"LES BOUFFETS JARLANDINS"
Si des danseurs souhaiteraient encore nous rejoindre, Ils peuvent le faire.
Dernière répétition Vendredi 14 janvier 2011 à 18 H 30 à la MJC de Saint-Auban-
Présence indispensable de tous les acteurs.
Si des danseurs souhaiteraient encore nous rejoindre, Ils peuvent le faire.
Dernière répétition Vendredi 14 janvier 2011 à 18 H 30 à la MJC de Saint-Auban-
Présence indispensable de tous les acteurs.
Secrets de Haute-Provence - Les chemins de l’herbe (ep3)
Les nombreux bergers de cette région sont familiers avec l’annuelle transhumance, débutant sur le tard du printemps et durant laquelle des milliers de moutons et de chèvres sont emmenés sur les pentes douces des montagnes, savourer l’herbe fraîche et encore verdoyante. Les hommes et des animaux passeront ainsi l’été entier en altitude, retournant seulement dans la vallée quand les températures automnales plus fraîches annoncent le retour des neiges hivernales.
Merci à Jean-Paul de PROVENCE TV de nous avoir fait partager ce film. N'hésitez pas à cliquer sur Provenve TV dans ma colonne de liens à droite pour découvrir notre Patrimoine et nos traditions en PROVENCE.
...Les traditions ont la vie longue et le mois de janvier réserve encore de bien belles surprises à ceux et celles qui ont la nostalgie de cette période de l'année .... Telle est la phrase que j'ai relevée hier dans le journal La Provence.
Effectivement les fêtes de Noël sont passées mais le mois de janvier, c'est la période où l'on prend le temps de faire la "Ronde des crèches" dans les communes environnantes. Je vous avais fait découvrir quelques crèches comme celle de Banon, de Mane dans mes articles du mois de Janvier 2009.
Je vous fait découvrir ci-dessous la crèche réalisée par NANOU du 05 à Upaix
(Association Castrum de Upaysio)
Cette crèche se peuple de quelques santons supplémentaires chaque année.
Diaporama : CRECHE 2010 - Diaporama
Dans de nombreuses communes, c'est aussi le moment des concours de crèche.
Je vous présente ci-dessous la crèche de notre ami Daniel qui participe au concours cette année
Je tiens à préciser que dans la crèche de Daniel, tout fonctionne. La forge et le moulin à huile tournent.
Le couvreur qui monte à l'échelle ses tuiles sur le dos... Le mineur qui sort de la mine semblent vraiment réels...
Félicitations Daniel pour cette belle réalisation.




On ne peut rester insensible, et c'est avec un pincement au coeur que je vous fais partager ce petit film. C'est l'histoire de l'ancien village des Salles sur Verdon, noyé en 1974, sous les eaux du Barrage de Sainte-Croix en Provence (près du village de Moustiers Sainte-Marie). Images tournées de 1971 à 1974
LES SALLES SUR VERDON

Quand je vous dis qu'on ne peut faire autrement que d'aimer notre beau Pays, et que chez nous, et bien nous sommes tous les jours un peu en vacances, je ne me trompe guère. En ce premier jour de l'an, je vous invite à découvrir un site qui à mon avis mérite un label qualité et qui d'ailleurs est référencé dans les meilleurs sites de Provence. Vous m'en direz des nouvelles.
http://www.laprovence-luberon.com

En parlant de Noêl, Arlette dit :
"Pour moi Noël en Provence, c'est l'émerveillement d'un retour vers l'insouciance de l'enfance !"
En recherchant des photos lors de la préparation de l'exposition sur l'histoire de la Cité de Saint-Auban, j'ai retrouvé des photos de classe. et j'ai créé un album photo d'écoles. Si vous en avez, n'hésitez pas à me les communiquer avec les années et les noms. Je pourrais ainsi les rajouter.
Maternelle - Ecole PAUL LAPIE Saint-Auban

(pour ceux qui ne m'ont pas reconnue sur cette photo. Je suis la plus grande au milieu.
Ecole Libre des Filles 1961 :

Sur celle ci, je suis tout en haut à droite (pas très souriante ...).
et sur la photo ci-dessous, cherchez la miss aux plus belles nattes.
Il y a vraiment une différence entre les deux, mais je ne me rappelle plus la classe.

Ci-dessous, une photo prise la dernière année de l'école libre des filles à Saint-Auban. J'étais cette année là en Classe de 5ème. C'était en 1966 - (Je suis la deuxième en haut en partant de la gauche)

Ma dernière photo de Classe : Année 1970/1971 2ème année Sténo-Dactylo Section BEP Paul Arène SISTERON
Tu as trouvé Martine, C'est bien moi au deuxième rang.

En cet avant dernier jour de l'année 2010, permettez-moi de vous offrir de bon matin, ce bouquet qui est sur ma table depuis dimanche. Bonne journée à tous mes fidèles visiteurs.

Parmi les petits présents de ce NOEL 2010, je tiens à mettre l'accent sur ceux réalisés par ma nièce, "la Reine du Scrapbooking", pour vous montrer que l'on peut faire de très jolies choses avec peu de moyens, mais à travers lesquelles on a mis tout son amour, son savoir-faire et consacré un peu de son temps :
- Une très jolie théière à l'intérieur de laquelle se trouve un bloc de spot -it avec aimant à mettre sur son frigidaire : Un pense-bête original. A noter que cette théière a été réalisée en plusieurs exemplaires de différentes couleurs pour différencier chaque destinataire.
- Une boîte pour ranger ses photos en attente d'un atelier Scrap...
- Une boite avec soufflets pour ranger les papiers "décors" pour scrap..
Merci LiliFée pour cette délicate attention.
Vous pouvez voir d'autres de ses réalisations sur le blog de MARYCASTOR

Mon amie Martine a également préparé la messe de Noël à Miramas avec crèche vivante et bénédiction de l'agneau "le Pastrage". je vous invite à découvrir cette cérémonie en photos sur son blog :
http://provencecreches.blogspot.com
Un besson de 15 Jours.
Quelle chance, je n'en ai pas eu d'agneau cette année pour l'Escale.
Bravo Martine pour ton investissement et merci de nous faire partager ce moment exceptionnel !
Alègre ! Alègre !
Mi bèus enfant, Diéu nous alègre !
Emé Calendo tout bèn vèn.
Quènto joio, quènto alegresso
d’èstre aqui ensèn dins aquelo glèiso.
Nous vous attendons très nombreux, le dimanche 16 Janvier prochain.
Mardi 3 janvier 18 H 30 : reprise des répétitions à la M.J.C. Il n'est pas trop tard. Si des Messieurs sont intéréssés pour participer à la danse des bouffets, ils sont les bienvenus.

Même si de plus en plus j'essaie de m'éloigner de ce NOEL "Société de consommation", Il n'en demeure pas moins que Noël est une période propice pour témoigner notre affection aux personnes que nous aimons avec de petites attentions qui font toujours plaisir, vous n'allez pas me dire le contraire. Et en ce jour de NOEL, j'ai eu la chance d'avoir moi ausi quelques présents :

auquel s'ajoute un tablier de cuisinière que j'ai porté quasiment tout le jour : cuisine et vaiselle obligent ......en ce jour de fête!!!
A tous ceux qui ont cliqué sur ma MALLE AUX TRESORS,
à tous ceux qui n'ont pas la chance d'avoir une famille autour d'eux,
je leur offre ce diaporama :"les enfants de la crèche autour de l'enfant Jésus".
Je leur souhaite de bien terminer l'année et commencer celle qui arrive à grands pas.
Je présente à tous mes meilleurs voeux de bonheur, Joie et Santé..
Nous voici prêtes, maintenant nous allons habiller le reste de la petite troupe. Mais Gla Gla, il ne fait pas très chaud La neige n'est pas loin. Rendez-vous à 18 H 00 pour la crèche vivante à l'Eglise de l'Escale.

JOYEUX NOEL A TOUS
Demain, matin c'est la Papa Noêl pour les enfants sages.

oUH, là là, il faut être sacrément organisé. voilà j'ai dressé ma table pour le repas de Noël. Qu'en pensez-vous ??
Olives vertes et olives noires de ma préparation faites maison pour l'apéro.


Merci Patou pour ton commentaire : eh oui, une table dans la tradition provençale le jour de NOEL :
Trois nappes blanches, trois chandeliers et trois "sietoun" du blé de la Sainte-Barbe.
(mais j'ai un peu triché, ce sont des lentilles que j'ai mises à germer)
Je viens de repasser mon costume et d'amidoner la coiffe que j'ai choisi de porter ce soir ainsi que mon fichu,
Chères amies blogueuses qui sont sur leur ordi en ce moment, je vous fais voir me tenue .....

Le repas de Noël, une tradition bien installée maintenant se fera chez MamieJo ou Mamie Fée, comme vous voudrez. Alors outre le repas, il y aura les treize desserts, bien sûr, mais aussi une Bûche à la crème de marron commandée chez notre Patissier habituel, mais Papi, s'est aussi investi dans la préparation. Jugez-en par vous même :

PS; Effectivement Anne, je comprends ton étonnement, les merveilles en principe n'entraient pas dans mes treize desserts, elles sont plutôt réservées à Mardi-gras, mais nos petites filles les adorent. Ils nous arrivent d'en faire, uniquement pour leur faire plaisir.

Losque j'étais petite fille, nous passions NOEL, tous réunis autour de la table de ma grand-mère maternelle, à la ferme et les traditions de NOUVE m'ont toujours émerveillée; tant par leur force que par leur signification. Tout a un symbole.
Ma grand-mère était une femme de la terre et sa famille vivait en Haute-Provence depuis des générations. Elle était très attachée à ces coutumes. Veuve très jeune, elle a élevé quasiment seule ses cinq enfants et elle a eu le mérite de s'occuper du Pépé Antoine, son beau Père qui s'est fait lui, très âgé, presque centenaire. Je n'ai donc pas connu mon grand-père, mais "lou Papé", (mon arrière grand-père) je m'en rappelle très bien. Il ne parlait qu'en patois, je n'y comprenais pas grand chose. C'est un petit homme sec, pantalon de velours, une taîole de flanelle grise, une chemise de couleur foncée ou à carreaux et son capèu, qu'il n'enlevait que pour se mettre à table. Il avait de belles vacantes et avait sa place réservée au bout de la table. Une chaise lui était réservée. Un détail dont je me rappelle très bien : il crachait par terre le Pépé Toine....celà a dû marquer la petite fille que j'étais .....
Je vous présente ci-dessous, le Pépé Toine, et la petite fille avec la robe à carreaux, c'était moi, à côté de ma cousine
Je ne me souviens pas qu'on est manqué une seule fois le gros souper à la campagne, préparé par ma grand-mère. Il y avait tous ses enfants et petits enfants dont j'étais l'aînée. Nous étions très unis. Hélas rien n'est plus pareil depuis qu'elle nous a quittés car avec elle les repas de Noël à la ferme familliale ont disparus.
Je vous présente ci-dessous, ma Mamée Elise, et ses premiers petits enfants. Il y en a eu beaucoup d'autres ensuite.
et moi à sa droite.
(cette photo a été prise en été, sous l'accacia. c'était le bonheur;)
"Tonton Latil" qu'on l'appelait était le berger de la ferme il participait à tous les événements heureux ou malheureux de la famille. Il vivait à la ferme, dans une dépendance où il avait sa chambre mais partageait la table commune. Combien de fois, je suis allée garder les moutons avec lui. et nous allions ramasser les amandes sur les amandiers qui bordaient l'aire. lorsque nous rentrions les bêtes, les jours précédant Noël ma grand-mère faisait le nougat avec le miel et les amandes et gournande je lui prenais les bouts de papier "hostie" qui restaient sur la table..
Un autre jour, elle pétrissait de grosses boules de pâte qu'elle étalait ensuite avec son gros rouleau en bois pour confectionner de succullentes tartes aux pommes et tourtons aux pruneaux, Le matin du grand jour elle préparait la table, la table de la grande Salle était déjà grande et avait des rallonges, mais elle en rajoutait encore. Nous y allions plus d'une vingtaine autour. Elles sortait les trois nappes blanches du tiroir de son armoire, de grandes nappes brodées à ses initiales qui étaient celles de son trousseau Les trois nappes représentent la Trinité. Elle y déposait dessus les "siétoun" de blé qu'elle avait mis germer le 4 décembre, jour de la Sainte Barbe. A ce moment là nous n'avions pas la difficulté de trouver du blé, Nous allions à la remise où il y avait les gros sacs de blé pour les poules et j'en ramenais à la maison. Aujourd'hui faute d'avoir du blé à disposition, je mets des lentilles - Ces petites coupelles de verdure étaient le présage de la prospérité de la famille et des récoltes à venir.(c'était important pour les gens de la terre) .et ce qui m'inquiétait le plus, c'est qu'il y avait toujours une assiette de plus, C'était pour le cas où il y aurait un maraudeur qui se présente.... en fait c'était la place du pauvre.
Elle préparait les trois lampes à pétrole (A la ferme, je n'ai jamais vu de chandeliers, mais des lampes à pétrole, car l'hiver le courant manquait souvent et même des soirées entières et le téléphone ne marchait plus non plus...)
Avant de se mettre à table, je ne pourrais pas dire que c'était vraiment le cacho fio décrit en Provence, car il n'y 'avait pas de cheminée, mais une grosse cuisinière à bois à l'ancienne et Pépé Antoine, avant de se mettre à table nous disait son bonheur de nous voir tous réunis, il mettait une grosse bûche dans la cuisinière qu'il arrosait de vin cuit, De grosses flammes s'élevaient avant qu'il ne remette le couvercle et demandait à Dieu de voir l'an qui vient et que si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins. ensuite nous buvions tous le vin de noix fait maison et nous passions à table. Et quel menu gargantuesque, pas moins de sept plats mais tous maigres. de la morue, des cardons en sauce tomate, du gratin d'épinards avec des oeufs durs et une biscotte en travers pour délimiter les parts (un régal), des lasagnes de la salade d''endives aux noix, sans oubliersles grosses tomes de chèvres faites toujours par mémé Elise.
Puis venaient ensuite les treize desserts (symbolisant le Christ et ses apôtres) : les noix , les noisettes, amandes et figues sèches ou mendiants ainsi dénommées par allusion à la couleur des vêtemetns des quatres ordres mendiants : les Carmes au xpieds nus, les Augustins, les Dominicains et les Franciscains puis les dattes, les oranges, les mandarines. Les adultes nous aprenaaient à découper les oranges, et nous en faisions des petites lumières que nous déposions tout le long du meuble où se trouvait la crèche. puis les pommes, les raisins. (les raisins, ce n'étaient pas les raisins que nous achetons maintenant, mais c'étaient des raisins qui avaient été mis à sécher au galetas sur des clayettes. puis mémé sortait ensuite son nougat noir, puis le nougat blanc, la pompe à huile et ses bonnes tartes aux pommes ou aux prunes séchées. A préciser que l'on de doit jamais couper la pompe avec un couteau, c'est ma tante qui nous distribuait les morceaux en la coupant avec ses doitgs.
Ce gros souper se déroulait dans une très bonne ambiance, Chacun racontait son histoire, les enfants chantaient les chansons de Noël, et étaient un peu exités, car le lendemain, ils savaient tous que leur chaussons seraient bien garnis. au fur et à mesure qu'il y en avait un qui s'endormait on allait le coucher. puis le moment venu de la messe de minuit, tous ceux qui étaient encore bien eveillés, bien enmitoufflés, se rendaient à l'église du village.
Beaucoup de personnes qui étaient autour de ce gros super nous ont quittté aujourdh'ui. Le Pépé Toine, Mémé Elise, mon papa puis deux de mes oncles ne sont plus de ce monde.
Le pigonnier est vide
La lapinière n'a plus de lapins, la bergerie est déserte .....
.
La page d'une vie est tournée. Vous comprendrez que la phrase tradionnelle :
Dieu nous fague la gràci de vèire l'an que ven
E se noun sian pas mai
Que noun fuguen pas mens !
n'a que plus de sens et d'importanee à mes yeux
Sachons passer le flambeau et transmettre nos traditions !
Aujourd'hui, c'est moi qui suis mamie, et combien je voudrais que mes petites filles aient autant de souvenirs que moi.
mais je suis loin d'arriver à la cheville de ma mamée. C' était une femme exceptionnelle.
JOYEUX NOEL A TOUS.
Les bergers ne sont pas riches ;
Les troupeaux ne leur appartiennent pas,
Ils ne sont que les gardiens,
Ils sont habitués à se taire :
On leur donne des ordres.
Ils sont habitués à être regardés de haut :
Ils ne possèdent rien.
Ils sont habitués à vivre loin des habitants du village :
Ils demeurent dans les champs, avec leurs troupeaux.
Certains les considèrent comme peu intelligents
Puisqu'ils vivent avec des bêtes !
Personne ne sait ce qui se passe dans le coeur des bergers.
Sauf Dieu.
Et Dieu sait que leur coeur est en attente,
Tout grand ouvert pour accueillir l'Envoyé.
Les bergers connaissent le silence
Et les ciels pleins d'étoiles.
Souvent la nuit, ils contemplent le ciel
Et se disent entre eux :
"Quand viendra-t'il,
L'Envoyé qui nous invitera à prendre place
Au milieu des autres du village ?
L'Envoyé qui saura lire les secrets de notre coeur ?
L'envoyé qui ne nous jugera pas sur notre richesse,
Ni sur notre bonne mine,
Mais sur l'amour qui est au fond de nous ?"
Parce que leur coeur est prêt pour accueillir,
Parce qu'il est rempli d'espérance,
Les bergers sont les premiers à trouver les signes
Qui les conduisent à la crèche
où l'envoyé les accueille,
Comme pour leur dire :
"Venez les bénis de mon Père !"
Claude SINGER
Semailles
Editions du Signe