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"LA MALLE AUX TRESORS"
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"LA MALLE AUX TRESORS"
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21 avril 2012

Plus d'une centaine de personnes étaient présentes cet après-midi à Château-Arnoux.... pour :

Portes ouvertes du château

 « gothique-renaissance »

 

C'était aujourd'hui, Samedi 21 avril, à 15 h 00. Plus d'une centaine de personnes se sont déplacées pour la découverte du château avec visite guidée. Si bien que nous avons du faire deux groupes pour que la visite soit possible et que les personnes puissent toutes s'asseoir pendant la conférence de Fabienne.

 

Salle des mariages

Pendant qu'un groupe suivait la visite guidée, Fabienne GALLICE, "Conférencière-Médiéviste" commentait un montage iconographique projeté dans la salle d'honneur (ci-dessus) et consacré au début du XVIème siècle en Haute-Provence, date de l'édification de ce momument historique jarlandin.

Cette conférence s'est articulée autour de deux exemples de la Première Rennaissance, Riez et Château-Arnoux avec en alternance les décors de l'Hôtel de Mazan et les décors du Château de Château-Arnoux.

L'ensemble des participants ont très apprécié aussi bien la visite que la conférence. Merci à tous de vous être déplacés et merci à Fabienne d'avoir bien voulu nous accorder un peu de son temps.

Pour mieux connaître l'histoire de notre château, trois ouvrages de référence sont à consulter :

- CHATEAU-ARNOUX - Annales de Haute-Provence - Bulletin de la Société Scientifique et littéraire N° 303 - Edité le 1er semestre 1987

- Géographie et Histoire par Camille Reymond - Imprimerie Ch. Testanière - Forcalquier

- Monographie de Château-Arnoux de l'Abbé JM Maurel (le livre d'Histoire) 2005  par l'imprimerie spéciale de Lorisse numérique.

 

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25 février 2012

"LA FRANCAISE DE 1914-1915" et "LA NOVICE"

La Santé est l'un des domaines privilégiés où exercent habituellement les femmes qui, grâce à leurs qualités "naturelles", telles la douceur, la générosité, la compassion, demeurent auprès des malades en tant que soignantes.

 

Une prise de voile laïque en temps de guerre.

FEMMES BAS ALPINES AU TRAVAIL 3 040L'hebdomadaire publié chaque samedi, et très largement lu par les Français, exalte les vertus féminines : "Nos femmes, nos filles, nos enfants, se disputèrent l'honneur de travailler pour les blessés". Le thème est traité, mais finalement assez peu, par des cartes postales, l'une d'elles souligne que : "C'est un peu du foyer que trouve à l'ambulance le glorieux blessé qui souffre pour la France", en remprésentant une jeune (et jolie) infirmière.

 

La Sainte Religieuse

 

LA SAINTE RELIGIEUSE

Claudine Pichon, en religion Soeur Mathilde, reçoit en 1894, la médaille d'honneur en bronze des épidémies "en récompense de son dévouement lors des épidémies diverses qui ont sévi dans cet établissement", en l'occurence l'hospice de Forcalquier où elle y est "infirmière". Déjà âgée , elle a 74 ans - c'est une "sainte" qui "ne se lasse pas de faire la charité", auprès des vieux et des indigents de Forcalquier, depuis plus de 35 ans, ou auprès des soldats, comme en 1870 malgré une épidémie de variole. Cette femme est si exceptionnelle qu'un rapport souligne toutefois que "sous un extérieur simple et modeste, la jeune garde malade cachait des vertus mâles et rigoureuses" à son arrivée à l'hospice de Forcalquier, "le plus pauvre de France". Le rédacteur décrit une femme "luttant contre la fatigue et le sommeil", excerçant plusieurs missions soins, lessive, femme de peine, à des fins d'économie. En 1870, un militaire trahit seur Marthilde auprès de sa supérieure, en l'informant "que depuis trente-deux jours, elle ne s'était pas couchée". La décoration récompense une femme à la retraite, infirme, usée, affaiblie, que les habitants de la région appellent "la bonne soeur Mathilde".

 

 

la croix rouge

 

LA SAINTE LAIQUE

Née à Thorame-Haute, le 6 septembre 1860, décédée le 28 février 1934 à Annot, Maria Joséphine Pons est institutride à Annot depuis 30 ans - elle a débuté sa carrière à Larche le 11 mai 1880 - lorsqu'elle reçoit la médaille des épidémies en 1916. C'est une femme déjà récompensée : titulaire de la médaille de bronze des Instituteurs en 1907, Officier d'Académie en 1910. Sa carrière est riche et son implication locale est profonde. En 1913, elle est l'une des trois institurices récompensées, en France du prix Huiard, décerné à celles qui se sont particulièrement distinguées en enseignant l'hygiène alimentaire dans les écoles et les classes d'adultes ayant "organisé un cours de  puériculture et de pesée des nourissons".

Comme soeur Mathilde, Joséphine Pons s'est exclusivement consacrée au service de ses contemporains. Demeurée célibataire, elle réserve ses qualités maternelles à ses élèves qui l'appellent "Mère".

Une plainte de mars 1897, évoque les excès dont serait coutumière Melle Pons. Le contexte est alors tendu entre les instituteurs d'Annot et son collègue Chaussegros avec qui elle a eu quelques différents. Ces difficultés ont pour fond la question de l'école et sa "laïcisation". L'inspecteur  en 1905, relève d'ailleurs que "Melle Pons, elle-même est une fervente, - c'est son droit abolsu" ajoute t-il en relevant sa "neutralité".

Durant la guerre de 1914-1918, Melle Pons mène de nouvelles activités en faveur de ses contemporains, en particulier dans le cadre de la croix rouge.

EXPO FEMMES AU TRAVAIL 021

Salle d'opération de l'hôpital Charles Romieu (1930)

Groupe de personnes composé de six religieuses, et (de gauche à droite), le doceur Julien Romieu, le docteur Auguste Gassend, le docteur Dalmas et son fils le docteur Pierre Dalmas.

 

Les religieuses soignent non seulement les corps mais aussi les âmes. Au XIXème siècle encore, elles restent des auxiliaires des médecins, véritables saintes animées par le service des humbles. Ce modèle tend cependant à s'estomper au fil des années, devant les progrès de la médecine, de la sécuralisation de la société et, singulièrement de l'hôpital...

La Croix-Rouge, fondée en France en 1864, même si l'idéal chrétien y préside, s'appuie sur des compétences techniques et scientifique, celles, évidemment, du personnel médical, mais aussi des membres de la société civile, prêts à s'organiser et à suivre des formations médicales pour remplir ses desseins. La première guerre mondiale joue un rôle d'accélérateur du processus : en 1918, la figure de l'infirmière s'est imposée.

Melle Pons, insitutrice à Annot, représente cette transition. Laïque mais proche à bien des égards de la religieuse, décorée de la médaille des épidémies, Melle Pons marque cette entrée dans la voie du "progrès".

 la Française de 1914

La Française  de 1914-1915

D'après un pastel de DAGNAN-BOUVERET

 

Photos et documents d'après l'Expo à la Salle voûtée de Font-Robert à Château-Arnoux. Février 2012

Source Les Archives départementales

24 février 2012

LE TRAVAIL DOMESTIQUE DANS LES BASSES-ALPES

La notion de travail domestique est souvent entendue en tant que travail effectué à la maison, dans le cadre familial, telles les tâches ménagères réalisées en faveur de son propre foyer : lessive, cuisine, ménage... Est évoqué ici la domesticité au sens du travail au service d'une tierce personne, tels les "gens de maison" : bonnes, cuisinières, femmes de chambre, lingères, nourrices, servantes, aides familiales, employées de maison, gouvernantes ... La domesticité est révélatrice du statut de la femme au travail au XIX Siècle

exPO Femmes au travail 022

MARIE BESSON

Domestique chez M. de Villeneuve-Esclapon et Henriette Fresse de Montval, son épousee, Marie Magdelaine BOSSON est sans doute née en 1798, à Moustier. Fille d'Antoine Besson et Marie Achard, elle a trois frères et une soeur, à qui elle lèguera es biens par son testament rédigé en 1861 auprès de Maître Giraud à Valensole. Elle décède le 9 mars 1874 au domicile de Jules de Villeneuve à Valensole âgée de 76 ans.

Marie Besson et recensée comme Domestique au Château de la famille Villeneuve-Esclapon dans le recensement de la population de Valensole de 1836. Elle est alors âgée de 39 ans. Elle apparaît ensuite dans tous les recensements jsuqu'en 1872. Ell reste en effet employée dans la maison de Jules de Villeneuve. Ce dernier vit d'abord avec son père Hélion puis appoaraît seul en 1846 et en 1851, enfin avec sa femme et leurs cinq enfants à partir de 1856;

Marie Besson, seule les premières années, est ensuite aidée par de jeunes femmes embauchées  comme domestiques ou filles de chambre, au moment où Jules de Villeneuve est rejoint par sa femme et ses enfants. Un domestique homme apparâit également sur le recensement de 1861. Au total, Marie Besson reste 38 ans au service de la Famille Villeneuve-Esclapon.

Son histoire et le reflet de la situation classique des domestiques attachées au service quotidien de la noblesse ou de la bourgeoisie du XIXème siècle : une femme demeurée célibataire et ficèle au fil des années à la même famille. Probablement sous l'influence et les conseils de ses "maîtres". Elle a économisé à la fin de sa vie une somme d'argent assez importante pour une simple domestique. En revanche, elle accumule très peu de biens matériels du fait qu'elle vit au domicile de es employaurs : elle est logée, habillée, blanchie et nourrie par la famille De Villeneuve.

femmes au travail 2 011

 

Au XIXème siècle, la domesticité ne fait l'objet d'aucune réglementation du travail, contrairement à la législation qui se met progressivement en place dans le monde ouvrier en faveur des femmes. En effet, les embauches se font par le "bouche à oreille", par connaissance ou recommandation. Aucun contrat de travail ne lit la domestique à son employeur. Ce dernier fixe lui-même les conditions de travail. Ce n'est qu'au XXème siècle que ce métier fait l'objet d'une reconnaissance sociale qu'avec un accès à une protection sociale, suite aux réformes du travail.

Les domestiques se retrouvent essenctiellement dans les recensements de la plopulation des communes sous la dénomination domestqiue ou encore lingère, cuisinière et servente. En effet, ce son tles femmes qui occupent ces emplois de maison, aux hommes appartiennent les fonctions de cocher, voiturier, domestique, valet de chambre et jardinier.

Au XIXème siècle, les domestiques, généralement jeunes et célibataires, sont employées par des familles de la bourgoisie, petite ou moyenne, par des commerçants, quelques cultivateurs, au sein du clergé et dans les collèges et lycées.

Ces jeunes femmes font généralement leur carrière au service de la même famille. le célibat maque la condition de domestique : état transitoire avant le mariage  ou célibat définitif. La domestique est "attachée" à la famille et vit une vie de "servitude", peu compatible avec le mariage.

La domesciticté est alimentée par l'exode rural. Nombreuses sont les jeunes filles issues des campagnes à préférer l'état de domestique, où elles emblent retrouver le confort d'une cellule familliale. La main d'oeuvre dignoise est ainsi fortement alimentée par la population féminine des villages voisins : le Chaffaut, les Dourbes, Bras-D'Asse, Mézel, Courbons, Le Brusquet, Mallemoisson...

Au début du XXème siècle, on observe une baisse sensible de la domesticité. De plus en plus, les jeunes femmes s'orientent vers des emplois de cols blancs ou d'usine. A Digne, il est davantage question d'emplois dans le commerce et l'Administration.

Note des Archives départementales

Expo à la Veille ferme de Château-Arnoux, Février 2012

22 février 2012

LES PAYSANNES DES BASSES-ALPES

Panneau des paysannesLe département très rural que sont les Basses-Apes était constitué au XIXème et au début du XXème siècle d'une poplulation agricole fort importante. les exploitations agricoles à cette époque étaient l'affaire d'une famille et d'un foyer. En effet, l'homme ne travaillait jamais seul à la ferme, mais on constatait une très grande disparité quant à la répartition des tâches et des espaces dans le foyer : à l'homme les labours et la gestion de l'exploitation, à la femme étaient dévolus l'élevage, la basse cour et le potager. La première guerre mondiale et le départ des hommes au front ont transformé, durant un temps au moins, les femmes en chefs d'exploitation. Mais dans les faits, de nombreuses épouses d'agriculteurs ou de cultivateurs étaient agricultrices ou cultivatrices.

(Avez-vous lu le livre "Vie de paysanne" de Gérard Hayart- Edition Horwath. ?) je vous l'avais déjà présenté dans un de mes précédents articles.

Le Monde paysan ou les gens de la terre :

EXPO FEMMES AU TRAVAIL 025

Cette photo me plaît beaucoup: Jupe paysanne à raie -Grand tablier enveloppant, carraco à manches longues, coiffe et chapeau de paille avec ruban de velours, chaussures noires montantes. Costume authentique de la paysanne.

Ci-dessous les paysans foulent le blé :EXPO FEMMES AU TRAVAIL 024

LE MONDE PAYSAN

 

Toutes ces photos anciennes sont sous-verre, et il est très difficle de les prendre en photo car la lumière refflète.

Dommage. Mais je tenais quand même à vous les présenter.

UNE FEMME ET SES CHEVRES

 

Une paysanne qui aparemment est venue vendre ses chèvres

Cette photo est aussi intéressante au niveau du costume. Je remarque que les jupes sont assez longues. Celle-ci est également une jupe de paysanne à raies, un grand tablier à poches. et je remarque le caraco à manches longues à très large basque derrière, de couleur sombre unie.

Ci-dessous des femmes au lavoir :

Femmes au lavoir 19ème siècle

 

Le "Silence" des recensements sur les paysannes.

 

..."L'étude des rencensements de la population d'une commune rurale au XIXème et XXème siècles, de 1836 à 1936, est révélatrice du statut des paysannes de cette époque. Il faut s'intéresser pour ce faire à la colonne "Titres, qualifications, états, professions ou fonctions".

Les cultivatrices qui travaillent avec leur mari sont ainsi recensées en tant que "femme" dans la grande majorité des recensements. En 1836, elles n'apparaissent même pas en tant que leur "femme", seuls les hommes sont donc dotés d'une situation officielle sur les plans social et professionnel. Il n'y a qu'en 1851 que les cultivatrices sont inscrites en tant que "sa femme", même profession".

A partir de 1881, apparaissent dans les recensements deux nouvelles rubriques : la situation par apport au chef de ménage et la profession. Dans cette dernière colonne on observe systématiquement la mention "Néant" quand elle concerne l'épouse du cultivateur. 

Sur ce point de vue, les veuves sont les seules à apparaître puisqu'elles sont recensées en tant que "cultivatrice - chef de ménage". Lors des années 1861 et 1866, la dénomination est d'ailleurs notée au masculin.

La disparité des salaires.

Les rares documents d'archives publiques attestant des conditions de travail des paysannes sont des grilles de salaires qui font apparaître une nette disparité de revenus. A Valensole par exemple, en 1923 le salaire journalier d'un ouvrier agricole est de 12 francs en hiver et de 20 francs en été. Une ouvrière agricole reoit quant à elle 8 francs et 12 francs en été.

La casse des amandes employait uniquement des femmes. A Valensole en 1922, les femmes travaillaient 300 jours par an avec un salaire de 5 francs par jour, soit 1 500 francs par an. C'est le salaire le plus bas du milieu agricole.

17 décembre 2011

La Danse des Bouffets, Edition 2012 ....

Grand merci à René GALVEZ, correspondant de presse, pour cet article paru dans le journal de ce matin, car il faut le dire, c'est une réalité - on se demande si Château-Arnoux/Saint-Auban (quatrième commune du département) fait vraiment partie du Val de Durance..... -Il y a un problème certain, certains articles très bien commentés avec photo éloquente, voient le jour comme celui-ci et d'autres ....ne parraissent jamais... on peut toujours les attendre .....!!! mais celui-ci grâce à René est paru, aussi, je ne manque pas de le publier.

 

.Danse des Bouffets 2012

 

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14 février 2012

FEMMES BAS-ALPINES AU TRAVAIL

ScannedImage-2

Comme le savent maintenant tous les visiteurs de mon blog, je suis Saint-Aubanaise de naissance et de coeur et donc bas-Alpine. Je suis la secrétaire adjointe de l'Association du Patrimoine de ma commune, membre de l'Association "Gavoutino", des "Amis de la Chapelle Saint-Jean" et également du "Coumitat dei Felibre bas-aupen" qui a son siège à Châtau-Arnoux, et je cotoie régulièrement les groupes folkloriques "traditionnels" du département. C'est dire, si je suis très attachée à mes racines et passionnée de notre culture et de nos traditions et en particulier du costume et la vie de nos aïeux.

 Vous pensez bien que dès je premier jour de l'exposition annoncée ci-dessus, je n'ai pas perdu de temps et je dois dire que j'ai passé trois bonnes heures à en prendre connaissance. Même si je trouve cette expo très impersonnelle et froide, alors que la Salle voûtée de la ferme est magnifique, je dois vous dire que les photos sont très belles et le travail de recherche intéressant. Je vous incite vivement à venir vous rendre compte par vous même.

Ci-dessous, une vue d'ensemble :

la salle voûtée

 La veille ferme

Les Archives départementales des Alpes de Haute-Provence présentent leur nouvelle exposition "Femmes bas-alpines au travail XIX-XXè siècles". Y sont abordés, par des textes d'archives et des photos le travail des paysannes, des domestiques, des ouvrières, mais aussi les métiers de la petite enfance -sages femmes et nourrices - des infirmières, des institutrices et également, des "Dames" buralistes, et des "Demoiselles" des postes et des Télégraphes en col blanc.

"A savoir : qu'à cette occasion, un livre "Traces de vies" a été réalisé par les Archives départementales. Il reprend non seulement les textes et illustrations présentés dans cette exposition "Femmes bas-alpines au travail", mais aussi ceux de l'exposition "Intinéraires de Bas-Alpins ordinaires". Cet ouvrage de 160 Pages richement illustré est en vente aux Archives départementales au pris de 15 €.

Je regrette qu'il n'y ait pas eu l'idée de faire quelques reconstitutions avec des costumes, cela aurait apporté un peu de couleur et de matière à cette expo. Notre paysanne ci-dessous à gauche est bien tristounette ...!

Pour toutes les personnes qui n'ont pas pu venir voir cette expo, je vais rédiger plusieurs articles, chacun ayant trait à un type de femme suivant les recherches effectuées par les Archives qui étaient mises à la disposition du public sur les grilles ( voir présentation sur la photo ci-dessus). Donc à suivre.

 

28 janvier 2012

LA COUQUETO

Si bien nommée, la "Couqueto" est la coiffe la plus seyante parmi celles que porte la Provençale et en particulier la Marseillaise.

Si nous en croiyons les historiens, c'est aux Grecs que l'on doit son origine. Le "pleçon des Grecs, le pluchium des dames romaines n'étaient pas autre chose que le "plechoun" ( Espèce de grande coiffe ayant la forme d'un voile que portent les religieuses et les femmes qui affichent leur dévotion (Grand Trésor du Félibrige. F. MISTRAL)

Au XVIIIème siècle, époque où la coquetterie atteint son paroxysme nous voyons la coiffe "à la Chanoinesse" et "La couqueto" issues de ce plechoun. Elles sont ornées de tulle et de vraies dentelles et entourent le visage d'une auréole vaporeuse du plus joli effet.

L'Arlesienne de ce temps-là dont le costume est toujours marqué par le sceau ancestral porte la chanoinesse tandis que la Marseillaise adopte la "Couqueto". Portée par la Reine Jeanne, dont un portrait fait foi, cette coiffe est essentiellement la coiffure des dames d'un certain rang. Le port de la "Couqueto" en effet, n'était pas autorisé à tous les niveaux de la société.

La classe plus modeste porte la "couifo à courduro" de forme plus simple et moins seyante, sa valeur en est aussi grande car les points à l'aiguille entrent dans sa confection.

Quant à la "couifo à la Bastidano" , sa grande simplicité n'exclut pas la coquetterie. Un petit volant bordé de fine dentelle entoure le visage. Lorsque le grand chapeau de feutre noir est posé sur la tête, légèrement penché sur le côté, la silhouette de la marseillaise est fixée, unique et pleine d'attrait.

Ne changeons rien à ce qui existe et ce qui a existé avant nous. Gardons jalousement ce patrimoine aussi pur qu'il nous a été légué afin que les générations futures, en y retrouvant l'âme de leurs ancêtres, y apprenent l'histoire de leur pays.

Avant-Propos - "Lou Vesti prouvençau" - de Simone et Estelle NOUGIER

 

jupon 4 - belle couquettoExplication donnée dans le Costume Poulaire provençal :

Survivance de la fin du XVIIIème siècle, c'est une coiffe riche, ornée de dentelles de Valenciennes. En mousseline ou en tulle de coton finement brodé, elle est composée d'un fond ou "couiffoun", d'une passe se terminant par deux bardes se croisant sous le menton et se rabattant sur le chignon.

A Marseille, elle se porte ornée d'un ou deux rangs de dentelle tuyautée. Vers Toulon, Aix, une large dentelle posée à plat borde la passe et les barbes. Mais on trouve de nombreuses variantes suivant les personnes qui les confectionnaient et celles qui les portaient.

Dans la région toulonnaise, la demi-coquette, composée d'un fond resserré par une coulisse dont les attaches se nouent sur la tête, d'une passe bordée d'une dentelle posée à plat devant et froncée sur les deux barbes courtes se rejoignant sous le menton, est d'un usage plus courant.

La "couqueto" se porte avec le cotillon piqué, ou une robe en soie et un fichu en tulle richement brodée.

 

La couqueto

 

16 janvier 2012

LA SAINT SEBASTIEN A CHATEAU-ARNOUX a été dignement fêtée ......

comme le faisaient nos anciens jadis et je suis très satisfaite du travail que nous avons accompli grâce à l'Association du Patrimoine et le soutien de la municipalité. Un petit rappel : C'est suite à l'A.G de janvier 2010 que la décision de voir renâitre la "Danso dei  Boufet" a été prise. Au départ un groupe de travail a été créé pour faire des recherches sur cette tradition : Photos anciennes, retrouver le soufflet géant, contacter les anciens ..... puis deux personnes ont été désignées pour faire avancer ce projet et le concrétiser : Daniel GUILLOT et moi-même. Pas une mince affaire, mais toujours est-il que nous avons gagné notre pari. La danso dei Boufet a pu renâitre de ses cendres pour la Saint-Sébastien dès l'année suivante, en Janvier 2011 et a pu se refaire pour la deuxième année consécutive, ce dimanche 15 janvier 2012.

Un grand Merci Daniel, car tu as su être tout à la fois, chef d'orchestre, chef de chant, Maître à danser et présentateur,  et je ne saurais dire qui a été le plus grand : le soufflet géant ou le "Maestro"

 

Daniel GUILLOT

RépétItion du 11 janvier 2011 1

 

ScannedImage-2

 

 

Beaucoup de personnes, nouveaux arrivants sur notre commune, se posent des questions sur cette manifestation. Je vous redonne donc le contenu du mon message de janvier 2010 .... à savoir :

Le Prieuré Saint-Pierre, construit à la fin du XIe siècle, (sur la commune de Château-Arnoux) avait une chapelle dédiée à Saint-Sébastien, premier patron de la Paroisse.

Dans le manuscrit de l'Abbé Colomb (1875), on apprend que : "la fête de Saint Sébastien, patron d'hiver de la paroisse, fut réorganisée en 1820. Lors d'une mission en 1827, une confrérie est érigée en l'honneur de ce saint. Celle-ci se consacre à veiller les malades et les défunts, à accompagner ces derniers à l'église et au cimetière pour la sépulture, recevant à cette occasion les offrandes qui lui permettent d'entretenir l'autel de Saint-Sébastien du Prieuré Saint-Pierre, leur nouveau protecteur. Cette confrérie était chargée de se procurer le pain qui devait être béni et distribué le jour de la fête, au mois de janvier".

Par la suite, le jour de cette fête, une nouvelle coutume est née, mais qui n'avait plus rien de religieux "La danse des Bouffets" La tradition voulait que dans la plus grande partie de la Provence, cette danse se fasse tous les 25 ans et cela le dernier jour de Carnaval. Mais à Château-Arnoux, elle se faisait chaque année et le 20 janvier.

La Saint-Sébastien fut donc, du temps de nos pères et de nos grands-parents, une fête des plus gaies, des plus animées, qui dépassait en réjouissance la fête d'été de la Saint-Jean.

Au mois de janvier, il y avait peu de travail dans les campagnes, et les jeunes avaient le temps de s'amuser et de faire la fête. Aussi le dimanche de la Saint-Sébastien à Château-Arnoux, on venait de tous les villages voisins, on se rencontrait, on dansait. C'était la joie.

Le lundi, ils étaient plusieurs dizaines à faire, dans les rues du pays, la "Danso di boufet".

Cette danse était suivie d'un aiöli monstre auquel participaient les Jarlandins et leurs invités.

Encore vivace entre les deux guerres, cette tradition a du mal à revivre et depuis une quarantaine d'années on a essayé à plusieurs reprises de la relancer.

En 1985, une association s'est formée "Les bouffets jarlandins" qui a repris à son compte cette renaissance des traditions ancestrales.

En 1986, nous avons retrouvé des photos de ces "bouffaïre" dansant autour de la fontaine pour la fête de la Saint Sébastien. La tradition a donc été respectée !

L'Association Gavoutino, dans sa revue N° 6, en février 1986, a consacré une page "en lengo nostro" à cette coutume dupays et nous vous proposons le texte ci-dessous

Equipe "Histoire locale" Gavoutino.

 

5

 

" En Prouvènco, dins abord d'endré, èro tradiciounau que touti li vint e-cinq an, lou darnié jour de Carnava, se faguèsse "li danso di boufet", pamens, à Castel-Arnous, la dansavon touti lis an, lou vint de janvié, pèr la Sant Sébastian.

Cantant li cansoun que, de segur, agradavo pas à tout lou mounde, tengu d'à ment, e de luen, pèr li chato e li femo carcagnejado, vint ome e souvènt mai, en camiso blanco e bounet de niue, lis un darrié lis autre, dansavon sus un pèd e fasien mino de tanca dins lou cuou d'aquéu de davans, un boufet que tenien dins si man.

Perquè-tout acò ? Degun lou saup plus. Pamens, semblo bèn que i ague, darrié aquéu jo d'amour et de jouinesso, une remenbranço d'antiqui fèsto pagano e païsano (mot bessoun) :

- la bouitesoun (pas de goi) s'attobo dins li danso de touti li civilisacioun, marco lou lassige de la naturo en fin de cicle annau e lou rampèu dis ome au regreiamen de la naturo ;

- lou boufet es aqui pèr douna de vanc à la naturo que dor.

Ansin, "la danso di boufet" marco l'espèr dou printèms e la fin dou patimen de la fam.

A Castel-Arnous, la fèsto finissié entour d'un aiòli espetaclous."

"Fêtes de Haute-Provence"

Evelyne DURET

Hier dimanche 15 JANVIER 2012, nous avons fini la Danse des Bouffets, par un aioli "spectaculaire", comme autrefois. Mission accomplie.

ScannedImage-3

RENDEZ-VOUS A L'ANNEE PROCHAINE, si la petite troupe d'acteurs est toujours partante...!

Si d'autres souhaitent se joindre à nous qu'ils n'hésitent pas à nous contacter.

1 novembre 2011

LES SANTONS DE PROVENCE

Suite de ma visite d'hier à Upaix, donc après notre petit tour à la salle de "Castrum de Upaysio", je vous disais que nous avons fait un inventaire des santons en vue de la préparation de la crèche. J'en ai pris un certain nombre en photos afin de vous donner un aperçu de la diversité de ces santons qui sont tous des santons de Provence estampillés.

Je vous ai déjà parlé de l'histoire des santons. C'est en Provence que la tradition de la crèche est devenue la plus vivante. et aussi la plus charmante par ses détails. Dans un délicieux anachronisme, les Provençaux ont créé autour de la crèche tout un petit monde de personnages empruntés à la vie familière, faisant ainsi renaître Jésus en Provence. Les premières nativités se composaient seulement de la Sainte Famille, de l'âne et du boeuf, et de quelques bergers avec leurs moutons et ce n'est qu'à la fin du XVIIIème siècle qu'apparaissent tous ces personnages sortis de la vie rurale et artisanale de Provence.

C'est pourquoi, exceptés la Sainte Famille et les Rois Mages qui sont représentés en costumes bibliques, tous les autres santons portent les vêtements des XVIIIème et XIXème siècles.

 

santons 1

lES FEMMES AUX HERBES

 

le couple de paysans

 

le combat de coqs et les moutons

Santons 2

santons 3

santons 4

santons 5

santons 6

Je ne doute pas qu'avec tous ces santons la crèche va être réussie, cette année encore.

Le mois prochain, je vous montrerai tous ces santons à leur place dans la crèche. A très bientôt.

 

30 décembre 2011

Crèche de l'Eglise de Saint-Auban

Et la crèche de l'Eglise de Saint-Auban ? Alors, et bien oui, je vous ai montré nombre de crèches, mais pas celle de l'église de Saint-Auban, et bien il ne s'agit pas de tout d'un oubli. Nous avons une très belle crèche à Saint-Auban et cette année, je la trouve encore mieux présentée que les autres années, mais le problème est qu'elle est protégée par un plexiglass qui ne fait pas du tout bon ménage avec mon objectif. Il y a un refflet .. Impossible de prendre une photo nette. J'ai essayé sous tous les angles. Mais tant pis ! Je vous mets quand même les photos ...la crèche de l'eglise de Saint-Auban 003

crèche de l'Eglise

28 janvier 2011

Quelle belle décoration ! Je vous offre une fenêtre de NOEL toute illuminée ....

C'est grâce à Martine de Trans en Provence que vous pouvez admirer cette décoration. Je n'ai pas pu m'empêcher de lui la piquer car je la trouve  magnifique. Quel plaisir pour le passant ! je vous invite à aller rendre visite à Nadine et laissez lui un petit commentaire. Elle le mérite. Connaissez-vous l'historie de Notre Dame de Saint-Victor ? et bien Nadine vous la raconte ...

http://www.nullepartailleurs.biz

 

28 décembre 2011

Santons de Provence : la bugadière ou lavandière

J'ai du être bien sage, car le Papa Noël, ne m'a pas oubliée. J'ai été très gâtée, et parmi mes cadeaux je vous en présente un :

 la bugadière

Eh, oui, ma maman m'a dit, qu'une bugadière n'était jamais seule au lavoir,

Celle-ci est venue rejoindre sa frangine pour taper la causette ....

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Certainement en souvenir de la Bugade à UPAIX ....

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Merci à ma maman Noël !

1 novembre 2011

Le petit musée de campagne de CASTRUM DE UPAYSIO

Comme promis hier au soir, je reviens vers vous, pour vous ouvrir la porte (avec la clé que détient ma soeur : Nanou du 05) de ce petit musée des plus sympas. Un petit tour d'horizon : une vue d'ensemble et quelques détails:

MUSEE 1

PETIT MUSEE DE CAMPAGNE

PETIT MUSEE DE CAMPAGNE 2

la dame du château

Une très belle vitrine avec un décor automnal :

Décoration automnale

mais qui va changer à la fin du mois. L'intérêt de ce petit musée est qu'il n'est pas figé, mais très vivant. La déco change au fil des saisons et des fêtes traditionnelles.

Tout le temps de l'Avant jusqu'à l'Epiphanie, vous y découvrirez une belle crèche provençale qui s'enrichit d'année en année et une table avec les treize desserts.

De retour à la maison, nous avons commencé à faire l'inventaire des santons. Tous ces santons prônent dans une vitrine qui leur est dédiée et je peux vous dire qu'elle est déjà bien garnie. Je vous la présente dans le message suivant.....

27 octobre 2011

Confection de pièces de costume provençal.... en prévision

Nous voici aux vacances de la Toussaint. Mais cette semaine aura été très calme, mes petites filles font un stage cheval qui les aura occupées toute la semaine. Noël approche à grands pas. Il va falloir penser à préparer la crèche vivante. Chaque année je rajoute quelques pièces au stock de costumes pour les enfants. Au cas ou un grand nombre se présenterait ....! (mais il ne faut pas rêver, ils sont de moins en moins nombreux, mais le problème c'est qu'on ne sait jamais la taille de l'enfant que l'on va avoir à habiller. Il faut donc avoir un échantillon de tailles assez complet.Depuis hier, je me suis remise à la couture. J'ai repris mon aiguille.

J'ai réalisé une nouvelle coiffe pour jeune fille avec un morceau de tissu que l'on m'a donné et une bordure ancienne de jupon. La passe fait 11 cm de large et 42 cm de long. Il ne me reste plus que les deux attaches à faire.

coiffe à gauto taille jeune fille

  

En passant au local, j'ai trouvé encore deux chutes de tissu imprimé. J'ai réalisé deux jupes cet après-midi.

 

jupe à plis canons

 

Ênfin depuis une semaine, je me suis remise à broder un nouveau fichu. J'ai terminé la pointe du dessus, il me reste à faire à pointe de dessous.

 

fichu en confection

 

 

21 octobre 2011

UNE SOUPE AUX HERBES SAUVAGES....

Hier au soir glagla, le mistral soufflait et il ne faisait pas chaud. Comme je vous l'ai dit plus haut, le moment est venu de se blottir au coin de la cheminée et de se plonger dans la lecture. C'est ce que j'ai fait. Vous voulez connaître mon livre du moment ? et bien je vais vous le faire partager. Après une assiette de soupe de légumes, je me suis mise à "Une soupe aux herbes sauvages". un régal ...!

ScannedImage-3

 

Connaissez-vous cette histoire ???

" Au printemps, le garde forestier découvrit un pendu dans le bois du Rosier. Le bonhomme avait dû se passer la corde au cou juste avant l'hiver et quand le garde était tombé dessus, il n'était pas beau à voir. Dans ses poches on a trouvé 14 sous et un petit carnet avec une couverture en toile cirée noire."

"L'homme y avait noté tous les endroits, toutes les entreprises où il avait demandé du travail ..." Je suis passé à Manosque, pas de travail, à Gap, pas de travail, à L'Argentière, pas de travail ..;" Il y en avait une dizaine comme ça, peut-être plus, avec chaque fois la même annotation :"pas de travail".

C'est une chose qui m'a toujours révoltée, je trouve inacceptable qu'un homme ne puisse travailler quand il le veut. Comment parler de progrès ou d'humanité ? Comment oser parler de Liberté, d'Egalité ou de Fraternité ? c'est du vent ! tant qu'un homme ne peut choisir son métier, tout le reste c'est du vent ..."

Cette indignation, cette révolte, cette jeunesse, sont celles d'Emilie Carles 77 ans, briançonnaise, paysanne et institutrice pendant 40 ans dans les villages de sa montagne. Elle nous raconte sa vie, nous fait goûter à la soupe d'herbes sauvages. Cette "soupe" nous parle du passé, mais surtout du présent et de l'avenir, car malgré son âge, Emilie Carles n'a pas abdiqué.

 

Ce livre a été achevé d'imprimer en 1978. Edition Jean-Claude Simoën.

Que doit-on dire aujourd'hui ?? où nous sommes pleine regression sociale .... un problème crucial !

L'ambiance de ce livre m'est familière, j'y retrouve l'ambiance de mes racines paysannes des Hautes Alpes, C'est l'enfance d'Emilie sur les bords de la Clarée dans le Briançonnais, mais c'est aussi l'enfance de mes grand-mères.... qui me parlaient elles-aussi de la soupe aux herbes sauvages. .....

Voici ce qu'Emilie nous dit dans sa préface pour nous présenter son livre :

" ... Lorsque je descends pour faire une promenade, j'en profite pour cueillir les herbes qui me serviront à faire ma soupe aux herbes sauvages. Je n'ai pas besoin d'aller bien loin. je contourne le Vivier et je marche dans les prés qui bordent la Clarée. Il suffit de se baisser."

"Ca c'est du plantain et voilà de l'oseille sauvage, de la drouille, de l'ortie ou barbe à bouc, du pissenlit, de la doucette, un petit chardon des champs ou chonzio, une plante laiteuse, le laichuron, du mille-feuilles, du chalabréi aux feuilles largement dentelées, de la tétragone ou épinard sauvage, de la langue bogne, une feuille de sauge et un brin de ciboulette. A cela j'ajoute une pointe d'ail, quelques pommes de terre ou une poignée de riz et j'obtiens une soupe onctueuse et délicieuse. Pour la réussir ce qui importe, c'est de respecter les proportions. il faut très peu d'herbes de chaque sorte afin qu'aucune ne l'emporte sur les autres, sinon, la soupe risque d'être inmangeable, ou trop amère, ou trop acide ou trop fade."

"Voici donc notre soupe aux herbes sauvages dans son sens propre. Au figuré, j'ai tant de choses variées à vous raconter, drôles ou dramatiques, truculentes ou sauvages que, de tous ces pays de la montagne briançonnaise où je suis née et où j'ai vécu, nous aurons du début à la fin, une soupe aux herbes sauvages."

 Je vous invite à lire ce livre, mais vous pouvez aussi aller le découvrir au cinéma. Certaines, dont ma soeur, ont prévu de faire le déplacement jusqu'à Saint-bonnet, tellement ce film est formidable, mais on y découvrira également "l'autre partie" qui n'a pas été diffusée et le neveu d''Emile sera là pour témoigner. Un grand moment. Voici l'annonce de cette affiche :

 

L'Association Arts et Coups de coeur présente :

Les giboulées de la Rentrée

Le Samedi 19 et Dimanche 20 novembre 2011 au Cinéma le Central à Saint-Bonnet :

UNE SOUPE AUX HERBES SAUVAGES

 1er partie à 15 h 00 - 2ème partie à 18 h 00

Film d'Alain Bonnot avec Annie Girardot, Rufus ... En présence de Michel CARLES (le neveu d'Emilie)

Enfin le film qui manquait à vos veillées !

 

L'histoire d'une institutrice née dans les Hautes-Alpes en 1900....

Native de Val des Prés, Emilie CARLES est la seule des six enfants de sa famille à poursuivre des études. Elle obtient son diplôme d'institutrice à Paris. De retour dans sa vallée, elle épouse Jean Carles, ouvrier aux idées sociales avancées, qui transforme son regard sur la vie rude des montagnards. Elle enseigne, apprend la tolérance à ses élèves, défend les droits de la femme, et se bat contre la guerre pour protéger son fils... C'est cette réalité qu'elle décrit dans son livre "Une soupe aux herbes sauvages "(1978) dont les traductions ont fait le tour du monde. Dans les dernières années de sa vie, elle prend la tête de la protestation contre un projet routier qui menace la vallée... 

 

Je vous conseille de réserver votre place au 04.92.50.02.57 ou 06 89 83 40.32 - Entrée 6 €

Emilie de Val des près, Lili de Sainte-Croix du Verdon que nous avons rencontrée l'autre jour, ce sont de sacrées femmes....! Avec tout le respect que je leur dois.

19 août 2011

Deuxième Rencontre autour de sArts Traditionnels à Upaix, c'était le week-end du 15 Août.

Nanou du 05, qui est la cheville ouvrière de cete manifestation a Upaix, était présente à l'entrée de la chapelle pour accueillir exposants et visiteurs.

 

exposition du 15 AOUT A UPAIX 1

 

Beaucoup de brodeuses, cette année, ont fait le choix de venir exposer une seule journée, qui le samedi, qui le dimanche ou le lundi. Peu sont restées les trois jours, ce qui a pu donner l'impression qu'il y ait moins de participantes. En effet le dimanche, jour où je suis allée voir l'exposition, personne n'était installé dans le château. Seules la chapelle et la salle de la mairie étaient occupées. De ce fait l'exposition était moins étendue.

Mais une chose est certaine les carreaux de Nanou ne sont jamais très loin :

 

carreau

 

carreau 2

 

On retrouvait dans la chapelle :

boutis 6

avec des pièces de boutis :

 boutis

De nouvelles exposantes cette année :

Les fées maisons avec de petites créations sympas :

 

 fées maison

 

et une amie de Marycastor, cette année :

exposition du 15 AOUT A UPAIX 033

 

La suite à demain il fera encore jour ...... Bonne soirée

Ouf, déjà une semaine de passée, je m'aperçois que je n'ai pas encore eu le temps de finir cet article, mais ça va venir ....

13 octobre 2011

LE COSTUME DE LA FEMME DU QUEYRAS

la taiole 3Pour commencer cette présentation, je vais reprendre les trois dernières lignes de mon message sur le Maison du costume d'Abriès, à savoir :

Dans les Hautes-Alpes, nous retrouvons trois costumes bien distincts. les Deux costumes du Sud du département (Gapençais et Embrunais) qui s'apparentent à ceux de Provence, tandis que le Costume du Nord (Briançonnais et Queyras), zone alpine frontalière avec l'Italie est typique de la haute montagne. 

 Et pour illustrer ma présentation, je vais utiliser les photos que j'ai prises l'autre jour à Pernes, de mes copines de La Taîole de TALLARD 05, Regardez cette jeune fille à droite sur la photo, elle porte justement la robe de son arrière grand-mère du Neffes (05) Gapençais.

Dans le costume haut-alpin, on remarque surtout la longue robe de drap de laine presque toujours noire, à manches longues gansées de velours (sur la photo on voit bien le ruban de velours) boutonnée sur le devant et montée à la taille en plis canons appelée "Gounelle". Elle est quelquefois bordée à l'encolure d'une collerette blanche et froncée, donnant l'illusion d'un corsage porté sous la robe.

Les dessous : Gounelloun et chemisoun.

A même la peau la chemise de lin ou de chanvre, souvent marquée d'initiale au point de roix rouge, descend sous les genoux. Elle est portée de jour comme de nuit.

chemises_2

 Sur cette chemise, et sous la gounelle, vient le gounelloun ou jupon, toujours froncé. Il est uni ou imprimé (pas de motifs floraux, mais des rayures, des carreaux ...) On trouve de grosses différences dans les matières suivant les saisons ou les usages (fêtes...) mais peu dans les modèles.

Par ailleurs dans certains villages, le Jupon ressemble d'avantage à une robe sans manches, il va des épaules jusqu'aux mollets. On l'appelle alors "chemisoun". Il est coupé dans un tissu de Sarjo, une étoffe très rustique mais chaude.

la taîole 4Les jambes sont souvent recouvertes de bas de laine que les femmes tricotent  à la main avec la laine qui provient de leurs bêtes et les pieds sont dans des galoches comme pour les hommes. Notre jeune amie porte des chaussettes tricotées et des galoches aux pieds.

Pour la petite histoire : "la réputation des galoches hautes-alpines a traversé les frontières : Les Italiens venant faire la fenaison dans le Queyras souhaitaient qu'une partie de leur salaire soit versée " en galoches" plutôt qu'en argent...."

 Ci-dessous la robe exposée à la maison du Costume d'Abriès :

LA GOUNELLE

Sur la photo de droite , regardez la coiffe et le fichu :PERNES LES FONTAINES 11 SEPT 2011 129

la taiole 2

  Au dessus de la robe :

La gounelle est protégée par un tablier ou "foudier". Là encore, tissus et formes sont très différents selon les utilisations. En revanche, un détail constant sur ces tabliers est leurs poches toujours doublées !

Sur les épaules on porte un châle croisé sur le devant et qui ne laisse entrevoir que l'encolure de la robe. les deux pointes sont glissées et cachées sur la ceinture du "foudier". Dans ce châles réside l'unique fantaisie de ce costume. 

 

 Et la coiffe ? et bien nous allons y arriver, comme partout, la femme ne montre jamais ses cheveux ni le jour, ni la nuit. Les coiffes sont différentes dans chaque village. Elles sont presque toujours blanches ou noires, même si on trouve des coiffes de couleur à Ceillac et imprimées à Arvieux, mais avant de vous présenter une coiffe du Queyras, je vais vous présenter le livre de Claire Le Goaziou qui, à présent, fait aussi partie de ma bibliothèque car je ne pouvais revenir du Queyras, sans m'en être procuré un exemplaire.

On ne peut, en effet, parler de coiffe sans parler Dentelle ...

Je  vais vous présenter les deux Coiffes de Saint-Véran :

 Au XVIIIème siècle, les femmes portaient déjà un bonnet appelé "cornette". Cette coiffure comportait une "passe" sur le devant, et deux longues brides, barbes ou ailes, flottant généralement sur les épaules. Ces ailes étaient parfois remontées, épinglées sur la tête, parfois attachées sous le menton. On en trouve des témoignages dans l'infini diversité des coiffes bretonnes. Toutes sont l'expression de différentes variantes de cette coiffe, imaginées par la coquetterie de chaque pays. Dans le Queyras, la cornette est agrémentée de dentelles très particulières faites sur place.

Ce livre de Claire Le Goaziou est la somme de dix années de recherches passionnées sur les traces des dentelles du Queyras et des vallées voisines. Dentellières, amateurs d'art populaire, amoureux du Queyras et de son histoire, découvriront au fil des pages les secrets de ces dentelles montagnardes si particulières ... avec 7 modèles de dentelles inédits et les étapes de la construction d'un tambour.

Ci-dessous la photo de la couverture :

Numériser0001

 Chantal EYMEOUD, Directrice du *Conseil d'Architecture d'Urbanisme et d'Environnement des Hautes-Alpes (C.A.U.E. 05) en a écrit la Préface.

A Saint-Véran, on retrouve deux modèles de coiffe bien spécifiques, Elles sont toutes deux bordées de dentelle faite aux fuseaux sur des tambours.

Le dimanche 7 août a eu lieu à Saint-Véran, la fête des Traditions Vous pensez bien qu'étant sur place nous nous y sommes rendus, même si, ce jour là, la pluie était au rendez-vous.

Vloici le programme de cette journée :

le matin à 10 h 30 a eu lieu la fabrication du pain au four banal.

Un aperçu du four ci-dessous :

LE FOUR BANAL DE SAINT-VERAN

12 H 00 : Apéritif offert devant le four avec des pizzas cuites au four :

lES PIZZAS POUR L'APERO.

 

12 H 30 : Repas italien Polenta et saucisses qui affichait complet. Dommage, étant juste arrivés la veille nous n'avions pu nous inscrire.

14 H 00 : animation au centre du village. Malgré la pluie, de nombreux artisans nous ont montré leur savoir faire :

Ventoir, Ferronnerie et étamage, scieurs de long, cheneaux,Loube, Sculpture sur bois ....,

Sculpture sur bois

 

Filage de la laine, Cordier et bien sûr les dentellières.

 J'ai sympathisé avec ces dames qui m'ont expliqué la coiffe de Saint-Véran. Donc je vous ai annoncé ci-dessus, une à pans, appelée "cornette", (on en voit sur la table) et une où les ailes ont disparu, probablement plus récente qui est nommée "berro" comme ci-dessous. Aujourd'hui le modèle le plus courant est la "berro"

DENTELLIERE DE SAINT-VERAN

 

 La Cornette : est ornée quant à elle, de deux dentelles différentes, comme l'a décrit Damien Barthélémy de Saint-Véran, dans une lettre de 1916 à Hyppolite Muller de Grenoble. La première dentelle entoure la tête, se prolonge à l'avant des ailes et forme l'angle inférieur. Cette dentelle peut être la même que pour la berre (cinq à sept cm de large, 40 à 60 fils). mais il en faut deux mêtres pour orner une cornette. La deuxième dentelle, plus étroite, complète la coiffe à l'arrière des ailes. De deux à trois cm de largeur, elle est réalisée avec 12 à 20 fils. Elle est souvent simple. Sa réalisation était plus rapide. Elle nécessitait une longueur de deux fois 70 cm. On peut penser que c'était le travail des enfants débutantes.

L'abbé Gondret, en 1858, précise que la cornette est "une coiffe de dessus". Il y en a donc une dessous ! Cela semble logique lorsque l'on constate que la cornette n'a pas d'attache sous-mentionnière, ce qui la rend instable. posée à même la chevelure. Or on trouve très souvent dans les lots de coiffes, des bonnets en coton piqué sur lesquels les coiffes s'adpatent pafaitement. Les bonnets les rendent particulièremnet seyantes. Nous pensons donc que ces deux éléments étaient probablement associés dans la coiffure des femmes portant la cornette.

page 42 du livre de Claire Le Goaziou.

 

Numériser0002

Les Cornettes du Queyras.

Alors maintenant que j'y pense les bonnets en coton piqués présentés dans ce Cahier du Queyras, sont  exactement ceux portés par le groupe folklorique de Briançon.

Regardez ci-dessous, toutes ces dames qui portent un bonnet en coton piqué, en fait ce sont des coiffes de dessous.

2

 

 Ci-dessous détails de la berre, en français. La berre est une coiffe dont la dentelle entoure le visage et la nuque. Cette dentelle est d'une largeur de 5 à 7 cm, réalisée à l'aide de 40 à 60 fils montés sur autant de fuseaux. Il faut 1,20 à 1,30 m de dentelle pour orner une berre. Il n'est pas rare qu'un morceau de dentelle différentee soit rajouté pour compléter une longueur insuffisante. Actuellement, il peut falloir à une dentellière, jusquà une heure de travail pour un seul centimètre de dentelle. Quel travail !..

Détail de la coiffe de Saint-Véran

 en haut à gauche, détail du montage plissé de la dentelle, en bas à gauche coiffe à l'envers pour vous montrer le montage de la couture sur le dessus de la tête. A droite endroit de la coiffe.

Pour celles qui seraient intéressées et voudraient en savoir un peu plus sur les coiffes et la dentelle du Queyras, je leur conseille vivement ce livre. Il y a de très belles photos. Bonne journée à tous.

 PS. pour répondre au commentaire de "Garibondy", Les dentellières m'ont dit que quand elles ne laissaient pas battre les  ailes de leur cornette sur les épaules, elles les remontaient et les fixaient avec une épingle (certainement sur le bonnet de dessous en piqué) comme la dame ci-dessous (mais qui elle, n'a pas de sous coifffe. Cette personne fait partie du groupe des gavots de GAP, Je pense que cette coiffe doit être un modèle d'un village du 05 et ressemblerait à une cornette reconstituée dans une autre dentelle, mais qui n'est pas de la dentelle aux fuseaux. (mais apparemment elle ne serait pas fixée comme il faut, car elle doit être relevée comme la photo de la cornette ci-après)

coiffe 2       coiffe 1 

Et bien je vais faire plaisir à Garibondy, j'ai trouvé une photo de Cornette du Queyras, ailes relevées, d'après un modèle du Musée Dauphinois.

Petite précision :

... En 1858, un Queyrassin né à Ville-Vieille et curé de Ristolas, l'Abbé Jacques Gondret, a raconté la vie de ses paroissiens et dans ses écrits on retrouve : ..." Reste la Cornette ainsi nommée apparemment à cause des "ailes" qui sont attachées aux deux côtés ainsi que des cornes. C'est donc une coiffe du dessus garnie de chaque côté d'une bande de toile appelée "aile". Ces bandes s'abaissent pour le deuil et se replient sur la tête en temps ordinaire (comme ci-dessous) La coiffe et la cornette sont un voile pour la femme, la modestie lui recommande de s'en vêtir. La cornette était portée par les femmes mariées entre les deux âges. Les filles, excepté aux grandes fêtes se dispensaient facilement de les mettre."

Cornette du Queyras ailes relevées

Quand au "chemisoun", je regrette, mais je n'ai pas de photos. J'ai relevé ces explications dans le livre que j'ai consulté à la maison du Costume d'Abriès, mais je ne l'ai pas acheté.

Bien à toi. Au plaisir de se revoir bientôt.

7 mai 2011

"Gloria" Fine porcelaine de Bavière.....

Bonjour à toutes, he bien voilà c'est le week end et pour l'instant il fait beau. Que demander de plus ! Ce matin, j'ai commencé par aller chercher le pain et le journal à pied et j'ai flâné en faisant la brocante qui se tenait sur la place de Saint-Auban. Voilà ce que j'ai rapporté :

Une assiette qui se prénome "Gloria" "Fine Porcelaine de Bavière". Elle est venue prendre place sur ma hotte de la cusine en arrivant : 1 € (je ne me suis pas ruinée)

 

 

porcelaine_Bavi_re

 puis j'ai trouvé, devinez quoi ???  la" matière" pour réaliser ma "couqueto"  : 2  Euros

voile

 

et une petite croix toute noire qui ne payait pas de mine (20 cts)  mais une fois trempée dans du produit pour netoyer l'argent, voilà ce qu'elle donne, elle ira très bien pour porter avec mon costume de paysanne.

croix_jeannette

 

Je suis contente de mes trouvailles.

13 juin 2011

NOUVEAU FOND DE COIFFE

Un modèle de broderie ancienne que jai relevé chez "Elle brode" blog de "Femme 1900 ":

broderie 1

C'est la broderie que j'aurais dû effectuer au point russe, mais n'ayant pas très bien compris ce point, j'ai laissé tomber. Je ne me suis pas cassé la tête, point de tige, point de chaînette et de feston.

FOND DE COIFFE 1

Je trouve que ce modèle est "adéquat" à un fond de coiffe car il rapelle le motif "aubergine" des tissus d'indiennes provençales. Je le trouve très beau.

Je vous recommande fortement d'aller faire un petit tour chez "elle brode" (voir dans mes liens)

c'est une encyclopédie de modèles de broderies.

N'oubiez pas de lui laisser une petit commentaire, c'est une "fourmi" qui fait un travail énorme de recherche et ensuite de mise en page C'est une amie géniale. 

point-russe[1]

1 juin 2011

L'ORGUE DE L'EGLISE DE SAINT-AUBAN : un cadeau qui a une belle histoire.

Un petit rappel : Je vous ai déjà informés que dans le cadre de la Journée de la Promotion du Patrimoine de PAYS (A3P) consacré au patrimoine caché, l'Association du Patrimoine de Château-Arnoux/Saint-Auban organise un concert d'orgue, en l'Eglise Jésus Ouvrier de Saint-Auban, le lundi 20 juin 2011 à 20 h 30. en partenariat avec les Centres Musicaux Ruraux Je vous ai déjà présenté cette église dans mes articles précédents (13/04/2009).

Ce récital sera donné par J.J. TOURNEBISE, accompagné de Marie-Hélène TOURNEBISE (Violon) Benjamin ALEXANDRE (haute Contre) et hélène MICHAILIDES (Soprano), des muciciens professionnels notoirement connus. Nous vous attendons très nombreux. Participation aux frais 5 €/personne.

 

Eglise Jésus OuvrierLe Président a employé le terme de "redécouverte" ; une découverte pour les nouveaux arrivants, sans doute,  mais tous les Saint-aubanais nés à Saint-Auban, qui, comme moi, ont grandi au plateau connaissent tous l'orgue de leur église, et gardent dans leur mémoire de très belles cérémonies au son de l'orgue, mais je reconnais que nous l'entendons de moins en moins, faute d'organistes et c'est très regrettable. 

 Pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire de notre orgue je vais essayer de vous la présenter : (vous la retrouvez dans le petit livret "Souvenir de Saint-Auban".

ScannedImage-4Le 12 décembre 1937, M. le Curé et M. BARATON prenaient la micheline le soir à 19 H 30 pour joindre le briançonnais à Veynes, et se trouver à Paris le lundi à 8 H 30. Ils recevaient à midi un accueil très cordial chez M. REYNAUD, ancien Directeur de Saint-Auban, y attendaient M. FLEURY, un des meilleurs organistes de la capitale et s'en en allaient ensuite voir un orgue de la Maison Jacquot-Lavergne, de Rambervillers, Vosges, dont l'artiste susnommé avait fait la démonstration au cours de l'Exposition universelle, Pavillon des Eaux et Forêts ..., puis, voir à Gentilly, église de la cité universitaire, un instrument de la même maison, l'Unit Major ...

Il repartaient le soir même de Paris et arrivaient à Saint-Abuan, le mardi à 10 H 30. 28 h 00 dans le train, 12 heures dans la capitale ...

Le soir de ce mardi 14 décembre 37, M. le Curé écrivait à la Maison Jacquot-Lavergue : "Expédiez, le plus vite possible , l'orgue de l'Exposition". Le 29 décembre, 15 colis partaient de la capitale en Driection de Saint-Auban.

Le chef de la paroisse envoyait à Rambervillers : 14 000 frs, le 10 janvier dès l'arrivée des colis ; 12 000 frs, le 19 janvier ; 7 000 frs, le 28 janveir ; soit 33 000 FRS sur le prix de 35 900 frs. Port : 830 frs.

Plus les surprises désagréables ... le moteur de l'instrument était fait pour un courant électrique, 50 périodes, 150 volts. A Saint-Auban nous avons 25 périodes, 200 volts. IL faut un autre groupe aéro-moteur génératrice ; il fut commandé aux Etablissements Meidinger, Saint-Louis, Haut-Rhin ; 500 frs de plus pour le groupe, 310 frs de transport, retard pour l'installation.

ScannedImageLe lundi 28 mars, M. Lavergne et un ouvrier, M. Paul Thouvenin, arrivèrent à la cité ; les jeudi et vendredi, M. Perroux, un des meilleurs harmonistes de France, mettait les 300 tuyaux en place et au point. Le Samedi dernière révision, départ. Bénédiction de l'instrument le 7 avril 1938, par M. Le Chamoine Blanc, prédicateur de la retraite pascale en l'absence de Monseigneur Jorcin. obligé d'assister aux funérailles de Monseigneur Termier, Evêque de Tarentaise, son compatriote.

 Photo ci-dessus, M. BARATON à l'orgue.

 

 

le 19 avril, M. André Fleury donnait un récital magnifique. Quel régal pour les amateurs de belle musique ! Quand pourrons-nous encore entendre M. Fleury ? En attendant, nous pourrons exécuter le cantique composé par lui :

A JESUS OUVRIER

Refrain : O Christ jésus, divin modèle

De notre pays ouvrier

Que Saint-Auban vois soit fidèle

Au Plateau comme à l'atelier.

I.

Bénissez sans mesure l'ingénieur ou l'apprenti,

Lorsque la tâche est dure et sur chacun s'appesantit.

II.

De vos forces divines aidez nos outils et nos bras,

Qui règlent nos machines, Ouvrier qui n'égarez pas.

III

S'il faut un sacrifice, Dans le travail de chaque jour,

Par votre main propice, Faites, Seigneur, qu'il soit moins lourd.

IV.

Dans la foi catholique que nous reçumes des aïeux,

Donnez-nous la pratique de leur passé religieux.

V.

La poutre sur l'épaule, plour peiner du matin au soir,

Enseignez-nous le rôle dont votre grâce a le pouvoir.

VI.

Vers le Dieu qui nous aime cherchant toujurs un ferme appui,

Que notre église même soit notre phare dans la nuit.

 

Le 12 avril, étaient partis pour Rambervillers, 2 500 frs, le 9 mai, partirent 2 000 frs, le 31 Aôut, 1 000 frs, el 5 décembre 500 frs.

Additionnez = 39 000 frs à la Maison Jacquot-Lavergne; ajoutez 1 140 frs au P.L.M. - 600 frs au menuisier, en tout 40 740 francs.

Rien n'a été demandé aux fidèles de la paroisse. De Paris, de Marseille, de Saint-Auban, il yeu quelques offrandes spontanées, qui produisirent au peu moins de 2 000 frs; le reste a été couvert par les économies du regretté Chanoine Germain et la cache-maille de son successeur.

Que coûterait cet instrument à l'heure actuelle ?? ....

le 10 décembre 1938, de Rambervilliers : "M. le Curé, nous vous remercions du chèque-postal qui achève le paiement de l'orgue ... Nous avons été heureux d'apprendre l'état d'avancement des travaux de votre future église ... Il nous sera très agréable d'aller manger l'aioli à Saint-Auban ..

Ce n'était pas l'heure encore en décembre, de penser au transfert de l'instrument et d'offrir l'aïoli aux monteurs. mais le temps passe vite.

Le 30 mai 1939, M. le Curé prépare le terrain, mais le 3 juin la Maison lui écrit et lui propose l'adjonction d'un jeu d'anches supplémentaires pour la somme de 10 150 francs, ce qui a été accepté le 5 juillet, mais les jours passent, Monsieur le Curé se plaint, Il avait le préssentiemnt que le moindre retard serait désastreux. Hélas, son préssentiment ne le trompa point. C'est la mobilisation, la guerre peut dure des mois et des moi s....

Après plusieurs péripéties, la facture supplémentaire est réglée. A présent l'instrument est bien proportionné au cube d'air de l'église. Il ya équilibre parfait. Voilà une question tranchée harmonieusement à tous les ploints de vue. En 1940, Saint-Auban possède un orgue qui est un petit chef-d'oeuvre et qui fait honneur à la Maison Jacquot-Lavergne.

Dans les années quarante de nombreux concerts ont eu lieu, mais le plus dur est de garder en place des organistes. la chorale de la cité a eu des jours brillants. Il ya d'excellents éléments dans le groupe..(une quarantaine) . Il ya de très belles cérémonies...

Peu à peu, la maison de Dieu se meuble, Les bancs arrivent en mars 1941, Croix, coq, paratonnerre furent mis en place en mai 1941.

Le Presbytère commencé en 1941, fut inauguré précipitamment le 12 novembre 1942. Sur l'angle Sud-Est, se dresse une belle statue de St Pierre, oeuvre de l'artiste Emile Gilioli, de Grenoble. Elle fut mise en place le 24 décembre 1942. 

Les Statues de St Joseph et de Ste Jeanne d'arc en noyer massif (prix de Rome) devaient être bénites solennellement le 30 Avril 1944. Tout était prêt, mais les ponts sautent, les voyages deviennent impossibles. C'est la guerre.....

la bénédiction eut lieu le 14 Mai dans l'angoisse et l'attente d'événements graves.

Il y a encore beaucoup à dire sur notre église, D'autres 'éléments" ont vu le jour les années suivantes, et chacun a son histoire :

- l'autel de la Sainte-Vierge,

- le chemin de la Croix

Mais j'y reviendrai ultérieurement.

Donc rappel de cet évènement important :  nous vous donnons rendez-vous le lundi 20 juin à 20 H 20 pour entendre l'orgue "UNIT JUNIOR" de l'Eglise Jésus Ouvrier de Saint-Auban

 

14 mai 2011

Un WEBMASTER INFOS 04 à votre service

A toutes mes "copinautes" qui font partie d'associations dans notre département des Alpes de Haute-Provence, un webmaster fort sympas et "bénévole" est à votre disposition pour faire passer votre affiche où l'info de vos manifestations sur INFOS 04, qu'il diffuse "gratuitement" par mail à toute une liste d'abonnés. N'hésitez pas à le contacter et à le remercier pour ce moyen de communication très rapide et à large diffusion.

En ce moment, "il pleut comme vache qui pisse" (excusez l'expression) sur Saint-Auban, espérons que le temps se relève pour la Fête de la Nature demain matin. Croisons les doigts.

Allez faire un petit tour sur :

www.infos04.com

infos04

22 avril 2011

Confection d'une nouvelle coiffe à gauto et présentation de la boutique "Le Tisserin"

Je vous présente mon travail de cet après-midi : une coiffe en cours de confection avec fond rond brodé et passe recouverte de dentelle.

COIFFE_A_GAUTO

A ce sujet, je voulais donner une info à toutes mes amies blogueuses du coin qui confectionnent des pièces de costume. Il y a bien longtemps que je n'étais plus allée faire du lèche vitrine à Sisteron. C'est ce que j'ai fait ce mercredi, et je me suis arrêtée à la boutique "LE TISSERIN". le Propriétaire à changé et j'ai fait la connaissance du nouveau, Monsieur Stéphane ROPERS. Je peux vous dire que c'est une personne très sympatique, qui va au devant de sa clientèle et essaie de la satisfaire. J'ai découvert quelques très jolies indiennes Il a cinq ou six modèles. Chose devenue très rare dans notre département. Dommage que le prix du m² soit un peu élevé. Il varie de 36 à 46 € le mètre, sachant qu'il faut un minimum de trois hauteurs pour une jupe. Mais je vous signale qu'il a également de la percale de coton très fine, pour coiffes et fichus à broder de couleur blanche et écrue. Je lui ai suggéré d'avoir égalemernt en stock des mouchoirs de cou et fichus provençaux, que nous étions quelques dames amatrices dans le coin. Une boutique sympas dans laquelle je vous suggère de jeter un petit coup d'oeil de temps en temps.

Le Tisserin 7, rue droite à SISTERON

Vous retrouvez la boutique à l'adresse ci-dessous :

http://maps.google.fr/maps/place?hl=fr&um=1&ie=UTF-8&q=linge+de+maison+sisteron&fb=1&gl=fr&hq=linge+de+maison&hnear=Sisteron&cid=8016992763381701322

18 avril 2011

Suite de nos travaux de printemps : Ouf, la peinture de notre future salle de muscu... est terminée

Je vous présente Ecorce de chêne sur le pan de mur en face et matin sur les trois autres côtés. Que pensez-vous du résultat ?

 Maintenant il faut s'attaquer au parquet. ECORCE_DE_CHENE_MATIN

 

Je viens de déposer quelques lattes de parquet au sol pour voir ce que cela va donner :

IMG_5908

Bof ! Pas si mal, j'avais hésité avec le parquet décor "Mélèze sable", mais bon, maintenant il n'y a pas de regrets à avoir puisqu'il est acheté. On s'y fera. Pour info, il s'agit d'un parquet stratifié "Décor chêne sélection" ép. 8 mm + 1 mm de sous-couche acoustique intégrée (prévu pour réduire de moitié le bruit de pas). Pose flottante - Assemblage clic angulaire, sans colle. Ce parquet est prévu pour un usage commercial normal. (Séjour, chambres et bureau)  pris chez Point P. Il est garanti 20 ans.

Une fois que la grande glace sera mise en place, je pense que ça ne devrait par faire si mal, De toute façon comme je l'ai dis je vais remettre ma petite table en chêne dans l'angle pour y poser dessus ma machine à coudre ainsi que mon étagère dans l'autre angle pour y ranger mes boites de biais et de dentelles. Rien que le banc de muscu, à lui seul, va occuper la moitié de la pièce et j'avoue que ce n'est pas très esthétique, mais bon .... et il va fallloir qu'on se mettre aussi à manger des épinards ....! je plaisante. Mais cette pièce aura ainsi deux usages. A très bientôt.

PS / un personnage que j'aimerais connaître : Hugues BOSC ????? Je suis sûre qui pourrait m'aider ..... mais je n'ai pas les moyens de m'offir ses services ....

11 avril 2011

LES VASES DE MARIEES...

Pour compléter mon article précédent sur la mariage je vais attirer votre attention sur une autre tradition aujourd'hui un peu oubliée :

"LES VASES DE MARIES".

J'en ai découvert un trés joli chez mon ami brocanteur.

Vase_de_mariee_1_

Le vase de mariée faisait partie du rituel des cadeaux de mariage offert par un membre de la famille proche, tradition très ancrée en France durant les années 1850 à 1930. Ce vase faisait en réalité partie d'une parure : le vase de mariée et deux plus petits (garçon et demoiselle d'honneur). Bien souvent garnis de bouquets, le plus grand était souvent déposé sur l'autel de la Vierge dans les églises catholiques après avoir été béni par le prêtre. Parfois, celui de la mariée était ensuite vissé sur un socle en bois noir et protégé d'un globe en verre avant d'être placé dans la chambre des époux. Ces vases sont d'une grande variété par leurs tailles, leurs décors dorés ou peints à main levée, leurs ornementations diverses comme le motif des colombes ou de cornets de fleurs. Ils sont presque tous en porcelaine blanche, en forme de coquille ou d'éventail à col largement ouvert, symbole de réceptivité aux influences célestes.

La plupart de ces vases sont estampillés. On peut facilement connaître leur manufacture d'origine. Ils sont parfois numérotés, ce qui permet de connaître le nombre d'exemplaires du modèle. Enfin, les vases signés sont rares ...

Les principaux motifs qui ornaient ces vases étaient les colombes, porteuses de paix, le Lierre, symbole d'attachement. La vigne et les grappes de raisIn évoquent l'union et la prospérité, les maillons de chaînes expriment les liens d'amour, les feuilles d'acacia, l'immortalité quant aux feuilles de chêne, elle sont censées apporter longévité et force au couple. Enfin, l'un des motifs les plus connu est celui de la rose qui reste le symbole de l'amour éternel !

Pour info, fruit de mes recherches, il y a un Musée : La Maison de la Mariée en Pays de Loire, où sont exposés cent cinquante globes de mariage dont de nombreux modèles avec vases en porcelaine. Je n'ai pas encore du la chance d'aller voir ce musée, mais je le note pour une prochaine "escapade", mais je vous donne l'adresse :

130, île de Frédun - 42720 SAINT JOACHIM - que j'ai retrouvée sur Internet

Il est indiqué ce qui suit :

Conçus au départ pour préserver les mouvements d’horlogerie de la poussière, les globes accueillent les couronnes de mariées à partir de 1850.

Ils étaient composés de 3 éléments :

  • le socle, en bois de poirier peint en noir
  • le coussin, une calotte et un capitonnage
  • le décor, de végétaux en bronze doré ou laiton, de fleurs en porcelaine ou de miroirs

Au fil du temps, le couple ajoutait des objets marquants de la vie commune…

Ce musée, labellisé Musée de France, est entièrement consacré au mariage et à la fleur d’oranger en cire, élément indispensable des couronnes de mariées que confectionnaient les ouvrières de Saint-Joachim.

 Num_riser0005

Renseignements relevés à la page Brocante de la revue Campagne Décoration N° 57

14 mars 2011

LA LINGIERO : La lingère ....

Notre artisane repassait, amidonnait les coiffes, les dentelles, les pièces de lingerie...

Ce travail était fait part toutes les femmes qui se voulaient bonne ménagère et dont le rôle était, parmi tant d'autres l'entretien du linge.

Pour cela, elle utilisait des fers, de formes différentes, qu'elle mettait à chauffer :

-fer à repasser (les premiers étaient cre"ux pour pouvoir y loger la braise chaude, puis sont apparus les fers plats en fonte, chauffés sur la plaque de la cuisinière).

- Fers à tuyauter pour les dentelles des coiffes, sorte de pince dont les deux tiges étaient rondes ; il en existait de plusieurs grosseurs qui permettaient de réaliser "des canons"(plis).

- fers à coq pour le fond des coiffes, boule en fonte montée sur un support : il en existait de différentes grosseurs.

Les coiffes étaient lavées et amidonnées pour donner du gonflant au tissu.

 ScannedImage_7

(cette photo est une photo personnelle que j'avais prise en 1998 lors de la première exposition à laquelle j'avais participé au château de Montfort. Expo qui s'est avérée fort intéressante et a eu beaucoup de succès).

Costume de la lingère :

Notre artisane est habillée d'une jupe souple et d'un corsage court dont les imprimés sont différents mais en harmonie de couleur

Elle porte un corset en piqué blanc.

Son tablier est à coulisse et permet de donner de l'ampleur.

Elle porte une coiffe de travail à "gauto" très simple.

E

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