Que d'eau, que d'eau, un vrai temps de Toussaint, je vais me blottir dans mon lit et je vais terminer mon dernier livre :

Le dernier porteur d'eau de Jean-Claude Ponçon.

Editions Libra Diffusio

Quand à dix-neuf ans, en 1854, Alphone Mourgue quitte son Auvergne natale et sa famille de petits paysans pauvres pour devenir porteur d'eau à la bretelle, Paris de guingois, chaotique, crève de soif, ruisselle et pue. Il ne sait pas, en entreprenant ce long voyage en compagnie d'un colporteur anarchiste, qu'il va tomber éperdument amoureux d'Amandine, une jeune putain du quartier Notre-Dame, et plonger définitivement dans un monde en plein bouleversement : tandis qu'il parcourt, jour après jour, les rues de la capitale pour distribuer son précieux liquide, banquiers et hommes d'affaires, avec la bénédiction de l'empereur et du préfet Haussmann, tracent une ville nouvelle et créent une compagnie dont l'ambition est d'amener l'eau courante dans chaque immeuble. Dans ce roman à l'intrigue passionnante où vont s'affronter les communautés auvergnate et piémontaise pour tenter de dominer un métier dur et de maigre rapport, Jean-Claude Ponçon nous raconte le déferlement du progrès dans le Paris du Second Emire, Les méteirs d'autrefois et la lutte désespérée d'un jeune "Cantalou" pour survivre et connaître le bonheur dans une société qui laisse peu de place à ceux qui n'ont rien..

J'ai beaucoup aimé l'histoire de ce jeune cantalou et je sais qu'elle va bien finir car je viens de lire la denière ligne :

... Amandine s'habilla comme les dames du faubourg Saint-Honoré et Alphonse porta le gilet à gousset !

Je vous invite à le lire, et génial, il existe en gros caractères, c'est plus aisé qand ont lit le soir à la lumière. Bonne soirée à tous.