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"LA MALLE AUX TRESORS"
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"LA MALLE AUX TRESORS"
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22 juillet 2012

Exposition programmée à UPAIX ....... du 25 Août au 30 Septembre

Après la rencontre des dentellières qui se tiendra le week-end du 18 août à Upaix, une exposition, "Au temps de nos Aîeux", sous couvert de l'Association "Castrum de Upaysio" est en préparation, Avec ma soeur, nous sommes toutes les deux à pied d'oeuvre pour sélectionner et préparer les pièces que nous allons exposer. Dimanche dernier à UPAIX, j'ai récupéré un don que l'on a fait à ma soeur : une robe de mariée en crêpe avec sa coiffe et la chemise de nuit que portait cette mariée pour sa nuit de noce. D'après la personne qui lui a donnée ce serait une robe de mariée de 1900. Elle est très sobre mais avec une traîne de la hauteur de la robe.

Même si elles ont été conservées précieusement, cette semaine, je me suis attelée à laver minutieusement ces pièces, quelques tâches que j'ai essayé de faire disparaître puis je les ai repassées. Un travail très délicat. J'ai réussi à repriser quelques petits trous, ce qui donne ceci. Je suis très émue car une mariée portait cette tenue, il y a plus de Cent ans....!

robe de mariée 1900 en crêpe

Sur le derrière de la robe, vous ne le distinguez peut-être pas, mais j'ai remonté la traîen au niveau des épaules que  j'ai fixée par des épingles à tête pour éviter qu'elle ne traîne. Sur le gros plan à gauche, vous apercevez les découpes en diagonales et pour seule garniture une branche de fleur d'oranger qui était cousue le bord du col en V, que j'ai refixée après lavage. Cette robe était très sobre mais très belle avec cette longue traîne.

A présent voici la coiffe de cette mariée avec des détails précieux, des perles de nacre blanches (semblables à un chapelet) sont fixées sur le devant et maintiennent les deux rangs de tulle relevés. Une garniture de fleurs d'oranger rappellant celle de la robe de chaque côté au niveau de l'oreille.

coiffe de la mariée avec des perles de nacre sur le pourtour

 et ci-dessous la chemise de nuit de cette même mariée de chez "Valisère" :

Chemise de nuit 1900 VALISERE

Ce sont deux nouvelles pièces qui viendront enrichir cette exposition.

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18 janvier 2013

La danse des bouffets à Château-Arnoux/Saint-Auban, c'est ce week-end :

Article paru dans la presse de ce matin.

janvier 2013

Nous vous invitons à venir nombreux voir la "danso dei boufet". Ne vous fiez pas trop à la météo, je croise les doigts, et je pense qu'il ne devrait pas pleuvoir, car cette année les bouffaïres ont tous des grelots au pieds, et la danse des grelots "endiablés" devraient chasser les mauvais présages.!!!

Ce soir a eu lieu la répétition générale et je peux vous dire qu' ils sont fins prêts pour faire la fête.

Répétition générale

 

7 juin 2012

Le défilé de Mode organisé par la Maison du Mariage à DIGNE, c'était Samedi soir 2 juin ...

défilé digne

Les partenaires de cette soirée se sont investis à fond pour que ce soit une réussite. Ce sont des jeunes qui en veulent et se démènent pour arriver à percer et se faire une place. Il faut les encourager et les aider. N'hésitez pas à les contacter. Je vous chargerai quelques photos de cette soirée dès que je les aurai.

30 juillet 2012

Le château des Herbeys à CHAUFFAYER : une demeure de charme du XIIIème siècle que je vous recommande.

Chers Amis, bounjour, en ce début de semaine, je viens vous présenter, un endroit exceptionnel que je vous invite à découvrir.

Entrée du Chateaudes Herbeys

Hier, dimanche ensoleillé, une belle journée d'été, nous fêtions les 70 ans d'un Ami. Son épouse lui a réservé une fort agréable surprise, en invitant trois couples amis, à une sortie gastronomique dans le Champsaur, sur la Route Napoléon entre Gap et Grenoble, plus précisément à Chauffayer, à une encablure du Centre de vacances de Joie et Soleil où nous étions la semaine précédente.

Le "Château des Herbeys" est une demeure de charme avec une douzaine de chambres, dans un cadre authentique, lieu idéal pour des séjours Nature.

Château des Herbeys

Si vous appréciez les meubles anciens et authentiques, les vitraux, un décor d'antan et une cuisine raffinée de tradition française, à un prix raisonnable, cet endroit magique vous conviendra, j'en suis sûre. En tout cas, en ce qui me concerne c'est un endroit hors du commun, comme je les aime et qui me convient tout à fait : j'ai fort apprécié cette journée. Que j'envie les heureux propriétaires de ces murs, Gilbert et Christiane DELAS !. Je connaissais l'emplacement de ce château car on le voit de la route, mais je n'y étais jamais allée. Jusqu'à présent nous nous arrêtions à "l'Hôtel de La Poste" à Corps un deuxième établissement qui leur appartient également, et je savais déjà qu'il n'y aurait rien à redire sur le menu "Gastronomique". Monsieur DELAS est ancien Cuisinier du Paquebot FRANCE.

HOTEL DES HERBEYS 54

Le château des Herbeys est le cadre de prestige pour des réceptions : mariages, anniversaires, séminaires... où tout simplement pour un rendez-vous amoureux .... des grands salons de style et une table de tradition. Un personnel très compétent et gracieux.

HOTEL DES HERBEYS 61

Vous pourrez profiter gratuitement de tout l'équipement :

- piscine chauffée,

- Echiquier géant,

- Jeux de quilles,

- Ping-pong,

- Jeux de boules... s'il vous manque des boules, ce n'est pas un problème, on vous en prête très aimablement.

- Terrain de tennis

- Mini golf, et même un parc animalier.....

 

et même un musée ..."entrée libre" dans une aile de cette majestueuse demeure : le "Musée des aïeux".

HOTEL DES HERBEYS 056

J'ai pris un certain nombre de photos afin que vous puissiez vous rendre compte et j'espère que cela  vous donnera envie d'aller découvrir cette demeure. Pour ce faire : cliquer sur l'album photo dans la colonne de gauche.

Si vous voulez aller goûter la bonne cuisine de cette maison, Il est souhaitable de réserver. A noter que la fermeture saisonnière annuelle est comprise entre le 12 novembre 2012 et le 24 mars 2013.

Tél. 04.92.55.26.83

Vous pouvez consulter le site :

http://www.hotel-restaurant-delas.com/

13 décembre 2012

Le centre Hospitalier de Digne les Bains en ligne.....

Je vous avais déjà informé de la création de ce blog, un journal en ligne ouvert à tous. C'est super, surtout quand on ne retrouve pas le numéro que l'on cherche dans l'annuaire... Des infos sur tous les services .... Des réponses à certaines questions que l'on se pose..... Notez l'adresse :

http://chdigne.blogsport.fr

Elle peut vous être utile à tout moment.

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Félicitations, les filles ..... du bon travail !

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29 octobre 2012

L'Association "Volone Intitiatives" : C'est super !

Après une vague de démissions au sein de cette association en 2011, il semble qu'elle soit bien repartie avec une équipe super sympas et c'est tant mieux car voilà un an déjà qu'avec ma soeur nous avons trouvé une animation qui faisait défaut sur Château-Arnoux : un Atelier où chacune peut s'exprimer.. Lorsque l'info est passée, nous y avons de suite adhéré  et remercions le Maire, Jacques BONTE, de permettre à cette association de fonctionner dans de bonnes conditions et de nous prêter des locaux fort agréables. 

Ma soeur "Nanou du 05" y fait de la dentelle aux fuseaux aux côtés de Madame Briançon, très compétente, et huit autres personnes qui s'initient à cet art, un savoir faire de nos aïeules qui semblait être perdu, mais il semble aujourd'hui que certaines ont envie de retrouver cette pratique, Il n'y a qu'à voir la valse de tous ces petits fuseaux le mercredi après-midi .

Et moi j'avais envie de me joindre à des personnes qui faisaient du boutis, tout comme Jeannette, la Présidente. Mais ce n'est pas exclusivement la dentelle et le boutis, je dirais que c'est au gré de nos envies. Certaines font de la broderie, du tricot, du crochet.

Au total, nous nous retrouvons à une quinzaine : ce n'est pas un atelier rigide et froid, mais un atelier "amical", je dirais même "famillial". Ce qui est génial, c'est qu'on se donne des idées, des conseils, on se prête des modèles, et en prime on passe un moment fort agréable autour d'un café, d'un thé et d'un gâteau qu'une ou l'autre a pris plaisir à confectionner. Bonne ambiance assurée, une transmet son savoir, l'autre apprend et on papotte, mais sans dire du mal du voisin, on se donne des infos .... Toutes les tranches d'âge y sont représentées ... une jeune étudiante se familiarise avec les aiguilles à tricoter : elle a commencé une écharpe ...

L'atelier du mercredi avec "Volonne Initiatives" : une bonne thérapie, contre la solitude, l'ennui, pour certaines, un moment d'évasion pour d'autres, une coupure du rythme quotidien.

En ce moment, je dirais que nous ne faisons pas de "la dentelle", nous travaillons d'arrache pied, car nous préparons toutes le marché de la création qui aura lieu les 24 et 25 novembre prochains dans la Chapelle Notre Dame à Volonne. Nous vous y attendons nombreux.


Surprise, surprise qu'allez vous y trouver ????? sans doute des petites idées pour vos cadeaux de Noël à des prix "très modiques" pour des articles tous "faits main".

 

marche de la création 2012

 

 

 

 

19 novembre 2012

Un jupon piqué jardinier : une petite merveille. Un modèle identique à celui de la collection du musée de Calvisson

Je ne peux ce matin que vous faire partager ma joie. Quelle n'est pas ma surprise !. En faisant un petit tour chez Marisil suite à l'expo de Calvisson où elle a exposé, je viens de cliquer sur la Maison du boutis pour mieux voir les pièces exposées et que vois-je ? un jupon piqué absolument identique au mien (j'ai copié la photo (celui de gauche fond jaune). C'est justement pour mettre avec ce jupon piqué, que j'ai confectionné ma poche en boutis (mon premier ouvrage achevé). Il n'a que plus de valeur à mes yeux, quand je pense qu'on m'en a fait cadeau. C'est un très beau cadeau.

 

6 décembre 2012

Aujourd'hui, c'est la Saint-Nicolas ....

Nicolas, Saint Patron des Enfants

Nicolas, Saint Patron des Enfants

Evêque de Myra (Turquie actuelle) au IIIème siècle, Saint Nicolas aurait réalisé de nombreux miracles auprès d'enfants. C'est pourquoi il est devenu leur Saint Patron et Protecteur.

Représenté coiffé d'une mître, vêtu d'un long manteau de fourrure avec une crosse à la main, il est fêté depuis le Moyen-Age, le 6 décembre, anniversaire de sa mort, particulièrement dans les régions de l'Est.

Il fait sa tournée à dos d'âne et distribue cadeaux et friandises aux enfants qui ont été sages pendant l'année. Il est accompagné de son opposé, le père fouettard qui, lui, distribue des coups de verges aux méchants garnements.

30 novembre 2012

Traditions de NOEL : les treize desserts

 

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Les Fileuses exposent dans leur local
3 allée Romain Selsis à Oraison
La Table des 13 Desserts


Le samedi 1er décembre de 14h à 18h
Le dimanche 2 décembre de 14h à 18h
Le mardi 4 décembre de 10h à 12h et de 14h à 15h
Le samedi 8 décembre de 10h à 12h et de 14h à 18h
Le dimanche 9 décembre de 14h à 18h
Le mardi 11 décembre de 10h à 12h et de 14h à 15h
Le vendredi 14 décembre de 14h à 18h
Le samedi 15 décembre de 14h à 16h30
Le dimanche 16 décembre de 10h à 12h
Le mardi 18 décembre de 14h à 15h

 

Les Treize desserrs

19 novembre 2012

Le "Marché de la Création" 2012 : 5 jours au jus ......

Après les pique-aiguilles à vos initiales, je vous offre un deuxième modèle, le fameux Pique-aiguilles fleur qui fleurit un peu partout sur les blogs de mes amies "fées maison" dont Marycastor Je n'ai eu qu'à récolter la façon de faire auprès d'une blogueuse que je remercie au passage.

Pas besoin d'une machine à coudre pour réaliser ce modèle. simplement du découpage et passer un fil de fronce et la fleur prend forme. J'ai pris du plaisir à réaliser ce modèle. Et je trouve sympas ces fleurs aux couleurs de Provence qui viennent un peu réchauffer l'atmosphère hivernale. Un petit cadeau utile et mignon même en déco.

pique aiguille Fleur

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Bonne journée à vous tous.

11 septembre 2012

Journée du Patrimoine à RIEZ

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Journées du Patrimoine à Riez

Samedi 15 et Dimanche 16 septembre 2012

 

EXPOSITION

Salle des associations, place de la Mairie

"Du placard au jardin, itinéraire d'un vaisselier du XIXe siècle à Riez"

Samedi 15 septembre de 15h à 18h30

Dimanche 16 septembre de 10h à 12h et de 15h à 19h, puis du lundi 17 au vendredi 21 septembre de 15h à 18h

Entrée libre

 

CONFÉRENCE

Hôtel de Ville, Salon Mirabeau

"Le travail du céramologue, les apports de l'étude de la céramique en archéologie", par Guergana GUIONOVA, céramologue, CNRS-CCJ/LA3M

Samedi 15 septembre à 18h30 - Entrée libre

 

VISITES COMMENTÉES (gratuites)

Samedi 15 septembre

*  "Balade dans Riez, au fil des noms de rues" visite commentée dans le village, par Fabienne GALLICE, Service du patrimoine

à 15h00 (départ du Bureau du Tourisme)

 

* Visite de la cathédrale « Notre Dame de l’Assomption », par René RIGOARD

à 15h00 (RdV sur place)

 

Dimanche 16 septembre

* "L'eau précieuse", visites commentées d'une mine d'eau -  par Vincent MEYER, médiateur scientifique, Musée de Préhistoire de Quinson

RdV à 9h45, place de la Mairie (pour la visite de 10h00)

RdV à 10H45, place de la Mairie (pour la visite de 11h00)

(15 personnes maximum par visite)

Inscription obligatoire au Bureau du Tourisme de Riez : 04 92 77 99 09

Equipement à prévoir : bottes et lampe (casques fournis)

 

* Visite de la cathédrale « Notre Dame de l’Assomption », par René RIGOARD

à 15h00 (RdV sur place)

 

* Visite de l'escalier de l'Hôtel de Mazan, par Audrey MEYER, historienne de l'art

à 15h00

 

Fabienne Gallice Musée lapidaire Hôtel de Ville - Allée Louis Gardiol 04500 Riez Tél. 04 92 77 89 30 Port.06 23 10 08 79 musee.riez@wanadoo.fr
 
30 septembre 2012

Le tuyautage des coiffes

Dernièrement mon amie Jany a assisté à la biennale de Trets sur la jupe piquée. Le défilé en costumes traditionnels provençaux était super, elle en a pris plein les yeux. Elle a fait quelques photos, et a eu la gentillesse de m'en tansmettre quelques unes.
Je vous transmets ses mots :
 
"Il y avait aussi quelques ateliers auquels on pouvait participer et notamment le tuyautage des dentelles autour des coiffes, je m'y suis risquée, avec succès, il ne me manque plus que le matériel ! Chose que j'ignorais, pour chauffer les fers à tuyauter, on trouve (difficilement, je crois) tout un matériel en provenance des Etats Unis. Sorte de petit four  électrique (en 110v) dans lequel on insère les fers. Super pratique et le résultat est bluffant !  je vais chercher sur le Net... je crois qu'à l'origine, ça servait pour chauffer les fers à friser chez les coiffeurs...
jany, si tu trouves ce petit appareil, tu m'en parles ....!
Vous pouvez retrouver Jany sur son blog :
sacslilyrose.e-monsite.com

tuyautage des coiffes

27 juillet 2012

Pochettes de Lavande ....

Et bien le séjour en Bretagne est terminé, Marycastor et sa petite famille sont rentrés de congés, mais encore quelques jours avant la reprise, aussi depuis hier Marycastor s'est remise à ses loisirs créatifs. Elle aussi a de la lavande au jardin. alors cet après-midi à l'ombre sous la terrasse d'été, c'était la petite entreprise familliale :  une qui découpe, l'autre qui pique, une qui remplit les sachets de lavande, l'autre qui coud les boutons .... et voici le résultat.

pochettes lavande Marycastor

11 juin 2012

Une journée provençale festive .....au Plateau de Ganagobie.

Après le Château de Sauvan le matin, je me suis rendue l'après-midi au plateau de Ganagobie, mais dommage après une matinée très ensoleillée, la météo ne s'était pas trompée , de gros nuages gris ont pris possession du ciel en un clin d'oeil et de grosses gouttes sont venues un peu perturber la fête. La scène mouillée, devenue glissante, a gêné les danseurs dans leurs évolutions.

Ci-dessous le Rode Osco Manosco :

la bugade

LA BUGADE 2

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Lou Trélus d'Istres :

FETE DU COSTUME A SAUVAN 025

Puis "Lei Dansaïre de Sant Dounat" :

Lei Dansaïre de Sant Dounat

Ci-dessous l'articlre copié dans "La Provence" ce matin :

...." En 1880, une grande réunion de Félibres avait eu lieu au prieuré de Ganagobie alors en ruines. Et depuis près de 60 ans, le rendez-vous des groupes folkloriques sur ce site est immuable. "Au début, ce sont Paul Pons, Capoulié à Gap et Jean Hébrard de Manosque qui avaient créé cette rencontre, détaille Gilbert Touvat, tambourinaire du groupe Rode Osco Manosco. Ils connaissaient l'endroit pour y être venus en tant que scouts. Il s'agissait d'une fête folkolorique réunissant tous les groupes du département : Manosque, Barcelonnette, Digne, Sisteron et Gap, ainsi qu'un groupe invité. La manifestation a écolué, rassemblant désormais des amis. On est comme une grande famille."

Hier la journée festive de rencontres réunissait des groupes d'istres, de Montfort, de Manosque, du Var et d'italie. Une messe a initié la journée de fête avant une représentation.

"C'est l'occasion pour nous de présenter nos nouveautés. Pour nous, c'était la bugade, un nouveau tableau. Comme au Rode nous n'avons plus d'adultes qui dansent, nous avons inséré les enfants". Est-ce à dire que l'afflux de sang neuf manque ? Pas du tout, répond Jannine MOLLET, Présidente du Rode, Nous avons toujours des enfants qui s'inscrivent chaque année. En revanche, nous manquons d'un local pour répéter." souligne celle qui évoque le "respect de la culture. On a hérité d'une langue, de danses ... Il est dommage de voir qu'ici, des fêtes disparaissent.

La traversado qui aura lieu en août, va à l'encontre de ce mouvent : Nous organisons un pèlerinage dans le Piémont, dans la Combe oscure où les gens parlent provençal au quotidien. On retourne chez eux chercher notre langue. A l'époque, ces travailleurs saisonniers avaient appris le provençal pour venir travailler ici, ensuite, ils l'ont appris à leurs enfants " souligne Gilbert Touvat. .... (Emmanuelle FABRE)

 

12 juillet 2013

UN MAS EN PROVENCE .......!

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Ne gaspille pas ton temps,
c'est un cadeau de Dieu.
Ne passe pas ton temps
à courir après le temps.
Prends ton temps.
Ne dis pas : je n'ai pas le temps.
Dis plutôt : j'ai tout mon temps.
Ne sois pas avare de ton temps.
Donne de ton temps aux autres
comme Dieu te le donne à toi.
Ne cours pas tout le temps,
prends ton temps.
Et laisse au temps
le temps
de faire son temps.

Alors, tu gagneras du temps.
Et tu découvriras
que c'est beau et bon le temps,
que c'est plein de Dieu dedans.

Jules Beaulac

 

Un peu pressée par mon temps....

Je voulais vous embrasser doucement...

Une jolie fin de semaine @ vous ♥

A travers ce message, je voudrais vous enmener visiter un blog que je viens de découvrir, et qui j'en suis sûre, vous donnera envie de venir nous rendre visite en Provence. Vous y retrouverez ce poême sur le temps ......

 Certaines rêvent d'avoir un mas en Provence et pour d'autres, et bien c'est une réalité .....

http://masenprovence.canalblog.com

BONNE VISITE ....

 

 

21 mai 2012

La 7ième Fête de l'Olivier à Corbières, c'était hier.

Une journée très agréable, malgré un temps gris. Mais nous eu de la chance, nous sommes passés à travers les gouttes.

Corbiere-2012-0001[1]

 

2134107235_1[1]Rendez-vous à 10 h 00 hier matin : Nous voici dans le village de Corbières. Nous nous sommes retrouvés chez un particulier qui nous a ouvert ses portes pour la visite d'un vieux moulin à huile : un moulin à sang. Quelques photos ci-dessous, pour vous faire regretter de ne pas être venus nous rejoindre. 

 fete de l'Olivier à Corbières 015

 

moulin à huile de corbièresmoulin 3

moulin 2

moulin 2

11 h 00 : Nous nous sommes rendus en procession à l'Eglise du village pour assister à la messe célébrée par le Curé du secteur paroissial de Manosque, Une messe chantée en provençal et accompagnée à l'orgue mais aussi au galoublet et au tambourin :

Corbiere-2012-0008[1].

 

A l'issue de la messe, direction la salle polyvalente du village où se déroulait un concours d'aioli.

un apéritif copieux nous attendait et nous sommes ensuite passés à table où nous avons été très bien servis. Hors d'oeuvre - Paëlla très copieuse - Fromage - Tarte aux pommes - Vin rosé et rouge à volonté et Café ... Je crois que ce repas, digne de roi, a dû afficher complet, au vu des nombreuses personnes présentes y compris la présence de Monsieur le Maire. 

A l'issue du Repas, un spectacle de danses à clôturé l'après-midi avec Les Fileuses d'Oraison.

Les Fileuses d'Oraison

 Merci au groupe des Fileuses d'Oraison pour leurs chants et danses et aux organisateurs d'avoir bien voulou nous convier à cette 7ème Fête de 'L'Olivier. En définitive, cette journée a tout de même été "ensoleillée", grâce aux costumes de nos Fileuses et au son du Galoubet et du Tambourin ..... On en redemande .....

9 mai 2012

MAI-LI, Mai-LO

Un temps fort jeune Public imaginé et organisé par la Médiathèque Louis Joseph, le Cinématographe et le Théâtre Durance se déroule du 9 au 16 mai 2012 sur la commune. L'inauguration au eu lieu cet après-midi

 inauguration

Des ateliers, des expos, des jeux extérieurs et des intermèdes dansés par les danseuses d'Elanc C, dont fait partie ma petite fille, c'est surtout pour cette raison que j'y suis allée cet après-midi. Nous avons eu de la chance, car il a fait très beau. Voici un aperçu en photo.

Elan C

 

spectacle Mai-li, Mai-lo

 Le clown Augustin avec son atelier Cirque était présent pour la plus grande joie des enfants :

Le clown Augustin

 Des jeux proposés à l'extérieur par Martial de la ludothèque Turboludo :

 les jeux

Des ateliers peinture, mosaique, et contes guyanais :

culture guyanaise

Ci-dessous, article paru dans la presse :

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21 mai 2012

Les anciens costumes des Alpes du Dauphiné : Suite

CHAPITRE VI

LES BIJOUX

Qui a dit qu'on ne devait pas porter de bijoux avec son costume ????? Ce sujet prête toujours à discussion quand on est novice et que l'on rentre dans un groupe folklorique qui se prétend être le plus authentique possible, (je sais de quoi je parle)... et bien si, nos aiëules étaient très coquettes, mais attention pas n'importe quel bijou ..... 

Le complément naturel de la toilette féminine a été, de tous les temps, le bijou. Dans nos Alpes dauphinoises, ceux les plus répandus étaient la croix et le coeur d'or, retenus ordinairement par un ruban de soie ou de velours formant collier et clos sur la nuque par un fermoir également en or. L'argent n'était porté que par les paysannes pauvres.

BriquetsCes bijoux, nationaux pour ainsi dire, épousaient des formes et des décorations diverses selon les régions. Des anneaux d'or suspendus aux oreilles ou de grandes boucles, de forme spéciale, appelés briquets, complétaient la parure.. les bijoux s'offraient, en général, le dimanche qui suivait la demande en mariage, et le futur conduisait sa belle aux accords dont le présent habituel était une croix d'or.

 

Le jour du mariage, il donnait la bague d'or, dite de pucelage, représentant primitivement un coeur, courronné ou non, tenu par deux mains, et plus tard, au XIXème siècle deux mains seulement s'étreignant.

Baques d'or dites de pucelage (Mariage)

Dans le Grésivaudan et le Viennois, la croix était trilobée et ajourée à chacune de ses extrémités et portait un Christ fondu en relief et quelques dessins gravés naivement sur le corps de la croix. le revers en dehors des mêmes gravures, ne comportait rien, alors que la croix de  Chambéry, qui  lui ressemblait de forme portait à son revers une vierge debout.

 

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Le coeur était toujours uni et quelquefois à rebord plat. Quant au fermoir, le modèle le plus répandu était de forme rectangulaire, orné au centre d'un soleil.

Quelquefois le soleil était remplacé par d'autres motifs décoratifs, et souvent surtout au XIXème siècle, par des fleurs sur fond champlevé et émaillé.

Le ruban était de velours et ordinairement noir, et parfois orné sur le tour du col par des médaillons ou plaques en or, et le fermoir était réservé aux femmes mariées.

Dès le commencement du XIXème siècle, le velours fut quelquefois remplacé par une chaîne d'or et vers le milieu de ce même siècle cédant à la mode des villes où les bijoux en cheveux étaient en grande vogue, les montagnardes arborèrent des chaînes ou des rubans faits de cheveux auxquels elles suspendaient leurs "affutiaux," expression très usitée dans nos montagnes pour désigner les bijoux et accessoires du costume ; on disait encore "Affiquets".

Dans les massifs de l'Oisans, du Trièves et du Vercors, les paysans aisés ornaient le cou de leurs femmes d'assez jolis colliers faits de plaques d'or, ovales de préférence, avec motifs gravés, émaillés ou repoussés, réunies par des chaînes jaseron formant de gracieux baldaquins...

Quant aux bagues, en dehors de celles de mariage qui étaient d'un type déterminé et symbolique, de nombreux modèles ont vu le jour en Dauphiné, et les quelques specimens qui figurent à la planche ci-dessous en donneront une idée plus exacte qu'une longue explication.

croix forme bâton Basse IsèreDans la région de la basse Isère, qui s'étend du Bec de l'Echaillon aux portes de Romans, et qui forme actuellement l'arrondissement de Saint-Marcellin, se portait une croix différente de celle du Grésivaudan. Les bras étaient ronds (ce que l'on appelle la forme bâton), terminés à leurs extrémités par une boule surmontée d'une petite pointe conique, et la bélière habituelle étint remplacée par un anneau fixe, ovale et plat, qui ressemblait assez à la tête d'une aiguille à coudre, et dans l'ouverture étroite et longue de laquelle on passait le ruban destiné à la suspendre au cou.

Dans la partie du Haut Dauphiné qui comprend actuellement les Hautes-Alpes, on pouvait répartir les formes des bijoux en trois principales régions, à savoir :

1) Le Gapençais y compris l'Embrunois, le basssin du Buech, le Serrois et le Dévoluy.

2) Le Briançonnais, Queyras.

3)  La Vallouise avec le Champsaur et le Valgaudemar.

Dans le Gapençais, avec le coeur à rebord plat dans lequel passait un ruban de soie de couleur souvent rose ou verte, les croix étaient fort simples, en or, plates, agrémentées de peu de gravure et sans Christ, et avaient leurs extrémités terminées par un ornement à peu près en forme de trèfle.(Ci-dessous les croix du Gapençais)

Croix du Gapençais aux extrémités ornement en forme de trèfle

Dans le Briançonnais, le coeur était ordinairement mouluré et fleuri, c'est-à-dire ornementé de fleurs gravées et frappées, et les croix de modèles peu variés de forme, mais avec une infinité de motifs centraux gravés qui allaient du Saint-Esprit à l'ornement géométrique, en passant par les pensées et les roses, ainsi que ceux gravés sur les extrémités de leurs bras.

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Le ruban était semblable à ceux du Gapençais, mais était remplacé par une chaîne d'or, quand, à la place du coeur, les paysannes y plaçaient des motifs rectangulaires soit repoussés, soit gravés ou émaillés.

Les anneaux d'oreilles et les "briquets", ainsi que les bagues de pucelage ou d'ornement étaient à peu près les mêmes que celles du Grésivaudan et du Viennois. En Vallouise, enfin , même croix simple que dans le Gapençais, mais avec des extrémités plus ornementées.

Vallouise

Dans toute cette partie du Haut Dauphiné qui était une région assez pauvre, le collier à plaques d'or réunies par des chaînes, n'existait pas. Par contre dans certaines régions du Haut-Dauphiné et principalement en Vallouise, les femmes avaient l'habitude d'accrocher à leur ceinture,  de lourdes chaînes d'argent destinées à suspendre leurs ciseaux et leurs clefs.

Un bijou très spécial et qui ne se portait qu'à La Grave et dans ses environs immédiats, était un crochet en argent, à tête ajourée et ornementée, qui se cousait derrière le col de la robe et servait à y passer le ruban de la croix et à l'y maintenir, pour éviter qu'il ne remontât vers les cheveux.....

Parmi les principaux fabricants dauphinois de cette première moitié du XIXème siècle, il faut citer, à Grenoble, les maîtres Colin et François Delaye, et, à Briançon, le maître Salle ....

Les anciens costumes des Alpes du Dauphiné d'Edmond Delaye 1922

 

A suivre dans un prochain message : les Bijoux en Cristal de roche et en Variolite.

 

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7 mai 2012

Cadeau du jour : de la dentelle à l'aiguille et au crochet...

De quoi garnir de très jolis ouvrages ..... !

Il m'arrive de temps en temps d'avoir  des petites surprises en ouvrant mon portail, comme des sacs en plastique sur le rebord de ma fenêtre, par exemple. Si si ! je crois que je vous l'ai déjà dit et alors dans ces cas là, à chaque fois c'est la découverte, je suis toujours très curieuse de savoir ce qu'il renferme. Il s'agit la plupart du temps de "choses" anciennes, bien sûr ces diverses pièces n'arrivent pas toujours dans un très bon état. Certaines ont été récupérées dans une vieille armoire, un grenier et voir même une cave.

comptoir des Ouvrages des Dames

Ces dentelles qui n'ont jamais servi pour la plupart sont encore sur leur carton d'origine : du Comptoir des Ouvrages des Dames par exemple (comme ci-dessous). Ce week-end, je me suis attelée à les laver et les rendre présentables. Je remercie la dame Saint-Aubanaise qui a eu la bonne idée de me déposer ce sac. Voici le résultat :

carres de dentelle avec motifs

Dentelles anciennes à l'aiguille et au crocher Quel travail

 

Il ne me reste plus qu'à avoir de l'imagination pour les utiliser. C'est ainsi qu'une simple serviette de toilette devient un linge de toilette délicat pour un cadeau personalisé. Une simple taie de taversin devient une parure raffinée...... et si je suis à cours d'idées, Marycastor est toujours prête à m'en donner..... Au fait, elle vient de relooker sa chambre. Etes-vous allée lui rendre visite dernièrement ? (voir le lien colonne de droite dans : Mes filles).

4 février 2012

LA COUPO SANTO

« La COUPO SANTO »

Hymne, mythe et symbole de la  Provence.

Par Miquèu BENEDETTO

Majoral du Félibrige

 (Miquèu, est un "livre vivant" capable de tenir son public pendant plus de 2 h 1/2. il nous l'a montré hier au soir. J'y ai pris quelques notes que je partage avec vous.)

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LA COUPO SANTO

Un mythe qui porte sur le Sacré.

Pour cela nous sommes remontés à la naissance de Frédéric MISTRAL, le 8 septembre 1830, à Maillane, dans les Bouches du Rhône. En 1839, Frédéric MISTRAL va à l'école primaire dans une école Catholique - Abbaye St Michel de Frigolet. 1841, il rentre au Collège d'Avignon. Il se pationne pour les langues mortes, la poésie. A cette époque il cotoie des personnes qui vont avoir une influence sur son avenir.

Le Professeur Charlaire : Républicain

M. Monnier, le Pénitent rouge

Le surveillant : Joseph ROMANILLE,le blanc. qui va devenir le compère inséparable de Mistral. Frédéric Mistral va évoluer avec toutes ces sensibilités religieuses et politiques qui se croisent. 1848, il rentre à la Faculté de Droit pour être Avocat.

Mistral a participé au mouvement des idées de son temps. Il était un partisan convaincu du Fédéralisme.

Miquèu nous a fait survoler sa vie d'alors :

- La Mejeanne

- Le dictionnaire d'Honnorat de la Foux d'Allos.

- Le café républicain de Brissac,

- Les Chambrettes : Frédéric Mistral rentre dans une de ces chambrettes : "La Marianne". (Mais ce n'est pas un Battant, il va très vite démissionner).

- Les Meneurs de l'Insurrection de 1851 du Var. 

Une petite incursion sur le personnage d'Antoine Fabre d'Olivet - 1767/1825 : Précurseur du Félibrige, qui est un Troubadour, (Poésie occitane 1803)

- Les vers dorés de Pythagore (1813)

- La langue hébraique restituée (1816)

Fondateur d'une secte à structure maçonnique où il y a rituel faisant appel au magnétisme.

Pour revenir à Frédéric Mistral, en 1852, il est avocat et fonde le Félibrige en 1854 au Château de Fontsegugne. Nous découvrons les 7 Primadié : Mistral, Roumanille, Brunet, Tavan, Aubanel, Giéra et Mathieu.

La mission du Félibrige : sauver le Provençal, à travers :

La Littérature, la poésie, l'almanach, le Journalisme, les chansons et le Théâtre.

C'est à ce moment là, qu'il publie "Mireio" (en 27 Traductions), avec la complicité d'Alphonse LAMARTINE qui lui présente Adolphe DUMAS  en 1858,

Dans le quarantième Entretiens : "Un nouvel Homère est né en Provence".

Le l8 septembre 1859, Mistral écrit à LAMARTINE :

"Je te consacre Mireille : c'est mon coeur et mon âme ; c'est la fleur de mes années ; c'est un raison de Crau qu'avec toutes ses feuilles t'offre un paysan".

Victor BALAGUER e li Catalan

 Lous despatriamen de 1866.

Les origines de la Coupo : 30 de juliet 1867

Victor BALAGUER est un poête. Il donne une philosophie particulière, mystique. Il connaît l'Histoire et c'est un orateur.

En 1867 en Catalogne un puissant mouvement fédéraliste se dresse contre l'Etat espagnol, il est conduit par Victor Balaguer, Jacinto Verdaguer, Milos y Fontals. Pendant quelques temps ces derniers sont déclarés indésirables en Espagne et la reine Isabelle II les exile.

C'est ainsi qu'en 1866, les catalans vont être exilés et Victor BALAGUER vient rencontrer Frédéric MISTRAL par l'intermédiaire de Jean BRUNET, fondateur du Félibrige aux côtés de Mistral, qui, lié à certains des exilés catalans, leur offre l'hospitalité des félibres provençaux. Les catalans passent quelques mois en terre provençale ......

C'est à ce moment là que Frédéric MISTRAL écrit "La Countesso"(1866).  La Countesso, c'est la Provence. (assez troublant). Il sort une deuxième oeuvre (plan pOlitique) :"Calendau"

Les catalans viennent d'apprendre qu'ils peuvent rentrer chez eux.

 

En remerciement de l'accueil fait à Avignon au poète  catalan Don Victor BALAGUER, expatrié pour cause politique et aussi  en témoignage de la fraternité qui, de tous temps, a rapproché la Catalogne et la Provence, les patriotes catalans et les amis de Balaguer ont envoyé au Félibrige un cadeau de grand prix. C'est une coupe d'argent adorablement ciselée.

 

Elle provient d'une souscription de 1800 signatures ; et a été commandée à Paris chez l'orfèvre Jarry, ce sont les évènements d'Espagne qui n'ont pas permis  de la fabriquer à Barcelone.

 

Voici la description de la Coupo : c'est une conque de forme antique, supportée par un palmier. Debout contre le tronc du palmier deux charmantes figurines se regardent, elles représentent comme deux sœurs la Catalogne et la Provence. La Provence a le bras droit autour du cou de son amie, pour lui marquer son amitié ; la Catalogne met la main droite à son cœur et semble dire merci. 

 

C'est une coupe admirablement réussie, ciselée par le sculpteur Fulconis d'Avignon, qui  honnore doublement l'artiste, devons-nous  dire, car lorsque Fulconis, à qui le travail avait été  commandé (il habitait à Paris à l'époque), apprit  la destination patriotique de l'objet, refusa le paiement de sa main-d'œuvre, et généreusement donna son art divin à l'idée poétique  et  nationale.

 

Aux pieds des deux  figurines vêtues d'une toge latine  et le sein nu, se trouve un écusson aux armoiries qui la désignent.

  

Autour de la conque  et  au dehors, écrit sur une bande tréssée avec du laurier peut se lire l'inscription suivante:

  

" Souvenir offert par les patriotes catalans aux félibres provençaux pour l'hospitalité donnée au poète catalan Victor Balaguer. 1867 ".

  

Sur le piedestal sont finement gravées les inscriptions suivantes:

 

" Elle est morte, disent-ils,                         "Ah!  s'il  savaient  m' entendre!

  Mais je crois qu'elle est vivante "              Ah!  s'ils  voulaient  me  suivre! " 

   V.  Balaguer                                               F. Mistral

 

La Coupo Santo

 

Au mois d'août les catalans sont invités par les félibres provençaux ; un grand banquet se déroule à Font-Ségugne, C'est au cours de ce repas que les catalans, offrent une coupe en argent aux félibres. Mistral prévenu de ce cadeau compose "la Cansoun de la Coupo". Elle contient 7 couplets de 4 vers et un refrain de 5 vers.

Mistral croyait avoir composé cette Cansoun sur l'air de "Guihame, Tòni, Pèire" un noël de Saboly (noëlliste comtadin du XVIIème s.), des recherches ultérieures ont permis de savoir que le noël est d'un certain frère Sérapion (XVIIème s.) sans qu'on soit sûr que la musique soit de ce même frère.

La Cansoun de la Coupo, appelée couramment :"la Coupo Santo" est devenue l'hymne national des provençaux.

Lors du banquet de 1867, tous les participants avaient bu un peu de Chateauneuf du Pape dans la Coupo.

En temps normal la Coupo est conservée dans un coffre, traditionnellement elle "sort" au moins une fois l'an au moment de la Santo Estello (fête annuelle des félibres se déroulant pour Pentecôte dans une grande ville du pays d'Oc). A la fin du banquet de la Santo Estello, le Capoulié du Felibrige prononce un discours puis boit à la Coupo (du vin de Chateauneuf du Pape). Ensuite tous les félibres peuvent boire aussi à la Coupo.

La Cansoun de la Coupo se chante le plus souvent à la fin d'une manisfestation provençale. Habituellement on chante les couplets 1, 2 et 7, encore que certains aiment remplacer le couplet 2 par le troisième …. Le dernier couplet se chante un peu plus lentement et solennellement ;  pour chanter ce dernier couplet on se lève, encore que certains chantent la totalité de la Coupo Santo debout (c'est un hymne national …!), les hommes se découvrent. Au dernier couplet aussi, les hommes se découvrent.

 

LA COUPO   LA COUPE
Prouvençau, veici la coupo   Provençaux, voici la coupe
Que nous vèn di Catalan :   Qui nous vient des Catalans :
A-de-rèng beguen en troupo   Tour à tour buvons ensemble
Lou vin pur de noste plant !   Le vin pur de notre cru.
Coupo santo   Coupe sainte
E versanto,   Et débordante,
Vuejo à plen bord,   Verse à pleins bords,
Vuejo abord   Verse à flots 
Lis estrambord   Les enthousiasmes
E l’enavans di fort !   Et l’énergie des forts !
D’un vièi pople fièr e libre   D’un ancien peuple fier et libre
Sian bessai la finicioun ;   Nous sommes peut-être la fin ;
E, se toumbon li Felibre,   Et, si les Félibres tombent,

Toumbara nosto nacioun.

  Tombera notre nation.
D’uno raço que regreio   D’une race qui regerme
Sian bessai li proumié gréu ;   Peut-être sommes-nous les premiers jets ;
Sian bessai de la patrìo   De la patrie, peut-être, nous sommes

Li cepoun emai li priéu.

  Les piliers et les chefs.
Vuejo-nous lis esperanço   Verse-nous les espérances
E li raive dóu jouvènt,   Et les rêves de la jeunesse,
Dóu passat la remembranço   Le souvenir du passé

E la fe dins l’an que vèn.

  Et la foi dans l’an qui vient.
Vuejo-nous la couneissènço   Verse-nous la connaissance
Dóu Verai emai dóu Bèu,   Du Vrai comme du Beau
E lis àuti jouïssènço   Et les hautes jouissances
Que se trufon dóu toumbèu.   Qui se rient de la tombe.

Vuejo-nous la Pouësìo

  Verse-nous la poésie
Pèr canta tout ço que viéu,   Pour chanter tout ce qui vit,
Car es elo l’ambrousio   Car c’est elle l’ambroisie

Que tremudo l’ome en diéu.

 

  Qui transforme l’homme en Dieu.
Pèr la glòri dóu terraire   Pour la gloire du pays
Vautre enfin que sias counsènt,   Vous enfin nos complices,
Catalan, de liuen, o fraire,   Catalans, de loin, ô frères,
Coumunien tóutis ensèn !   Tous ensemble communions !

En 1877 les félibres provençaux invités en Catalogne ont offert à leur tour une Coupo aux catalans : La Coupo prouvençalo". Celle-ci a été cachée de 1939 (chute de la Catalogne) à 1974 (mort de Franco). Elle est conservée à la Generalitat de Catalogne à Barcelone.

 

La Prouvènço, terro sacrado. Miquèu nous rappelle également la venue du Saint Graal en Provence. C'est un passage fort intéressant, mais je ne peux tout vous raconter, et connaissez-vous la "coupo dou Rei Reiné", une coupe de cristal ?

Vraiment très intéressante cette conférence ! Ce n'est pas la première fois que j'écoute les explications de Miquèu, mais à chaque fois j'en apprends un peu plus. Il nous a non seulement conté l'histoire de la Coupo, mais il nous a également présenté l'objet et "la géométrie sacrée de la Coupo" respectée par Guillaume de Fulconis.

Pour terminer, notre Majoral, Miquèu Bénédetto nous a lu un Hommage de Louis Guillaume à Victor Ballaguer.

Merci Miquèu ! et Merci aux organisateurs pour cette soirée.

Pour plus de détails sur Louis Guillaume Fulconis, le créateur de la Coupo, son temps et ses amis, on peut se reporter au site : www.fulconis.com

 

8 juin 2012

REPAS FESTIF A LA MAISON DE RETRAITE DE L'HOPITAL LOCAL DES MEES

Jour de fête hier pour les pensionnaires de la Maison de Retraite des Mées. Ils ont eu de la chance, car hier il a fait très beau et le repas a eu lieu dans le Jardin. Un repas animé par des chants et danses de Provence avec le groupe des "Fileuses d'Oraison".

Comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous, le personnel a également très apprécié ce moment convivial. Nous avons été très bien reçus. Nous reviendrons peut-être pour Noël ?

hopital local des Mées animation

Ayant travaillé le matin, j'ai rejoint le groupe un peu plus tard, mais je suis arrivée à temps pour le dessert. N'est-ce pas Marjo ??? et prendre part aux danses qui ont suivi.

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Marjo est le reporter photo du groupe qui prend un malin plaisir à prendre ses sujets en flagrand déli, par exemple avec la bouteille à la main l'autre jour à Corbières, et là entrain de manger le gâteau alors que je voudrais faire le régime......C'est promis les filles plus de gâteaux à partir d'aujourd'hui ....

2012-06-07 Hopital des Mées - Fileuses 1

 Photo souvenir avec le groupe :

 

Hôpital local des Mées

 

Voici l'article paru dans la presse :

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27 mai 2012

Atelier "Boutis" :

Grâce à l'atelier créatif de "Volonne Initiatives", je progresse. Je remercie Pascale de m'avoir prêté ses bouquins, j'y ai pioché plein d'idées ...... Je pense que ma petite aiguille va être ma compagne des chaudes après-midi d'été..... si la chaleur daigne se faire sentir. Qui a dit que la terre se réchauffe ???? J'ai quand même pris mon premier bain à la piscine hier après-midi. L'eau était à 22°.

Pour la fête des mères : mon premier coeur en boutis relevé dans L'ABC du Boutis, sera pour ma maman :

L'a

et en voici un second que je viens de commencer. Comme me l'a annoncé Mauricette, je ne vais plus m'en passer. Je crois que je suis piqué par le virus. Merci les filles, grâce à vous, je deviens une "boutisseuse" :

 

Petits trésors de boutis

25 octobre 2013

Bijoux en cristal de roche et en variolite -... Hautes-Alpes

Un peu d'histoire et un peu plus de savoir sur ces bijoux de mes aïeules, grâce à Edmond DELAYE.

(je dis "mes" car mes aïeules (paternelles et maternelles) étaient haut-alpines.)

 

Une très intéressante industrie fut introduite à Briançon,

 vers la fin du XVIIIème siècle,

 par Antoine Cayre-Morand.

Dès 1753, un sieur Bruno Micoud, concessionnaire depuis 1752 des mines et minières du Haut-Auphiné, avait demandé au roi l'autorisation d'entreprendre, sans concurrence, la fouille des cristaux de roche dans l'étendue de sa concession, et désirait également y établir une manufacture de taille ; ce qui lui avait été accordé par un arrêt du Conseil d'Etat, le 4 septembre 1753. Mais aucune suite ne fut donnée à l'érection de la manufacture, et ce ne fut qu'en 1778 que l'artiste et savant Antoine Cayre-Morand, reprenant cette idée, put la mettre en exécution, et non sans peine.

Fils d'Alexis Cayre, maître-orfèvre de Briançon, et appartenant, par sa mère, à la famille du célèbre Architecte Morand, né à Briançon, et mort à Lyon, sur l'échafaud, en 1794 ; Antoine Cayre, également né à Briançon, le 27 juin 1747, était doué d'une très belle intelligence, à laquelle s'ajoutaient imagination, volonté, activité, et un goût natif en firent un artiste de premier ordre en glyptique et dans la taille des pierres précieuses.

Ses connaissances approfondies et ses oeuvres d'art lui valurent la protection et l'amitié de Voltaire, de Larochefoucauld-Denville, du baron de Choiseuil, du Ministre de Vergennes, du chimiste Fourcroy, du géologue Faujas de Saint-fond, des lapidaires parisiens Fontaine et Delacroix, du manufacturier anglias Boulton, du naturaliste espagnol Davila et de beaucoup d'autres.

A quatorze ans, son père le plaça en apprentissage à Turin, et, vers dix-sept ans, il commença des voyages d'études qui le menèrent à Rome, Naples, Florence, Venise, Milan , Genève et à Ferney, où, en 1771, il fit tant qu'il fut reçut par Voltaire et lui grava son portrait en intaille, puis à Paris, où il suivit des cours de chimie, de physique et d'histoire naturelle et s'attira de nombreues amitiés par les services qu'il rendit à plusieurs artistes distingués.

Il apprit à mouler les plus petits objets, et exécuta, pendant son séjour dans la capitale plusieurs travaux dignes d'attention, tels que le portrait de Mme la Dauphine gravé en bas-relief, enrichi de diamants et formant bague, et une canne gnomonique très remarquée par l'Académie des Sciences.

De là il passa en Angleterre, y visita avec fruit plusieurs ateliers, se rendit ensuite en Espagne et rentra dans sa ville natale, en 1776, après douze ans d'absence, décidé à tirer profit des connaissances variées et précieuses qu'il avait acquises pendant ses longs et dispendieux voyages, et à créer, dans son pays, une source de richesses, par la taille du cristal de roche, de la variolite et d'autres produits naturels de nos Alpes. ( Chargé en 1768, par l'intendant du Dauphiné, de visiter des mines en Briançonnais, il avait découvert à Vallouise, une sorte d'améthiste fort curieuse, d'un violet peu foncé et tirant sur le rouge).

Il se mit à la recherche d'actionnaires ..... Surpris, mais non découragé, Cayre demeura inébranlable dans son projet et trouva moyen de se procurer 60 000 livres qui lui étaient nécessaires, se chargea seul de la direction de sa manufacture et ouvrit ses ateliers de taille en 1778.

Il s'entoura des meilleurs ouvriers ... Doué d'une énergie inlassable, il modifia les procédés de sa fabircation, capta la confiance absolue de ses ouvriers, leur apprit de nouvelles méthodes, lutta sans découragnement et en 1784, obtient du roi, le titre de manufacture royale, comme ayant frayé une route nouvelle à l'industrie nationale.

De 1784 à 1787, la manufacture se consolida, redoubla d'activité, progressa remarquablement, et donnant à son fondateur des bénérfices qui le dédomagèrent des ses peines et de ses sacrifices.

Cayre voulait, dans l'intérêt de la France, faire de Briançon ce que la Hollande avait fait de Bruges, une pépinière de lapidaires. Malheureusement, la plupart de ses ouvriers, venant de l'étranger, y retournaient, emportant avec eux une partie de ses nouveaux procédés. Il aurait voulu n'occuper que des Français, mais dans l'impossibilité de le faire, il spécialisa chacun d'eux et chaque oeuvre passa par plusieurs mains.

Le personnel de la Manufacture royale de Briançon était divisé en quatre sortes de professions :

- les lapidaires dans le grand genre,

- les lapidaires à facettes ,

- les bijoutiers,

- les metteurs en oeuvre.

Pendant cette période de prospérité, Cayre inventa la taille de ses boules polyèdres (perle ronde en cristal de roche), qui furent fort goûtées et recherchées de toutes parts, non sans être limitées.

Parmi ses oeuvres maîtresses et remarquées, il faut citer :

- un obélisque en cristal de roche,

- une pyramide formée de différents cristaux,

- un portrait en relief, gravé dans le cristal de roche représentant Voltaire,

- Un lustre à cylindre, composé de plus de 1 500 cristaux, qui ne fut achevé en 1789, et qui lui valut son traitement d'être porté de 3 000 à 6 000 livres par le Gouvernement.

La Révolution approchait, les troubles commençaient et sa manufacture fut toute désorganisée par le départ de ses ouvriers aux armées.... puis la manufacture ferma en 1794.

Après plusieurs années de luttes, il alla se fixer à Turin, y passa le reste de sa vie, occupé de son commerce, se livrant à ses études de prédilection et continuant, avec les savants et les artistes, ces rapports d'amitié auxquels il attachait un si grand prix et mourut enfin en 1832.

On connaît de lui un intéressant volume qui a pour titre : "La Science des pierres précieuses".

En dehors des pièces saillantes et remarquables citées plus haut, la manufacture royale de Briançon, et c'est ce qui intéresse plus particulièrement ce chapître, fabriqua de nombreuses perles de toutes formes, destinées à former des colliers ou à être montées en pendants d'oreille (voir n° 12 ci-dessous,) dans les cristaux de roche des Alpes dauphinoises (c'est le nom donné aux cristaux de quartz, incolores et transparents qui garnissent les druses de certains filons). Cayre fabriquait également des croix (n° 2 et 5) soit en cristal, soit en variolite, dont il revêtait ordinairement les extrémités d'ornements en or, ou perforait simplement le sommet afin de pouvoir les suspendre au col par un ruban.

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Un nommé Fine, ancien ouvrier de la manufacture, natif de Villard-Saint-Pancrasse, faisait, en 1805, des colliers des pendants d'oreille, des croix, des broches ... en cristal ou en variolite de la Durance.

A cette même époque, un lapidaire nommé Clément, qui avait également travaillé chez Cayre-Morand, avait conservé une meule et continuait à tailler les cristaux de roche et surtout les variolites.

Toujours à Villard-Saint-Pancrasse, au hameau de Sacha, un lapidaire connu sous le nom de Colomban, se livrait vers 1842, au même gendre de travail artistique.

Contrairement à ce que l'on a pu croire, dans les année 1900, la taille des cristaux et variolites du Haut Dauphiné n'a pas disparue complètement du Briançonnais, et Monsieur DELAYE a pu constater "de visu", qu''un habile lapidaire-bijoutier y produisait encore (en 1921) des croix, ces colliers, broches et pendants d'oreille fort intéressants.

D'une intélligence très curieuse, ayant, dans la vie, touché à tout, à sa façon, tant en réalisations artistiques qu'en celles de science, Alphonse Salle, né à Briançon, le 7 janvier 1853, de parents peu fortunés, embrassa la même profession que son père, qui était horloger-bijoutier.

Ayant terminé son apprentissage en 1865, il eut l'occasion, pendant l'hiver de cette année, de lire un ouvrage commentant la vie, les souvenirs et les oeuvres de Cayre-Morand.

Cette lecture fut pour lui une révélation, et il fut pris de l'idée de rénover l'oeuvre de son prédécesseur.

Il reprit tout d'abord la taille de la variolite qu'il exécuta lui-même, à l'insu de son père, et malgré l'oppostion de celui-ci, qui ne cessa de lui dire qu'il perdait son temps et son argent.

ScannedImage-24Possédant tout l'outillage nécessaire à la fabrication des bijoux, il put monter lui-même ses pierres (voir la croix ci-contre) et les exposa dans une petite vitrine, à l'intérieur de son magasin, situé encore (en 1921) au beau milieu de la grande gargouille de Briançon.

Encouragé par les ventes qu'il en fit, le succès le poussa à la création de nouveaux modèles qu'il eut soin de déposer au greffe du tribunal, afin de sens réserver le profil et les bénéfices qu'il réussissait.

Son entreprise prit alors une telle extension qu'il ne peut plus répondre seul aux demandes et fut obligé de chercher et former un ouvrier lapidaire, ce qui ne fut pas sans difficultés.

Ce fut alors qu'il ajouta à la taille de la variolite celle des cristaux de roche, et son travail et son goût lui obtinrent de nombreuses récompenses dans les expositions régionales de Briançon, en 1884 ; d'Embrun en 1890, et à l'exposition internationale du Progrès, à Paris, en 1897.

Monsieur Edmond Delaye a tenu avant de terminer ce court historique de l'industrie des bijoux dauphinois confectionnés avec des minéraus des Alpes dauphinoises, à signaler cette dernière initiative digne d'être encouragée et suivie.

"Puissent ces quelques pages bien incomplètes sur les anciens costumes et les bijoux des Alpes du Dauphiné, avoir intéressé le lecteur et lui avoir fait connaître un peu de ce coin de France si pittoresque et si beau."

Voilà, je m'étais engagée auprès de vous chers lecteurs de mon blog, à porter à votre connaissance le contenu de ce livre d'Edmond Delaye sur "Les anciens Costumes des Alpes du Dauphiné" édité à Grenoble en 1922, c'est chose faite. Je l'ai beaucoup apprécié et je remercie encore une fois le Monsieur qui me l'a confié. Il a trouvé cet ouvrage dans la bibliothèque de son père décédé, avec la dédicace personnelle, à la plume, de M. DELAYE. Il a sa place à présent sur l'étagère de ma bibliothèque.

J'espère que toutes ces descriptions et précisions sur le costume et les bijoux de nos Hautes-Alpes vous auront intéressées autant que moi.

En tout cas, si d'aventure vous aviez de ces vieux bijoux en cristal de roche et en variolite qui ne vous intéresseraient pas, je suis preneuse ...... !

A noter que la Variolite se rencontre principalement dans les Alpes dauphinoises et surtout dans les Hautes-Alpes, et prend le nom de variolite de la Durance ou variolite du Drac, selon que les fragments sont détachés et roulés par l'une ou l'autre de ces deux rivières.

La variolite est un type globulaire très curieux de roches hypo-cristallines qui occupe le bord des épanchements d'euphotides, et que Michel-Lévy considère comme le terme vitreux de cette série.

Pour donner un peu plus de corps à ce message, si certains pourraient penser que la variolite est une maladie, la variolite n'est pas une maladie mais elle y ressemble, en effet, c'est une roche vert-sombre parsemée de taches claires rappelant les sinistres boutons de la variole. Grâce à François qui a bien voulu me laisser un commentaire et que je remercie au passage, je peux vous renvoyer vers le lien ci-dessous, où vous découvrirez de très belles photos de ces variolites. (et où il met côte à côte une personne atteinte de variole et une variolite .... stupéfiant..)

 http://variolite.fr/photo-variolites.htm

J''invite forfement tous ceux qui voudraient en savoir un peu plus sur cette pierre et ses origines, et voir également d'autres bijoux confectionnés avec ces pierres, la vidéo sur la première page du site :

http://variolite.fr

PS : je suis très heureuse de voir que mes messages, en fin de compte, sont très instructifs et je ne perds pas mon temps, car ils intéressent toujours quelqu'un et apportent de la culture aux néophites. Merci à tous ces amis de la blogosphère qui me laissent des commentaires. Cela me donne du punch pour continuer ....

  

 

29 mars 2012

Le boutis : une tradition ....

Un petit bonjour à toutes mes amies blogueuses, et aussi boutisseuses. ça y est, j'ai franchi le pas, je commence le boutis et je vais essayer de m'y tenir. Une association "Volonne Initiatives" dans un village voisin, vient de créer un atelier travaux manuels : où se pratique la dentelle aux fuseaux, le tricot, la navette, la broderie dont le boutis. Avec ma soeur "Nanou du 05" nous avons décidé d'intégrer cet atelier. ma soeur a rejoint la dentelle aux fuseaux, forcément. Elle prépare assidument la 3ème rencontre des dentellières qui aura lieu à UPAIX, cette année, les 18 et 19 août. Pour l'instant, à cet atelier, elles ne sont que quatre ou cinq dentellières sous la houlette de Madame BRIANCON. Elles peuvent ainsi bien travailler. Quant à moi, ayant un peu pratiqué tous les travaux d'aiguilles, mais toujours en solo, je ne m'étais jamais vraiment mise au boutis car  pour moi c'est un art divin qui m'inspire le respect. Je suis en admiration devant une pièce de boutis. C'est un art typiquement français, dont les origines remontent à plusieurs siècles, qui de plus est né en Provence. Il connaît son apogée aux XVIIIème et XIXème siècles à Marseille, mais disparait avec l'invention de la machine à coudre. Fort rares, les pièces authentiques sont exposées dans les musées régionaux.

On ne peut faire le boutis à la légère, c'est une technique qui demande une grande régularité de travail de la minutie. J'ai eu le déclic ! car pour tout vous dire, il y a quelques jours une amie m'a fait un très beau cadeau en me donnant un cotillon piqué qu'elle a porté étant plus jeune  dans certaines occasions. Celui-ci ayant assez de fond, J'ai décidé de le démonter pour l'ajuster à ma taille et comme je dis souvent : "qui se ressemble s'assemble".... Avec un cotillon piqué on ne peut associer qu'une poche en boutis.

Ma première pièce, sera donc une poche pour mon nouveau costume.

 

Voici mon cotillon piqué , je vous ai également photographié l'envers, pour que vous puissiez voir que cette belle pièce a été réalisée entièrement à la main :

 cotillon

25 mars 2012

Une histoire de Chapeau ......

Je m'aperçois au vu des commentaires que je commence à recevoir que chacun revendique son chapeau. Il en va des hommes comme des femmes .... il en va de la différence des coiffes comme celle des chapeaux selon notre situation géographique dans notre chère Provence ....

Ci dessous Frédéric Mistral avec son chapeau :

ScannedImage-18il est quasiment identique aux chapeaux que l'on peut retrouver aujourd'hui chez un chapelier et aux chapeaux de feutre, de laine ou en "Goretex" que portent les groupes folkloriques aujourd'hui. 

Ci-dessous un défilé de chapeaux !

CHAPEAUX DEFILE

A chacun son chapeau .... en haut à gauche, un maquignon qui est vêtu d'une blouse, à droite, un chapeau haut de la bourgoisie d'Aix en Provence, au dessous à gauche un chapeau de berger du côté de Ceillac (La Taïolle Tallard) à, droite en bas un chapeau de berger de la Crau. Tous les quatre ont défilé à Pernes les Fontaines pour la fête du costume.

Ci-dessous, à gauche un berger (Gréoux-les-Bains) véritable cape de berger, à droite un Monsieur de la Bourgeoisie.

A CHACUN SON CHAPEAU

Défilé 4 Gréoux le 23 mai 2009 022 - Copie

Dans les groupes folkloriques aujourd'hui .. ci-dessus nos amis du Rode Osco Manosco..

Ci-dessous, à gauche chapeau de noste mestre d'obro, Daniel, à droite, Alain, chef de Danse - groupe folkorique, en dessous, le chapeau d'Yves, en bas à gauche chapeau de notre Majoral, Miquèu Benedetto.

CHAPEAUX DES GROUPES

et ci-dessous, les chapeaux de mon homme , aujourd'hui...

CHAPEAUX DE MON HOMME

Et quand vous portez le chapeau Messieurs  ... N'oubliez pas de faire un beau salut devant une dame  ... n'est-ce-pas ?? comme ci-dessous, les danseurs saluent leurs cavalières. (Souvenirs de Saint-Bonnet en champsaur : Jean-Marie et Claudie en costume de paysanne : jupe de coton épais à raies, tablier à petits carreaux, coiffe plate de travail, Chemise de coton blanc à coulisse (bonne longueur de manche en dessous le coude.) caraco sans manches de coton blanc.

 Ces messieurs saluent leurs cavalières

et pour finir, voici une très jolie photo que vient de m'envoyer "Lou Cavaïre", une photo prise en 1954 lors d'une fête d'école. Notre petit cavaillonais au bas d'une jeune arlésienne portait le chapeau de Gardian de son grand-père.

 

Bal des -coles 1954 (1)

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