Il existait d'après les recherches de Simone BUFFE et de René BLANQUI, une ferme de Clulbières depuis l'époque Gallo-Romaine. Des découvertes archéologiques de la fin du XIXème siècle l'attestent formellement.

Plus récemment , depuis la Révolution, on sait que les "terres et blaches de Clulbières ont été estimées à 6000 cannes et 113 livres aux relevés d'encastrement de d'allivrement des biens et revenus seigneuriaux". un chemin vicinal appelé chemin de la charette partait de l'actuel Hôtel Villiard et rejignait la crête de la colline.

Clubières était essentiellement planté en oliviers : il ne s'y trouvait qu'une ferme qui possédait une source. Les soirs d'été, les premières générations de Saint-Aubannais s'y rendaient en promenade et en ramenaient de l'eau fraîche. elle était située exactement à l'emplacement actuel des deux Villas des frères JULIEN.

A.F.C. achète 6.87 hectares à Amédée BALMET our la somme de 14000 F le 10 Avril 1924. A l'époque, le fermier est Albert GIRAUD dit "le tristet", décédé en 1984. La Compagnie y logera successivement les familles  TESAURIRE et OUGNACHI puis FLORENZA et LAMBOGLIA ; ce dernier sera pus tard surnommé "Le Maire de Clubières". Pendant la guerre de 1939-45, la Compagnie morcèle ces terrains et les attribue aux employés qui désirent avoir un jardin supplémentaire. La Première construction date de 1952 : la maison EDF, en bordure du Barasson ; elle est acquise ensuite par la famille OLILVARES.

A partir de 1952, Péchiney démarre la construction de quatre vingt huit villas sous une forme nouvelle d'accession à la propriété : "LES CASTORS". l'opération va durer quatre ans. Dès 1952, trois commerçants lancent la construction d'un bâtiment long de quarante quatre mètres : à partir de  1955 de nombreuses activités vont s'y succéder :

. MENDEZ : cycles-motos puis Garage Panhard et une Alimentation.

. HAMALIAN : Vêtements.

. FAUVERTEIX : Electricité.

Les particuliers, soutenus par le syndicat chrétien (C.F.T.C.04) organisent entre eux une forme originale de solidarité pour prévenir les accidents de la vie. C'est la naissance de la "commune libre de Clubières". l'association recevra de nombreux dons ; ses premieres responsables furent : GIACOMI (Président) M. DUVIERRE (Vice-Président) . M. BLANQUI (Secrétaire Trésorier) . M. BARO. M. FERRIT. M. MARTIN. et M. MENC (membres).

Cette expérience de construction, basée sur la solidarité et l'entre aide est héritée des "CASTORS" et "DEMI CASTORS", au début du siècle, en Saône et Loire, où des groupements d'ouvriers avaient imaginé ce mode coopératif de construction.

En 1956, une grande famille de Clubières reçoit le pris Cognac : M. et Mme Fernand ARNOUX : ils ont neuf enfants. Cette année, la commune prend en charge le quartier, goudronne les rues et numérote les maisons. l'association choisit des scientifiques illustres dont les rues de Clubières porteront les noms : LAVOISIER, PASTEUR, A.PARE, P. HEROULT, A. GUYOT, FARADAY et A LACROIX qui fut administrateur et inspecteur de la compagnie, mort accidentellement en 1941. Le nom de son épouse se trouve en relierf sur la ceinture d'une des cloches de l'église.

Le conseil municipal décide la construction d'une école (deux classes et deux logements). (Devenue aujourd'hui la Crèche Les Petits P lus).

Le 5 mai 1957, le grand bal de la "commune libre" est organisé à la salle des fêtes de Château-Arnoux. Il est animé par l'orchestre du célèbre trompettiste Charles MODONIO (Marseille).

Jean HUGLA qui siège au Conseil municipal devient Président de l'Association. Il devient urgent de collecter les eaux pluviales car à chaque orage, des torrents se forment qui laissent bientôt place à des marres ! Ce sera fait en 1960;

Le 1er octobre 1959, c'est l'ouverture de deux classes de Clubières : M. et Mme BLANC sont les premiers instituteurs. Ils seront remplacés en 1965  par M. et Mme NAÏS.

En 1960, un bâtiment de six logements pour les enseignants est construit à Super Clubières.

En 1963, vers la crête, deux grands immeubles destinés au personnel de la S.N.C.F. sont édifiés.

En 1967, le Docteur Constantin LEMPIDAKIS, un enfant du pays s'installe à Clubières, au retour de quelques années passées en Lozère. Sa fille Françoise est également médecin depuis mars 1986, mais au quartier de La Casse.

En 1974-75, deux grandes figures de Clubières disparaissent : Jean GILLY et Maurice ISNARDY.

 

Texte René GALVEZ