"La malle aux trésors !" Bienvenue sur mon Blog. Vous êtes en Haute-Provence

28 janvier 2012

CAR AMI BENVENGUDO !

A vous, amis de la blogosphère qui venez me rendre visite, bienvenue sur mon blog. Nous approchons de la fin janvier, la période des voeux va prendre fin mais je vous souhaite encore une bonne année 2012, qu'elle soit remplie de joie, d’amour  et d’espérance pour ce monde qui en a tant besoin .

 Vous êtes en Haute-Provence. Plus que deux mois et le printemps sera  bientôt là.  Peut-être aurez-vous envie de venir faire une petite balade sur les bords de la Durance .... Beaucoup de choses : paysages, monuments et personnages avec leurs us et coutumes à découvrir.

A vous qui faîtes partie d'associations, de comités des fêtes, si vous voulez mettre un peu d'animation dans vos villes ou villages ou tout simplement apporter un peu d'ambiance aux couleurs provençales dans vos fêtes de familles (mariages...) je vous propose une petite équipe fort sympathique qui est prête à vous satisfaire :

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A noter dans vos agendas deux rendez-vous où vous me trouverez :
 
 

Vendredi 03 février

  à 20h45

Maison des Associations des Mées

Conférence illustrée par vidéo projection

« La COUPO SANTO »

Hymne, mythe et symbole de la  Provence.

Par Miquèu BENEDETTO

Majoral du Félibrige

Merci de faire suivre à vos contacts.

 

 

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Un petit tour du côté des statistiques de mon blog.
Actuellement j'ai 130 visiteurs par jour. De jour en jour vous êtes plus nombreux. je ne peux que vous remercier pour l'intérêt que vous portez à mes messages, mais je salue particulièrement les personnes avec qui je suis rentrée directement en contact et avec qui je dialogue régulièrement. Merci pour votre amitié qui dépasse les limites de la blogosphère.
 
 
 

 

de votre visite - A Très bientôt....



LA ROBE DE MARIEE - SUITE

LE VËTEMENT EN HAUTE PROVENCE

 Dans son livre "Le vêtement en Haute-Provence, Eiliane MICHEL nous présente deux robes de mariée :

Celle-ci dessous, dans une très belle soie "gris tourterelle" 1870 (Mireille Amiel, Riez)

Quelques détails de cette robe :

- Boutons de velours noir, ruban de velours à l'encolure et aux manches.

- un grand pli plat part de l'épaule jusqu'à la taille

L'ampleur est retenue par des plis canons de chauqe côté de l'ouverture.

- La jupe ouverte devant et cousue à la ceinture et maintenue sur le côté par un crochet.

 

 

ROBE DE MARIEE GRIS TOURTERELLE EN SOIE 1870

 La robe de mariée ci-dessous est en soie violette à fins carreaux (1875)

Le corsage de ce modèle est sensiblement le même que celui ci-dessus. Les boutons sont recouverts dans le tissu de la robe (musée de la Vallée, Barcelonnette, fonds Pauline Hermelin). Une fine frange violette décorele bas de la manche et la couture d'enmanchure. Contrairement à la robe "gris tourterelle", le montage du dos de la jupe n'est fait que de plis plats. L'encolure des deux robes est bordée d'une fine dentelle.

Robe de mariée en soie violette à fins carreaux 1875

LE COSTUME DE LA MARIEE

jupon 2

Le mot mariage évoque robe  blanche et nuage de tulle. Cela est vrai depuis la fin du XVIIIème siècle pour Paris et certaines villes, mais cette coutume ne se généralise que vers la fin du second Empire - 1860-

Comment s'habillent les jeunes provençales le jour de leur mariage ??

Avec la démocratisation des tissus de soie, la robe dans le peuple devient plus courante, mais reste de couleur. Il semble que la couleur rouge, et plus encore la couleur verte, furent choisies de préférence à toute autre. mais on trouve des robes de mariées, puce, gorge de pigeon, voir noire.

Les jupes piquées et "caraco" sont en belles étoffes, taffetas lourds à larges rayures ou unis, en indienne "piso" à riches rinceaux.

Le tablier est très étroit, mais sans dentelle, ni broderie.

la mariée porte la coiffe de pays ornée de très belles dentelles (une mesure de dentelle pour une coiffe est offerte à la mariée en cadeau de mariage.)

Le plus beau fichu en  mousseline brodée.

Son châle est aussi des plus riches.

Dans le même ordre d'idée, la mariée met ce jour-là de beaux dessous. Il arrive fréquemment qu'elle ait confectionné ou qu'on lui ait offert un jupon blanc piqué d'arabesques appelé "boutis". Ce jupon n'est jamais une jupe de dessus et il serait du plus mauvais goût que celles qui en possèdent un se croient autorisée à le porter comme tel.

Costume_de_mari_e_proven_al

Le vrai signe de la tenue de mariée est "le clavié d'argènt" (clavier d'argent, crochet suspendu à la ceinture et supportant les clés de la maison dont elle prend la direction), symbole de la maîtrise de son nouveau foyer.

 

 
 
 
 
Robe de mariée
 
 
 
 
 
Voir mes articles précédents dans la catégorie Fiançaïlles et Mariage en Provence.
 
 

LA COUQUETO

Si bien nommée, la "Couqueto" est la coiffe la plus seyante parmi celles que porte la Provençale et en particulier la Marseillaise.

Si nous en croiyons les historiens, c'est aux Grecs que l'on doit son origine. Le "pleçon des Grecs, le pluchium des dames romaines n'étaient pas autre chose que le "plechoun" ( Espèce de grande coiffe ayant la forme d'un voile que portent les religieuses et les femmes qui affichent leur dévotion (Grand Trésor du Félibrige. F. MISTRAL)

Au XVIIIème siècle, époque où la coquetterie atteint son paroxysme nous voyons la coiffe "à la Chanoinesse" et "La couqueto" issues de ce plechoun. Elles sont ornées de tulle et de vraies dentelles et entourent le visage d'une auréole vaporeuse du plus joli effet.

L'Arlesienne de ce temps-là dont le costume est toujours marqué par le sceau ancestral porte la chanoinesse tandis que la Marseillaise adopte la "Couqueto". Portée par la Reine Jeanne, dont un portrait fait foi, cette coiffe est essentiellement la coiffure des dames d'un certain rang. Le port de la "Couqueto" en effet, n'était pas autorisé à tous les niveaux de la société.

La classe plus modeste porte la "couifo à courduro" de forme plus simple et moins seyante, sa valeur en est aussi grande car les points à l'aiguille entrent dans sa confection.

Quant à la "couifo à la Bastidano" , sa grande simplicité n'exclut pas la coquetterie. Un petit volant bordé de fine dentelle entoure le visage. Lorsque le grand chapeau de feutre noir est posé sur la tête, légèrement penché sur le côté, la silhouette de la marseillaise est fixée, unique et pleine d'attrait.

Ne changeons rien à ce qui existe et ce qui a existé avant nous. Gardons jalousement ce patrimoine aussi pur qu'il nous a été légué afin que les générations futures, en y retrouvant l'âme de leurs ancêtres, y apprenent l'histoire de leur pays.

Avant-Propos - "Lou Vesti prouvençau" - de Simone et Estelle NOUGIER

 

jupon 4 - belle couquettoExplication donnée dans le Costume Poulaire provençal :

Survivance de la fin du XVIIIème siècle, c'est une coiffe riche, ornée de dentelles de Valenciennes. En mousseline ou en tulle de coton finement brodé, elle est composée d'un fond ou "couiffoun", d'une passe se terminant par deux bardes se croisant sous le menton et se rabattant sur le chignon.

A Marseille, elle se porte ornée d'un ou deux rangs de dentelle tuyautée. Vers Toulon, Aix, une large dentelle posée à plat borde la passe et les barbes. Mais on trouve de nombreuses variantes suivant les personnes qui les confectionnaient et celles qui les portaient.

Dans la région toulonnaise, la demi-coquette, composée d'un fond resserré par une coulisse dont les attaches se nouent sur la tête, d'une passe bordée d'une dentelle posée à plat devant et froncée sur les deux barbes courtes se rejoignant sous le menton, est d'un usage plus courant.

La "couqueto" se porte avec le cotillon piqué, ou une robe en soie et un fichu en tulle richement brodée.

 

La couqueto

 

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24 janvier 2012

Le plus grand rassemblement des boutisseuses de la région

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Les 7ème rencontres se préparent activement

Le grand rassemblement de Boutisseuses

de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur

 

Je vous demande de faire de la publicité pour que de nombreuses boutisseuses ou visiteuses aient connaissance de cette rencontre. Vous toutes amies de la blogosphère, merci de la diffuser à tous vos contact :

22  associations ou groupes  de boutisseuses  vont vous accueillir

Vous verrez aussi une exposition de réalisation  de pochettes , pochons, étuis etc..... proposée cette année  aux boutisseuses  et à ce jour 92 personnes ont répondu présentes pour cet échange, ce lien qui sera "tiré" le dimanche à 15h. Ci-dessous la photo de ces dames qui vont vous attendre, nombreuses pour échanger, admirer, profiter de leus belles réalisations.

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 Si vous voulez rentrer en contact avec Mamée 83, il faut faire :
 





LA BRAVADE, UNE TRADITION PROVENCALE

Article paru dans la presse de ce jour :

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Article paru dans Haute-Provence-Info du 27 janvier 2012 :

UNE SAINT SEBASTIEN DE HAUTE VOLEE

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22 janvier 2012

LA SAN BASTIAN A GREOUX LES BAINS. C'était aujourd'hui.

E VIVO SAN BASTIAN !

La Bravade date de 1782 ..... Cette année encore à "GREUS LI BAN", ce sont "Lei Bravadaîre de San Bastian"  qui ont porté haut le buste de ce Saint invoqué après les épidémies de peste, contre les maladies infectieuses. Dès 9 H 45, ce matin, nous avions rendez-vous devant la chapelle de la Croix où avait été déposé le buste la veille. Une très jolie chapelle entièrement rénovée :

 LA SAN BASTIAN A GREOUX LES BAINS 001

 

LA SAN BASTIAN A GREOUX LES BAINS 2

LA SAN BASTIAN A GREOUX LES BAINS 3

 

LA SAN BASTIAN A GREOUX LES BAINS 4

 

 les groupes

 LA SAN BASTIAN A GREOUX LES BAINS 15

Monseigneur Loizeau était là aux côtés du Père Honnoré et c'est en procession avec les groupes folkloriques que nous nous sommes rendus jusqu'à l'eglise en invoquant le Saint. 

San Bastian

 

LA SAN BASTIAN A GREOUX LES BAINS 16

 

 Pendant la messe. Une belle cérémonie en provençal.

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LA SAN BASTIAN A GREOUX LES BAINS 18

A la sortie la messe, après quelques pas de danse un apéritif était offert par la municipalité.  Nous avons ensuite défilé jusqu'à la Salle de Restaurant du CASINO. Au son non seulement des galoubets et tambourins entrecoupés des slaves des Bavadaires mais également sur la musique de Bad Krozingen, ville allemande avec laquelle est jumelée Gréoux les bains.

 

 les musiques

 

Ci-dessous un petit discours du représentant de Bad Krozingen sur le  moment du départ.

 le repas

 

 Un grand merci à Denise HOURS, la Présidente des Bravadaïre de nous avoir conviés à cette fête de la San Bastian, Ce fut une un moment fort agréable. De plus nous avons eu un très beau temps.

 

 

LA SAINT SEBASTIEN A CHATEAU-ARNOUX

Le week-end dernier :
 
Nous avons fêté la Saint Sébastien à Château-Arnoux, avec la La Danse des Bouffets.
 
Vous êtes venus très nombreux nous rejoindre. Nous y avons été trés sensibles.
 
Les "Bouffaïre" (danseurs et muciciens) étaient au top de leur forme. Qu'ils en soient tous remerciés. Nos amis les bravadaïres de Gréoux les Bains étaient venus se joindre à nous, ainsi que des amies du Rode, en costume, et plusieurs membres du Comité des Félibres bas-alpins
 
 
Une belle journée d'hiver ! Temps beau mais frisquet, mais la chaleur se lisait sur les visages.
 
Danse des Bouffets 2012 34
 
J'ai pris de nombreuses photos que j'ai chargées sur mon ordinateur hier au soir, Je vais les inclure dans un album photo (voir colonne de gauche). Chacun pourra ainsi les consulter . Un grand merci à notre correspondant de presse, René GALVEZ, qui a assuré de façon très éfficace la couverture médiatique.
 
Un petit rappel, pour ceux qui auraient envie de revoir les pétardiers, la Saint Sébastien à Gréoux les Bains, c'est Dimanche prochain.
 

20 janvier 2012

FETES DE PROVENCE

Le titre d'un très bel ouvrage haut en couleur et en photos que je vous recommande :

Les Fêtes de Provence de chez EDISUD Photographies Laurent Giraudou - Texte Serge Bec

"En Provence, les jours tournent autour du soleil et les saisons, souvent violentes, rythment la vie.

A travers les fêtes, l'homme d'ici célèbre ce cycle éternel qui ordonne le travail de la terre et les plaisirs.

On se rencontre de villes en villages pour vivre le renouveau de la lumière,  danser les anciennes victoires, savourer les promesses des moissons et des vendanges.

La fête est toujours un lieu et un moment magique, une action bénéfique sur les forces du monde. Elle permet à la communauté qui en este l'inspiratrice de resserer les liens de fraternité retrouvée et d'exprimer sa propre identité.

Les rituels, à la fois célébration et révélation, en sont chaque fois uniques, guerriers, pailliards, sacrés, merveilleux, souvent obscurs, mais exprimant une foi magnifique dans la vie et l'amour de ce pays."

Puissions-nous au cours de cette nouvelle année 2012, faire souvent la fête et nous retrouver tous ensemble. 

Ce week-end vous avez le choix entre "la fête des tripettes à BARJOLS" ou la "Sant Bastian à GREOUX-LES- BAINS." Pour ma part je serai à Greoux.

 

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16 janvier 2012

LA SAINT SEBASTIEN A CHATEAU-ARNOUX a été dignement fêtée ......

comme le faisaient nos anciens jadis et je suis très satisfaite du travail que nous avons accompli grâce à l'Association du Patrimoine et le soutien de la municipalité. Un petit rappel : C'est suite à l'A.G de janvier 2010 que la décision de voir renâitre la "Danso dei  Boufet" a été prise. Au départ un groupe de travail a été créé pour faire des recherches sur cette tradition : Photos anciennes, retrouver le soufflet géant, contacter les anciens ..... puis deux personnes ont été désignées pour faire avancer ce projet et le concrétiser : Daniel GUILLOT et moi-même. Pas une mince affaire, mais toujours est-il que nous avons gagné notre pari. La danso dei Boufet a pu renâitre de ses cendres pour la Saint-Sébastien dès l'année suivante, en Janvier 2011 et a pu se refaire pour la deuxième année consécutive, ce dimanche 15 janvier 2012.

Un grand Merci Daniel, car tu as su être tout à la fois, chef d'orchestre, chef de chant, Maître à danser et présentateur,  et je ne saurais dire qui a été le plus grand : le soufflet géant ou le "Maestro"

 

Daniel GUILLOT

RépétItion du 11 janvier 2011 1

 

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Beaucoup de personnes, nouveaux arrivants sur notre commune, se posent des questions sur cette manifestation. Je vous redonne donc le contenu du mon message de janvier 2010 .... à savoir :

Le Prieuré Saint-Pierre, construit à la fin du XIe siècle, (sur la commune de Château-Arnoux) avait une chapelle dédiée à Saint-Sébastien, premier patron de la Paroisse.

Dans le manuscrit de l'Abbé Colomb (1875), on apprend que : "la fête de Saint Sébastien, patron d'hiver de la paroisse, fut réorganisée en 1820. Lors d'une mission en 1827, une confrérie est érigée en l'honneur de ce saint. Celle-ci se consacre à veiller les malades et les défunts, à accompagner ces derniers à l'église et au cimetière pour la sépulture, recevant à cette occasion les offrandes qui lui permettent d'entretenir l'autel de Saint-Sébastien du Prieuré Saint-Pierre, leur nouveau protecteur. Cette confrérie était chargée de se procurer le pain qui devait être béni et distribué le jour de la fête, au mois de janvier".

Par la suite, le jour de cette fête, une nouvelle coutume est née, mais qui n'avait plus rien de religieux "La danse des Bouffets" La tradition voulait que dans la plus grande partie de la Provence, cette danse se fasse tous les 25 ans et cela le dernier jour de Carnaval. Mais à Château-Arnoux, elle se faisait chaque année et le 20 janvier.

La Saint-Sébastien fut donc, du temps de nos pères et de nos grands-parents, une fête des plus gaies, des plus animées, qui dépassait en réjouissance la fête d'été de la Saint-Jean.

Au mois de janvier, il y avait peu de travail dans les campagnes, et les jeunes avaient le temps de s'amuser et de faire la fête. Aussi le dimanche de la Saint-Sébastien à Château-Arnoux, on venait de tous les villages voisins, on se rencontrait, on dansait. C'était la joie.

Le lundi, ils étaient plusieurs dizaines à faire, dans les rues du pays, la "Danso di boufet".

Cette danse était suivie d'un aiöli monstre auquel participaient les Jarlandins et leurs invités.

Encore vivace entre les deux guerres, cette tradition a du mal à revivre et depuis une quarantaine d'années on a essayé à plusieurs reprises de la relancer.

En 1985, une association s'est formée "Les bouffets jarlandins" qui a repris à son compte cette renaissance des traditions ancestrales.

En 1986, nous avons retrouvé des photos de ces "bouffaïre" dansant autour de la fontaine pour la fête de la Saint Sébastien. La tradition a donc été respectée !

L'Association Gavoutino, dans sa revue N° 6, en février 1986, a consacré une page "en lengo nostro" à cette coutume dupays et nous vous proposons le texte ci-dessous

Equipe "Histoire locale" Gavoutino.

 

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" En Prouvènco, dins abord d'endré, èro tradiciounau que touti li vint e-cinq an, lou darnié jour de Carnava, se faguèsse "li danso di boufet", pamens, à Castel-Arnous, la dansavon touti lis an, lou vint de janvié, pèr la Sant Sébastian.

Cantant li cansoun que, de segur, agradavo pas à tout lou mounde, tengu d'à ment, e de luen, pèr li chato e li femo carcagnejado, vint ome e souvènt mai, en camiso blanco e bounet de niue, lis un darrié lis autre, dansavon sus un pèd e fasien mino de tanca dins lou cuou d'aquéu de davans, un boufet que tenien dins si man.

Perquè-tout acò ? Degun lou saup plus. Pamens, semblo bèn que i ague, darrié aquéu jo d'amour et de jouinesso, une remenbranço d'antiqui fèsto pagano e païsano (mot bessoun) :

- la bouitesoun (pas de goi) s'attobo dins li danso de touti li civilisacioun, marco lou lassige de la naturo en fin de cicle annau e lou rampèu dis ome au regreiamen de la naturo ;

- lou boufet es aqui pèr douna de vanc à la naturo que dor.

Ansin, "la danso di boufet" marco l'espèr dou printèms e la fin dou patimen de la fam.

A Castel-Arnous, la fèsto finissié entour d'un aiòli espetaclous."

"Fêtes de Haute-Provence"

Evelyne DURET

Hier dimanche 15 JANVIER 2012, nous avons fini la Danse des Bouffets, par un aioli "spectaculaire", comme autrefois. Mission accomplie.

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RENDEZ-VOUS A L'ANNEE PROCHAINE, si la petite troupe d'acteurs est toujours partante...!

Si d'autres souhaitent se joindre à nous qu'ils n'hésitent pas à nous contacter.

14 janvier 2012

NOUVEAU SITE A DECOUVRIR .....

Mon ami "Tradanjou" vient de me communiquer :

Les Amis du Musée des Coiffes ont enfin leur site internet !!!

L'association des Amis du Musée des Coiffe des Ponts-de-Cé ont créé un beau site internet. A voir absolument http://amisdumuseedescoiffes.com

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12 janvier 2012

La Danse des Bouffets

Article paru dans la presse de ce matin :

Saint Sébastien 2012

Les anciens costumes des Alpes : Troisième chapître

Les fêtes sont passées, le sapin défait, le train train quotidien a repris son cours. Je retrouve un peu de temps pour la lecture. Je vais donc vous faire partager ma lecture sur les costumes des Alpes. J'en étais au Chapître III où l'auteur nous présente l'Isère.

Jusqu'en 1789, le département de l'Isère se divisait en deux grandes Régions : Le Grésivaudan et le Viennois.

LE GRESIVAUDAN

Les habitants du Grésivaudan qui englobait presque tout le massif de la Chartreuse, une partie des Grandes Alpes et qui s'étendait jusqu'aux portes de Gap, adoptèrent vers le commencement du XVIIIème siècle, un costume qui, sauf quelques modifications insignifiantes, fut définitif et ne disparut complètement que vers 1870.

COSTUME DE TRAVAIL CHEZ LES HOMMES :

- un gilet

- une large ceinture de couleur qui retenait un vêtement ressemblant au haut de chausses et qu'on appelait brayes. (en drap gris ou brun)

- des bas ordinairement de laine et des galoches (souliers garnis d'une semelle de bois qui étaient déjà en usage chez les gaulois, ou de forts souliers cloutés complétaient l'habillement. Les longs bas de laine ou les guêtres de peau montant jusqu'au milieu de la cuisse étaient retenus un peu au-dessous du genou par des jarretières sans bouts pendants et, en général de laine rouge. (sauf dans le massif d'Allevard où elles étaient de couleur bleue)

Le paysan travaillait souvent la tête nue ou la recouvrait soit d'un bonnet de laine, soit d'un chapeau de feutre ou de paille à larges bords, et quelquefois des deux l'un sur l'autre.

- la bliaud qui avait fait son apparition dès le IXème siècle est sous la forme que nous lui connaissons, adoptée par nos montagnards, comme vêtement pratique et de protection : La blouse en toile bleue bordée de blanc sur les coutures.

Les jours de fête, le paysan revêtait une longue veste assez ample, qui ne se boutonnait pas et descendait jusqu'à mi-cuisse, les manches étaient larges et portaient de longs parements garnis de boutons. Elle était en général en drap gris, mais quelquefois en velours olive. Il mettait un gilet croisé, détoffe de couleur voyante à longues basques. le montagnard échangeait ses souliers grossiers ou ses galoches de travail contre des souliers bas et plats, à patte montante sur le coup-de-pied et ornés de grosses bouches de cuivre, quelquefois d'acier ou d'argent. Comme coiffure sur des cheveux longs épars, le chapeau tricorne et plus tard après la Révolution le chapeau rond à grand ailes.

LES VETEMENTS DES FEMMES :

faits d'abord de lainages unis de couleur sombre ou d'indienne, il prirent des tons vifs et tranchants au XIXème siècle.

Ils se composaient :

- d'un jupon large à plis formant un bourrelet autour des hanches et s'ouvrant devant.

- un corsage de même couleur, de façon simple, à basque courte, les manches longues, assez amples vers l'épaule et étroites vers le poignet, avec ou sans revers.

- La jupe et le corsage tenaient parfois ensemble avec une ceinture serrant un peu la taille. Vers le milieu du XIXème siècle on peut voir des corsages à fleurs. Ces vêtements étaient faits en général d'étoffes fabriquées sur les lieux mêmes. C'était de grosses ratines et des toiles de fil et laine ou de fil et coton, quelquefois le tout mélangé. : tridaine, cotonne et droguet.

Sur cette robe, les paysannes mettaient un tablier à bavette. D'abord appelé "garde-robe" au XIVème siècle, puis devantier, il s'appelait couramment en patois local, "foudar, fouda ou fôda". Il était fait en toile d'idienne ou de cotonnade dite futaine ou fustaine, étoffe fabriquée et usitée depuis le XIIème siècle, au commencement du XIXème siècle il se fait en étoffe de limoges rouge, uni ou à petites raies noires.

Les dimanches et jours de fête, ce tablier était en soie noire ou puce. Il descendait jusqu'au bas de la robe, et la bavette étaint fixée aux deux côtés des seins par une épingle.

Cet ensemble se complétait d'un châle appelé mouchoir ou fichu, de matières diverses selon les époques, les jours, les saisons, les lieux ou la richessse de sa propriétaire. ce fiche carré d'un mètre de côté environ était posé en pointe et pour éviter qu'il remonte dans le cou, les femmes avaient soin d'y faire trois plis qu'elles épinglaient, ce qui dégageait l'encolure et pertmettaint un décolletage en pointe. laissant la place au velours noir qui, entourant la gorge et passant à travers le coeur d'or, venait retenir la Croix du Grésivaudan aux extrémités trilobées et ajourées que l'on appelait communément croix dentelle ou croix Jeannette.

La coiffure des paysannes était le signe distinctif de chaque région et parfois d'une commune. 

Si l'ensemble du vêtement était à peu près unique dans toutes nos Alpes du Dauphiné, par contre la coiffure était extrèmement variée de formes et de genres.

Celle du Grésivaudan, en général s'appelait Calette : elle ressemblait assez, par sa hauteur et sa forme élargie vers le somemt à une mître d'Evêque et avait, comme elle deux barbes descendant vers les épaules.

Elle composait d'un bonnet simple et sans ornements, en piqué ou en étoffe ferme, avec passe forntale cousue. puis ...

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 Pendant l'hiver, le neige et le froid obligeaient les paysans à se couvrir... Ils portaient de grands manteaux. Celui des hommes était une grande pèlerine avec ou sans capuchon, espèce de longue houppelande,  comme on en voit encore sur nos bergers alpins (la cape de berger) et les femmes s'enveloppaient de châles plus grands et plus chauds et quelquefois d'un ample et long manteau à capuchon, en drap ou en indienne et bordé ordninairement d'une garniture en chicorée. Vers 1840, elles appelaient ce vêtement : mantille.

 

LE VIENNOIS

Les paysans des deux sextes de cette contrée portaient des vêtements à peu près semblables à ceux du Grésivaudan. Seules les coiffures des femmes étaient différentes. J'ai noté deux particularités :

I. Le chapeau. Sur un bonnet blanc de toile ruchée chez les jeunes filles et de taffetas noir pour les femmes mariées ou veuves, se posait un grand chapeau de paille de blé tressée à la main dans le pays et assez grossièrement, dont les bords, courts derrière, formaient devant une auréole presque verticale. La calotte haute était entourée, à sa base, par un ruban de velours noir dont les deux bouts pendaient sur les épaules, et ornée de rectangles du même velours qui remontaient à intervalles réguliers jusqu'à mi-hauteur. Ces rubans étaient fixés avec des épingles à têtes de couleurs différentes.

 Ci-dessous la coiffure de ces dames des Terres froides.

 

J'ai rencontré une de ces dames à la fête de la transhumence à GAP. Un chapeau qui m'a rappelé celui-ci.

II. La robe de drap foncé, sauf pour les jeunes filles qui la portaient en drap  bis clair, et se composait d'un corsage de coupe dauphinoise courante, mais dont les manches longues et étroites comportaient horizontalement trois fronces à l'épaule et trois au poignet. La jupe assez courte, avait autour de la taille, les grosses fronces habituelles et était ornée, à sa base, d'un large ruban de velours mis à plat et qui en faisait le tour.

10 janvier 2012

LA DANSE DES BOUFFETS 2012, c'est ce Dimanche !

Danse des Bouffets 2012

06 janvier 2012

Chemise de "Bouffaire" ....

Chers Amis, bonjour, complètement débordée en ce moment, les journées n'ont que 24 heures, il m'en faudrait le double pour réaliser tout ce que j''ai de programmé. Dernière ligne droite avant la Saint Sébastien à Château-Arnoux. Avec mon ami Daniel, nous sommes en plein boum. Trois jeunes danseurs en moins cette année, mais deux nouvelles recrues, dont un grand gaillard ...Ce soir répèt. il manque une chemise taille XL, comment faire ???? me demande Daniel ? . .... et bien je n'ai pas de baguette magique !!!! Vu que les volontaires ne se sont pas bousculées au portillon et les couturières encore moins, il n'y a qu'une solution, me mettre derrère ma machine à coudre.... Daniel me prête celle qu'il s'est faite avec le patron qu'il a relevé sur "Le costume Poplulaire Provençal" mais il a rencontré une problème avec le soufflet.....En effet sa chemise a "comme un petit problème sur la finition de l'épaule" qu'il va me falloir résoudre.... 

 

 

chemise Daniel

Epaule 2

 

Enfin bon, me voilà entrain de découper un vieux drap. et de commencer le montage mais je me heurte très vite à ce problème de "soufflet" que n'a pas su résoudre Daniel. Décidément ces "soufflets" nous poursuivent. Un veritable casse tête ..... Je consulte donc "Lou vesti" où effectivement figure ce soufflet mais qui en fait n'est pas au milieu de la patte d'épaule mais doit s'ouvrir sur le col, et ce n'est pas un carré comme indiqué sur le patron que m'a remis Daniel, mais un triangle ...!!.. toujours est-il que je n'en ai pas dormi de la nuit. Si bien que j'ai décrêté tout simplement que la chemise que moi j'allais faire ne serait pas selon le patron indiqué, mais à ma façon. sans "soufflets" car les bouffaïres en ont bien assez des leurs soufflets ....ne trouvez-vous pas ? Alors voilà je pense que je ne m'en suis pas trop mal sortie. Mon col tombe à merveille, ce qui n'était pas gagné....Car j'ai dû augmenter la longueur -Forcément c'est une taille au dessus-. Il ne me reste que les bas des manches à terminer et calculer mon poignet.  Mais je pense que je vais attendre ce soir la répet, pour essayer la chemise sur un grand gaillard avant de terminer, et peut-être que je vais y rajoutér une poche de poitrine .....pour la finition.

chemise bouffaire

 Voilà ma chemise est terminée :

chemise bouffaire 2012

Venez nous rejoindre Dimanche prohain, 15 janvier. nous vous attendons nombreux.

31 décembre 2011

L'EPIPHANIE .... ou l'arrivée des Rois mages

Dimanche prochain, nous pourrons mettre les rois Mages dans la crèche et fêter l'Epiphanie en famile avec la dégustation du gâteau des Rois. Grâce à Jean-Paul de PROVENCE TV, je vous offre la confection du Gâteau des Rois :

 

 


Le gâteau des rois de Maria par provencetv

Miette nous emmène chez Maria, qui confectionne un excellent gâteau des rois. C'est assez simple à réaliser dit-elle, mais il faut être très patient, celà à cause des temps d'attente pour faire lever la pâte (compter 4 interventions en 24 heures), mais lors quel délice, une fois terminé. Tout le processus est expliqué en détail.
D'autres films sont à voir sur  http://provencetv.fr



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30 décembre 2011

Crèche provençale ....

Je vous présente ci-dessous la crèche de mon amie blogueuse : Jany, Je la trouve très réussie, très bien agencée ou mousse et verdure sont bien plantées dans le décor, d'une façon très naturelle. Merci à Jany de nous la faire partager.

 

crèche Jany

 

cr-che_2

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Crèche de l'Eglise de Saint-Auban

Et la crèche de l'Eglise de Saint-Auban ? Alors, et bien oui, je vous ai montré nombre de crèches, mais pas celle de l'église de Saint-Auban, et bien il ne s'agit pas de tout d'un oubli. Nous avons une très belle crèche à Saint-Auban et cette année, je la trouve encore mieux présentée que les autres années, mais le problème est qu'elle est protégée par un plexiglass qui ne fait pas du tout bon ménage avec mon objectif. Il y a un refflet .. Impossible de prendre une photo nette. J'ai essayé sous tous les angles. Mais tant pis ! Je vous mets quand même les photos ...la crèche de l'eglise de Saint-Auban 003

crèche de l'Eglise

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29 décembre 2011

La féérie de Noël, de très jolies fenêtres toutes illuminées, dont celle-ci ...

chers Amis, grâce à Nadine de Trans en Provence, je vous offre une photo de fenêtre illuminée pour laquelle j'ai eu un coup de coeur. Quel ravissement pour les yeux des passants... Je vous invite à aller consulter son site et lui laisser un petit commentaire, elle vous parle des origines de la crèche et du Père Noël en Habit vert ... et bien d'autres choses encore.

http://www.nullepartailleurs.biz

Fenêtre illuminée

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28 décembre 2011

Santons de Provence : la bugadière ou lavandière

J'ai du être bien sage, car le Papa Noël, ne m'a pas oubliée. J'ai été très gâtée, et parmi mes cadeaux je vous en présente un :

 la bugadière

Eh, oui, ma maman m'a dit, qu'une bugadière n'était jamais seule au lavoir,

Celle-ci est venue rejoindre sa frangine pour taper la causette ....

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Certainement en souvenir de la Bugade à UPAIX ....

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Merci à ma maman Noël !