pieds sous la table ...

J'apprécie ....! Qu'on se le dise ...!

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30 juillet 2009

L'ASSOCIATION "JOIE ET SOLEIL"

Centre_de_CHAUFFAYER  Bonjours à tous,

Dur, dur, de me lever ce matin pour aller au travail, car hier au soir, nous étions invités pour un repas festif dans le Champsaur, au :

Centre de Vacances de l'Association

"Joie et Soleil"

Hameau de la Pierre - 05800 CHAUFFAYER

                                                              Tél. 04.92.55.22.23

Avec mon mari nous sommes membres bénévoles de cette Association depuis de nombreuses années et pour ma part, je pourrais presque dire, depuis toujours, car enfant, j'allais déjà en colonie à Joie et soleil, et je ne m'en suis jamais vraiment éloignée et lorsque mes filles ont eu l'âge, elles ont également fréquenté ce Centre de vacances et à ce moment là mon mari en a été le Vice-Président, le Responsable kermesse et le Responsable des locaux... pendant quelques années, et nous éprouvons toujours un grand plaisir à nous retrouver avec cette poignée de bénévoles, qui donnent beaucoup de leur personne et de leur temps pour que cette association perdure, et ce n'est pas une mince affaire.

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Le Hameau de La Pierre

Situation du lieu : Le centre de vacances "Joie et Soleil" est situé sur la commune de Chauffayer, à 30 km de Gap, à proximité du Valgaudemar et du Champsaur, au pied du Parc des Ecrins.

Un lieu exceptionnel à 900 m d'altitude, proche des stations de Ski, du plan d'eau de Saint-Bonnet, de Corps et de Notre-Dame de la Salette.

De nombreuses activités touristiques et sportives s'offrent à vous : Rafting, canoë kayak, randonnées pédestres, VTT, Ski de fond, raquettes, parc aventures ...

Cette association, Loi 1901, fondée en 1951, fonctionne depuis plus de 50 ans grâce à la collaboration dynamique de ses nombreux bénévoles et elle est agréée "Jeunesse et Sports". Elle organise des stages qui s'articulent autour d'activités d'expressions : danse, théâtre, photo, art plastique et d'activités Plein air : randonnée, camping, sports. Ces activités sont variables selon les séjours. Un spectacle clôture chaque stage où les parents sont invités. Le nombre de place par séjour de 15 Jours est limité à 40.

CAPACITE D'ACCUEIL :

65 personnes selon la saison

EQUIPEMENT :

- 4 dortoirs + chambres particulières

- Réfectoire et Cuisine équipée.

- Salle d'Activités

- Chauffage central

- Blocs sanitaires individuels

- Terrain de jeux

- Cabine téléphonique à cartes

Ce centre a diverses utilisations : Formation - Classes vertes - Réflexion et partage - Accueil de groupes (jeunes et adultes)

Pour en revenir à notre soirée d'hier soir, nous étions donc invités avec Monsieur le Maire de Château-Arnoux/Saint-Auban, quelques adjoints et quelques membres de l'association à rejoindre un groupe de jeunes actuellement en stage, qui avaient organisé en notre honneur, une soirée Cabaret avec repas champsaurin succulent.

Pendant que les jeunes dressaient la table et préparaient la Salle, le Président et la Secrétaire nous ont suggéré d'aller visiter le "Chalet Tournesol" construit l'année dernière à proximité du Centre de vacances.

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Je vous invite à découvrir, comme nous l'avons fait hier au soir, ce chalet "Tournesol" avec le lien ci-contre.

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N'Oubliez pas de cliquer sur le Blog du site, vous y découvrirez de trés belles photos de Chauffayer.

Après cette visite trés intéressante nous avons rejoint le Centre où tous les jeunes nous attendaient :

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Vous pouvez inscrire vos jeunes à des Stages culturels (par tranche d'âge) d'une durée de 15 Jours les deux mois d'été. Prendre contact avec la Secrétaire.

 

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En dehors de cette période, réservée aux stages Culturels des jeunes, vous pouvez réserver et profiter du centre contre une participation aux frais pour des réunions de Famille, anniversaires, pour des réunions de travail, séminaires, pour des stages divers. Vous ne le regretterez pas. L'endroit est calme, reposant. Vous n'entendrez que les vaches qui chaument dans le champs d'à côté. C'est la campagne et on y respire le bon air frais du Champsaur !

L'adresse du siège de l'Association est : 10, rue Faraday - 04600 SAINT-AUBAN - Tél. 04.92.64.39.47

La secrétaire assure une permanence tous les mercredis matins (de 10 H 00 à Midi) dans les locaux de Joie et soleil - Quartier de la Casse à Saint-Auban -Tél. 04. 92.64.36.09

Le Président : Tél. 04.92.64.08.57

 

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Monsieur le Maire s'adresse aux jeunes stagiaires.

 

A tous mes amis blogueurs,

si vous voulez aller quelques jours au vert

et découvrir le CHAMPSAUR, je vous conseille CHAUFFAYER :

 

Si vous êtes entre amis, en famille, à plusieurs et en groupe ....... le Centre de vacances "JOIE ET SOLEIL"

Si vous êtes uniquement à deux, en couple ............................. une chambre d'hôte au Chalet "Tournesol"

BON SEJOUR DANS LE CHAMPSAUR !

 

 

 

18 octobre 2009

HOMMAGE AU PERE MARCEL DAUMAS et "MIREIO EN PINTURO" A SISTERON

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Laus de Marcèu DAUMAS, Felibre-Majourau,

Cigalo de l'Amourié

(cigale de Carcassonne ou du Mûrier)

Hommage au Père Marcel DAUMAS,

Le Prêtre félibre à la Cigale d'Or !

Ce samedi, 17 octobre, à 16 H 00, de nombreux Provençaux des quatre coins du département, félibres et non félibres, se sont retrouvés autour de la tombe du Père Marcel DAUMAS, qui nous a quittés, il y a déjà dix ans. C'est pour continuer Mireio en Festo, qu'Eliane Michel et le Comité des Félibres Bas-alpins ont convié toutes les personnes et les associations à se retrouver autour de sa tombe.

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De nombreuses associations été représentées :

L'Escolo dis Aup avec René MARTEL de Forcalquier - Le Rode Osco Manosco - Lou Parla de Sant Michèu -  Lei Gavot de la Ciutadello de Sisteron - Lei Bravadaire de Gréoux-Les-Bains - Gavoutino et l'Association du Patrimoine de Château-Arnoux - Parlaren Lis Aup - Les Gavots du Grand Vallon de la Motte du Caire - le groupe de Provençal de Peyruis avec son Président. La municipalité de Sisteron était également représentée en la personne de Madame Sylvie FRITZ, Adjointe à la Culture.

Après un hommage lu par Eliane MICHEL, le Capoulié, Jaque MOUTTET et le Majoral Miquèu BENEDETTO ont déposé une gerbe sur la tombe du Père Daumas ainsi que sur celle, à proximité, du Félibre et Poête Paul Arène. Un hommage lui a été également rendu et c'est Le Majoral qui a lu une lettre de Frédéric Mistral adressée à Paul Arène.

Ensuite, nous sommes rescendus en ville, vers la Médiathèque A Roman, pour :

  L'inauguration de l'exposition "Mirèio en Pinturo".

Très belle exposition, de nombreux peintres, amateurs et reconnus, ont peint des tableaux variés sur les différents chants de cette oeuvre. Vous pouvez aller voir cette exposition jusqu'au 31 Octobre.

Parmi les peintres amateurs, je viens de découvrir "une artiste". Je vous la présente, il s'agit de Madame Patricia GILLES, une voisine puisqu'elle habite pas trés loin de chez moi, à SALIGNAC. Ci-dessous, deux de ses tableaux que vous pourrez découvrir à cette expo :

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Frédéric MISTRAL

1864

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Mireille sortant de la Magnanerie

Qu'en pensez-vous ?

(allez découvrir la galerie de Patricia - lien direct colonne de droite)

http://pgilles.blog4ever.com

A cette occasion, le Député-Maire Daniel SPAGNOU a remis la médaille d'Or de la Ville de Sisteron au Capoulié qui lui a remis à son tour la médaille du 150ème anniversaire de Mireille.

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Pour continuer, un petit rappel sur le Père Daumas, pour les personnes qui ne l'ont pas connu :

Le Père Marcel Daumas était né le 18 Juillet 1930 à Colmars Les Alpes. Son enfance fut marquée par la disparition prématurée de sa mère puis de son père. Marcel fut adopté par des cousins qui vivaient à la frontière de la Belgique. Sa parfaite connaissance de la langue provençale traduisait bien cette volonté d'enracinement dans une culture qu'il aimait et à laquelle il avait été arraché. Mais ces épreuves le rendirent aussi sensible à la souffrance humaine qu'il sut plus tard accompagner dans ses divers ministères.

Doué d'une bonne intelligence, il fit de solides études secondaires avant de s'orienter vers la profession de chirurgien dentiste. Mais son cheminement spirituel l'amena à changer d'orientation pour répondre à l'appel du Christ. Au terme de solides études théologiques et canoniques, il fut ordonné Prêtre à Colmars, le 11 Juillet 1965.

De 1965 à 1969, il fut vicaire à Sisteron.

En 1969, il fut nommé Responsable de l'équipe pastorale de Manosque.

En 1971, il fut appelé à Digne par Mgr Colin comme vicaire épiscopal chargé de l'enseignement religieux.

En 1974, il fut nommé Curé et Archiprêtre de Forcalquier. Il y restera 1O ans. Sa simplicité et son aisance lui ouvrirent toutes les portes. Il noua des liens pastoraux profonds et des amitiés durables. C'est pendant son ministère à Forcalquier qu'il a reçu la cigale d'Or, en 1982, au pied de Notre Dame de Provence, et ce dernier a été fortement marqué par la promotion de cette culture provençale tant aimée et si fortement inmprégnée du christianisme et nous lui devons de chanter, aujourd'hui, le cantique à Notre Dame de Provence : Prouvençau et Catouli ! Car le Prête et le Félibre ne faisaient qu'un.

Il a oeuvré de multiples manières pour mettre la langue provençale en honneur par l'écrit et la parole. IL fut aussi à l'origine de la première messe télévisée en langue provençale : c'était en 1980, dans la Concathédrale de Forcalquier. Il tenait à ce que la langue provençale soit toujours présente dans un certain bulletin paroissial : Lou Campanaire de Fourcauquié

En 1983, Mgr Abelé le nommait vicaire épiscopal chargé des moniales et des séminaristes.

En 1984, Mgr Abelé lui confiait la mission de réorganiser les ervices administatifs du diocèse.

En 1986, il était nommé Curé de Sisteron, il y restera huit ans.

En 1994, Mgr Pontier lui confia le secteur parioissial de Saint-Auban, et c'est à ce moment là que je l'ai connu. C'est sous son impulsion que la créche vivante (messe de Noël pour les Enfants) a été préparée à L'Escale pour la première fois, ainsi que "La Marche des Rois" à Montfort pour l'Epiphanie.

Il gardait à charge le service des moniales et des ermites. Il était depuis de longues années juge à l'officialité régionale. Il accompagnait le mouvement "Lourdes-Cancer-Espérance".

Le Père Marcel DAUMAS était passionné de culture et traditions provençales, il était trés heureux quand il voyait tous ces enfants revêtus du costume provençal et lorsqu'il disait la messe "en lengo nostro" à Montfort pour "la marcho Dei Rei" et à La Chapelle pour le "Roumavage à Sant-Dounat". La crèche était pour lui l'occasion de nous faire revire un peu de la vie de nos anciens, car il savait choisir les santons avec goût et nous rappeler à travers eux les costumes et les traditions.

J'ai eu la chance de le cotoyer et de travailler avec lui pendant ces dernières années. Je l'ai beaucoup apprécié, il m'a beaucoup appris, notamment sur le costume provençal, ...

La maladie l'a emporté beaucoup trop tôt, le 5 mars 1999. Marcèu, nous vous regrettons tous et vous êtes toujours présent dans notre mémoire ... !

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26 septembre 2009

FETE DES VIEUX METIERS A ALLEMAGNE EN PROVENCE

Depuis 16 ans, Allemagne en Provence organise la fête des vieux Métiers.

Malgré la pluie de la veille, le beau temps était au rendez-vous en ce dimanche 20 Septembre

et les organisateurs ont été trés satisfaits de l'affluence,

autant des visiteurs que des participants.

A l'an que vèn !

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Une délégation de l'Académie provençale de Mandelieu La Napoule

a contribué à l'animation de cette journée. Ils ont été trés appréciés.

Acad_moie_proven_ale_de_Mandelieu_La_Napoule Voir blog de Garibondy         

4 septembre 2009

LA FETE DE L'AMI DU PAIN SE FACONNE UNE IDENTITE

On ne dit plus la "Fête du pain", mais bien la fête de "l'Ami du pain" ! L'évolution est subtile mais tient en un détail qui a son importance car l'Association du Patrimoine a décidé de prendre son autonomie et donc une nouvelle appellation, pour cette fête qui a eu lieu le Dimanche 6 septembre, dans le vieux village, entre la mairie et le four à pain. C'était donc la fête de "l'Ami du Pain", et pour reprendre le termes de M. DALCANT, notre Président, derrière ce jeu de mots, se cache une volonté de donner "une connotation affective importante à nos yeux. Car si le pain est le moteur de cette manifestation, l'amitié en est l'énergie."

A travers cette nouvelle fête, sur laquelle une trentaine de bénévoles se sont activés depuis plusieurs mois, et qui a reçu le soutien de la commune et de la Communauté de Communes Moyenne Durance, l'Association du Patrimoine a souhaité redonner un peu de vie à ce quartier qui nous semble un peu assoupi. Et pourtant avec le four, le lavoir ou encore la forge, il dispose d'un patrimoine indéniable, que nous voulons farie découvrir au plus grand nombre.

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La recette a donc été toute trouvée : une pincée d'histoire relative au four construit en 1793, une bonne louche d'animations musicales et théâtrales, avec les saxophonistes de "17 H 45", les chansons de Pierre MERIC, et le jeu exquis des "Niayous" de la compagnie "Rêv Arts Disent" ; (trois animations originales) le tout saupoudré d'un marché traditionnel composé d'un pôle saveurs et senteurs, d'artisans sans vitrines et d'artisans d'arts plasticiens.

A la baguette et aux fourneaux, quatre boulangers pâtissiers de la commune (Emmanuel DUVACHER, Olivier CHATELAIS, Rémi SOULIER, et le dernier venu M. HANNOU, aidés dans leur tâhce par Lucien GAUBERT) ont préparé bénévolement 400 Kg de pâte, qui a été cuite ensuite au Four à pain.

Un_tout_jeune_boulanger        M     R_mi_SOULIER

Trois de nos boulangers à l'oeuvre

Vente_du_pain

Toute la matinée, vente du pain

pendant que dans les ruelles du villages des artisans ont installé leur échope.

(voir diaporama)

Délégué à la sono pour la présentation : Daniel GUILLOT

un_animateur_de_choc_

animation_de_rue

Les Niayous, indispensables acteurs de rue, droôles, absurdes, qui vous tombent sur le dos ou se réfugient dans vos bras, et qui font le bonheur des grands et des petits.

"la_troupe

Plus de 1500 personnes sont venues ce dimanche 6 septembre, flâner ou participer plus activement à cette animation au centre du village. Du four à pain, en passant par le lavoir, la forge, le parvis de l'église, la Grand Rue, le Château, que certains visitaient pour la première fois, l'esplanade ou le boulodrome, la journée a fait l'unanimité. Nous avons tous été surpris par l'entousiasme des gens.

Le 17 H 45", un extraordinaire quatuor de saxophonistes,

un alto, un soprano, un ténor et un baryton.

le_17_H_45_2

après avoir joué dans différents points du village, ont terminé leur engagement en animant l'apéritif offert par la municipalité, devant l'entrée Nord du château, dans l'ancien Théâtre de verdure, au début de l'allée Cavalière. (un endroit que je trouve particulièrement adapté à ce genre de rencontre).

APERITIF_1

Beaucoup de Jarlandins et Saint-Aubanais à l'apéritif.

Quand à la préparation du repas de midi, pris sur le boulodromme du parc du château, elle a été confiée aux trois traiteurs Stéphane ORCHILLERS, Jérôme BRUN et Eric VUOSO.

Prés de 300 convives ont participé au Repas animé par les chansons de Pierre MERIC, avec au menu des plats typiquement provençaux : aÏoli, daube, pieds paquets.

animation_repas

Un trés belle journée ensoleillée et trés conviviale pendant laquelle "le pain a été le Roi, l'amitié la reine, et tous les vivisteurs les sujets d'une fête à l'image du four, pas banale".

Cette deuxième rencontre autour du pain, organisée par l'Association du Patrimoine, a été une réussite.

Les raisons d'un tel succès ? Des lieux favorables aux rencontres, aux retrouvailles, des lieux également dédiés à l'art, à la culture, à l'artisanat, un temps superbe.

17 août 2009

1ère Rencontre autour des ARTS TRADITIONNELS UPAIX 15/16 AOUT 2009

OUF ! Ce Week-end du 15 août a été chargé et fatigant mais très riche en rencontres ! Une manifestation encore trés réussie au village, avec beaucoup de visiteurs : venant non seulement du Laragnais, mais également de Gap, Forcalquier, Villeneuve, Manosque et de nombreux vacanciers.

Un temps splendide, ciel bleu sans nuage et soleil radieux.

Comme pour le Couvige des dentellières l'année dernière, trois lieux d'exposition vu le nombre des participants. Dès 8 h 00 samedi matin, nos exposantes étaient à pied d'oeuvre et deux jours durant, elles n'ont pas été avares d'explications.

BOUTIS - PATCHWORK - HARDANGER - BRODERIES D'HIER ET D'AUJOURD'HUI - BRODERIES AU RUBAN ....

I. La chapelle des Pénitents :

  • Accueil par Odette MARTIN, Secrétaire de l'Association organisatrice : "Castrum de Upaysio".

chapelle_1

  • Stand de Madame GAUCHE Colette du Thor - 84 : Broderie Hardanger.

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  • Stand de Madame Raymonde AGUILLON d'UPAIX - 05 : Ouvrages au Crochet

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  • Club de Loisirs de VALLOUISE - 05  : Patchwork

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II. Salles du Château : Expositions de  Mesdames :

  • Georgette KODJABACHIAN de Marseille : magnifiques ouvrages au Boutis.

BOUTIS_3  BOUTIS_9   boutis_4

  • Josiane SOLARA de Marseille : ouvrages au Boutis et Tapisseries

Josiane_SOLARA_1     Josiane_SOLARA_2    Josiane_SOLARA_5

  • Joëlle BERG - Association du Patrimoine de Château-Arnoux/Saint-Auban : Broderies anciennes avec des pièces dignes de musée et Broderies d'Aujourd'hui  : lettrage, points comptés : point de croix, broderies blanches et entre autre : la broderie au ruban.

Jo_lle_1 Jo_lle_5  Jo_lle_2

"Chiffrer" le linge était il y a encore quelques dizaines d'années, une des occupations des mois d'hiver pour les femmes et les jeunes filles. Toutes les pièces du linge de table et du linge de maison d'une maisonnée portaient les initiales de leur propriétaire.

Les applications des alphabets anciens sont multiples : nappes et serviettes, draps de bain ou taies d'oreiller, mais aussi vêtements : chemises, culottes, jupons, tabliers ... et éléments de décoration, coussins, rideaux, boîtes à couture ... Ce ne sont pas les idées qui manquent comme en ont témoigné les pièces exposées dans la grandes Salle du château ce Week-end.

Une petite précision de vocabulaire : lorsque les initiales sont petites, ce sont des "marques". Lorsqu'elles sont grandes et décoratives, elles consituent le "Chiffrage".

Une question qui est beaucoup revenue pendant cette expo et que je me posais moi-même avant d'avoir trouvé la réponse qui n'est pas mentionnée dans nombre d'ouvrages.

Où placer les initiales brodées ? Y a t'il une règle ? Je vous livre mes conseils glanés dans les revues d'ouvrages de dames du début du siècle :

Draps : au-dessous du plus large ourlet, à 15 ou 25 cm du bord.

Taies d'oreiller : les initiales sont plus petites, mais de même style.

- Pour un lit d'une personne, les lettres sont placées au milieu, à 15 ou 20 cm au dessous du sommet.

- Pour un lit de deux personnes, elles sont au coin à droite pour une taie et à gauche pour l'autre, afin de se trouver de part et d'autre du lit. (On y pense pas forcément ... !)

Nappes : de dimensions moyennes, elles sont chiffrées au milieu ; grandes, elles comportent deux intitiales brodées dans le sens de la largeur , chacune à 20 ou 30 cm du milieu de la table.

III. Salle des Mariages au rez-de-chaussée de la Mairie : Magnifiques pièces de Patchwork.:

PATCHWORK_2

  • L'Association "L'Art des Métiers" de Bras d'Asse - 04 dont les membres sont toutes aussi sympathiques les unes que les autres. Milles excuses, je n'ai pas relevé le nom de toutes mais elles sont venues de Forcalquier, Villeneuve, Forcalquier, toutes passionnées et devenues de véritalbles artistes.

Entre autres :

  • L'Association "Au fil de Riez" - RIEZ 04 - Madame PIERROT et ses amies ont également exposé à la chapelle Beauvoir à Beaumont de Pertuis lors de la 1ère Rencontre Internationale de Patchwork et Arts textiles les 8-9 et 10 mai derniers. Madame PIERROT a eu plusieurs prix aux concours de Patchwork en Région PACA et participe souvent aux journées de l'amitié.

  • Marie-Isabelle FUMET - Les Arcs 83

  • Mme Josseline BARBEY - Flassans - 83

patchwork

Photo du Dauphiné Article du 16/08/09

Les artistes exposant dans la Salle des Mariages

  • Madame GRETHER Françoise de Gap

  • et deux charmantes jeunes filles vendaient leurs compositions avec de la lavande.

Deux jours riches d'enseignements, démonstrations à l'appui.

Repas_du_Samedi

De plus cette année, l'expérience aidant, les deux repas de midi, faits maison, ont été trés appréciés pour la modique somme de 10 €, apéritif, vin, café et service compris ; le samedi à l'intérieur de la petite Salle et le dimanche, à l'ombre trés appréciée, en contrebas du château avec vue panoramique en prime. Un succès ! Bravo à la Cuisinière : la maman du Châtelain, Président de l'Association, que nous remercions tout particulièrmenent pour avoir bien voulu, non seulement nous ouvrir son château une fois encore, mais également nous en faire une  visite commentée (de magnifiques gypseries dans l'escalier) - UPAIX est sur la route du Gypse et du Plâtre dans les Alpes du Sud. (voir explications sur lien ci-contre)

Le Dimanche, une brocante s'est tenue sur la place du village.

De nombreuses personnes ont découvert UPAIX pour la première fois et sont montées jusqu'à la Tour. Une vue imprenable à 180° de la Table d'orientation.

Un grand merci à tous pour ces moments de partage et de convivialité !

DIAPORAMA DES PHOTOS DANS ARTS TRADITIONNELS l

Parmi tous les stands, ce week-dend, j'ai remarqué, parmi les divers ouvrages exposés, la présence d'au moins un abécédaire à chaque fois. C'est en effet l'ouvrage classique et incontournable, le premier que l'on apprenait à faire lorsqu'on était enfant, ou aujourd'hui novice en broderie :

ABECEDAIRE

Mot utilisé actuellement pour regrouper les ouvrages de broderie, anciens ou contemporains ayant pour thème principal l'alaphabet. Dès le XVIIe siècle, l'alphabet fut introduit comme motif dans les exercices de broderie, mais c'est au XIXe siècle que l'abécédaire connut en France une popularité sans précédent. L'école étant devenue obligatoire, la broderie faisait partie de l'éducation des petites filles au même titre que l'écriture et la lecture. Ces exercices laborieux, réalisés entre cinq et quinze ans, étaient destinés à préparer les fillettes aux travaux domestiques tels que le marquage du linge. Le soin qui était apporté à l'écriture dans les cahiers scolaires se retrouve dans les abécédaires enfantins du XIXe siècle avec leurs alignements d'alphabets en lettres majuscules ou minuscules, en caractères romains, anglais ou gothiques. On peut dénombrer sur un abécédaire jusqu'à dis alphabets différents. les femmes brodaient aussi des abécédaires, souvent plus élaborés, agrémentés de fleurs et de scènes champêtres de motifs symboliques et religieux, réalisés en souvenir d'événements familiaux.

Les abécédaires revêtent des formes très diverses, des canevas "labeur" brodés en rouge sur blanc aux belles pièces signées et datées, ornées de frises et de motifs, généralement travaillées au point de croix. Notre époque connaissant un regain d'intérêt pour ces souvenirs charmants, ils sont collectionnés, rodés à des fins domestiques ou pour être offerts, copiés ou imaginés. Ainsi les abécédaires peuvent être romantiques par souci de tradition, naïfs s'ils sont destinés à des chambres d'enfants ou d'un style plus contemporain.

"Autour du fil"

Encyclopédie des Arts Textiles. Edité par "Fait main"

Ci-dessous l'abécédaire de mes huit ans.abecedaire

22 mai 2009

Jeudi de l'Ascension : Bénédiction des fruits de la terre et des navettes à la Chapelle Saint-Jean de Château-Arnoux

 

Patrimoine et traditions :

Aujourd'hui, je vais vous présenter la chapelle St Jean. La chapelle est chère à tous les Jarlandins, on ne peut l'ignorer car nous l'apercevons à chaque instant, il suffit de lever les yeux dans sa direction. Pour ma part j'ai la chance de l'apercevoir de mon jardin, de mon travail...

Num_riser0003

Un peu d'histoire : La chapelle Saint Jean-Baptiste, par sa position sur une butte au-dessus de Château-Arnoux, attire de loin le regard. Elle fut construite en 1668 par les quatre frères Jacques, Louis, Pierre et François RICARD, après délibération du conseil du 12 Juin 1667, et ordre de mise en oeuvre du même conseil, en date du 19 avril 1668.

Les trois piliers, qui servent de contrefort à la chapelle du côté Sud, furent construits quarante sept ans plus tard, en 1715, par le maçon Melchior BRUNET, pour assurer la solidité de l'édifice, sérieusement compromise par un glissement du terrain fort en pente à cet endroit.( vue ci-dessous du côté Sud et Est).

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Cette modeste chapelle fut le théâtre d'un évènement remarquable le 29 août de l'année 1753 : devant deux cent personnes qui assistaient à la messe, un enfant de sept ans, Pierre Manuel, fut guéri d'une maladie incurable le jour de la célébration de la décollation de Saint-Jean-Baptiste.

Saint_Jean_BaptisteNum_riser0004Vue_sur_la_vall_e_de_la_Durance_de_la_petite_porte

Haut lieu de pèlerinage, depuis sa création en 1668, la Chapelle Saint-Jean-Baptiste, située sur un replat, est adossée au promontoire qui domine la vallée de la Durance.

Du haut de ses six cent soixante six mètres, elle veille sur le village et la cité qui s'étalent harmonieusement au pied de la légendaire colline du même nom.

Son style de construction et son aspect intérieur sont le reflet de la modestie et de la simplicité qui caractérisaient le paysage de la Haute-Provence d'autrefois.

La chapelle ne comporte qu'une nef à deux travées, une voûte ordinaire, sans recherche d'effet, qui se termine par une abside semi-circulaire.

Int_rieur_de_la_ChapelleInt_rieur_2_de_la_chapelleInt_rieur_3_de_la_Chapelle

 

Num_riser0005Num_riser0006

Des pèlerinages à la Chapelle Saint-Jean-Baptiste ont lieu trois fois par an :

  • Le jeudi de l'Ascension - Messe à 10 h 30 et selon une coutume ancienne, bénédiction des navettes et des fruits de la terre.

  • Le Samedi avant le 24 juiin : Messe à 18 h animée par un groupe folklorique, ouvrant le fête votive de la Saint Jean au village.

  • Le dimanche qui suit le 29 août : Mese à 10 h 30.

Depuis le 15 février 1988, une association "Les Amis de la Chapelle Saint-Jean" a été créée et aide à vivre ce haut lieu spirituel Vous pouvez visiter la chapelle tous les mercredis de 16 h 30 à 19 h 00 du mercredi précédent le 14 juillet au deuxième mercredi de septembre.

Hier, jeudi de l'ascension, de nombreux jarlandins ont assisté à la bénédiction des navettes et des fruits de la terrre :

 

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Photos prises lors de la fête de la St Jean au mois de juin :

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6 mai 2009

LES BOULES - LA FANNY

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Photo de Kri avec son autorisation.

Son blog "Au rendez-vous de Kri"

(lien colonne de droite)

Dans l'album de photos de "Sports et Jeux en Provence", vous avez pu voir que je n'ai pas oublié les boules. Dans notre midi, en effet, nous jouons à la pétanque :

Les Grecs anciens et les Romains jouaient déjà à un jeu proche de la pétangue, avec des pierres rondes pour les premiers (les "sphéristiques") où des boules en bois cerclées de fer pour les seconds. Les Grecs privilégiaient la force en envoyant leurs boules le plus loin possible. Les romains, eux, préféraient l'adresse. Il sont, en quelque sorte, les inventeurs du "but" ou "cochonet".

Avec les invasions barbares, le jeu de boules s'endort ... Pour mieux se réveiller au Moyen Age. A cete époque, les joueurs de boules sont appelés les "bouleurs".

Le jeu connaît un tel succés qu'au XIVe siècle, Charles IV, puis Charles V l'interdisent ! les souverains préfèrent que leurs sujets s'entraînent à des exercices plus utiles, comme le tir à l'arc. Pourtant, au début du XVIe siècle, les joueurs de boules trouvent grâce aux yeux du Pape Jules II. Désireux de faire du Saint-Siège la première puissance italienne, il mobilise les meilleurs "bouleurs".

Regroupés en une redoutable compagnie de lanceurs de pierres, ils s'illustrent brillamment contre les Français, les Vénitiens et les Espagnols. Avec les guerres franco-italiennes, le jeu de boules revient en France et ne tarde pas à prendre une grande ampleur. La France et l'Italie sont à l'avant garde, et déjà, des différences apparaissent : en France, les traditionnelles boules en bois se couvrent de clous, alors qu'on, les vernit dans la péninsule. En 1629,  nouveau coup d'arrêt, : devant la concurrence des boules, les fabricants de paumes (ancêtre du tennis) complotent et obtiennent l'interdiction du jeu de boules. Une interdiction suivie de bien peu d'effet : on continue de jouer aux boules, à l'abri des regards, en particulier dans les monastères. Ce sont d'ailleurs les moines qui construisent les premiers boulodromes couverts !

Finalement, l'interdiction est levée quelques années plus tard.

En 1792, à Marseille, une partie de boules fait trente-huit morts. Il ne s'agit ni d'une galéjade marseillaise ni d'une contestation de point. En fait, la partie se disputait dans un couvent, où étaient entreposés des barils de poudre, et les soldats utilisaient des boulets de canon en guise de boules à jouer.

Ce n'est qu'en 1907, que naît le jeu sans élan, la véritable pétanque. Son nom vient du provençal "pèd tanco", c'est à dire "pieds joints". Le joueur lance sa boule sans élan, à partir d'un cercle tracé au sol (sur un terrain plus court). A la fin de la partie, il ne faut surtout pas être sur le carreau, sinon  il faut "embrasser Fanny". Cette tradition serait originaire de Savoie. La Fanny d'origine aurait été serveuse au café de Grand-Lemps, juste avant la Grande Guerre. La légende rapprote que par gentillesse, elle se laissait embrasser par les clients qui venaient de perdre aux boules sans marquer le moindre petit point. La bise se faisait alors sur la joue.

Jusqu'au jour où, selon la légende, le maire du village perdit à son tour et vient quémander sa "récompense". Fanny avait-elle un grief contre lui ? Nul ne le dit. Ce qui est sûr, c'est qu'elle grimpa sur une chaise, releva ses jupes et lui tendit ses fesses ! Le Maire ne se démonta pas. Il alla déposer deux baisers retentissants sur les fesses de Fanny. Le début d'une longue tradition venait de naître ... Mais aujourd'hui, les joueurs n'ont pas toujours une fanny, qui accepte de se dénuder en public et de se faire embrasser. C'est pourquoi, dans tous les lieux où l'on joue aux boules, une place d'honneur est réservée à une Fanny postiche (tableau, sculpture, poterie ...). Ainsi la récompense est devenue l'huymiliation suprême, pour tout joueur aux boules ! Embrasser une Fanny postiche ! Un morceau de papier ou une sculpture de pierre ou de terre ... !

Renseignements pris dans :

"Images d'Archives de Provence"

de Raphaëlle Signol - La boule bleue - Marseille

Té, vé l’Antonin, il m’a encore embouchonné le petit !.. »
« Oh peuchère! Vas-y, César, tires-moi cette boule et pas à la rabaille hein ! »
« Ah ! Si Fernand était là, il t’aurait mis un de ces carreaux à faire pâlir la Bonne Mère !... »

Pour les personnes qui font des recherches sur la pétanque je les invite à consulter également le site :

www.muséeciotaden.org

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