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"LA MALLE AUX TRESORS"
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"LA MALLE AUX TRESORS"
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30 mars 2011

CADEAU DU JOUR : Et si nous parlions un peu dentelles anciennes.....

Surprise, surprise ..... que du bonheur, ce n'est pas nécessaire d'aller faire les brocantes, mais simplement de dialoguer avec des mamies en leur faisant part de sa passion. C'est que j'ai fait lors lors du dernier banquet des chasseurs et me voilà détentrice d'un stock de broderies et dentelles anciennes. Qui l'aurait crû ? Une dame de 83 ans m'a dit qu'elle pouvait faire mon bonheur. Elle ne croyait pas si bien dire : de quoi faire de sacrés ouvrages, et agrémenter quelques coiffes provençales ou bas de jupons. Il n'y a plus qu'à.....

 

dentelles_au_fuseau_2

De beaux échantillons pour les dentellières aux fuseaux ....:

dentelles_au_vuseau

dentelles

Sur la bande figurant en haut à gauche de cette composition, on retrouve une partie en dentelle au fuseau, une partie broderie, une partie jour, et une base crochet. Un morceau vraiment d'une grande richesse .....

Ci-dessous deux morceaux identiques de broderie qui vont venir enrichir un simple traversin blanc en les rajoutant aux deux extrémités.

 

broderie_ancienne

 

dentelles_2

 

DENTELLES_2

Je vous montre les différentes pièces au fur et à mesure que je les ai lavées.

Ce n'est qu'un début. Vous ne me croirez peut-être pas,mais j'en ai un grand sac poubelle de 30 litres..

 et toutes à l'état neuf....Un_sac_de_dentelles

C'est super chouette, et je n'ai offert en échange à cette mamie qu'un modeste sachet de lavande brodé au ruban, qui lui a fait d'ailleurs très plaisir. Je lui renouvelle tous mes remerciements.

 

 

 

 

 

Dentelles

Pendant que je suis entrain de trier mes dentelles, Galinette vient de m'envoyer deux très belles photos d'Arlésiennes. Regardez les rangs de dentelle sur leurs fichus :

 

Costuem_d_Arl_sienne

Arl_siennes

 

Merci pour ces deux belles photos.

 

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29 mars 2011

RENDEZ-VOUS AVEC LES CADRANS SOLAIRES .....

EXPO_PHOTOS_UPAIX

Si vous venez voir cette expo PHOTOS à UPAIX, vous découvrirez également la nouvelle vitrine du Petit Musée de campagne de Castrum de Upaysio. Je ne vous dévoile pas le sujet, ce sera la surprise .....!!

29 mars 2011

Prochain RENDEZ-VOUS : Hommage à PAUL PONS ;;;

Avec le Printemps la Vie associative passe à la vitesse supérieure.

Emploi du temps très chargé en ce moment. Je vous invite à venir nous rejoindre Samedi 9 Avril après-midi. Pour ceux qui ne l'ont pas connu, vous découvrirez qui était Paul PONS. Nous terminerons la journée par une veillée provençale en chansons.

paul_PONS

27 mars 2011

BEAU SPECTACLE DE DANSE AVEC "ELAN C".

Deux séances, salle comble, hier au soir à PEIPIN pour un spectable de danse de qualité. Félicitations aux organisateurs et aux intervenants qui encadrent plus de 70 figurants de plusieurs niveaux, dont Céline qui est le maître de danse de ma petite fille "Lucie". Nette amélioration et progression cette année pour la présentation de ce spectacle haut en couleur. Félicitations à toute cette petite troupe. Je ne peux vous transmettre l'ensemble du spectacle mais vous présente celui de Lucie

 

spectacle_de_Danse_ELAN_C_2011___PEIPIN

25 mars 2011

C'est bientôt le deuxième anniversaire de mon blog

En_costume_paysan___droite_de_la_photo

bloggif_4d8c5b45c4b57Mon blog aura deux ans d'existence le 8 avril prochain. Lors de mon premier anniversaire je totalisais les 10 000 visiteurs. Aujourd'hui, j'en ai 37622. J'ai quasiment doublé le nombre de contacts. Merci à vous tous qui venez me rendre visite et surtout aux fidèles qui me laissent des commentaires avec qui j'ai pu dialoguer. Je ne vais pas revenir sur le texte que j'ai rédigé lors de l'anniversaire précédent mais le nombre des mes amies internautes ne cesse d'augmenter et ça c'est génial. J'embrasse plus particulièrement toutes celles que j'ai pu rencontrer (en vrai) au cours de cette année écoulée. C'est le cas de "Femme 1900" qui est devenue une amie et que je vais revoir pour Pâques. J''espère qu'il y en aura d'autres. Peut-être que le week-end prochain, je vais faire la connaissance de Jany. C'est le printemps, les beaux jours arrivent et la Provence est prête à vous accueillir pour de belles balades.

Cordialement vôtre.

 PS

Je vous invite à découvrir le blog de mon amie JANY, c'est aussi une jeune mamie provençale, marseillaise et qui aime notre beau pays. Elle est créatrice. Vous y découvrirez ses réalisations. Vous le remarquerez toutes mes "copinautes" sont des passionnées et de véritables artistes. N'hésitez pas à lui laisser un commentaire. De plus elle vous offre de trés jolies cartes, comme celle ci-dessous :

Affiches de MUCHA

http://sacslilyrose.e-monsite.com

Dans sa rubrique "PROVENCE", elle vous fait découvrir le magnifique village de ROUSSILLON et son approche sur le costume Provençal.

Dans sa rubrique "créativités", la boutique d'un "CARTONNISTE" à Marseille qui lui permet de mettre ses créations à la vente.

Dans sa rubrique "Musée" : Le musée des Jouets anciens et machines d'autrefois à ARPAILLARGUES, Près d'UZES, au Moulin de Chalier ... Une belle promenade à faire en famille.....

et bien sûr : Les sacs de Lilyrose

 

 

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21 mars 2011

L'HABITAT RURAL ou MAS DE PROVENCE ....

En complément à mon article du 4 juin 2010 où je vous parlais d"avoir un mas en Provence", je vous fais partager ci-dessous, quelques unes de mes recherches sur l'Habitat Rural :

... la maison provençale est essentiellement organisée dans le but de la défense : défense contre le vent, contre les gelées, contre le soleil, c'est pourquoi les ouvertures exposées au midi ne sont ni larges, ni hautes. les bergeries, les greniers à foin ne voient le jour que par d'étroites meurtrières. Imposé par le climat  et par le genre de culture en vigueur autrefois, ce type de construction a traversé les siècles en s'adaptant aux conditions nouvelles ; des bâtiments annexes se sont ajoutés au fur et à mesure des besoins ; ils  contribuent à l'originalité du paysage agraire provençal. Mais, jusqu'à nos jours, le noyau traditionnel de la maison campagnarde n'a pas changé sauf dans les régions de tourisme et de villégiature où les demeures dites estivales sont trop souvent construites au mépris de toutes les règles dictées par l'expérience, et implantées au hasard, livrées au double assaut du mistral et du soleil.

LE_MAS_DU_JUGE

Si l'habitation a relativement bien résisté aux modes passagères, le mobilier traditionnel a considérablement évolué sous l'effet des changements économiques et des conditions nouvelles de vie. En effet, l'ammeublement des maisons rurales provençales était essentiellement fonctionnel : le pétrin, la panetière, le blutoir autour desquels s'ordonne le reste du mobilier dans la salle commune, n'ont plus de sens le jour où l'on cesse de pétrir la farine et de faire son pain. Or, jusqu'au début de notre siècle, dans toutes les campagnes un peu isolées, on a continué de fabriquer le pain avec sa propre farine et cela pour des raisons qui tiennent autant à la psychologie qu'à l'économie ; le pain avait pour nos ancêtres un caractère presque sacré ; le faire était accomplir un rite quasiment religieux.

De l'épi de blé à la panetière s'accomplissaient les gestes ancestraux : écrasement du grain sous la meule, raffinement de la farine passée dans un grand coffre à tamis, le blutoir ; puis fabrication de la pâte dans le pétrin, cuisson au four construit tout près de la maison et, enfin, conservation des miches dans la panetière ajourée, haut placée sur le mur pour échapper à la convoitise des rongeurs.

A ces trois éléments obligés de toute demeure rurale s'ajoutaient, selon les régions, en Arles le buffet à gradins,  buffet bas, d'un seul corps, avec au dessus, en retrait, un élément à portillons, en Haute-Provence une crédence, meuble bas muni de deux vantaux et deux tiroirs. Presque partout, des placards ménagés dans l'épaisseur du mur, où s'entassaient les terraio, humble vaisselle en poterie, les dourgo, cruches à deux anses, les tian, grands plats de terre.

l'eau, l'huile, les grais sont conservés dans des gerlo de toutes dimensions qu'on enterre parfois et qui sont les héritères directes des antiques dolia de l'époque gallo romaine. L'art du potier fournit l'essentiel de cet outillage culinaire, cuivres et étains n'étant pas d'un usage courant.

Dans les chambres un mobilier très simple, le grand lit à quatre montants - percouliero- garni d'une paillasse sommaire, semblable à celle que Mistral utilisa jusqu'à sa mort, une armoire à l'inge, généralement apportée en dot par l'épouse, et un berceau, caisse ajourée posée sur des spatins incurvés et répodnant facilement aux impulsions de la main qui berce. En pays montagnard, là où la salle commune avoisine l'étable, par crainte des animaux domestiques où même des loups encore nombreux on suspendait le brusc, le berceau rudimentaire, au mur, comme on le faisait pour la panetière.

Au centre de la pièce, brûle un calèu, la plus humble des lampes à huile, consitutée par un récipient métallique ovale, avec une gouttière pour la mèche et une tige de suspension qui pouvait n'être qu'un simple roseau. Dès le milieu du siècle dernier, dans la société plus évoluée et plus riche, le calèu cède la palce à la lampe à pompe en étain, toujours alimentée par l'huile. L'usage du pétrole s'introduit à la fin du siècle dans les camapgnes et son règne y dure longtemps, car si quelques rares villages commencent à connaître l'lectiricité à partir de 1890, grâce à des initiatives préivées, l'électrification rurale traînera pendant des décennies et ne sera pas terminée à la veille de 1940 ! ...

... le confort était à peu près inconnu à cette époque ; seule la salle commune était chauffée par un grand feu de cheminée qui servait également à la cuisine. Le combustible employé était généralement le bois et parfois, dans les régions pauvres, la bouse de vache séchée.

Dans le reste de la maison, point de feu ; les chambres sont glaciales ...

... La vie de la campagne et des villages était rude ; il fallait aller chercher l'eau au puits ou à la citerne et la mesurer avec parcimonie les années de sècheresse. L'usage des pompes à moteur ne s'est introduit qu'au début siècle et l'au à la pile est un progrès tout récent.

Des lieux d'aisances très rudimentaires, situés le plus souvent à l'extérieur de la maison, point de cabinet de toilette, ni à plus forte raison de salle de bains ....

"la vie Quotidienne"

en Provence au temps de Mistral - Pierre ROLLET

 

18 mars 2011

Dans l'intimité de la famille ..... les différents caps de la vie sont marqués par des rites de passage .... dont le mariage

Un petit complément à mes articles précédents sur le Mariage :

FAIRE LA NOCE

LE_MARIAGE 

... L'une des plus vieilles traditions festives familiales est sans nul doute le mariage. Au XXème siècle, l'augmentation du niveau de vie et l'accès d'un plus grand nombre aux  biens de consommation ont fait de cette cérémonie la plus importante fête familiale et surtout la plus fastueuse. .... Ce sont les Romains et les Grecs qui ont les premiers sacralisé l'union d'un homme et d'une femme. A Rome, il était d'usage, pour les citoyens seulement, de prononcer ses voeux vêtu de blanc, les femmes se devant en outre de porter un voile orangé et une couronne de fleurs. Ces "justes noces" étaient bien sûr soumises à l'accord préalable des parents et unissaient régulièrement des enfants à partir de l'âge de treize ans ... 

Costume_de_mari_e_proven_alCe costume de mariée provençal du XIXème siècle comprend un fichu brodé de mousseline blanche, une robe et un tablier de soie brune, relevé pour dévoiler un jupon blanc en broderie de Marseille. Robe_de_mari_e

 

 A droite une robe de mariée portée avant le retour du mariage en blanc.

 

 

Tandis que la mariée de l'Ancien Régime se présentait devant l'autel simplement vêtue de sa plus belle robe, la  Belle Epoque consacre à nouveau la tradition romaine du mariage en blanc. Cette couleur devient pour les conciences occidentales synonyme de pureté et les jeunes épouses ainsi vêtues revendiquent leur virginité, nécessaires aux yeux du dogme catholique. Ainsi les épouses enceintes lors de leurs noces portaient une robe de couleur. ...

 

mariage

photo : Fêtes et Traditions - Collection Souvenirs d'en France

Bien que fixée peu à peu par la haute couture française, cette robe d'un seul jour suivait l'évolution de la mode ; elle devait être longue, couvrir largement les épaules et les bras, sans décolelté ostentatoireet comporter une traîne importante, soutenue le plus souvent par deux demoiselles d'honneur.La tête de la mariée était enveloppée d'un voile blanc généralement transmis de génération en génération. (Aujourd'hui  certains découpent le voile de la mariée et en distribue un morceau aux invités ,..)1950

ScannedImage_7Symbole de virginité au même titre que la robe blanche et le voile, les fleurs d'oranger étaient traditionnellement portées en couronnes ou à la boutonnière mais celles-ci ont quasiment disparues dans les années 1960 et sont aujourd'hui considérées comme désuètes (Quel dommage ! ..) Dans certaines régions, les roses ou une branche de romarin remplaçaient les fleurs d'oranger confectionnées en tissus.

 Une cérémonie ritualisée :

de 1900 à 1960, les lois se sont succédées pour encadrer et garantir l'union des époux, mais les principauxAnn_e_50 traits sont restés immuables. Ainsi, la publication des bans doit impérativement avoir lieu 10 jours au moins avant la date des noces, cette règle a été instituée pour permettre aux éventuels opposants au mariage de se manifester. l'Age légal du mariage, fixé depuis 1804, est de 15 ans pour les filles et de 18 ans pour les jeunes hommes (il sera modifié en 2006), à condition d'avoir l'accord des parents ; ces derniers peuvent s'opposer à l'union des enfants jusqu'à leur majorité (21 ans).

D'autres coutumes ... comme le fait de jeter du riz sur le passage des jeunes mariés ou de consommer les désormais traditionnelles dragées. Il s'agirait dans les deux cas de favoriser la fécondité de la nouvelle union. Dans le courant du XXème siècle, et dans certaines régions, il était d'usage de jeter de la menue monnaie qui, une fois ramassée, constituait un petit pécule pour les époux. C'est le même but financier que partage la traditionnelle mise aux enchères de la jarretière de la mariée, lors du banquet nuptial. Le meilleur enchérisseur gagnant le droit de prélever son dû avec les dents ...

 Mariage 1950

ScannedImage_8Ce cordon noué d'organza, de soie et de dentelle pouvait être brodé par la mariée. (aujourd'hui, c'est aussi une tradition qui se perd. On met une urne .... mais ce n'est plus la même chose !)

 

 

 Date de ce mariage 23/12/1972ScannedImage_3

 

Enfin le bouquet de la mariée, qui a fait lui aussi son apparition au cours du XXème siècle est censé garantir une union heureuse dans l'année à celle des demoiselles d'honneur qui l'attrape des mains de la jeune épouse.

25/10/1975

1975

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ci-dessous, un album de mariage que j'ai trouvé sur ce nouveau site que vient de créer le mari de mon amie "Femme 1900". C'est un "brocanteur" dans l'âme, passionné de veilles pièces.

http://brocante-antiquites.over-blog.com

album_mariage_1_

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous invite à lui rendre visite, vous découvrirez de magnifiques globes de mariage, très anciens comme celui ci-dessous : 

 globe_de_mariage

16 mars 2011

Savoir travailler le contreplaqué ......

Un petit clin d'oeil à une amie aujourd'hui disparue, Hélène GARCIN, Cette dame, grande par son savoir, que j'ai eu la chance de connaître, était Présidente de l'Association GAVOUTINO, dont je suis membre. Cette dame était un livre ouvert et je regrette de ne l'avoir connue que tardivement, car elle m'a beaucoup appris sur la vie de nos anciens : Je vous rapporte un témoignage qui pourrait venir en complément de mon article du 10 mars 2010 sur le meuble provençal :

Savoir travailler le contre plaqué,

 tout un Art que possédaient nos aïeuls.

Le soir, pendant les longues veillées d'hiver dans nos petits villages de montagne (Val d'Allos), Les Hommes aussi savaient faire une certaine dentelle ...

"Pendant que Mère et Tante brodaient ou crochetaient devant la grande cheminée, l'Oncle s'installait au bout de la grande table, fixait son petit étau et à l'aide d'une scie à découper faisait de "La dentelle" dans des planchettes de contre plaqué. Toutes ces pièces s'encastraient les unes dans les autres ..."

Il réalisait ainsi avec beaucoup de minutie et de patience de petits meubles, tels que ce guéridon (unique), des casiers, des boîtes ... pour ranger le courrier, les journaux ...

 Gu_ridon_en_dentelle_de_contre_plaqu_

Madame GARCIN m'avait prêté ce petit guéridon pour une exposition lors d'un Printèms prouvençau qui avait pour thème " La Provence Terre des Arts .."Cette dentelle en contre plaqué était tout un art ! ne trouvez-vous pas ?

 NB : la pièce qui recouvre la table, était le dessus d'édredon de ma grand-mère. le dessous étant usagé, je l'ai décousu, et je l'utilise aujourd'hui comme nappe (de décoration) sur une sous-nappe de couleur, c'est du plus bel effet.

 

 

 

 

 

 

16 mars 2011

LE GALOUBET A TRAVERS LES SIECLES

Andr__GABRIELSoirée culturelle hier au soir, organisée par l'Association " Patrimoine escalais". Je ne regrette pas d'y être allée car j'ai découvert un personnage :

André GABRIEL.

Felibresse, je connaissais ce Monsieur de nom, bien sûr, je savais qu'il était Majoral du Félibrige depuis 2006, mais je n'avais jamais eu l'occasion de le rencontrer en personne.

André GABRIEL a commencé à jouer du galoubet en 1977. Il est musicologue et professeur à l'Ecole Nationale de musique d'Avignon "Olivier Messiaen" ainsi qu'au Conservatoire National de Région "Pierre Barbizet" de Marseille. Il a à son actif de nombreux prix internationaux. Musicien, tambourinaire, carillonneur, André GABRIEL s'est produit dans de nombreux concerts en Europe, au Japon et aux Etats-Unis.

Pendant plus de deux heures il nous a présenté le galoubet/tambourin que nous connaissons depuis le 16ème siècle, bien avant Frédéric Mistral, comme étant le marqueur identitaire provençal, que l'on retrouvait pour les carnavals et les fêtes votives avec des musiques à danser telles que les farandoles (une trentaine) les contredanses et par la suite les quadrilles.

C'est bien un instrument régional mais en fait le répertoire l'est beaucoup moins..... Monsieur GABRIEL nous a sensibilisés sur le fait que "la mémoire change" à cause du flux des migrations.

La pratique de cet instrument, la plus ancienne et la plus percutante, se situait dans le triangle Aix/Marseille/Toulon et on a déplacé l'épicentre vers Arles. Nous avons pour cet instrument un répertoire "savant".....

André Gabriel nous a parlé de la confection des tambourins, de la différence dans le sens d'orientation du bois. Le tambourin n'est jamais peint, mais sculpté. Il nous a présenté deux modèles de tambourins à corde, le "toum toum" qui permet de jouer sur trois tonalités.....

Et savez-vous qu'en Provence nous jouions du "clic ! clac !" ? Connaissiez-vous cet instrument ? très facile à mettre dans la poche et à emporter. Quand on parle de clic clac, cela nous donne une idée de claquement. Et bien si en Espagne on trouve des Castagnettes, en  Provence, on trouve les "cliquettes". Ces cliquettes étaient autrefois en cornouiller ou en buis. Celles qu'André GABRIEL avait dans sa poche, étaient en os.

.... En Provence, on a inventé avec le galoubet/tambourin, l'amour courtois. Joseph OLIVIER  a retanscrit les pièces des troubadours ...

Pour finir André GABRIEL nous a parlé du Ballet, de l'Opéra Garnier : le ballet, c'est la dimension sociale ! ..

et il nous a joué une gavotte donnée à l'Opéra, C'est "le tambourin des provençaux."

L'objectif d'andré GABRIEL est de faire évoluer le répertoire du galoubet tambourin sans l'apport d'autres instruments.

Son but, c'est de participer à élever le niveau du savoir des gens, leur faire découvrir sa passion, leur donner un esprit critique, les sensibilier à des sonorités méconnues avec une petite touche d'humour....

Je dois dire que hier au soir à l'Escale, il y est arrivé. C'est un personnage, un provençal - marseillais- dans l'âme et il a un "look" qui ne laisse pas indifférent. Une silhouette longiligne, une incroyable chevelure poivre et sel, un costume deux pièces avec un bijou imposant tout aussi exceptionnel : Une cigale d'or posée sur un tambourin également en or, et une "lavallière" ....Ah je dois dire qu'il n'est pas du tout banal ...Un Marseillais de pure souche, sa famille l'est depuis plus de 300 ans, (il nous a parlé de sa grand-mère ..)

Un dernier point, il nous a conseillé de lire un ouvrage écrit par Elisabeth CESTOR de Brignoles : les Musiques particularistes - L'harmattan 2006. Coîncidence, la tante de cette jeune personne était dans l'assistance. Elle a été très fière qu'André GABRIEL nous présente sa nièce.

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 Voilà ce que j'ai retenu de cette conférence d'hier soir. Un petit clin d'oeil à mon amie "CHICOULOUN" qui apprend le galoubet mais certainement qu'elle connait André GABRIEL,  habitant plus "au Sud" que moi.

Ci-dessous article paru dans la presse /

Andr__Gabriel

15 mars 2011

PHOTOS D'ECOLE A SAINT-AUBAN

En complément à mon article du 30 décembre 2010 dans lequel je vous montrais mes photos d'école, lors de l'exposition de la cité de Saint-Auban, j'ai retrouvé d'anciennes photos prises à l'école libre des garçons datant de 1940 : Peut-être que des "papés" aujourd'hui se reconnaîtront . Cette école était située sur la Place Pechiney au coeur de la cité, sur la place où se trouvaient tous les commerces. la cour n'était pas encore recouverte de bitume mais était à  même le sol battu, un terrain idéal pour jouer aux billes :

 

Ecole_des_Gar_ons_3_1940

 

Ecole_des_Gar_ons_4_1940

Ci-dessous, une photo "choc", et rare, mais qui a existé, pendant la guerre, aux abords de l'école privée il y avait des tranchées ...Je connais une dame qui a été très émue quand elle a vu cette photo et elle a d'ailleurs voulu que je lui la fasse tirer. car cela lui rappelait des souvenirs et quels souvenirs .....! Ces enfants partent à l'école avec le cartable d'un côté et le  masque de l'autre ....! Les garçons étaient tous en culotte courte, portaient le béret et un bon nombre avaient la blouse.

 

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14 mars 2011

Bonjour de Provence ....

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Cette carte postale représente des jeunes adolescentes en costume provençal.

La Jouvenço : l'Adolescence

L'âge de la communion fixé à 12 ans (par le Concile de Trente en 1563) marquait pour les enfants, l'entrée dans le monde de l'adolescence et de l'apprentissage du métier.

Ce jour là, la fille recevait sa première jupe, ses cheveux étaient relevés en chignon, le garçon mettait son premier pantalon long.

La fille commençait à préplarer son trousseau et à aider sa mère dans les travaux ménagers.

Le garçon entrait en apprentissage chez son père ou un autre artisan.

Ci-dessous une carte postale datée du 4 juin 1916 "Souvenir du front" adressée par un soldat (Luciani) à sa cousine.

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14 mars 2011

LA LINGIERO : La lingère ....

Notre artisane repassait, amidonnait les coiffes, les dentelles, les pièces de lingerie...

Ce travail était fait part toutes les femmes qui se voulaient bonne ménagère et dont le rôle était, parmi tant d'autres l'entretien du linge.

Pour cela, elle utilisait des fers, de formes différentes, qu'elle mettait à chauffer :

-fer à repasser (les premiers étaient cre"ux pour pouvoir y loger la braise chaude, puis sont apparus les fers plats en fonte, chauffés sur la plaque de la cuisinière).

- Fers à tuyauter pour les dentelles des coiffes, sorte de pince dont les deux tiges étaient rondes ; il en existait de plusieurs grosseurs qui permettaient de réaliser "des canons"(plis).

- fers à coq pour le fond des coiffes, boule en fonte montée sur un support : il en existait de différentes grosseurs.

Les coiffes étaient lavées et amidonnées pour donner du gonflant au tissu.

 ScannedImage_7

(cette photo est une photo personnelle que j'avais prise en 1998 lors de la première exposition à laquelle j'avais participé au château de Montfort. Expo qui s'est avérée fort intéressante et a eu beaucoup de succès).

Costume de la lingère :

Notre artisane est habillée d'une jupe souple et d'un corsage court dont les imprimés sont différents mais en harmonie de couleur

Elle porte un corset en piqué blanc.

Son tablier est à coulisse et permet de donner de l'ampleur.

Elle porte une coiffe de travail à "gauto" très simple.

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14 mars 2011

LA MITROUNO : la Mitronne ....

Autre personnage parmi nos artisanes :

"La Mitrouno".

(je vous ai déjà parlé précédemment de la coiffe de la "Mitronne" de Manosque très typique.)

Notre mitroine, derrière son comptoir a revêtu son costume d'artisane. Elle porte la coiffe "à gauto" (recouvrant les joues) de la corporation des mitrones de  Haute-Provence. Son tablier en indienne est en harmonie de couleur avec sa jupe piquée

Ci-dessous :

"La Fourniero"

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12 mars 2011

SOUVENIRS, SOUVENIRS

 

Toute seule cet après-midi, j'ai fait un peu du rangement dans tous mes classeurs. que de souvenirs ! Plus de quinze ans d'archives, de recherches sur le costume et la culture provençale. Que de documents collectés pour les expositions que je réalisais lors du Printèms prouvençau.... Une amie aujourd'hui disparue, m'avait confiée des photos de famille. C'était le 21 Août 1925 à Moustiers Sainte-Marie. Nostalgiques déjà à cette époque du costume que portaient leurs mères une cinquantaine d'années en arrière, Il y avait déjà un rassemblement chaque année à Moustiers Saint-Marie où ces dames des Basses-Alpes revêtaient le costume.

Je vous laisse découvrir les photos ci-dessous et j'attends vos commentaires.

21_Ao_t_1925___Moustier_Sainte_Marie

  

Photos_anciennes_costume

9 mars 2011

C'est le printemps : un petit tour au jardin

Belles journées depuis une semaine, tout bourgeonne, même si les matinées sont encore fraîches. Mon jardinier de mari a repris du service. Les rosiers et les vignes sont taillées, mais il y a encore du travail. Les premières fleurs sont là et nous mettent du beaume au coeur.

C_est_le_printemps

9 mars 2011

A.G. de l'Association du Patrimoine de Château-Arnoux/Saint-Auban

Mercredi 2 mars à 18 h 00, à la Salle voûtée de la Ferme de Font-Robert à Château-Arnoux, s'est tenue l'Assemblée Générale ordinaire de l'Association du Patrimoine.

Etaient à l'ordre du jour :

- Le rapport moral, par le Président Jacques DALCANT avec pour thème : "le rôle fédérateur dévolu à l'association du Patrimoine"

- Le Rapport d'acitivités, par la secrétaire Nicolle PALANDRE, avec diaporama de synthèse réalisé par la secrétaire adjointe (en l'occurence moi-même)

- Le Rapport financier par la trèsorière Carole DOUGNY

- Les Projets pour 2011

AG_ASSOC_PATRIMOINE_2011

- Projections audio-visuelles, par la secrétaire adjointe, concernant la "Fête de l'Ami du Pain 2010" et "La Danse des Bouffets 2011". Chacun a eu le plaisir de se voir à l'écran.

- Pot de l'Amitié.

Ci-dessous article paru dans la Provence :

ScannedImage

7 mars 2011

COULOQUI PAU PONS A DIGNO-LI-BAN

Dissate 9 d'abriéu 2011

Salo Perchot

Souto la Présidènci de :

Jaque MOUTTET, Capoulié dou Félibrige2134107235_1_1_

Serge Gloagen, Conse de Digno-li-Ban

14 ouro 1/2 acuiènço

15 ouro Couloqui Pau Pons

emé la participacioun de :

Yves Playoust, Président de la Société d'Etudes de Gap : Paul Pons et la Société d'Etudes.

Pierrette Bérenguier : Pau Pons atour de l'AIDLCM e dou Prouvençau à l'Escolo.

Michel Benedetto : La Traversado.

Guy Revest : La Cigalo de Doufinat

Jacques Mouttet, Capoulié dou Felibrige : Rôle e acioun d'un Capoulié.

Claudette Occelli-Sadaillan : Pau Pons l'ome, lou Felibre.

18 ouro 1/4 inaguracioun de la lauso

33 carriero de l'Ubac

seguido d'un vin d'ounour

21 ouro 1/2

Salo Perchot

Vihado cantadisso émé : ????

 

DIMENCHE 10 - 9 OURO 1/2

Vesito coumentado de la vilo

Rendès-vous davans l'Oufice dou tourisme.

 2134107235_1_1_

COULOQUI PAU PONS

DIGNO LI BAN

Lou dissate 9 d'abriéu 2011

En 2010, Pau Pons aurié agu cènt an.

Es pas toujour la buteto d'ourganisa 'no manifestacioun d'impourtanço dins un endré precis, à-n-un moumen douna ; lou tèms quicho, e faut pièi teni comte di dispounibleta dis un e dis autre. Enfin basto, es em-uno deseno de mes de retard que se retroubaren à Digno-li-Ban pèr festeja lou tregen Capoulié dou Felibrige (1989-1992)

Pau Pons nasquè lou 8 de Juliet 1910 à Digno d'uno maire gavoto e d'un paire catalano-maiourquin. Poudié que teta de bon la, enco de si grand, dins l'auto valèio de Blèuno ounte la lengo dou brès èro courrentamen parlado. Fara dis estùdi segoundàri à Digno avans de li countinua à :

- Aix, à Grenoble e meme à Paris. Poudèn apoudre que, en mai dis estùdi d'istori e geougrafio, Pau Pons daverè un Certificat de letro e literaturo prouvençalo.

Tout soun tèms professiounau lou passara à ensigna l'istori e la geourafio, e bèn segur lou prouvençau. Soun aviado lou pourtara dins lis escolo de Cano, de Manosco, d'Arle, de Valènço, de Briançoun, de la Flèche e enfin à coumta de 1948 en licèu Dominique Villard à Gap.

A la retirado quitara pas l'establimen, qu'èro just e jus la periodo ounte li lengo regiounalo, enjusqu'aqui toulerado, van intra pèr la grand porto de l'Educacioun naciounalo ; em'aco à la demando de si coulègo ensignaire perseguira soun oubre de "pastre de la lengo" en dounant la man pèr li cous de lengo regiounalo.

En mai de soun ativeta de proufessour, Pau Pons participè ativamen, tre soun arribado à Gap en 1948, à la bono marcho de la Soucieta d'Estùdi dis Autis-Aup de Gap.

Pastre de la lengo avèn di, Pau Pons oubrara touto sa vido pèr soun desveloupamen.

Venès escouta, veire et parteja tout ço que faguè d'aquel ome un vertadié disciple de Fréderi Mistral.

A la fin dou couloqui, lou proumié Conse de Digno-li-Ban e lou Capoulié dou Felibrige inaguraran uno lauso sus la paret de soun oustau de neissènço.

 

6 mars 2011

ACAMP GENERAU 2011 DU COUMITAT DEI FELIBRE BAS AUPEN

Cars ami felibre,

En 2008, la Santo Estello de Grèus-li-Ban, fuguè uno tras que belle aventuro partejado pèr l'ensèn dei Felibre bas-aupen.

Aquèlo manifestacioun dounè l'oucasioun de travaia toutei coutrio, de miès se counèisse de se senti mai proche leis un deis autrei. Nous permeteguè de vèire que toutis ensèn èro poussible de faire mai e miès, d'èstre mai eficace dins nosto toco d'aparamen, de desvouloupamen, e de trasmessioun de nosto culturo, de nosto lengo. Nous pourgiguè peréu l'envejo de countinua sus aquèlo draio.

Ansin, à la séguido d'aquèlo Santo-Estello, un coumitat di Felibre bas-aupen fugè créa dins un biais infourmau dins un proumié tèms, pièi aro, bèn ouficiau.

Aquéu coumitat a déjà oubra à l'ourganisacioun dei noumbrouso manifestacioun dou cent-cinquentenàri de Mirèio, ansi qu'à d'autre animacioun dins tout lou despartamen (fèsto douo pan à Castèu-Arnous, espectacle de J-B. Plantevin à Peirui ...). A tambèn ourganisa de noumbrous acamp de travail à Castèu-Arnous e un rescountre amistadous à Carluc.

Es beileja pèr lou Majourau e Sendi de la Mantenènço, Miquèu Benedetto emé dins lou burèu, Reinié Martel, Daniéu Guillot, Jouelo Berg e Franço Bertrand.

Aquest an, sieis tenu lou promié acamp générau dou Coumitat, aièr, Dissate 5 de Mars à 15 ouro 30, à Castèu Arnous, grando salo de l'oustau communau.

Un peu plus d'explications en français pour les personnes qui ne comprennent pas le provençal.

Le Félibrige est l'Association la plus ancienne de France, rassemblant toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans la pensée de Frédéric Mistral. Le Félibrige s'étend sur les sept régions du midi que nous appelons les maintenances.

Depuis plusieurs mois les félibres des Alpes de Haute-Provence et du Haut Var ont créé un Comité des Félibres du département que nous avons nommé "COUMITAT DEI FELIBRE BAS AUPEN". Nous avons choisi le siège de notre association à Château-Arnoux par ce que :

- d'une part, c'est le lieu géographique le plus adapté,

- d'aure part, parce que chaque fois que l'occasion s'est présentée nous avons reçu de cette commune l'accueil le plus chaleureux et le soutien le plus sincère.

Par ailleurs, dans nos statuts déposés depuis Février 1010, il apparaît l'Hôtel de Ville de Château-Arnoux  comme étant notre siège.

Comme il est de rigueur, nous avons, samedi dernier, 5 mars 2011, tenu notre première Assemblée Générale et nous avons été honorés par la présence de Monsieur le Maire et trois de ses adjoints, dont un fait également partie du Coumitat,comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous.

Une petite précision, pour adhérer au Coumitat, il faut être à jour de sa cotisation au Félibrige. La cotisation est de 10 €/an et si vous êtres intéressé. Vous pouvez prendre contact avec un des membres du bureau ou pourquoi pas me laisser un commentaire sur ce blog.

 

AG_COUMITAT

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