24 octobre 2010

CADEAU DU JOUR : Une belle arlésienne, poupée ancienne

Quel beau cadeau : une poupée de collection, et de surcroît une arlésienne ! Je vous laisse l'admirer, Je ne sais pas si je vais pouvoir la déshabiller pour voir si elle a un cachet, mais elle porte le N° 5, (sous les pieds). la chevelure est collée sur une gaze sur une tête en porcelaine; Par contre tous les membres, articulés sur boules en trois endroits, poignets, coudes, épaules genoux et hanches me paraissent être en "gutta-percha". Serait-ce une poupée "HURET" de 1850 ? Est-ce qu'un connaisseur pourrait me renseigner, les yeux (sans sourcils) ne sont pas peints mais s'ouvrent et se ferment. Ce n'est pas une Rohmer, car sa bouche est entrouverte avec une rangée de Dents.

Je n'ose penser que ce soit une poupée SCHMITT, car la perruque est collée sur une gaze, mais l'on sent que le crâne est découpé sur la partie supérieure et la coiffe me paraît être fixée sur un liège. Je n'ai pas retouvé les deux maillets qui se croisent avec les lettres SCH. mais je sais que les tailles des poupées sont numérotées différemment des autres marques. Je sais aussi que les poupées SCHMITT sont rares et très recherchées par les collectionneurs.

Alors mystère !! avant d'en savoir un peu plus, je vous la présente :

belle_Arl_sienne

Mais serait-ce un signe ??? j'avais déjà reçu il y a quelques années un cadeau d'un ami félibre, également, qui m'avait offert un cadre très ancien d'une photo de sa tante en costume d'arlésienne. Peut¨-être de la même époque !!

Tableau_d_Arl_siennes

Et tout dernièrement mon amie blogueuse de "Femme 1900", m'a envoyée une très belle gravure qui date de 1900 de "La Mode illustrée" : Mireille et Vincent.

Mireille_et_Vicent

Posté par Une jarlandine à 19:15 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

06 mai 2009

LES BOULES - LA FANNY

Santons_boules_1_1_

Photo de Kri avec son autorisation.

Son blog "Au rendez-vous de Kri"

(lien colonne de droite)

Dans l'album de photos de "Sports et Jeux en Provence", vous avez pu voir que je n'ai pas oublié les boules. Dans notre midi, en effet, nous jouons à la pétanque :

Les Grecs anciens et les Romains jouaient déjà à un jeu proche de la pétangue, avec des pierres rondes pour les premiers (les "sphéristiques") où des boules en bois cerclées de fer pour les seconds. Les Grecs privilégiaient la force en envoyant leurs boules le plus loin possible. Les romains, eux, préféraient l'adresse. Il sont, en quelque sorte, les inventeurs du "but" ou "cochonet".

Avec les invasions barbares, le jeu de boules s'endort ... Pour mieux se réveiller au Moyen Age. A cete époque, les joueurs de boules sont appelés les "bouleurs".

Le jeu connaît un tel succés qu'au XIVe siècle, Charles IV, puis Charles V l'interdisent ! les souverains préfèrent que leurs sujets s'entraînent à des exercices plus utiles, comme le tir à l'arc. Pourtant, au début du XVIe siècle, les joueurs de boules trouvent grâce aux yeux du Pape Jules II. Désireux de faire du Saint-Siège la première puissance italienne, il mobilise les meilleurs "bouleurs".

Regroupés en une redoutable compagnie de lanceurs de pierres, ils s'illustrent brillamment contre les Français, les Vénitiens et les Espagnols. Avec les guerres franco-italiennes, le jeu de boules revient en France et ne tarde pas à prendre une grande ampleur. La France et l'Italie sont à l'avant garde, et déjà, des différences apparaissent : en France, les traditionnelles boules en bois se couvrent de clous, alors qu'on, les vernit dans la péninsule. En 1629,  nouveau coup d'arrêt, : devant la concurrence des boules, les fabricants de paumes (ancêtre du tennis) complotent et obtiennent l'interdiction du jeu de boules. Une interdiction suivie de bien peu d'effet : on continue de jouer aux boules, à l'abri des regards, en particulier dans les monastères. Ce sont d'ailleurs les moines qui construisent les premiers boulodromes couverts !

Finalement, l'interdiction est levée quelques années plus tard.

En 1792, à Marseille, une partie de boules fait trente-huit morts. Il ne s'agit ni d'une galéjade marseillaise ni d'une contestation de point. En fait, la partie se disputait dans un couvent, où étaient entreposés des barils de poudre, et les soldats utilisaient des boulets de canon en guise de boules à jouer.

Ce n'est qu'en 1907, que naît le jeu sans élan, la véritable pétanque. Son nom vient du provençal "pèd tanco", c'est à dire "pieds joints". Le joueur lance sa boule sans élan, à partir d'un cercle tracé au sol (sur un terrain plus court). A la fin de la partie, il ne faut surtout pas être sur le carreau, sinon  il faut "embrasser Fanny". Cette tradition serait originaire de Savoie. La Fanny d'origine aurait été serveuse au café de Grand-Lemps, juste avant la Grande Guerre. La légende rapprote que par gentillesse, elle se laissait embrasser par les clients qui venaient de perdre aux boules sans marquer le moindre petit point. La bise se faisait alors sur la joue.

Jusqu'au jour où, selon la légende, le maire du village perdit à son tour et vient quémander sa "récompense". Fanny avait-elle un grief contre lui ? Nul ne le dit. Ce qui est sûr, c'est qu'elle grimpa sur une chaise, releva ses jupes et lui tendit ses fesses ! Le Maire ne se démonta pas. Il alla déposer deux baisers retentissants sur les fesses de Fanny. Le début d'une longue tradition venait de naître ... Mais aujourd'hui, les joueurs n'ont pas toujours une fanny, qui accepte de se dénuder en public et de se faire embrasser. C'est pourquoi, dans tous les lieux où l'on joue aux boules, une place d'honneur est réservée à une Fanny postiche (tableau, sculpture, poterie ...). Ainsi la récompense est devenue l'huymiliation suprême, pour tout joueur aux boules ! Embrasser une Fanny postiche ! Un morceau de papier ou une sculpture de pierre ou de terre ... !

Renseignements pris dans :

"Images d'Archives de Provence"

de Raphaëlle Signol - La boule bleue - Marseille

Té, vé l’Antonin, il m’a encore embouchonné le petit !.. »
« Oh peuchère! Vas-y, César, tires-moi cette boule et pas à la rabaille hein ! »
« Ah ! Si Fernand était là, il t’aurait mis un de ces carreaux à faire pâlir la Bonne Mère !... »

Pour les personnes qui font des recherches sur la pétanque je les invite à consulter également le site :

www.muséeciotaden.org

Posté par Une jarlandine à 19:22 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,
17 avril 2009

"LES TARAÏETTES PROVENCALES"

... Pour les Marseillais, la tarraïette est une pièce de dînette en terre ou une petite cruche à eau dans laquelle ils soufflent pour imiter le chant du rossignol.

Le terme tarraïette, que l'on trouve également écrit terraëtte ou terraillete, est le diminutif du tarraïo qui désigne les pots en terre vernissés utilisés dans la cuisine ou dans les réserves.

Dans le Grand Trésor du Félibrige, F. MISTRAL donne la définition suivante de la tarraieto : petite poterie, petites pièces de vaisselle pour amuser les enfants.

Les tarraïettes, vaiselle de terre miniature, sont en vente à Marseille au mois de juin à l'occasion de la foire de la Saint Jean. Celle-ci est communément appelée la foire aux tarraïettes et aux aulx.

Les tarraïettes sont produites principalement à Aubagne et à Vallauris. Ces deux centres provençaux ayant maintenu une production de poteries culinaires ...

La tarraïette, jouet en terre cuite, est la miniature de la vaisselle utilisée par les ménagères. Les dînettes en terre représentent un jouet assez courant dans le monde. Cependant, à l'image des équipements culinaires qui sont spécifiques à des cultures régionales ou éthniques, les dînettes reproduisent les formes et les matériaux propres à un groupe humain.

Quels sont les caractères de la culture provençale que l'on peut retrouver à travers cette production de tarraîettes ?

- Le matériau : l'Argile de Provence.

... Les tarraîettes du début du XXe siècle sont produites un peu partout par des artisans et, en particulier, dans les deux villes qui ont des usines de terre cuite, Aubagne et Vallauris, dont les fabricants de tarraîettes utilisent aujourd'hui encore les terres.

- La technique de décoration : la glaçure arabe.

Tournés, moulés ou pressés, les pots en terre provençale ne sont pas utilisables pour la cuisine s'ils ne perçoivent pas une glaçure. Les potiers utilisaient un produit dérivé du  plomb, l'alquifoux, qui provenait depuis longtemps du Maroc Espagnol. Depuis que le plomb et ses dérivés sont considérés comme dangereux pour la consommation, on utilise des émaux non-plombeux ou glaçures produits par une usine de Golfe Juan.

La terre à la cuisson prend une belle couleur rouge ou ocre.

- Les formes :

Héritées du moyen-âge, adaptées à une alimentation "rustique" elles répondent à des fonctions de conservation, de cuisson ou de consommation . Plats des adultes et tarraîettes s'inscrivent dans un groupe de formes, spécifiques, dont nous ne connaissons pas les origines, mais qui s'est transmis dans un savoir propre à la Provence : "Le gaubi".

- La vente :

Les tarraîettes sont rarement vendues en magasin : en Provence, elles s'écoulent sur les marchés, les foires et les fêtes patronales. Elles sont vendues à Marseille à la foire de la St Jean.

- Les jeux :

... Pour préparer sa soupe, la fillette, parfois avec son jeune frère, écrase l'ail ou son équivalent dans le mortier : elle pose le poisson dans la marmite haute ou dans le poêlon à bouillabaisse et le fait cuire dans le bouillon. Les jeux de cuisine sont universels, mais l'imitation des enfants colle à une réalité culturelle qui permet de distinguer les gestes de la Provençale de ceux de la Bretonne.

Jouets d'Argile : "Les Tarraîettes provençales"

Chantal LOMBARD - Editeur : P. TACUSSEL

Num_riser0003

Posté par Une jarlandine à 12:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

"SPORTS ET JEUX EN PROVENCE"

Suite à "Prouvenço, terre dis Art" de 2005, et suite aux Jeux Olympiques d'Hiver à Turin, l'Union Provençale avait retenu pour thème en 2006 : "Sports et jeux en Provence". Pour alimenter cette exposition j'avais fait cette année là un long travail de recherche sur l'historique des jeux et du jouet. Je vous en fait profiter :

... Vieux comme l'humanité, le jouet a toujours fasciné petits et grands. Indispensable à l'enfant, né de l'imagination de l'homme, le jouet connaît une pérennité que ni les grands bouleversements, ni les découvertes de nouvelles matières n'ont pu modifier.

Si les jeux apportent des réminiscences historiques ou renferment des allusions symboliques, le jouet est plus représentatif de l'actualité politique, économique, sociale, artistique ; des historiens, des ethnologues, des sociologues, des philosophes, des poètes et des collectionneurs se penchent continuellement sur son cas.

Reflet de nos instincts, de nos moeurs, de nos religions, de nos races, le jouet peut être belliqueux, pacifique, satirique, réaliste et qu'il soit de luxe ou bon marché, le jouet ne procure pas seulement des distractions, il donne à l'enfant un support, à son imagination et en le divertissant il l'instruit.

De tous les temps, on a pensé éduquer les enfants avec des jouets.

Les petits fourneaux en fonte avec leurs casseroles en cuivre étaient conçus pour initier les fillettes à des rudiments de cuisine. Les soldats de plomb étaient destinés à développer le sentiment patriotique et à faire connaître l'Histoire de France. Les poupées avec leurs meubles servaient à apprendre la couture et le rangement.

Les modèles réduits d'instruments de musique évitaient aux jeunes prodiges de saccager des instruments précieux.

Tous ces jouets employés à des fins didactiques étaient conformes à la réalité miniaturisée.

Du hochet au fusil, du tambour à la lanterne magique, de la voiture automobile à l'aéroplane, tous ces objets sont les témoins fidèles d'un passé toujours recommencé.

Le jouet ancien est en vogue et suscite des curiosités diverses : qu'il soit né d'un morceau de fer blanc ou d'une fine porcelaine, qu'il soit d'argile ou de terre cuite.

CLASSIFICATION DES JOUETS :

  • La représentation humaine : les poupées, les automates, les marionnettes, les soldats.

  • Les animaux.

  • Les moyens de locomotion : les voitures, les chemins de fer, les bateaux, les avions ...

  • Les Inventions à échelle réduite : les armes, les phonogrqaphes, les machines à vapeur, les lanternes magiques, les instruments de musique ...

  1. Pour toucher et entendre : le hochet, premier jeux offet à l'enfant.

  2. L'objet des premières tendresses : l'animal en peluche. L'ours à la préférence.

  3. Un compagnon de course : le cerceau.

  4. Pour apprendre à se déplacer en cadence : les rondes et jeux  dansés :                                             "Nous n'irons plus au bois, les lauriers sont coupés, la belle que voilà, viedra les ramasser ..."  Une des inombrables rondes que les enfants se transmettent de siècle en siècle.

  5. Un jeu sportif à la longue histoire : les quilles.

  6. La magie de l'équilibre : la toupie.

  7. Un jeu d'origine religieuse : les osselets.

  8. Des jeux aves les éléments naturels au gré du vent : Moulins et cerfs-volants.

  9. S'enrichir pour pas cher : des noix romaines aux billes. le jeu de billes est aussi vieux que l'humanité. les Grecs y jouaient il y a plus de 2000 ans avec des osselets, des châtaignes et des glands, des olives. Les Romains utilisaint des noisettes et des noix. Les noix étaient devenues le symbole de l'enfance à tel point que sortir de l'enfance se disait : "Quitter les noix".

  10. L'habileté à sauter : la corde à sauter - Saute-mouton - la marelle.

  11. Jeux pour adultes et enfants mêlés : les jeux de société. De toujours et partout, le jeu de l'oie, les damiers.

  12. Des jeux de règle : cache-cache. Seul et contre tous : le cheval fondu - aux quatre coins - chat perché - la chandelle - Colin Maillard.

  13. Pour être en haut perché : les échasses.

  14. Pour apprendre à vaincre le vertige : la balançoire.

  15. Des jeux proches des quilles : les Boules et palets - Le Hochey

Une fois cette recherche faite et mise sur papier, je savais les jouets clés qu'il fallait trouver. Il fallait partir à la pêche aux jouets : Une personne nous a confiée, le temps de l'exposition, une poupée de 1830 qu'elle tenait de ses parents et de ses grands parents. En fin de compte, nous avons été trés satisfaits car nous avons réussi à exposer un échantillon de presque tous les jouets énumérés ci-dessus. (Voir dans Galerie photos)

LE JEU DE BILLES :

Suetone, le plus ancien écrivain qui ait fait mention du jeu de billes, raconte dans sa "Vie des douze Cesars" que ce jeu faisait partie des distractions préférées de l'empereur Auguste. A défaut de noix, on se servait également, à la même époque, de petits galets ronds ramassés au bord de la mer.

Au début du siècle, noix et galets sont remplacés par des billes en verre, en grès, en albâtre, en marbre, en agate et en ivoire. C'est en Hollande que sont fabriquées les meilleures billes avec des frgements d'albâtre, de marbre et de pierre grise, au moyen d'une sorte de moulin de fer dans lequel elles s'arrondissent et d'où elles sont projetées à travers des trous d'un diamètre différent. Des cargaisons de ces billes sont ensuite expédiées dans toutes les villes d'Europe.

Le jeu de bille est trés en vogue au début du siècle dans les écoles et les collèges. On y joue surtout pendant les fortes chaleurs de l'été. Il existe un grand nombre de jeux de billes. Les principaux sont les "cent-dix", la "bille au pot" ou la "trime", la "poursuite" ou "promenade", la "bloquette", "la tapette", le "triangle", le "cercle", la"rangette", les "villes", le "serpent", les "neuf trous", le "casse-bille" et la "bille au dé".

Pour la bille au dé, on pose un dé à jouer sur un socle. Le joueur qui touche le dé gagne à son adversaire un nombre de billes égal au nombre de points marqués sur la face du dé qui a été visée. S'il manque son coup, il perd un nombre de billes égal à celui qu'il aurait gagné.

(Ces renseignements ont été relevés en partie dans le livre  :

"Les jouets anciens" de Robet CAPIA)

Posté par Une jarlandine à 10:24 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :