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"LA MALLE AUX TRESORS"
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"LA MALLE AUX TRESORS"
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27 juin 2009

INAUGURATION DU LAVOIR A UPAIX 05

SAMEDI 11 JUILLET 2009

16 h 00 : Concours de boules à la mêlée 60 € + les mises

18 h 30 : Inauguration du lavoir avec la participation de l'Association Castrum de Upaysio - explication et simulation de la bugade au lavoir.

19 h 00 : Apéritif offet  par la Municipalité.

10 h 00 : Repas champêtre 13 € (Réservation avant le 7 juillet au 04.92.43.65.60 ou 04.92.65.71.29)

22 h 00 : Grand bal gratuit avec "Magic Dance - soirée Mousse.

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23 juin 2009

LA SAINT JEAN D'ETE

Saint_Jean_2009_2             ST_JEAN_2009_1

LA SAINT JEAN BAPTISTE

La Flamme en Provence

C'est un moment unique, la flamme vole, elle se transmet

et avec elle un cortège d'émotion et d'amour.

C'est une sympathique créée à travers la tradition.

Plus je partage la flamme, plus elle se multiplie.

 

Feux_de_la_Saint_Jean_Gr_oux_2008_2Feux_de_la_Saint_Jean_Gr_oux_2008_1

SANT JAN es tras que populàri en Prouvènço.

"Sant jan, vengue meissoun, abro si fio di joio" F. MISTRAL

(certains préfèrent dire la Saint-Jean Le Moissonneur).

Emé Sant Jan lou meissounisé es l'estiéu qui pico à la porto e aco es bèn pèr nous agada.

Chaque été, les groupes folkloriques animent les feux de la Saint Jean dans les villages alentour, chacun a le sien. D'un village à l'autre, les feux de la Saint Jean se donnent la main. Tout le monde entre dans la ronde.

La fête de la Saint-Jean, c'est avant tout une fête solaire qui remonte aux civilisations antiques, mais c'est une coutume provençale, les feux de la Saint-Jean illuminent de nos jours les nuits étoilées de Provence. C'est difficile de dater précisément le point de départ de cette tradition, tant les feux ont toujours été un vecteur de rassemblement. Malgré tout, c'est au Vème siècle, et ce pour lutter efficacement contre les cultes païens, que les Chrétiens ont instauré ces feux lors du jour de la St Jean, solstice d'été, tout en conservant quelques rites païens. Cette deuxième fête cardinale * marque cette apogée du soleil qui atteint le plus haut dans l'année et marque aussi le seuil de l'été. C'est l'accomplissement du mûrissement et l'époque des moissons.

(* les quatres fêtes cardinales : Pâques, St Jean, St Michel, et Noël marquent l'entrée dans une nouvelle saison).

Se souvenant du baptême du Christ par ce même Saint-Jean Baptiste, la fête du solstice d'été est avant tout jour de purification. Et le feu possède un rôle purificateur encore plus efficace que l'eau. A la Saint-Jean, partout en Provence, à la tombée de la nuit, s'allument les feux de joie qui étaient parfois visibles de très loin, quand il s'agit d'un village perché sur une colline. Dès la veille, chacun rassemble sur la place publique d'énormes fagots de bois, en choisissant de préférence des espèces qui brûlent de façon spectaculaire tels que les résineux qui crépitent et distribuent leurs étincelles, mais aussi des branchages d'oliviers et de lauriers.

Cette année, ce samedi 20 juin, Lei Dansaire de Sant-Dounat, ont commencé par animer la messe à la Chapelle St-Jean de Château-Arnoux. Il y a peu de temps encore, le pèlerinage à St Jean se faisait à pied. Les fidèles partaient de l'église du Village avec le Buste de St Jean-Baptiste, et pendant une heure grimpaient jusqu'à la Chapelle. Certainement qu'en récompense de leur pieux dévouement, Saint Jean donnait à ses porteurs une force telle que le poids du Buste devenait léger à leurs épaules. Les porteurs partaient d'un pas allègre en chantant les cantiques à St Jean- Baptiste. Mais c'est un temps révolu. Aujourd'hui, les fidèles ne sont plus aussi courageux et s'y rendent en voiture. Mais tous les anciens du village sont là et tiennent scrupuleusement à ce que cette tradition perdure. Dans certains villages c'est l'anniversaire d'un fait historique et légendaire.

 

Ce soir de la St Jean, toute la Provence embrasée brillait d'un éclat particulier. Purificatrice, la fête symbolise aussi le renversement des choses. le temps bascule : C'est le moment où les filles sautaient le pas et les rites du feux s'accompagnent de rencontres fertiles qui n'ont plus rien à voir avec la symbolique. Les plus sages se contentaient d'enjamber le brasier trois fois de suite. C'est ce soir là que se prenaient des engagements des feux de la Saint-Jean : Si la fille acceptait de sauter par dessus en tenant la main d'un garçon, c'est qu'elle se donnait à lui, officiellement ou non.

Paroles d'un ancien de chez nous : (Jan EBRARD)

"Li jouine èron sèmpre lest pèr ana rabaia de bos e dreissa lou fio qu'alumavo lou conse vo lou Capelan dou tèms que li campano didavon alegramen. Bello pountanado ounte li gènt avién pas crento de participa i plasé li mai simple ! mai d'aquéu tèms lou fio avié garda un eime sacra. Se dos ami lou sautavon en se tenen la man, èron liga pèr toujour, e s'uno fiho disé de "O" pèr sauta lou fio emé soun calignaire, èron proumès is iue de touti e soun amour sagela pèr lou fio, subretout se en sautant cridavon :

"Jan, fai que se maridan dins l'an"

Se lou saut s'éro bè debana li badau cridavon :

"An bèn sauta"

e aco lpourtavo chanço !

Les fêtes de la Saint-Jean peuvent se prévaloir d'un double rite de passage lié au renouveau de la nature et au passage symbolique de la jeunesse à une identité adulte.

Après Château-Arnoux, les Dansaire ont continué leur ronde en se rendant le soir même à Villeneuve.

L'année dernière, c'est au Centre de Vacances de Chateau-Laval (Gréoux-les-Bains) que les Dansaire avaient accompagné les vacanciers en procession au feux de la Saint -Jean.

Après un mot d'accueil, les dansaire ont fait quelques danses sur la terrase du Restaurant. Ensuite, treize jeune gens tout de blanc vêtus, tenant une torche allumée dans leur main, ont invité le groupe folklorique et l'assistance à les suivre en musique. Un très long cortège a déambulé à travers les allées de buis et les plates-bandes de gazon et de fleurs juqu'au Château du Domaine où des photos souvenirs ont été prises. La petite troupe s'est ensuite dirigée vers le terrain de foot du Centre où les fagots étaient déposés. les jeunes gens ont allumé le feu avec leur torche.

Les_enfants_v_tus_de_blanc

Rondes, farandoles, chants, sauts audacieux se sont succédés au cours de cette veillée de la Saint-Jean traditionnelle.

 

 

 

En fin de soirée, la Direction du Centre de vacances a invité l'assistance à une dégustation de vin chaud. Cela a été un moment intense de joie, d'amitié et de paix, qui lie entre elles, des personnes de cultures et d'origines diverses qui s'enrichissent en renouant les traditions et en partageant le bonheur du don gratuit de leur temps et de leur passion.

On_danse_autour_du_feu_1          Feux_de_la_Saint_Jean_Gr_oux_2008          Et_on_saute_le_feu

 

                    Il_commence___se_faire_tard__on_se_r_chauffe_avec_le_vin_chaud

 

 

19 juin 2009

MIREIO EN FESTO A CASTEU-ARNOUS

Num_riser0003  Lucie_devant_la_Jarre      Num_riser0005                              

Nous vous attendons nombreux PLANNING des prochaines sorties/projets 2010

à Château-Arnoux/Saint-Auban

le Dimanche 28 JUIN 2009

Je vous en ai déjà parlé précédemment, cette année , en 2009, le Félibrige fête l'année Mirèio.

C'est en effet le cent cinquantière anniversaire de la parution de "Miriéo", oeuvre magistale de Frédéric MISTRAL qui lui a valu le prix Nobel de littérature.

"Li Felibre de n'Auto Prouvenço" organisent diverses manifestaitons, notamment à Château-Arnoux/Saint-Auban le dimanche 28 juin. Cette journée est organisée avec la participation de l'association du Patrimoine et l'association "Gavoutino.

PROGRAMME

  • 11 h 30 : à la Jalinière à Château-Arnoux, pose d'une plaque dans le cadre du 150ème anniversaire de la parution de Mireille de Frédéric Mistral, Prix Nobel de la littérature en 1904, suivi d'un apéritif offert par la Municipalité, en présence de Monsieur le Maire et de la municipalité, du Capoulié du Félibrige, M. Jaque MOUTTET, du Sendi de Provence, le Majoral Miquèu BENEDETTO, du Président de l'Association du Patrimoine de Château-Arnoux/Saint-Auban, M. Jacques DALCANT, du Président de l'Association Gavoutino, M. Roger ESTELLE ; animé par des groupes folkloriques.

  • 13 h 00 : Taulejade (Repas tiré du sac) dans la rue Haute du Village (rue du four et du lavoir). Le four à pain sera allumé pour la circonstance, prévoir d'acheter son pain sur place et pour les personnes qui l'auront prévu le matin, elles pourront également y faire cuire fougasses, tartes ...

  • Vers 14 h 30, nos amies du Rode Osco Manosco donneront des explications et simuleront le bugade au lavoir.

  • Une exposition sur "Mirèio" et sur le Félibrige sera dressée dans l'ancienne forge.

  • A 17 h 30, à l'Eglise "Jésus Ouvrier" de Saint-Auban, concert avec "Lei Gabian, Tambourinaïre deis Aup", ensemble créé en 1997, composé de sept tambourinaires sous la direction de Sébastien BOURRELY, Médaille d'or du conservatoire de l'Académie du Tambourin d'Aix. Entrée libre mais participation pou l'achat du programme.

N.B. Les personnes costumées se retrouveront à 11 h00 sur l'esplanade Frédéric Mistral - entrée principale du Château

Num_riser0006

.

15 juin 2009

Fête provençale 2009 à l'Abbaye de Ganagobie

Hier Dimanche 14 juin 2009 :

Temps splendide mais chaleur toride.

9 h 45 le matin, les groupes se sont donnés rendez-vous devant le porche où ils ont été rejoints par le communauté des moines et se sont rendus à l'église en procession.

A l'issue de la messe, nouvelle procession avec les fidèles jusqu'au reposoir placé dans la prairie au Nord de l'abbaye : Ensencement - adoration - chants.

         Ganagobie_2009_001                                         GANAGOBIE_2009_2 

        Ganagobie_2009_3

A midi, repas tiré du sac - Après-midi, à l'ombre des arbres spectacle avec les groupes folkloriques participants. C'est regrettable, mais il faut se rendre à l'évidence, les groupes sont de moins en moins nombreux. Cette année uniquement quatre groupes:

  • Le Rode Osco Manosco bien sûr qui sont les organisateurs.

  • Les Dansaire de Sant-Dounat de Montfort

  • Lou Trélus d'Istres,

  • La Taïole de Tallard

Pour cette occasion, les danseurs et danseuses de La Taîole ont revêtu cette année leurs costumes de travail, vrai costume paysan au dessus de Sisteron.

            Ganagobie_2009_4                 La_Ta_ole   

       La_Ta_ole_2_Ganagobie_2009

Elles ont dansé avec leurs sabots et leurs grands tabliers comme avant dans les cours de ferme.

Je vous invite à aller voir leur site - lien direct colonne de droite, le groupe a réalisé un magnifique diaporama retraçant cette journée.

Toutes les photos de mon Blog sont des photos que j'ai prises personnellement,

elles ne sont pas libre de droit. ne les prenez pas S.V.P. sans me les demander.

14 juin 2009

SENTIER PEDESTRE "DU FOUR AU MOULIN"

D_part_du_sentier

Bonjour à toutes les personnes qui n'ont pas pu faire le sentier du "Four au Moulin", dans le cadre de la 12ème journée du Patrimoine de Pays, comme je vous l'avais annoncé ci-dessous.

Ce week-end, nous avons eu un temps magnifique, un ciel bleu sans nuage, mais aussi une forte chaleur. Deux journées trés remplies.

Samedi, avec mon mari, nous sommes partis d'un bon pied dès 9 h 30 pour prendre de suite de la hauteur.

Je vous invite à découvrir, dans l'album à gauche, les photos que j'ai prises au cours de cette balade. Une seule manque, c'est la photo de la carrière, car à cet endroit j'ai ressenti un coup de pompe, et j'étais plus préoccupée à regarder mes pieds que l'objectif et la montée était un peu rude.

Je pense que vous ne m'en tiendrez par rigueur, mais la boucle a été bouclée, et l'après-midi, j'ai assuré à mon tour la permanence à la Jalinière.

Bonne visite de notre territoire !

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5 juin 2009

Costume de Haute-Provence

29250877_p_1_DSCN1612_1____Copie

En complément à mon article du 18 mai, si vous venez à GANAGOBIE Dimanche prochain, vous découvrirez les costumes que l'on porte dans la région de Manosque, ce sont ceux portés par le "Rode Osco Manosco", "Lei Fiéllouë d'Auresoun", ou "Lei Dansaire de Sant Dounat" de Montfort.

Cosltume_du_terroir_de_Manosque

Deux artisanes de Manosque, celle de droite porte un cotillon piqué avec petit tablier de Manosque et la coiffe de la Mitrone. Celle de gauche une jupe d'indienne, un tablier plus large, Toutes deux un corset de velours noir. Gros plan des deux coiffes ci-dessous.

Coiffe_du_terroir_de_Manosque                        Coiffe_de_la_mitrone___MANOSQUE

                  une coiffe à gauto                       Coiffe de "La Mitrone"

Trois_bastidanes_de_Manosque

Trois Bastidanes de Manosque. Elles portent une robe en deux pièces : jupe indépendante, (c'est l'ancêtre de la Robe) avec un caraco à manche de même étoffe. elle compose une tenue de bastidane trés jolie. Le montage à plis canons, un faux ourlet la borde, Un passant au milieu du dos sert à le maintenir au corsage (bricole).  Coiffes de dentelles et fichus de mousseline brodés blanc

               MAI_2009_065

A gauche un costume de Manosque, à droite une bastidane de Montfort. 

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Toujours des costumes d'artisanes avec le groupe d'Oraison, jupes à plis canon d'indienne, à droite corset de piqué blanc

Coiffe_d_Oraison

Détail de la coiffe d'Oraison

Sant_Dounat_2006_en_grande_conversation_

Toujours deux costumes d'artisanes à droite avec le groupe de Montfort, (remarquez la coiffe de droite, c'est également une coiffe de mitrone, identique à celle de Manosque ci-dessus) A croire que le costume d'Artisane plaît beaucoup. C'est vrai que dans nos petites bourgades telles que Manosque, Sisteron ou Digne, il y avait , à l'époque, pas mal de petits artisans qui tenaient leur échope. Mais ici chez nous en Haute-Provence, dans nos campagnes, c'était surtout le costume paysan qui était porté.

A gauche, vous avez un costume de paysanne, C'est le costume provençal dit "de moisson"

Le costume, dit "de moisson" par les groupes folkloriques, était tout simplement la tenue journalière d'été des femmes accomplissant un travail domestique : ménage, traite des vaches, s'occuper de la basse-cour, ramasser les pommes-de-terre, les légumes, cueillir les fruits, moissonner.

Après une chemise de toile rustique à liste ou à coulisse, dont elles retroussaient les manches jusqu'aux coudes, les femmes ajustaient un corset de piqué ou de toile forte, blanc ou de couleur, qui leur protégeait la poitrine. Ce corset supportait les deux ou trois jupons ordinaires, tous resserrés à la taille par des godrons réguliers maintenus par une grosse attache qui coulissait sur le devant où elle se nouait.

Le jupon de dessus généralement en couleur ou rayé était recouvert par un immense tablier de coton l'enveloppant presque entièrement.

Elles posaient sur leur épaules un mouchoir de cou (susarèu).

Les cheveux étaient abrités de la poussière - à l'époque on ne se lavait pas la tête tous les jours- par une coiffe simple de coton, de toile, en piqué, blanche ou de couleur.

Les jambes étaient protégées par des bas tricotés avec tous les bouts de fils de coton ou de vieux bas blancs quelquefois largement reprisés, leurs pieds chaussés de sabots ou de galoches.

L'été pour travailler en plein soleil, dans les champs elles s'abritaient d'un large chapeau de paille

Simone Nougier - février 1994 -

Supplément au "Vesti prouvençau"

On_descend_au_lavoir_mars_2007__2____Copie     On_dessenc_au_lavoir_mars_2007___Copie    Bugade_31  costume_de_paysanne      

Ici nos paysannes vont faire la bugade au lavoir :

      Bugade_9___Copie    Bugade_28___Copie         

UPAIX JUILLET 2009

LE_LAVOIR_3

Li couifo de n'Auto Prouvènço

A propos de la "Mitrone", coiffe de Manosque

La Bible nous apprend que ce sont les femmes qui pétrissaient et faisaient cuire le pain. En Grèce, à Rome, les étrennes n'étaient rien d'autre que des galettes, gâteaux que les femmes échangeaint entre-elles, chacune rivalisant de faire mieux que l'autre.

Selon, Mademoiselle Bus, Présidente du "Rode Osco Manosco", à une certaine période de la vie manosquine, les femmes durent remplacer, au fournil, les mitrons. Nous n'avions jusqu'ici aucun renseignement précis sur cette période et sur la présence des femmes au fournil.

Camille Arnaud rapporte, en 1875, dans son "Histoire de la Viguerie de Forcalquier", que de tout temps à Manosque le commece de la boulangerie a été réglementé et qu'au commencement du XIIIe siècle, il n'y avait pas de boulanger en titre. Le pain était fabriqué par des gens habilités pour cela et vendu par l'intermédiaire de manganiers ou manganières sorte de commerçants ne se mêlant pas de la fabrication.

En 1247, suite au manque de boulangers de métier, on appelle des volontaires pour cuire le pain. Selon un document du Clavaire, 38 femmes prêtèrent serment, sur les Evangiles devant les prêtres des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de fabriquer du pain vénal de bonne qualité et de n'en retirer qu'un bénéfice de deux deniers par setier de blé converti en pain, plus le son, déduction faite des dépenses qui comprenaient notamment le droit de fournage exité par l'Hôpital propriétaire des fours, car tous les vassaux et habitants relevant de cet Ordre étaient obligés de cuire dans leurs fours banaux.

En 1340, une ordonnance du commandeur, (des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de Manosque), rappelle que les femmes ont le monopole de la vente du pain.

Le 12 octobre 1400, un mandemebnt de l'Ordre confirme l'obligation de cuisson dans ses fours ce qui apporte le fait qu'existaient d'autres fours privés qui avaient un préposé, homme ou femme, appelé "Mandroun" ou Mandrouno" chargé d'avertir la population de la chauffe du four.

Certainement ces femmes fabricant le pain se devaient de porter une coiffe pour les nécessités et commodités de travail comme l'ont fait et le font toujours les mitrons. Coiffe simple et pratique de grosse toile qui a dû petit à petit prendre la forme de "Coiffe à gauto" dont la passe enserrant les joues empêchait la farine de voler sur les cheveux et la chûte des cheveux dans la farine.

Cette coiffe, à quelques détails près se retrouve dans toute la Provence où elle apparut vers 1835 d'après Mlle Marcel Drutel (Le Costume en Provence - Plaquette 1974)

A Manosque le nom de "Mitrone" reste attaché à cette coiffe "à gauto." Elle fut remise à l'honneur par Mlle BUS, en 1932, lors des fêtes du Costume Alpin et portée par le "Rode Osco Manosco" dès sa fondation en 1935.

Ces fêtes annuelles du costume avaient pris naissance dans les Basses-Alpes, en 1926, sur l'initiative de Marcel Provence.

La "Mitrone" primitivement en toile, fut alors réalisée en mousseline, linon, avec des dentelles plus fines pour accompagner des tenues plus habillées (patron, explications : page 120/121 du "Vesti Prouvençau"

Simone NOUGIER

A propos de coiffe :

M. Alfred LESCURE à reproduit dans son recueil de nombreux "fonds de Bonnets" tirés de sa célèbre collection du commencement du siècle.

C. ESTRADE dans son introduction dit  : "que le bonnet ordinaire composé d'un fond rond, d'une passe plissée posée devant et d'une coulisse serrant la tête est beaucoup plus ancien, mais c'est surtout à partir du XIXe siècle qu'il s'et enrichi de broderies sur tulle ou sur toile de lin trés fine.

A cette époque, chaque province avait son costume caractéristique dont nous retrouvons encore les modèles primitifs en Bretagne, dans le Dauphiné, le pays d'Arles, le Comté de Nice, L'Auvergne, l'Alsace, et moi j'ajouterais Marseille.

Les bonnets dont les fonds et les passes sont repoduits dans l'ouvrage de M. LESCURE proviennent surtout de la Beauce, du Loriet, du Poitou, de la Sarthe, de la Creuse.

Moi, j'ai la chance de vous présenter ci-desssous, quatre fonds de coiffe de MARSEILLE mais ayant pu être portées certainement par de riches bastidanes de la Vallée de la Durance.

Ce sont des coiffes de fête brodées au tambour avec du fil blanc, sur linon ou batiste. On y retrouve presque tous les points connus, depuis les plus simples lancés jusqu'au fils tirés et coupés. Ces broderies sont bien souvent l'oeuvre de la bastidane ou de l'artisane qui porta la coiffe, ainsi s'expliquent les différences de finesse d'exécution et de dessin.

Les motis sont presque toujours tirés des fleurs du pays : rose, églantine, oeillet, liseron, margurerite, bleuet et coquelicot se rencontrent à peine stylisés et souvent mêlés à des noeuds de rubans, des épis de blé, d'orge, de lierre ou de la vigne, très rarement des oiseaux.

L'ornement géométrique est aussi peu répandu et le scomposition où il figure seul n'ont pas la grâce et la fégèreté des semis, des bouquets ou des gerbes dont les feleurs harmonieusement groupées offrent des images d'un charme trés caractéritique."

Recueil de M. Alfred LESCURE

FOND_DE_COIFFE_3         Fond_de_coiffe_1

FOND_DE_COIFFE_4FONDS_DE_COIFFE_3

3 juin 2009

13 et 14 juin 2009 : 12ème journée du Patrimoine à Château-Arnoux et Rencontre folklorique sur la plateau de GANAGOBIE

Num_riser0001L

Le Patrimoine de Pays,

c'est le Patrimoine que l'on voit, où l'on vit.

Le Week-end du 13 et 14 juin,

INAUGURATION DU SENTIER PEDESTRE : "Du four au moulin".

C'est sous l'impulsion de l'Association du Patrimoine de Château-Arnoux, que ce parcours a été réalisé. Il démarre du Four à pain, passe par le Lavoir, la source de la Jalinière, les carrières d'Argile et s'élève vers la chapelle Saint-Jean. La chapelle sera ouverte à cette occasion et vous pourrez y découvrir le mobilier de la chapelle conçu par le sculpteur, Bernar VENET, Artiste mondialement connu, et réaisé par un artisan ferronnier de la commune : Michel CHAUVIN.

Bernar VENET est performeur, sculpteur, dessinateur et peintre. Il est né le 20 avril 1941 à Château-Arnoux. Il réside aujourd'hui à New-York et dans le Var. Lorsque il y a quelques années, les Amis de la Chapelle l'ont contacté pour lui demander quelques conseils liés à sa restauration, il n'a pas hésité à s'engager personnellement et a proposé de réaliser un mobilier spécialement conçu pour le lieu. L'autel, les bancs, l'ambon, la rampe de la tribune ainsi que la croix ont été découpés par l'artiste dans des plaques d'acier de forte épaisseur. Les vitraux ont également été réalisés à partir des dessins de l'artiste.

L'utilisation rigoureuse d'un seul matériau, l'uniformité stylistique du mobilier et sa simplicité formelle créent un univers austère qui inspire le silence et le recueillement.

Ce Week-end : Prenez de la Hauteur ! ......

Je vous invite à découvrir ce parcours pédestre ainsi que la chapelle St Jean et faire la boucle en redescendant sur la village par le cimetière. Vous pouvez voir des photos de la chapelle dans un de mes précédents articles ci-dessous. Pour ma part j'irai le samedi, car le dimanche 14 juin, je vous invite également dans un autre lieu, le plateau de GANAGOBIE. L'idéal serait de faire les deux.

RASSEMBLEMENT FELIBREEN SUR LA PLATEAU DE GANAGOBIE,

avec plusieurs groupes folkloriques.

Organisatrice : l'Escolo felibrenco "Rode Osco Manosco" 1935-2009

MATIN : 10 h 30 : Procession : les différents groupes vont accueuillir les moines à la porte du Monastère pour les amener au Prieuré où est dite la messe animée par les groupes et les moines.

Devant_le_Monast_re                     On_attend_les_moines_                   Une_grande_haie_d_honneur

On attend les moines devant le Monastère

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Intérieur du Prieuré

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Pendant la messe.

Midi : Repas tiré du sac pris en commun.

Aprés-midi : Prestations des différents groupes.

Belle journée en perspective si le soleil est de la partie, car l'année dernière nous avions eu droit à l'orage. Venez nombreux nous rejoindre.

2 juin 2009

LA BOUILLABAISSE

Samedi 30 mai :

Bouillabaisse au Lavandou avec l'Association GAVOUTINO.

bouillabaisse_au_Lavandou_1

Quoi de mieux pour clôturer une année "studieuse" de cours de provençal, que d'inviter l'ensemble de ses membres à se réunir autour d'une bonne "bouillabaisse" ? C'est ce que nous avons fait avec "Gavoutino" samedi dernier.

"...Pour faire une bonne bouillabaisse, il faut se lever de bon matin !

Préparer le pastis et l'eau fraîche, Raconter des histoires avec les mains.

Les courageux prennent leur canne et vont eux-mêmes la pêcher !

Mais le poisson passe et ricane, Y a plus qu'à l'acheter au marché.

Ah ! que c'est bon la bouillabaisse. Ah ! mon Dieu que c'est bon bon.

Ah ! que c'est bon la bouillabaisse. Ah ! mon Dieu que c'est bon.

.... Une langouste est nécessaire. De la baudroie et des favouilles. Douze rascasses, un petit Saint-Pierre - Huile - safran, ail et fenouil ......

Ah ! C'est vrai qu'elle était bonne cette bouillabaisse mais elle était encore meilleure au Lavandou, car en plus de se régaler les papilles, on a également régalé ses yeux. Ah qu'elle est belle notre côte méditérannéenne !

bouillabaisse_au_Lavandou_2              bouillabaisse_au_Lavandou_004

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"LA MALLE AUX TRESORS"
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