30 août 2011

Costumes de Provence en fête

Le Conservatoire du Costume Comtadin organise tous les 2 ans une fête du costume, qui a lieu cette année, le 11 septembre. Avec défilés de costumes à 11h et 15h30 et marché aux tissus anciens (10h-18h). Costume Provencal en Fête

Tous les costumes sont soit anciens, soit réalisés d'après des modèles anciens, cousus entièrement à la main, et le choix des étoffes respecte au mieux les modèles originaux.

La Cabiscole du Rode Osco Manosco a vérifié mon costume, elle présentera mon costume de Paysanne de Haute-Provence

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03 avril 2011

VIDE GRENIER A LA PROVENCALE ....

Article paru dans la Provence de ce jour :ScannedImage

 

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02 avril 2011

VIDE "GARDO-RAUBO" à MANOSQUE ce Samedi 2 avril

Coucou les filles ! Ce matin j'étais à Manosque...

Aujourd'hui, Le Rode Osco Manosco a organisé

un vide-grenier et vide "GARDO-RAUBO"2134107235_1_1_

 de pièces de costume provençal

à la Maison des associations (Bd du temps perdu)

dès 9 h 00 ce matin nous étions toutes en place et mes collègues ont dû rester jusqu'à 18 H 00

Mais pour ma part à 13 h 00, je suis rentrée car aujourd'hui, je peux dire que j'ai fait des affaires.

J'ai vendu tout mon stock de coiffes, deux fiches brodés blancs qui ont eu un succès fou.

 (J'en ai même deux en commande) , une jupe paysanne enfant avec tablier et coiffe plate assortie. Je n'aurais jamais crû que cela marche aussi bien. Il ne me reste plus qu'à me remettre au travail.... et j'ai fait aussi quelques achats.

J'ai trouvé enfin un caraco à ma taille et en harmonie avec ma jupe. Comment le trouvez-vous ?

Regardez le montage à la taille... J'ai soulevé la basque pour vous faire voir.

 caraco_manches_longues___basque

un fichu paysan pour mettre avec jupe à raies rouges,

Une coiffe paysanne à courduro, le montage plissé devant me plaisait bien, mais dommage je n'avais pas de glace pour bien voir, et je trouve que le fond est un peu trop ample, mais ce n'est pas grave, je la revendrai la prochaine fois si je vois que je ne la mets pas.

Une paire de mitaine rebrodée sympas aussi.

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et pour finir un petit béguin qui me manquait pour ce poupon.

 

 Manteau_de_bapt_me

Regardez au passage ce beau manteau de baptême qu'une dame de Riez m'avait fait cadeau.

J'ai eu la surprise, très agréable ce matin, de voir arriver deux de mes amies blogueuses :Cécile (Alias GARIBONDY) qui était montée de la côte ainsi que sa frangine, Fabienne. (vous pouvez les retrouver dans mes liens) Je crois que Cécile a fait aussi l'achat d'un caraco. Peut-être qu'elle nous le présentera sur son blog. Je les remercie d'être venues jusqu'à Manosque. Je les embrasse toutes les deux. A très bientôt de nous rencontrer en Costume. Peut-être ???

 

29 juillet 2010

Mes Cadeaux de la semaine. MERCI !!

Deux personnes ont pensé à moi cette semaine. je les remercie chaleureusement. Ces pièces viennent compléter ma collection.

Pour commencer, une dame âgée connaît ma passion pour les pièces de costume. Elle sait que j'en prends soin et que je les mets en valeur chaque fois que l'occasion m'est donnée. Je vous présente ces deux coiffes qui étaient portées à PEYRUIS : Elles sont authentiques.

Coiffe___demi_courduro_en_mousseline_brod_e_avec_un_rang_de_dentelle_tuyaut_e

Coiffe à demi-courduro toute brodée - un rang de dentelle tuyautée

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.

Vue du montage de la seconde coiffe.

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Fond de coiffre trés travaillé - petits plis et broderie faits main.

Trois rangs de tuyautage sur le dessus de la tête. Je ne vais pas manquer d'envoyer un petit mot de remerciements à cette gentille mémé de Peyruis qui m'a fait porter ce petit paquet..Trois_rangs_de__sur_le_dessus_de_la_passe_devant

Coiffe_2

Autre cadeau qui me vient du village de Château-Arnoux. Un dame à vendu sa maison et a vidé ses tiroirs. Deux chemises ayant appartenu à la même personne, ainsi que deux culottes (pisse-vite)

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D'habitude les cols de chemises sont brodés, mais ceux là ont été crochetés. à moins qu'elles n'aient été restaurées ???? .....,

chemises_3Encore une fois merci !

02 mars 2010

Coiffes du RODE OSCO MANOSCO, des "FIELLOUE D'AURESOUN", de PARLAREN LIS AUP ...

Pour les amatrices de broderies et dentelles anciennes, de coiffes provençales, je vous montre ci-dessous, de très jolies coiffes portées par le groupe du Rode OSCO MANOSCO samedi soir. De vraies merveilles ! Je vous laisse admirer .....

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Les "Fileuses d'Oraison" ne passaient pas inaperçues non plus.

A gauche ci-dessous, la Présidente : Colette BEAUDUN porte une coiffe autehntique, 2ème moitié du 19ème siècle, c'est la coiffe d'Oraison,

à droite c'est une très belle reconstitution de la coiffe battant l'oeil de Forcalquier :

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Ici, en grande conversation avec un Monsieur ....

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que je leur prête juste pour "un brin de causette" !!!

et ci-dessous, trois autres charmantes dames :

Au milieu, Eliane MICHEL, Présidente de PARLAREN LIS AUP d'Aubignosc :

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Merci pour vos commentaires.

Garibondy, tu as raison la coiffe de la Mitrone est bien spécifique, la voici en photo :

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J'ai déjà fait un article à son sujet le 5 juin 2009. Tu le retrouves, dans la catégorie :

"Costume provençal"

avec le titre : "A propos de la Mitrone : Coiffe de Manosque.

J'attends ton avis sur cet article. Bises.



11 décembre 2009

LE VETEMENT EN HAUTE PROVENCE DE 1830 à 1920

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UN OUVRAGE A VOUS PROCURER ABSOLUMENT

PLANNING des prochaines sorties/projets 2010A tous les amateurs du costume provençal : je vous informe que nous avons à présent un ouvrage de 192 pages, trés richement illustré, sur le vêtement en Haute-Provence (1830/1920).

Ce livre fait suite à l'exposition réalisée l'année dernière à SISTERON par Eliane MICHEL. Je vous invite à vous le procurer car il est trés interressant. Bulletin de souscription ci-joint.

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Je viens de le recevoir et d'en prendre connaissance.

C'est un bel ouvrage de référence qui nous manquait.

Première partie :

  Présentation du terroir bas-alpin avec ses difficultés de circuler, les textiles, les outils et les métiers.

Deuxième partie :

- Le vêtement féminin : des costumes de la vallée de la Durance et de la vallée de l'Ubaye.

- Le vêtement masculin : Le berger, le charretier ou muletier, le maquignon ...

- Le Vêtement de ville.

- La robe de mariée

- Les vêtements d'enfants

- Les chaussures

- Les bijoux

Je ne peux résister à attirer votre attention sur les bijoux, car comme le dit Eliane MICHEL : "en ce domaine, nous n'avons eu aucune influence extérieure : grâce à l'ingéniosité et au savoir faire d'un bijoutier dignois, les Basses-Alpes ont leur bijou : les bijoux en pierre ou étoiles de Saint-Vincent.

Etoiles noires dites pentacrines, elle sont montées sur or, le plus souvent sur argent pour parer les femmes et les fillettes (cadeaux de première communion) aussi bien que les hommes.

Ces étoiles noires sont des fossiles marins à l'apprence de lys de mer.

Mais je ne vais pas tout vous raconter pour vous donner envie d'en savoir plus en vous procurant cet ouvrage ....!!! BRAVO ELIANE ET MERCI.

Je reprends sa conclusion :

"Tout comme les petits santons, les vêtements et accessoires présentés ont réintégré leurs cartons. Que vont-ils devenir ? Qu'en restera -t-il dans quelques années ?

Dans le vaste chantier de la réhabilitation de notre patrimoine, ils font figure de parents pauvres et n'intéressent pas ou peu les hautes instances. Pourtant ils ont leur place.

Faisons un rêve : une magnifique structure départementale, bien située géographiquement où seraient regroupés, conservés, échangés, exposés selont des thèmes, les différents domaines du patrimoine bas-alpin ... une structure pilote !. Un jour, peut-être ....

Plus modeste qu'Eliane, je ne rêve pas au niveau départemental, mais c'est exactement le voeu que je formule personnellement au sein de mon Association du Patrimoine de Château-Arnoux/Saint-Auban, mon rêve à moi : avoir un local  sur la commune pour exposer mes pièces personnelles, que de nombreuses personnes m'ont fait don. Mais c'est trés dur d'arriver à sensibiliser et faire bouger les élus. Ma soeur formule le même projet que moi dans le petit village d'Upaix (05). Elle voudrait obtenir de la municipalité une vielle maison en pierre du village pour reconstituer un intérieur authentique. Cette idée suit son bonhomme de chemin et les portes ne sont pas fermées. Si son projet se réalise avant le mien, mes pièces seront exposées à UPAIX, le village de mon berceau famillial.

Suite à notre bugade, cet été au lavoir restauré, l'association a obtenu un local avec baie vitrée pour poursuivre l'exposition qui a été visitée jusqu'à ce jour. C'est un premier pas. Pour cette fin d'année le décor a changé, les villageois sont entrain de découvrir, une crèche avec toutes les traditions provençales et en arrière plan une table avec les treize desserts.

vous pouvez faire connaissance avec UPAIX :

http://castrumdeupaysio.canalblog.com

ci-dessous, les bijoux que je porte avec mon costume de bastidane ou d'artisane.

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22 novembre 2009

ROBE D'ANGE POUR CRECHE VIVANTE

Bientôt la nuit de "NOUVE" :

Nuit miraculeuse, avec ses crèches vivantes,

Certaines personnes me contactent pour me demander des conseils sur la confection des costumes,

comme Sandrine des Pyrénées Orientales, ce matin.

Le message précédent, je vous ai montré un caraco chaud pour ma mémé au fagot.

Aujourd'hui je confectionne une nouvelle robe d'ange.

Je vous montre les pièces détachées sur lequelles je travaille depuis hier.

Montage_de_la_jupe

J'ai acheté un genre de coton satiné qui ressemble à une doublure épaisse. je prends une largeur qui correspond à deux hauteurs de l'enfant, ce tissu étant trés léger et glissant, je découpe un morceau identique dans un coton blanc ou un vieux drap qui me sert de doublure. Je fronce les deux morceaux en même temps jusqu'à ce que j'arrive à mon tour de taille. Je découpe une bande de 5 cm qui correspond à mon tour de taille et qui va me servir de ceinture pour maintenir toutes mes fronces. Je pose ma bande à l'envers je la fixe, et je la retourne sur l'envers de la jupe Après avoir faufilé, je pique le tout, ce qui me donne une ceinture de 2 cm 1/2 en laissant une petite fente au dos. Je fais un petit rentré de chaque côté et je pique les bords de la fente.

Je découpe à présent le haut de la robe, comme ci-dessous :

Un devant suivant mes mesures et deux morceaux identiques pour le dos :

d_coupe_de_deux_morceaux_identiques_pour_le_dos

 

      

D_coupe_du_devant

A chaque fois, je découpe un dessus, un dessous en même temps et je les surfile ensemble.

Je découpe deux manches identiques :

D_coupe_de_deux_manches_identiques

J'assemble le tout et je fais un essayage pour voir si je dois faire des pinces supplémentaires sur le corsage et si je dois dois faire un peu plus de rentré sur les côtés. Puis je pique le haut sur la ceinture de ma jupe. La robe est terminée faire l'ourlet au bout des manches, l'ourlet du bas de la jupe. Piquer une dentelle au bas de la doublure en coton qui constitue un jupon.

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Une_robe_finie

UNE VUE DE LA ROBE FINIE

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Ce qui donne un beau petit ange pour notre Messe de Noël,

Qu'en pensez-vous ?? Ci-dessus cette crèche étant en extérieur dans une grange ouverte, et la nuit étant trés froide, notre petit ange avait revêtu un gilet de fourrure blanche, un bonnet de laine mohair blanche avec une guirlande brillante cousue autour, des moufles de laine blanche.

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Ci-dessus l'entrée des anges dans l'église à Noël dernier,

notre petit ange a retiré son gilet, enlevé son bonnet de laine

et l'a remplacé par une couronne de plumes.

A vous de jouer, certaines paroisses, comme à Saint-Rémy entre autres, utilisent pour la pastorale des aubes, mais le résultat est loin d'être le même. Il en est de même pour les ailes, on peut les faire en carton, mais j'ai trouvé des ailes en plumes à Maisons du Monde elles sont fixées avec un élastic autour des épaules.

C'est l'ange "Bouffaréou"

qui raconte les nombreux miracles auxquels il assiste

lors de cette nuit extraordinaire.

Trois anges sont venus ce soir

Trois anges sont venus ce soir

M'apporter de bien belles choses

L'un d'eux avait un encensoir

L'autre avait un chapeau de roses

Et le troisième avait en mains

Une robe toute fleurie

De perles d'or et de jasmin

Comme en a Madame Marie

Noël, Noël, nous venons du ciel

T'apporter ce que tu désires

Car le Bon Dieu au fond du ciel bleu

Est chagrin lorsque tu soupires

Veux-tu le bel encensoir d'or

Ou la rose éclose en couronne

Veux-tu la robe ou bien encore

Un collier où l'argent fleuronne

Veux-tu des fruits du Paradis

Ou du blé des célestes granges

Où comme les bergers jadis

Veux-tu voir Jésus dans ses langes

Noël, Noël, retournez au ciel

Mes beaux anges à l'instant même

Dans le ciel bleu, demandez à Dieu

Le bonheur pour celui que j'aime.


Augusta HOLMÈS

17 novembre 2009

Préparation de la Crèche vivante

Nous allons rentrer dans le temps de l'Avent, le moment est venu de préparer "NOUVE" avec ses traditions. Je vous ai déjà parlé de la crèche avec les santons, mais chez nous en Provence, pour la Messe de Noël, dans de nombreux endroits, nous préparons aussi une crèche vivante avec les enfants, ce qui représente un énorme travail, mais quelle joie de participer à cette célébration qui revêt un éclat particulier.

Le plus dur est de motiver les parents et de trouver un nombre d'enfants assez conséquent pour animer cette messe de Noël qui est célébrée spécialement pour eux le 24 décembre à 18 H 00. Depuis huit ans déjà, je m'atèle à cette tâche, les volontaires ne se bousculent pas au portillon. J'ai donc commencé à inscrire les enfants qui seront présents à cette messe et j'ai ressorti les costumes de leur housse afin de faire des essayages, pour les retouches à faire et voir s'il faut en confectionner de nouveaux. Car chaque année, si les personnages principaux de la crèche ne changent pas, j'essaie de présenter quelques nouveaux personnages aux fidèles : une fileuse, une dentellière, et cette année j'ai prévu au tableau :

-  "La Bouscatiero" : la femme au fagot.

Mais il me manquait un caraco pour cette petite mémé, j'y ai consacré deux après-midi. Je vous présente le résultat. Je tiens à préciser, que ce n'est pas Carnaval, tout comme le font les santonniers, j'essaie d'effectuer ces costumes dans la pure tradition provençale, et de la façon la plus authentique possible.

Vous remarquerez la découpe du caraco au dos avec la couture des épaules sur l'arrière. la basque plissée sur le bas du caraco et le col semblable, la doublure de coton imprimé d'un semis de petites fleurs.

Une petite fille m'a fait part de son désir de faire l'ange. Dimanche sur le marché j'ai eu la chance de trouver un morceau de tissu que convenait pour cette robe d'ange. Demain, je vais donc entreprendre la confection d'une nouvelle robe d'ange. (J'en suis à ma troisième) !

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caraco_vue_de_devant

A SUIVRE !!!!!!Doublure_int_rieure

05 juin 2009

Costume de Haute-Provence

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En complément à mon article du 18 mai, si vous venez à GANAGOBIE Dimanche prochain, vous découvrirez les costumes que l'on porte dans la région de Manosque, ce sont ceux portés par le "Rode Osco Manosco", "Lei Fiéllouë d'Auresoun", ou "Lei Dansaire de Sant Dounat" de Montfort.

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Deux artisanes de Manosque, celle de droite porte un cotillon piqué avec petit tablier de Manosque et la coiffe de la Mitrone. Celle de gauche une jupe d'indienne, un tablier plus large, Toutes deux un corset de velours noir. Gros plan des deux coiffes ci-dessous.

Coiffe_du_terroir_de_Manosque                        Coiffe_de_la_mitrone___MANOSQUE

                  une coiffe à gauto                       Coiffe de "La Mitrone"

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Trois Bastidanes de Manosque. Elles portent une robe en deux pièces : jupe indépendante, (c'est l'ancêtre de la Robe) avec un caraco à manche de même étoffe. elle compose une tenue de bastidane trés jolie. Le montage à plis canons, un faux ourlet la borde, Un passant au milieu du dos sert à le maintenir au corsage (bricole).  Coiffes de dentelles et fichus de mousseline brodés blanc

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A gauche un costume de Manosque, à droite une bastidane de Montfort. 

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Toujours des costumes d'artisanes avec le groupe d'Oraison, jupes à plis canon d'indienne, à droite corset de piqué blanc

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Détail de la coiffe d'Oraison

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Toujours deux costumes d'artisanes à droite avec le groupe de Montfort, (remarquez la coiffe de droite, c'est également une coiffe de mitrone, identique à celle de Manosque ci-dessus) A croire que le costume d'Artisane plaît beaucoup. C'est vrai que dans nos petites bourgades telles que Manosque, Sisteron ou Digne, il y avait , à l'époque, pas mal de petits artisans qui tenaient leur échope. Mais ici chez nous en Haute-Provence, dans nos campagnes, c'était surtout le costume paysan qui était porté.

A gauche, vous avez un costume de paysanne, C'est le costume provençal dit "de moisson"

Le costume, dit "de moisson" par les groupes folkloriques, était tout simplement la tenue journalière d'été des femmes accomplissant un travail domestique : ménage, traite des vaches, s'occuper de la basse-cour, ramasser les pommes-de-terre, les légumes, cueillir les fruits, moissonner.

Après une chemise de toile rustique à liste ou à coulisse, dont elles retroussaient les manches jusqu'aux coudes, les femmes ajustaient un corset de piqué ou de toile forte, blanc ou de couleur, qui leur protégeait la poitrine. Ce corset supportait les deux ou trois jupons ordinaires, tous resserrés à la taille par des godrons réguliers maintenus par une grosse attache qui coulissait sur le devant où elle se nouait.

Le jupon de dessus généralement en couleur ou rayé était recouvert par un immense tablier de coton l'enveloppant presque entièrement.

Elles posaient sur leur épaules un mouchoir de cou (susarèu).

Les cheveux étaient abrités de la poussière - à l'époque on ne se lavait pas la tête tous les jours- par une coiffe simple de coton, de toile, en piqué, blanche ou de couleur.

Les jambes étaient protégées par des bas tricotés avec tous les bouts de fils de coton ou de vieux bas blancs quelquefois largement reprisés, leurs pieds chaussés de sabots ou de galoches.

L'été pour travailler en plein soleil, dans les champs elles s'abritaient d'un large chapeau de paille

Simone Nougier - février 1994 -

Supplément au "Vesti prouvençau"

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Ici nos paysannes vont faire la bugade au lavoir :

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UPAIX JUILLET 2009

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Li couifo de n'Auto Prouvènço

A propos de la "Mitrone", coiffe de Manosque

La Bible nous apprend que ce sont les femmes qui pétrissaient et faisaient cuire le pain. En Grèce, à Rome, les étrennes n'étaient rien d'autre que des galettes, gâteaux que les femmes échangeaint entre-elles, chacune rivalisant de faire mieux que l'autre.

Selon, Mademoiselle Bus, Présidente du "Rode Osco Manosco", à une certaine période de la vie manosquine, les femmes durent remplacer, au fournil, les mitrons. Nous n'avions jusqu'ici aucun renseignement précis sur cette période et sur la présence des femmes au fournil.

Camille Arnaud rapporte, en 1875, dans son "Histoire de la Viguerie de Forcalquier", que de tout temps à Manosque le commece de la boulangerie a été réglementé et qu'au commencement du XIIIe siècle, il n'y avait pas de boulanger en titre. Le pain était fabriqué par des gens habilités pour cela et vendu par l'intermédiaire de manganiers ou manganières sorte de commerçants ne se mêlant pas de la fabrication.

En 1247, suite au manque de boulangers de métier, on appelle des volontaires pour cuire le pain. Selon un document du Clavaire, 38 femmes prêtèrent serment, sur les Evangiles devant les prêtres des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de fabriquer du pain vénal de bonne qualité et de n'en retirer qu'un bénéfice de deux deniers par setier de blé converti en pain, plus le son, déduction faite des dépenses qui comprenaient notamment le droit de fournage exité par l'Hôpital propriétaire des fours, car tous les vassaux et habitants relevant de cet Ordre étaient obligés de cuire dans leurs fours banaux.

En 1340, une ordonnance du commandeur, (des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de Manosque), rappelle que les femmes ont le monopole de la vente du pain.

Le 12 octobre 1400, un mandemebnt de l'Ordre confirme l'obligation de cuisson dans ses fours ce qui apporte le fait qu'existaient d'autres fours privés qui avaient un préposé, homme ou femme, appelé "Mandroun" ou Mandrouno" chargé d'avertir la population de la chauffe du four.

Certainement ces femmes fabricant le pain se devaient de porter une coiffe pour les nécessités et commodités de travail comme l'ont fait et le font toujours les mitrons. Coiffe simple et pratique de grosse toile qui a dû petit à petit prendre la forme de "Coiffe à gauto" dont la passe enserrant les joues empêchait la farine de voler sur les cheveux et la chûte des cheveux dans la farine.

Cette coiffe, à quelques détails près se retrouve dans toute la Provence où elle apparut vers 1835 d'après Mlle Marcel Drutel (Le Costume en Provence - Plaquette 1974)

A Manosque le nom de "Mitrone" reste attaché à cette coiffe "à gauto." Elle fut remise à l'honneur par Mlle BUS, en 1932, lors des fêtes du Costume Alpin et portée par le "Rode Osco Manosco" dès sa fondation en 1935.

Ces fêtes annuelles du costume avaient pris naissance dans les Basses-Alpes, en 1926, sur l'initiative de Marcel Provence.

La "Mitrone" primitivement en toile, fut alors réalisée en mousseline, linon, avec des dentelles plus fines pour accompagner des tenues plus habillées (patron, explications : page 120/121 du "Vesti Prouvençau"

Simone NOUGIER

A propos de coiffe :

M. Alfred LESCURE à reproduit dans son recueil de nombreux "fonds de Bonnets" tirés de sa célèbre collection du commencement du siècle.

C. ESTRADE dans son introduction dit  : "que le bonnet ordinaire composé d'un fond rond, d'une passe plissée posée devant et d'une coulisse serrant la tête est beaucoup plus ancien, mais c'est surtout à partir du XIXe siècle qu'il s'et enrichi de broderies sur tulle ou sur toile de lin trés fine.

A cette époque, chaque province avait son costume caractéristique dont nous retrouvons encore les modèles primitifs en Bretagne, dans le Dauphiné, le pays d'Arles, le Comté de Nice, L'Auvergne, l'Alsace, et moi j'ajouterais Marseille.

Les bonnets dont les fonds et les passes sont repoduits dans l'ouvrage de M. LESCURE proviennent surtout de la Beauce, du Loriet, du Poitou, de la Sarthe, de la Creuse.

Moi, j'ai la chance de vous présenter ci-desssous, quatre fonds de coiffe de MARSEILLE mais ayant pu être portées certainement par de riches bastidanes de la Vallée de la Durance.

Ce sont des coiffes de fête brodées au tambour avec du fil blanc, sur linon ou batiste. On y retrouve presque tous les points connus, depuis les plus simples lancés jusqu'au fils tirés et coupés. Ces broderies sont bien souvent l'oeuvre de la bastidane ou de l'artisane qui porta la coiffe, ainsi s'expliquent les différences de finesse d'exécution et de dessin.

Les motis sont presque toujours tirés des fleurs du pays : rose, églantine, oeillet, liseron, margurerite, bleuet et coquelicot se rencontrent à peine stylisés et souvent mêlés à des noeuds de rubans, des épis de blé, d'orge, de lierre ou de la vigne, très rarement des oiseaux.

L'ornement géométrique est aussi peu répandu et le scomposition où il figure seul n'ont pas la grâce et la fégèreté des semis, des bouquets ou des gerbes dont les feleurs harmonieusement groupées offrent des images d'un charme trés caractéritique."

Recueil de M. Alfred LESCURE

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18 mai 2009

Présentation du Costume de Haute-Provence

PLANNING des prochaines sorties/projets 2010

Je vous ai déjà décrit succintement les différentes pièces d'un costume, aujourd'hui, je prends un peu de temps pour vous en dire un peu plus.

Avant d'étudier un costume, il faut connaître sa situation géographique, son histoire, l'environnement et les conditions de vie des gens qui le portent.

Ce sont les souvenirs de mes grands-parents et les réflexions de certaines personnes qui m'ont poussée à rechercher et découvrir auprès de personnes passionnées et dans les livres un peu de l'histoire des tissus et du costume. J'ai toujours envie d'en savoir d'avantage...

Notre Pays : la Provence se divise en deux : il faut faire la différence entre la basse Provence et la haute Provence, au-delà de la limite des Oliviers.

Notre Provence est une région de contrastes, qui rime avec soleil et ciel bleu, mais le climat est parfois rude.

Il a fallu que nos ancêtres soient ingénieux et travaillent dur de leurs bras.

Chez nous, il y avait des troupeaux de moutons nombreux qui donnaient de la laine que l'on filait dans sa couleur naturelle, blanche, noire ou brune. La filature de la laine est le travail exclusif des paysannes et des bergères et se fait uniquement au rouet ou à la quenouille. Elles tricotaient à cinq aiguilles, les bas, les chaussettes et les mitaines. (à noter : la pratique du tricot à deux aiguilles ne s'est répandue que très récemment : c'est pourquoi, on ne retrouve pas dans le costume des hauts tricotés). Les paysans occupés l'été aux travaux des champs, deviennent artisans tisserands l'hiver. Ils fabriquent des cadis, étoffes de laine servant de vêtements pour la population des campagnes. Le chardon cardère est employé pour carder la laine, les draps et les bonnets dans les manufactures locales. Quand il faisait très froid l'hiver, nos aïeules n'hésitaient pas à superposer les vêtements. Elles empilaient jupons sur jupons, pelures sur pelures.

Le chanvre poussait aisément un peu partout.

plus rare, plus précieux, le lin.

Les plantes "tinctoriales" étaient reconnues et utilisées depuis l'antiquité. la plus connue d'entre elles était la garance (rouge). la Garance d'excellente qualité avait beaucoup de succès. Des petites usines se créaient où on réduisait les racines en poudre avant de vendre la garancine ainsi obtenue à des courtiers. Les garanciers de la région apportaient leurs racines au moulin. Celles-ci,  une fois débarrassées de la terre qui les recouvrait en partie, étaient mises à sécher à l'extérieur, puis dans des salles d'étuve durant deux ou trois jours. Une fois dépourvues de toute trace d'humidité, les racines passaient au robage, première opération consistant à les briser à l'aide de petites meules en bois ou en pierre en morceaux de quelques centimètres de longueur.

Venait ensuite l'opération la plus importante, le broyage des racines entre deux meules. La poudre de garance ainsi obtenue était alors tamisée afin de la débarrasser des éventuelles impuretés résiduelles, puis mise en tonneaux.

Les Provençaux, par instinct naturel d'élégance, adaptèrent tous ces produits pour en faire au fil du temps un art typique.

Ainsi, depuis les Romains, la Provence est reconnue pour être un pays de laine, mais aussi pour la fabrication des tissus.

Le filage qui se pratiquait depuis des temps reculés dans les foyers diminue peu à peu. Des fabriques de draps s'établissent. Marseille file une partie des laines, du lin, du chanvre, du coton et de la soie qu'elle reçoit de notre région.

Depuis le XIIIe siècle, on élève le ver à soie. La sériciculture et le tissage de la soie s'implantent dans le Comtat Venaissin et chez nous. C'est le Roi René qui a donné un soin particulier à la culture des mûriers et a protégé l'art de filer la laine et celui de tisser les draps. Bon nombre de communes avaient planté des mûriers en bordure des places.

Dans nos maisons anciennes on peut découvrir dans les greniers des dizaines de trous régulièrement espacés dans les murs. Dans ces trous étaient fichés des bâtons qui soutenaient les claies sur lequelles on élevait les vers à soie. (Magnan c'est le nom que porte le ver à soie - Magnanerie : chambre d'élevage - magannarelle : femme ou jeune fille chargée de l'éducation du magnan).

A Château-Arnoux, nous avions des magnaneries.

L'élevage du ver à soie et le filage des cocons tiennent une grande place dans nos familles provençales. Des filatures de soie sont installées un peu partout chez nous : Sainte-Tulle, Manosque - Céreste - Forcalquier. les enfants de 7-8 ans y travaillent. Avant 1841, il n'existe aucune règlementation du travail des enfants.

Avant de parler de costume, il faut connaître un peu :

I. L'histoire de l'indiennage :

L'Inde est depuis des millénaires un pays grand producteur de coton. La fibre de coton une fois tissée, se prête particulièrement bien à l'impression. Les toiles des Indes faisaient partie du décor des gens de qualité. On chercha à imiter le procédé qui permettrait la fabrication de ces étoffes aux couleurs si riches, légères, convenant à l'habillement du peuple du Midi et si décoratives pour l'ameublement. Marseille fut la première ville à en fabriquer en France.

II. Les toiles piquées. Faire la différence entre le piqué de Marseille, le Boutis provençal et le trapunto.

Dès leur plus jeune âge, les filles apprenaient à coudre de leur mère. Ce savoir féminin était transmis de génération en génération. Epingles, fil, aiguilles et ciseaux étaient leurs compagnons quotidiens. Le clavier, cadeau que l'on faisait à la nouvelle épouse, soutenait bien sûr les clefs de la maison, mais aussi les inséparables ciseaux. Les femmes de Provence brodaient leurs vêtements. Parmi les façons de faire, le piqué et le boutis sont les plus caractéristiques.

a) La jupe piquée : "lou coutihoun pica"

Le cotillon piqué devient l'élément le plus typé des costumes féminins de Provence. La jupe piquée est un peu plus courte que les autres jupes de dessus. Les indiennes constituent en grande majorité le décor de dessus. Les plis canons donnent un mouvement balloné sous une taille fine.

Ces jupons piqués sont de toute évidence des objets de luxe. Mais comme dans tous les phénomènes de mode, ces élégantes jupes aristocratiques furent adoptées par les bourgeoises puis peu à peu par les femmes du peuple. Ces cotillons piqués devinrent l'élément le plus caractéristique des costumes féminins de Provence entrant ainsi dans la tradition. Mais dans nos campagnes, on trouvait peu de jupons piqués, mon aïeule n'en avait pas dans sa malle .... Par contre, j'ai retrouvé des jupons paysans trés épais, des couvertures en piqué ....et des courtepointes ....

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Façon de faire : sur un grand cadre de bois on tendait une toile plus au moins grossière ou une indienne de doublure ou parfois même une étoffe rapiécée était réemployée puis une couche de bourre de coton, d'ouate qui allait permettre le relief ; puis une belle étoffe de qualité, une belle indienne. Sur l'étoffe du dessus, on dessinait au bleu le décor de piquage. Alors une main sous l'ouvrage et l'autre dessus, à l'aide d'une aiguille à deux pointes, la piqueuse allait matelassser l'ensemble en travaillant au point avant, le plus simple point de couture. C'est ainsi que préparaient leur trousseau les jeunes filles de chez nous : les jupons, les courtepointes, les couvertures....

b) En revanche, le décor en relief de la broderie au boutis était d'un tel raffinement que l'on utilisait une étoffe unie de soie ou de coton et une toile de doublure légèrement tendue. De même manière que pour le piqué on dessinait le décor que l'on recouvrait de fines coutures au point avant ou parfois même au point arrière et à l'aide d'une boutis on enfilait des mèches de coton entre les piqûres pour donner le relef. C'est ainsi que l'on retrouve de nombreuses pièces en boutis, des jupons, des corsets souples, des caracos et de nombreuses pièces de layette. Le boutis se fait généralement avec deux pièces de batiste et on y voie par transparence.

c) On peut observer sur toutes ces pièces de costume des façons de faire, notamment les "plis canons" qui font le dos des montages des jupons, jupes et robes dans toute la Provence ; les passepoils gansés à l'épaule, à la taille des robes et l'habitude de border le bas des jupons et robes d'une tresse.

C'est bien dans la permanence de ces façons de faire, qu'il faut chercher l'idée de tradition dans ce domaine de la couture.

A noter : l'apparition des broderies anglaises coïncide avec l'abandon du costume. (remarque importante pour les personnes qui refont des costumes : pas de broderie anglaise).

III. LES CHALES :

Au XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, les manteaux n'existaient pas. De belles étoffes chaudes ou légères qu'on appela "châles de cachemire" arrivaient des Indes. Leur succés fut considérable. Dès que l'Impératrice Joséphine en eut lancé la mode, toutes nos femmes provençales, de la plus élégante à la plus modeste se sont réchauffées dans ces grands châles. Les plus beaux venaient en effet du Cachemire. Ils étaient faits de fin duvet de chèvre du Tibet, tissés artisanalement mais atteignaient des prix fabuleux. Trés vite et pour en réduire le prix de revient on imita ces châles en les adaptant aux techniques européennes de tissage. Les châles français furent "tissés au lanc et découpés" sur les métiers Jacquard des fabriques de Paris, Lyon et Nîmes. Paris tissait les plus beaux, en pure laine de cachemire, Lyon mêlait la laine et la soie et Nîmes se réservait surtout la production de châles populaires destinés à une clientèle locale. D'autre part, Mulhouse imprimait des décors cachemire sur des étamines de laine, mettant ainsi le châle à la portée des bourses les plus modestes.  Fonction décorative et utilitaire, le châle est courramment employé contre le froid. Jeté rapidement sur les épaules, le châle de laine protège les paysannes des intempéries. De nombreux ex-votos confirment le port de ce vêtement par les femmes provençales. Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

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En laine, le fond est de couleur sombre, noir, bordeaux foncé, marron. On trouve souvent les franges sur deux côtés seulement du châle. Des petits motifs tissés, tels que fleurs stylisés, aubergines, motifs géométriques les décorent. Une bordure de largeur variable et de motifs et couleurs différents cerne le châle. Certains sont simplement à carreaux tissés, d'autres reproduisent les motifs typiques des cachemires.

Aujourd'hui, il est trés difficile de se procurer des châles de ce genre.

l'Hiver, dans la vallée de la Durance, les dames portaient la cape dite "de Manosque" et la majorité des hommes, la cape de berger en gros drap de laine.

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PS : Comme toutes les personnes passionnées du Costume provençal, pour parfaire mes connaissances et rédiger mes explications, j'ai consulté entre autres les quatre ouvrages incontournables que Garibondy cite dans son blog. Elle les énumère en Page 4. Nous avons les mêmes sources documentaires. Je vous invite à cliquer sur le lien Costume provençal à droite, pour en prendre connaissance.

En plus de ceux qu'elle a énumérés, je vous conseillerais de lire un Roman "Terres de France" : "Les chemins de Garance". Françoise BOURDON fait revivre dans son roman un pan du patrimoine provençal : la garance. Tout un monde réssuscite sous sa plume où s'entrecroisent les destins des ouvriers agricoles, des teinturiers et des garanciers, tous animés par l'amour de leur métier. C'est un roman de pure invention mais qui intègre son action dans la réalité historique, et qui fait allusion à des personnes, des organismes et des manifestations qui ont réèllement existés. J'ai apprécié cet ouvrage.

J'ai également dans ma bibliothèque  un autre ouvrage : "Couleurs et étoffes"' une passion provençale de Claude FAUQUE - Aubanel. Vous y trouverez des explications sur la laine et les chardons ..... L'éducation des vers à soie .....les bonnes drogues, à commencer par le sumac, qui donnait une belle couleur fauve et que l'on peut cueuillir encore au pied du Garlaban, sur les chemins de Pagnol......L'épopée des indiennes .... les travaux de piqué .... et bien sur la mémoire vivante : Mistral, le grand prêtre de la Tradition - Folco de Baroncelli, L'inventeur de la Camargue .... Jeanne de Flandreysy, l'Egérie provençale.

Avec "Boutis de Provence" et "En jupon piqué et Robe d'Indienne" de Michel Biehn, ce sont de magnifiques livres que l'on ne se lasse pas de feuilleter, de lire et relire.

Je vous encourage fortement à aller voir la boutique de Michel Biehn à l'Isle sur Sorgue. Les passionnées ne seront pas déçues.

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Une étape importante dans l'entretien du Costume :

LE REPASSAGE

On appelle repasseuse, l'ouvrière qui, après que le linge a été lavé par la bugadière (la lavandière ou plus tard par la blanchisseuse), en enlève les plis et lui donne du brillant et de la raideur en passant et repassant sur l'étoffe, enocre humide et quelquefois empesée, un fer chaud qui la sèche subitement, écrase et resserre les fils froissés, gonflés et distendus par les opérations de lavage.

La repasseuse n'a pas seulement à passer le fer sur le linge, elle a aussi à lui donner l'apprêt, c'est-à-dire l'emplois, dissolution d'amidon dans laquelle on trempe les parties qui doivent être empesées. La science de la repasseuse consiste à bien préparer cet empois, à le maintenir dans un état convenable de fluidité à savoir manier le fer avec adresse, de façon à ne pas laisser des parties plus brillantes ou moins fermes les unes que les autres.

Le linge à repasser doit être soigneusement enveloppé, jusqu'au moment où l'on procède au repassage. Quand vient ce moment, on humecte au degré convenable seulement la quantité de linge qui peut être repassée en une fois ; on retourne le linge à 'lendroit et on le table. Pour le tabler, il faut, après l'avoir humecté d'eau bien claire, le secouer et le dérider en l'étirant dans tous les sens puis le plier en deux ou en quatre, et l'entasser puor que l'humidité le pénètre partout également.

Il convient que le linge soit séparé par espèces : en repassant tout de suite une série de pièces de même nature, on expédie mieux et plus vite la besogne. On mettra donc à part les chemises d'homme, celles de femme et les jupons, les cols, les mouchoirs de poche etc ... Toutes les pièces qui doivent être plissées ou empesées seront également mises à part, les cols, les poignets et le devant des chemises d'homme sont mis à l'amidon cru. Pour les étoffes claires, on emploie l'amidon cuit au degré d'épaisseur convenable, puis on les enveloppe dans un linge sec.

Avant d'employer les fers au repassage, il convient de les essuyer soigneusement sur un linge ; s'ils ne coulent pas bien, on les frotte avec un peu de cire. La repasseuse, pour repasser le linge uni, doit choisir le moment où le feu est le plus ardent et où le fer est le plus chaud ; lorsque le fer a perdu de son ardeur, elle repasse les petits objets.

La bable destinée au repassage doit être suffisamment large et plus haute que les tables ordinaires. On étend dessus une couverture de laine pliée en double ou en triple, et par dessus la couverture une nappe en toile assez fine et unie : la couverture et la nappe seront fortement tendues au moyen de cordons qui se rattachent sous la table. A défaut de table, on peut disposer de la même manière une planche qu'on place sur des tréteaux.

Le linge, à mesure qu'il est repassé, doit être plié à l'endroit et uniformément, c'est à dire que les ièces semblabels seront pliées dans la même forme et dans la même dimension ; il faut adopter une juste mesure : plié trop grand, le linge est embarrassant pour être rangé dans les armoires ; plié trop petit,il ne peut être solidement empilé.

Pour donner au linge une fermeté, un brillant ou teinte satinée qu'on n'obtient pas en employant l'amidon seul, on mélange à l'amidon un huitième de son poids de sel de borax, ou quelques grammes d'acide stéarique. On Pulvérise le borax, on le fait fondre dans un peu d'eau, on le mélange à l'amidon et on fait cuire le tout ensemble en remuant. Quand à l'acide stéarique, on en jette envirin 40 grammes dans l 'empois nécessitant un demi-litre d'eau et arrivé à l'état d'étullition.

Borax : sel d'acide borique hydraté de sodium.

Extrait de : "Le Savoir faire et le Savoir Vivre"

Guide pratique de la vie usuelle à l'usage des Jeunes Filles.

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