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"LA MALLE AUX TRESORS"
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"LA MALLE AUX TRESORS"
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25 février 2012

DES JARDINS EN PROVENCE ..........

Des campagnes de rêve ....... c'est chez nous en Provence. Vous entendez le chant des Cigales ? C'est pour me redonner du tonus en attendant le printemps ... 

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25 février 2012

"LA FRANCAISE DE 1914-1915" et "LA NOVICE"

La Santé est l'un des domaines privilégiés où exercent habituellement les femmes qui, grâce à leurs qualités "naturelles", telles la douceur, la générosité, la compassion, demeurent auprès des malades en tant que soignantes.

 

Une prise de voile laïque en temps de guerre.

FEMMES BAS ALPINES AU TRAVAIL 3 040L'hebdomadaire publié chaque samedi, et très largement lu par les Français, exalte les vertus féminines : "Nos femmes, nos filles, nos enfants, se disputèrent l'honneur de travailler pour les blessés". Le thème est traité, mais finalement assez peu, par des cartes postales, l'une d'elles souligne que : "C'est un peu du foyer que trouve à l'ambulance le glorieux blessé qui souffre pour la France", en remprésentant une jeune (et jolie) infirmière.

 

La Sainte Religieuse

 

LA SAINTE RELIGIEUSE

Claudine Pichon, en religion Soeur Mathilde, reçoit en 1894, la médaille d'honneur en bronze des épidémies "en récompense de son dévouement lors des épidémies diverses qui ont sévi dans cet établissement", en l'occurence l'hospice de Forcalquier où elle y est "infirmière". Déjà âgée , elle a 74 ans - c'est une "sainte" qui "ne se lasse pas de faire la charité", auprès des vieux et des indigents de Forcalquier, depuis plus de 35 ans, ou auprès des soldats, comme en 1870 malgré une épidémie de variole. Cette femme est si exceptionnelle qu'un rapport souligne toutefois que "sous un extérieur simple et modeste, la jeune garde malade cachait des vertus mâles et rigoureuses" à son arrivée à l'hospice de Forcalquier, "le plus pauvre de France". Le rédacteur décrit une femme "luttant contre la fatigue et le sommeil", excerçant plusieurs missions soins, lessive, femme de peine, à des fins d'économie. En 1870, un militaire trahit seur Marthilde auprès de sa supérieure, en l'informant "que depuis trente-deux jours, elle ne s'était pas couchée". La décoration récompense une femme à la retraite, infirme, usée, affaiblie, que les habitants de la région appellent "la bonne soeur Mathilde".

 

 

la croix rouge

 

LA SAINTE LAIQUE

Née à Thorame-Haute, le 6 septembre 1860, décédée le 28 février 1934 à Annot, Maria Joséphine Pons est institutride à Annot depuis 30 ans - elle a débuté sa carrière à Larche le 11 mai 1880 - lorsqu'elle reçoit la médaille des épidémies en 1916. C'est une femme déjà récompensée : titulaire de la médaille de bronze des Instituteurs en 1907, Officier d'Académie en 1910. Sa carrière est riche et son implication locale est profonde. En 1913, elle est l'une des trois institurices récompensées, en France du prix Huiard, décerné à celles qui se sont particulièrement distinguées en enseignant l'hygiène alimentaire dans les écoles et les classes d'adultes ayant "organisé un cours de  puériculture et de pesée des nourissons".

Comme soeur Mathilde, Joséphine Pons s'est exclusivement consacrée au service de ses contemporains. Demeurée célibataire, elle réserve ses qualités maternelles à ses élèves qui l'appellent "Mère".

Une plainte de mars 1897, évoque les excès dont serait coutumière Melle Pons. Le contexte est alors tendu entre les instituteurs d'Annot et son collègue Chaussegros avec qui elle a eu quelques différents. Ces difficultés ont pour fond la question de l'école et sa "laïcisation". L'inspecteur  en 1905, relève d'ailleurs que "Melle Pons, elle-même est une fervente, - c'est son droit abolsu" ajoute t-il en relevant sa "neutralité".

Durant la guerre de 1914-1918, Melle Pons mène de nouvelles activités en faveur de ses contemporains, en particulier dans le cadre de la croix rouge.

EXPO FEMMES AU TRAVAIL 021

Salle d'opération de l'hôpital Charles Romieu (1930)

Groupe de personnes composé de six religieuses, et (de gauche à droite), le doceur Julien Romieu, le docteur Auguste Gassend, le docteur Dalmas et son fils le docteur Pierre Dalmas.

 

Les religieuses soignent non seulement les corps mais aussi les âmes. Au XIXème siècle encore, elles restent des auxiliaires des médecins, véritables saintes animées par le service des humbles. Ce modèle tend cependant à s'estomper au fil des années, devant les progrès de la médecine, de la sécuralisation de la société et, singulièrement de l'hôpital...

La Croix-Rouge, fondée en France en 1864, même si l'idéal chrétien y préside, s'appuie sur des compétences techniques et scientifique, celles, évidemment, du personnel médical, mais aussi des membres de la société civile, prêts à s'organiser et à suivre des formations médicales pour remplir ses desseins. La première guerre mondiale joue un rôle d'accélérateur du processus : en 1918, la figure de l'infirmière s'est imposée.

Melle Pons, insitutrice à Annot, représente cette transition. Laïque mais proche à bien des égards de la religieuse, décorée de la médaille des épidémies, Melle Pons marque cette entrée dans la voie du "progrès".

 la Française de 1914

La Française  de 1914-1915

D'après un pastel de DAGNAN-BOUVERET

 

Photos et documents d'après l'Expo à la Salle voûtée de Font-Robert à Château-Arnoux. Février 2012

Source Les Archives départementales

24 février 2012

LES NOURRICES DANS LES BASSES-ALPES ....

Au XIXème siècle, toutes les couches de la population sont amenées à placer leurs  enfants : les femmes qui ne peuvent plus les nourrir, mais aussi les parents dont l'activité professionnelle ne leur permets pas de les élever, ou encore parce que l'on estime que la vie leur serait plus saine au grand air, tandis que sont bien sûr placés les "enfants trouvés", fréquemment mis en nourrice par l'intermédiaire d'une sorte de correspondante locale des hospices appelées la "meneuse".

Ci-dessous photos de Nourrices au sein et enfants au Clos Saint-Ursule à Sisteron, début XXème siècle

Nourrices au sein

 En exclusivité, suite à ce message et la photo des deux nourrices, ci-dessus,  j'ai reçu un message que je vous retransmets :

......"J'ai lu avec intérêt votre blog et je voudrais apporter quelques précisions aux illustrations concernant les nourrices. Ces photos de ma famille font partie du fond photographique de Saint Marcel Eysseric (1831-1915) (notable Sisteronnais, photographe, historiographe régionaliste, collectionneur, etc). Ces photos (près de 1600) ont récemment été transmises aux archives départementales et un certain nombre doivent faire partie d'une exposition à partir de septembre prochain aux Archives. Le Clos Ste Ursule à Sisteron, couvent jusqu'à la révolution, fut ensuite pendant plusieurs décennies la Sous préfecture de Sisteron. Vers 1860, Saint Marcel Eysseric en fit l'acquisition pour y habiter avec sa famille et y loger ses collections. ... Je peux donc la dater de 1890 ou 1891. La photo d'a coté représente pour moi un des cousins de mon grand père..... sur la photo un peu plus bas, si j'identifie bien l'escalier de Ste Ursule, j'identifie moins bien les personnages. En espérant que ces précisions vous seront utiles Cordialement Jean Marie Giraud

Une loi votée le 23 décembre 1874 (la loi Roussel) témoigne de l'importance accordée par l'Etat à la protection des enfants en bas âge. Le maire de la commune y joue un rôle très important puisque c'est ui qui fournit un certificat à toute femme souhaitant officer comme nourrice, attestant en particulier que son dernier enfant est âgé de sept mois révolus, puisqu'il doit être sevré afin que sa mère puisse alimenter un autre nourrisson. Le maire doit aussi recueillir l'autorisation du mari de la future nourrice, et qu'un médecin doit attester de la bonne santé de sa candidate. Celle-ci reçoit alors un "carnet de nourrice, sevreuse ou gardeuse". qu'elle présente chaque fois que nécessaire au maire, au médecin inspecteur ou à l'inspecteur départemental.

Source Archives départementales

Claire BERNARD est née en 1810 Epouse de Clair Bellon, elle est mère de huit enfants nés entre 1831 et 1853;

Devenue nourrice au sein à Chasteuil, le service des enfants des Hospices de Marseille lui confie trois enfants quelques semaines après leurs naissances, entre 1839  et 1842 : Marie Impaix, Léon Fanthon et Joseph Tivoli. En effet, les enfants trouvés dans les Bouches-du-Rhone sont déplacés vers d'autres départements : on parle alors de "translation".

Marie Impaix est confiée en janvier 1839 et reste pus de quatre ans au domicile de Claire Bernard : elle apparaît dans le recensement de Chasteuil en 1841 au foyer des Bellon sous la dénomination "Marie Impraix : en nourrice - enfant trouvé". Claire Bernard reçoit en contrepartie de son travail 6 francs par mois.

Tous les enfants confiés à Claire Bernard meurent en bas âge tandis qu'elle perd elle-même probablement quatre ou cinq de ses propres enfants. Ces décès prématurés témoignent de la terrible mortalité infantile.

 Rose BRUN est née en juillet 1843. Mariée à Joseph Coulomb, elle est nourrice au sein à Mirabeau et mère de quatre enfants. Un certificat médical délivré en 1878 atteste que son dernier-né a au moins un an et qu'elle est vaccinée. Au cours de son activité, elle garde au moins six enfants. Contrairement à Claire Bernard, ces enfants sont souvent placés par les parents. La majorité d'entre eux restent seulement quelques mois en nourrice, retirés par leurs parents ou décédés prématurément.

La petite Marie Gondran, née en mars 1878 de père inconnu et confiée à Rose Brun par l'intermédiaire de l'hospice de Digne, restera en nourrice puis en garde de 1878 et 1886 année de son décès. Elle apparaît dans le recensement de Mirabeau en 1881 alors âgée de 4 ans, au foyer de Rose Brun et de son mari Joseph Coulomb. "Marie Gondran : Enfant confié à leur soins". (Textes et photos des Archives départementales).

 

FEMMES BAS ALPINES AU TRAVAIL 3 027

 Clos Saint-Ursule : Fin XIXème siècle (Dame, nourrice et enfant)

Le revenu perçu par les nourrices permet d'améliorer l'ordinaire de ces couples d'agriculteurs ou d'artisans.

 La rétribution est graduée en fonction de l'âge de l'enfant.                  

A suivre ...

24 février 2012

LE TRAVAIL DOMESTIQUE DANS LES BASSES-ALPES

La notion de travail domestique est souvent entendue en tant que travail effectué à la maison, dans le cadre familial, telles les tâches ménagères réalisées en faveur de son propre foyer : lessive, cuisine, ménage... Est évoqué ici la domesticité au sens du travail au service d'une tierce personne, tels les "gens de maison" : bonnes, cuisinières, femmes de chambre, lingères, nourrices, servantes, aides familiales, employées de maison, gouvernantes ... La domesticité est révélatrice du statut de la femme au travail au XIX Siècle

exPO Femmes au travail 022

MARIE BESSON

Domestique chez M. de Villeneuve-Esclapon et Henriette Fresse de Montval, son épousee, Marie Magdelaine BOSSON est sans doute née en 1798, à Moustier. Fille d'Antoine Besson et Marie Achard, elle a trois frères et une soeur, à qui elle lèguera es biens par son testament rédigé en 1861 auprès de Maître Giraud à Valensole. Elle décède le 9 mars 1874 au domicile de Jules de Villeneuve à Valensole âgée de 76 ans.

Marie Besson et recensée comme Domestique au Château de la famille Villeneuve-Esclapon dans le recensement de la population de Valensole de 1836. Elle est alors âgée de 39 ans. Elle apparaît ensuite dans tous les recensements jsuqu'en 1872. Ell reste en effet employée dans la maison de Jules de Villeneuve. Ce dernier vit d'abord avec son père Hélion puis appoaraît seul en 1846 et en 1851, enfin avec sa femme et leurs cinq enfants à partir de 1856;

Marie Besson, seule les premières années, est ensuite aidée par de jeunes femmes embauchées  comme domestiques ou filles de chambre, au moment où Jules de Villeneuve est rejoint par sa femme et ses enfants. Un domestique homme apparâit également sur le recensement de 1861. Au total, Marie Besson reste 38 ans au service de la Famille Villeneuve-Esclapon.

Son histoire et le reflet de la situation classique des domestiques attachées au service quotidien de la noblesse ou de la bourgeoisie du XIXème siècle : une femme demeurée célibataire et ficèle au fil des années à la même famille. Probablement sous l'influence et les conseils de ses "maîtres". Elle a économisé à la fin de sa vie une somme d'argent assez importante pour une simple domestique. En revanche, elle accumule très peu de biens matériels du fait qu'elle vit au domicile de es employaurs : elle est logée, habillée, blanchie et nourrie par la famille De Villeneuve.

femmes au travail 2 011

 

Au XIXème siècle, la domesticité ne fait l'objet d'aucune réglementation du travail, contrairement à la législation qui se met progressivement en place dans le monde ouvrier en faveur des femmes. En effet, les embauches se font par le "bouche à oreille", par connaissance ou recommandation. Aucun contrat de travail ne lit la domestique à son employeur. Ce dernier fixe lui-même les conditions de travail. Ce n'est qu'au XXème siècle que ce métier fait l'objet d'une reconnaissance sociale qu'avec un accès à une protection sociale, suite aux réformes du travail.

Les domestiques se retrouvent essenctiellement dans les recensements de la plopulation des communes sous la dénomination domestqiue ou encore lingère, cuisinière et servente. En effet, ce son tles femmes qui occupent ces emplois de maison, aux hommes appartiennent les fonctions de cocher, voiturier, domestique, valet de chambre et jardinier.

Au XIXème siècle, les domestiques, généralement jeunes et célibataires, sont employées par des familles de la bourgoisie, petite ou moyenne, par des commerçants, quelques cultivateurs, au sein du clergé et dans les collèges et lycées.

Ces jeunes femmes font généralement leur carrière au service de la même famille. le célibat maque la condition de domestique : état transitoire avant le mariage  ou célibat définitif. La domestique est "attachée" à la famille et vit une vie de "servitude", peu compatible avec le mariage.

La domesciticté est alimentée par l'exode rural. Nombreuses sont les jeunes filles issues des campagnes à préférer l'état de domestique, où elles emblent retrouver le confort d'une cellule familliale. La main d'oeuvre dignoise est ainsi fortement alimentée par la population féminine des villages voisins : le Chaffaut, les Dourbes, Bras-D'Asse, Mézel, Courbons, Le Brusquet, Mallemoisson...

Au début du XXème siècle, on observe une baisse sensible de la domesticité. De plus en plus, les jeunes femmes s'orientent vers des emplois de cols blancs ou d'usine. A Digne, il est davantage question d'emplois dans le commerce et l'Administration.

Note des Archives départementales

Expo à la Veille ferme de Château-Arnoux, Février 2012

22 février 2012

LES PAYSANNES DES BASSES-ALPES

Panneau des paysannesLe département très rural que sont les Basses-Apes était constitué au XIXème et au début du XXème siècle d'une poplulation agricole fort importante. les exploitations agricoles à cette époque étaient l'affaire d'une famille et d'un foyer. En effet, l'homme ne travaillait jamais seul à la ferme, mais on constatait une très grande disparité quant à la répartition des tâches et des espaces dans le foyer : à l'homme les labours et la gestion de l'exploitation, à la femme étaient dévolus l'élevage, la basse cour et le potager. La première guerre mondiale et le départ des hommes au front ont transformé, durant un temps au moins, les femmes en chefs d'exploitation. Mais dans les faits, de nombreuses épouses d'agriculteurs ou de cultivateurs étaient agricultrices ou cultivatrices.

(Avez-vous lu le livre "Vie de paysanne" de Gérard Hayart- Edition Horwath. ?) je vous l'avais déjà présenté dans un de mes précédents articles.

Le Monde paysan ou les gens de la terre :

EXPO FEMMES AU TRAVAIL 025

Cette photo me plaît beaucoup: Jupe paysanne à raie -Grand tablier enveloppant, carraco à manches longues, coiffe et chapeau de paille avec ruban de velours, chaussures noires montantes. Costume authentique de la paysanne.

Ci-dessous les paysans foulent le blé :EXPO FEMMES AU TRAVAIL 024

LE MONDE PAYSAN

 

Toutes ces photos anciennes sont sous-verre, et il est très difficle de les prendre en photo car la lumière refflète.

Dommage. Mais je tenais quand même à vous les présenter.

UNE FEMME ET SES CHEVRES

 

Une paysanne qui aparemment est venue vendre ses chèvres

Cette photo est aussi intéressante au niveau du costume. Je remarque que les jupes sont assez longues. Celle-ci est également une jupe de paysanne à raies, un grand tablier à poches. et je remarque le caraco à manches longues à très large basque derrière, de couleur sombre unie.

Ci-dessous des femmes au lavoir :

Femmes au lavoir 19ème siècle

 

Le "Silence" des recensements sur les paysannes.

 

..."L'étude des rencensements de la population d'une commune rurale au XIXème et XXème siècles, de 1836 à 1936, est révélatrice du statut des paysannes de cette époque. Il faut s'intéresser pour ce faire à la colonne "Titres, qualifications, états, professions ou fonctions".

Les cultivatrices qui travaillent avec leur mari sont ainsi recensées en tant que "femme" dans la grande majorité des recensements. En 1836, elles n'apparaissent même pas en tant que leur "femme", seuls les hommes sont donc dotés d'une situation officielle sur les plans social et professionnel. Il n'y a qu'en 1851 que les cultivatrices sont inscrites en tant que "sa femme", même profession".

A partir de 1881, apparaissent dans les recensements deux nouvelles rubriques : la situation par apport au chef de ménage et la profession. Dans cette dernière colonne on observe systématiquement la mention "Néant" quand elle concerne l'épouse du cultivateur. 

Sur ce point de vue, les veuves sont les seules à apparaître puisqu'elles sont recensées en tant que "cultivatrice - chef de ménage". Lors des années 1861 et 1866, la dénomination est d'ailleurs notée au masculin.

La disparité des salaires.

Les rares documents d'archives publiques attestant des conditions de travail des paysannes sont des grilles de salaires qui font apparaître une nette disparité de revenus. A Valensole par exemple, en 1923 le salaire journalier d'un ouvrier agricole est de 12 francs en hiver et de 20 francs en été. Une ouvrière agricole reoit quant à elle 8 francs et 12 francs en été.

La casse des amandes employait uniquement des femmes. A Valensole en 1922, les femmes travaillaient 300 jours par an avec un salaire de 5 francs par jour, soit 1 500 francs par an. C'est le salaire le plus bas du milieu agricole.

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18 février 2012

TEMOIGNAGES DE FEMMES.......

Hier au soir dans la Salle voûtée de la ferme de font-Robert à Château-Arnoux, avait lieu le vernissage de l'exposition des Archives départementales sur "Les Femmes bas-alpines au travail". Soirée une fois de plus réussie. De nombreuses personnes étaient présentes. 

La première partie de cette soirée concernait des lectures d'archives sur les "Femmes en col blanc" par la Mobile Compagnie. Personnellement j'ai été très déçue par cette première partie, non par les lecteurs eux-mêmes qui ont très bien lu leurs textes, mais par le contenu qui en fait étaient plutôt des courriers officiels - plutôt que des témoignages - des Archives départementales, c'est bien le mot, très certainement récupérés en Préfecture, mais ne concernant que des fonctionnaires, et plus particulièrement le Ministère des Postes. 

Personnellement j'aurais préféré que l'on nous parle de la vie de ces femmes de la terre et de nos villages, de nos fabriques, nos aïeules, qui faisaient l'objet de l'expo photo, cette femme avec ses chèvres sur la place du marché, ces lavandières, ces femmes qui moissonnaient, ces nourrices, ces religieuses, ces infirmières. La majorité de nos femmes bas-alpines étaient loin d'être une majorité  de fonctionnaires.... enfin bref, c'est mon ressenti. Mais il en faut pour tous les goûts....et on ne pense pas tous pareil. Heureusement !

Par contre la deuxième partie a sauvé la mise et a été un grand moment d'émotion avec la lecture du témoignage de Mme BIBAL, qui a été un hommage à cette ouvière d'usine à Saint-Auban, que la plupart des personnes présentes connaissaient et qui est décédée il y a quelques semaines.

La troisième partie, plus vivante, a été le débat animé par Danièle KARNIEWICZ, qui nous a fait part de son expérience de travail en usine, au syndicat, dans un milieu d'hommes et ensuite dans les grandes instances à PARIS.

 Ci-dessous : photo "d'ouverture", Mot d'accueil du Président, Jacques DALCANT, Danièle KARNIEWICZ, Monsieur le Maire, Patrick MARTELLINI et le Directeur des Archives départementales.

 mot d'accueil

Les deux intervenants de la Mobile Compagnie.

MOBILE COMPAGNIECi-dessous, nos deux dames Cadres de l'usine, Danièle KARNIEWICZ qui était à Saint-Auban, Chef du Service Informatique et Comptabilité, Laura LAQUET Chef de Service du Lucovyl, et Mireille JOSELET, Secrétaire qui est passée de l'Infirmerie à la Direction et qui, elle, a fait toute sa carrière professionnelle à l'Usine de Saint-Auban.

TEMOIGNAGES DE FEMMES

Un grand merci à vous trois, pour votre gentillesse, votre simplicité, et d'être venues nous rejoindre.

 Ci-dessus un témoignage d'une dame qu'il m'arrive de croiser : Loulettte BALDANZI (je suis allée en classe avec sa fille)

Marie-Louise Arnoux est entrée au Laboratoire de contrôle en 1952 - elle avait 20 ans - La famille était originaire de Mézel. Elle s'était installée à Saint-Auban en 1938. "Mon père comme moi-même, mon frère et mes 2 soeurs, nous avons tous travaillé à l'usine. C'était cà, ou bien faire des ménages. Au début, c'était dur, le milieu du travail étair rude, l'ambiance suffocante. Comme jétais sérieuse, travailleuse, et appliquée, certains de mes camarades m'en voulaient un peu. C'était un milieu d'hommes et ils avaient les comportements en vogue à cette époque ! Les Contremaîtres nous formaient à notre travail "à la paillasse". Les cours à l'extérieur étaient rares. Après 1968 ? C'était peut-être encore pire ! Quand j'ai eu de la promotion et qu'on m'a passée Agent de Maîtrise, j'ai compris que certains hommes n'admettaient pas facilement d'être commandés par une femme. Enfin, jusqu'à ma mise à la retraite à 57 ans - pour cause d'exposition à des produits très dangereux, on a eu aussi des bons moments. Un souvenir marquant ? La mort du Général de Gaulle. Ce jour-là, j'ai été victime d'une brûlure à une jambe par une projection d'Acide Monochloracétique. Le produit le plus corrosif, le plus dangereux de l'usine. Six mois de soins!". 

 

Une vue de l'assistance :

L'assistance

La soirée s'est terminée autour d'un buffet...!

14 février 2012

FEMMES BAS-ALPINES AU TRAVAIL

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Comme le savent maintenant tous les visiteurs de mon blog, je suis Saint-Aubanaise de naissance et de coeur et donc bas-Alpine. Je suis la secrétaire adjointe de l'Association du Patrimoine de ma commune, membre de l'Association "Gavoutino", des "Amis de la Chapelle Saint-Jean" et également du "Coumitat dei Felibre bas-aupen" qui a son siège à Châtau-Arnoux, et je cotoie régulièrement les groupes folkloriques "traditionnels" du département. C'est dire, si je suis très attachée à mes racines et passionnée de notre culture et de nos traditions et en particulier du costume et la vie de nos aïeux.

 Vous pensez bien que dès je premier jour de l'exposition annoncée ci-dessus, je n'ai pas perdu de temps et je dois dire que j'ai passé trois bonnes heures à en prendre connaissance. Même si je trouve cette expo très impersonnelle et froide, alors que la Salle voûtée de la ferme est magnifique, je dois vous dire que les photos sont très belles et le travail de recherche intéressant. Je vous incite vivement à venir vous rendre compte par vous même.

Ci-dessous, une vue d'ensemble :

la salle voûtée

 La veille ferme

Les Archives départementales des Alpes de Haute-Provence présentent leur nouvelle exposition "Femmes bas-alpines au travail XIX-XXè siècles". Y sont abordés, par des textes d'archives et des photos le travail des paysannes, des domestiques, des ouvrières, mais aussi les métiers de la petite enfance -sages femmes et nourrices - des infirmières, des institutrices et également, des "Dames" buralistes, et des "Demoiselles" des postes et des Télégraphes en col blanc.

"A savoir : qu'à cette occasion, un livre "Traces de vies" a été réalisé par les Archives départementales. Il reprend non seulement les textes et illustrations présentés dans cette exposition "Femmes bas-alpines au travail", mais aussi ceux de l'exposition "Intinéraires de Bas-Alpins ordinaires". Cet ouvrage de 160 Pages richement illustré est en vente aux Archives départementales au pris de 15 €.

Je regrette qu'il n'y ait pas eu l'idée de faire quelques reconstitutions avec des costumes, cela aurait apporté un peu de couleur et de matière à cette expo. Notre paysanne ci-dessous à gauche est bien tristounette ...!

Pour toutes les personnes qui n'ont pas pu venir voir cette expo, je vais rédiger plusieurs articles, chacun ayant trait à un type de femme suivant les recherches effectuées par les Archives qui étaient mises à la disposition du public sur les grilles ( voir présentation sur la photo ci-dessus). Donc à suivre.

 

10 février 2012

Coup de coeur.... une mamée ..

Cet après-midi, une amie "mémé Jeanine" m'a montrée une carte postale qu'elle a reçue. je lui ai demandé de me la prêter pour la scanner. Je la partage avec vous car l'ai trouvée très belle. Je revois ma grand-mère au pied de son poêle ....L'intérieur était le même...Nostalgie....

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4 février 2012

LA COUPO SANTO

« La COUPO SANTO »

Hymne, mythe et symbole de la  Provence.

Par Miquèu BENEDETTO

Majoral du Félibrige

 (Miquèu, est un "livre vivant" capable de tenir son public pendant plus de 2 h 1/2. il nous l'a montré hier au soir. J'y ai pris quelques notes que je partage avec vous.)

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LA COUPO SANTO

Un mythe qui porte sur le Sacré.

Pour cela nous sommes remontés à la naissance de Frédéric MISTRAL, le 8 septembre 1830, à Maillane, dans les Bouches du Rhône. En 1839, Frédéric MISTRAL va à l'école primaire dans une école Catholique - Abbaye St Michel de Frigolet. 1841, il rentre au Collège d'Avignon. Il se pationne pour les langues mortes, la poésie. A cette époque il cotoie des personnes qui vont avoir une influence sur son avenir.

Le Professeur Charlaire : Républicain

M. Monnier, le Pénitent rouge

Le surveillant : Joseph ROMANILLE,le blanc. qui va devenir le compère inséparable de Mistral. Frédéric Mistral va évoluer avec toutes ces sensibilités religieuses et politiques qui se croisent. 1848, il rentre à la Faculté de Droit pour être Avocat.

Mistral a participé au mouvement des idées de son temps. Il était un partisan convaincu du Fédéralisme.

Miquèu nous a fait survoler sa vie d'alors :

- La Mejeanne

- Le dictionnaire d'Honnorat de la Foux d'Allos.

- Le café républicain de Brissac,

- Les Chambrettes : Frédéric Mistral rentre dans une de ces chambrettes : "La Marianne". (Mais ce n'est pas un Battant, il va très vite démissionner).

- Les Meneurs de l'Insurrection de 1851 du Var. 

Une petite incursion sur le personnage d'Antoine Fabre d'Olivet - 1767/1825 : Précurseur du Félibrige, qui est un Troubadour, (Poésie occitane 1803)

- Les vers dorés de Pythagore (1813)

- La langue hébraique restituée (1816)

Fondateur d'une secte à structure maçonnique où il y a rituel faisant appel au magnétisme.

Pour revenir à Frédéric Mistral, en 1852, il est avocat et fonde le Félibrige en 1854 au Château de Fontsegugne. Nous découvrons les 7 Primadié : Mistral, Roumanille, Brunet, Tavan, Aubanel, Giéra et Mathieu.

La mission du Félibrige : sauver le Provençal, à travers :

La Littérature, la poésie, l'almanach, le Journalisme, les chansons et le Théâtre.

C'est à ce moment là, qu'il publie "Mireio" (en 27 Traductions), avec la complicité d'Alphonse LAMARTINE qui lui présente Adolphe DUMAS  en 1858,

Dans le quarantième Entretiens : "Un nouvel Homère est né en Provence".

Le l8 septembre 1859, Mistral écrit à LAMARTINE :

"Je te consacre Mireille : c'est mon coeur et mon âme ; c'est la fleur de mes années ; c'est un raison de Crau qu'avec toutes ses feuilles t'offre un paysan".

Victor BALAGUER e li Catalan

 Lous despatriamen de 1866.

Les origines de la Coupo : 30 de juliet 1867

Victor BALAGUER est un poête. Il donne une philosophie particulière, mystique. Il connaît l'Histoire et c'est un orateur.

En 1867 en Catalogne un puissant mouvement fédéraliste se dresse contre l'Etat espagnol, il est conduit par Victor Balaguer, Jacinto Verdaguer, Milos y Fontals. Pendant quelques temps ces derniers sont déclarés indésirables en Espagne et la reine Isabelle II les exile.

C'est ainsi qu'en 1866, les catalans vont être exilés et Victor BALAGUER vient rencontrer Frédéric MISTRAL par l'intermédiaire de Jean BRUNET, fondateur du Félibrige aux côtés de Mistral, qui, lié à certains des exilés catalans, leur offre l'hospitalité des félibres provençaux. Les catalans passent quelques mois en terre provençale ......

C'est à ce moment là que Frédéric MISTRAL écrit "La Countesso"(1866).  La Countesso, c'est la Provence. (assez troublant). Il sort une deuxième oeuvre (plan pOlitique) :"Calendau"

Les catalans viennent d'apprendre qu'ils peuvent rentrer chez eux.

 

En remerciement de l'accueil fait à Avignon au poète  catalan Don Victor BALAGUER, expatrié pour cause politique et aussi  en témoignage de la fraternité qui, de tous temps, a rapproché la Catalogne et la Provence, les patriotes catalans et les amis de Balaguer ont envoyé au Félibrige un cadeau de grand prix. C'est une coupe d'argent adorablement ciselée.

 

Elle provient d'une souscription de 1800 signatures ; et a été commandée à Paris chez l'orfèvre Jarry, ce sont les évènements d'Espagne qui n'ont pas permis  de la fabriquer à Barcelone.

 

Voici la description de la Coupo : c'est une conque de forme antique, supportée par un palmier. Debout contre le tronc du palmier deux charmantes figurines se regardent, elles représentent comme deux sœurs la Catalogne et la Provence. La Provence a le bras droit autour du cou de son amie, pour lui marquer son amitié ; la Catalogne met la main droite à son cœur et semble dire merci. 

 

C'est une coupe admirablement réussie, ciselée par le sculpteur Fulconis d'Avignon, qui  honnore doublement l'artiste, devons-nous  dire, car lorsque Fulconis, à qui le travail avait été  commandé (il habitait à Paris à l'époque), apprit  la destination patriotique de l'objet, refusa le paiement de sa main-d'œuvre, et généreusement donna son art divin à l'idée poétique  et  nationale.

 

Aux pieds des deux  figurines vêtues d'une toge latine  et le sein nu, se trouve un écusson aux armoiries qui la désignent.

  

Autour de la conque  et  au dehors, écrit sur une bande tréssée avec du laurier peut se lire l'inscription suivante:

  

" Souvenir offert par les patriotes catalans aux félibres provençaux pour l'hospitalité donnée au poète catalan Victor Balaguer. 1867 ".

  

Sur le piedestal sont finement gravées les inscriptions suivantes:

 

" Elle est morte, disent-ils,                         "Ah!  s'il  savaient  m' entendre!

  Mais je crois qu'elle est vivante "              Ah!  s'ils  voulaient  me  suivre! " 

   V.  Balaguer                                               F. Mistral

 

La Coupo Santo

 

Au mois d'août les catalans sont invités par les félibres provençaux ; un grand banquet se déroule à Font-Ségugne, C'est au cours de ce repas que les catalans, offrent une coupe en argent aux félibres. Mistral prévenu de ce cadeau compose "la Cansoun de la Coupo". Elle contient 7 couplets de 4 vers et un refrain de 5 vers.

Mistral croyait avoir composé cette Cansoun sur l'air de "Guihame, Tòni, Pèire" un noël de Saboly (noëlliste comtadin du XVIIème s.), des recherches ultérieures ont permis de savoir que le noël est d'un certain frère Sérapion (XVIIème s.) sans qu'on soit sûr que la musique soit de ce même frère.

La Cansoun de la Coupo, appelée couramment :"la Coupo Santo" est devenue l'hymne national des provençaux.

Lors du banquet de 1867, tous les participants avaient bu un peu de Chateauneuf du Pape dans la Coupo.

En temps normal la Coupo est conservée dans un coffre, traditionnellement elle "sort" au moins une fois l'an au moment de la Santo Estello (fête annuelle des félibres se déroulant pour Pentecôte dans une grande ville du pays d'Oc). A la fin du banquet de la Santo Estello, le Capoulié du Felibrige prononce un discours puis boit à la Coupo (du vin de Chateauneuf du Pape). Ensuite tous les félibres peuvent boire aussi à la Coupo.

La Cansoun de la Coupo se chante le plus souvent à la fin d'une manisfestation provençale. Habituellement on chante les couplets 1, 2 et 7, encore que certains aiment remplacer le couplet 2 par le troisième …. Le dernier couplet se chante un peu plus lentement et solennellement ;  pour chanter ce dernier couplet on se lève, encore que certains chantent la totalité de la Coupo Santo debout (c'est un hymne national …!), les hommes se découvrent. Au dernier couplet aussi, les hommes se découvrent.

 

LA COUPO   LA COUPE
Prouvençau, veici la coupo   Provençaux, voici la coupe
Que nous vèn di Catalan :   Qui nous vient des Catalans :
A-de-rèng beguen en troupo   Tour à tour buvons ensemble
Lou vin pur de noste plant !   Le vin pur de notre cru.
Coupo santo   Coupe sainte
E versanto,   Et débordante,
Vuejo à plen bord,   Verse à pleins bords,
Vuejo abord   Verse à flots 
Lis estrambord   Les enthousiasmes
E l’enavans di fort !   Et l’énergie des forts !
D’un vièi pople fièr e libre   D’un ancien peuple fier et libre
Sian bessai la finicioun ;   Nous sommes peut-être la fin ;
E, se toumbon li Felibre,   Et, si les Félibres tombent,

Toumbara nosto nacioun.

  Tombera notre nation.
D’uno raço que regreio   D’une race qui regerme
Sian bessai li proumié gréu ;   Peut-être sommes-nous les premiers jets ;
Sian bessai de la patrìo   De la patrie, peut-être, nous sommes

Li cepoun emai li priéu.

  Les piliers et les chefs.
Vuejo-nous lis esperanço   Verse-nous les espérances
E li raive dóu jouvènt,   Et les rêves de la jeunesse,
Dóu passat la remembranço   Le souvenir du passé

E la fe dins l’an que vèn.

  Et la foi dans l’an qui vient.
Vuejo-nous la couneissènço   Verse-nous la connaissance
Dóu Verai emai dóu Bèu,   Du Vrai comme du Beau
E lis àuti jouïssènço   Et les hautes jouissances
Que se trufon dóu toumbèu.   Qui se rient de la tombe.

Vuejo-nous la Pouësìo

  Verse-nous la poésie
Pèr canta tout ço que viéu,   Pour chanter tout ce qui vit,
Car es elo l’ambrousio   Car c’est elle l’ambroisie

Que tremudo l’ome en diéu.

 

  Qui transforme l’homme en Dieu.
Pèr la glòri dóu terraire   Pour la gloire du pays
Vautre enfin que sias counsènt,   Vous enfin nos complices,
Catalan, de liuen, o fraire,   Catalans, de loin, ô frères,
Coumunien tóutis ensèn !   Tous ensemble communions !

En 1877 les félibres provençaux invités en Catalogne ont offert à leur tour une Coupo aux catalans : La Coupo prouvençalo". Celle-ci a été cachée de 1939 (chute de la Catalogne) à 1974 (mort de Franco). Elle est conservée à la Generalitat de Catalogne à Barcelone.

 

La Prouvènço, terro sacrado. Miquèu nous rappelle également la venue du Saint Graal en Provence. C'est un passage fort intéressant, mais je ne peux tout vous raconter, et connaissez-vous la "coupo dou Rei Reiné", une coupe de cristal ?

Vraiment très intéressante cette conférence ! Ce n'est pas la première fois que j'écoute les explications de Miquèu, mais à chaque fois j'en apprends un peu plus. Il nous a non seulement conté l'histoire de la Coupo, mais il nous a également présenté l'objet et "la géométrie sacrée de la Coupo" respectée par Guillaume de Fulconis.

Pour terminer, notre Majoral, Miquèu Bénédetto nous a lu un Hommage de Louis Guillaume à Victor Ballaguer.

Merci Miquèu ! et Merci aux organisateurs pour cette soirée.

Pour plus de détails sur Louis Guillaume Fulconis, le créateur de la Coupo, son temps et ses amis, on peut se reporter au site : www.fulconis.com

 

3 février 2012

LA FETE DE LA TRUFFE A ORAISON

DIMANCHE Les Fileuses d'Oraison seront présentes à la Fête de la Truffe.

 Rendez-vous à 10 h 00.

Après avoir fêté l’amande en octobre dernier, Oraison a le plaisir et l’honneur

d’accueillir les 4 et 5 Février prochain : la Fête de la Truffe.

Cette manifestation de prestige, qui va mettre un week-end durant

notre commune provençale sous les feux de la rampe,

va aussi conforter notre cité comme un des centres incontournables

du pôle saveurs et senteurs.

Oraison, « petite ville à la campagne »,

se reconnait pleinement dans les symboles que véhicule cette pépite de la nature :

authenticité, raffinement, rareté, gastronomie, convivialité, qualité de vie…..

Plantez un petit chêne truffier mycorhizé en flanc de colline de la vallée du

Rancure, non loin de l’impétueuse Durance, inondez le de soleil durant 300 jours

par an sous un ciel bleu acier, parfumez le des senteurs de la garrigue

environnante et faites lui écouter le chant des cigales.

Dans ce contexte éminemment privilégié on peut aisément comprendre que

« l’or noir de Provence » n’ait rien à envier à son cousin du Périgord !

Je me félicite que l’association des trufficulteurs des Alpes de Haute Provence ait

choisi cette année Oraison et suis convaincu que cet évènement populaire

connaitra le succès qu’il mérite.

Je vous donne rendez vous les 4 et 5 Février 2012 :

l’office de tourisme, les commerces et les services municipaux d’Oraison se mettront

en quatre pour vous accueillir chaleureusement.

Michel VITTENET, Maire d’Oraison

La Fête de la Truffe est organisée par l’Association des Trufficulteurs des Alpes de

Haute-Provence avec la participation de la Ville d’Oraison.

Ville d’ORAISON

Imprimerie

 

Impression 04 - Oraison

Grand Repas

Truffé

Marché

aux Truffes

Travail des chiens et

des cochons Truffiers

Démonstration

Fete%20de%20la%20truffe[1]

3 février 2012

La Saint Blaise - Et si on parlait de CARNAVAL !

Et oui nous sommes au temps du "Carnaval", temps destiné aux divertissements, depuis le jour des Rois jusqu'au Mercredi des Cendres.

Mais je ne vais pas répéter ce que certaines de mes amies blogueuses ont déjà très bien expliqué sur leur blog.

Je vous invite à rendre visite à :

http://garibondy.over-blog.com

 

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