24 septembre 2011

SAINTE-CROIX DU VERDON

Bien le bonsoir à tous, et bien oui, certains doivent le penser, mais c'est la vérité, en ce moment, je me promène beaucoup.

 Aujourd'hui c'était une sortie avec l'Association du Patrimoine de Château-Arnoux/Saint-Auban. Direction Sainte-Croix-du-Verdon. Nous nous y sommes rendus en car, à l'invitation de l'Association Culture, Loisirs et Patrimoine de ce village.

Sainte-Croix du Verdon est construit sur un promontoire rocheux qui offre un magnifique belvédère dominant le lac, retenue de Sainte-Croix-Fontaine l'Evêque mise en eau en 1973, suite à la construction du barrage sur le Verdon par EDF.

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Ce magnifique plan d'eau d'une superficie de 2 200 hectares, long de 12 km et large de 2 km est le paradis des amateurs de sports nautiques. Ce matin le ciel était un peu brumeux.

Mais en fait notre déplacement n'était pas tant pour voir le lac, que la plupart d'entre nous connaissaient déjà, mais surtout pour une rencontre avec des anciens avec qui nous allions parler de l'histoire locale, du patrimoine caché ou disparu, des :

 

"Souvenirs d'une vie dans la Vallée perdue"

 

... Sainte-Croix du Verdon !!! Magnifique plan d'eau artificiel aux portes des Gorges du Verdon célèbres dans le monde entier, attrait incontesté d'un tourisme toujours plus intensif d'année en année. Veritable perle de cette région de Provence, propulsée par ses sites dans un monde moderne où tout est à voir et à découvrir et qui la classe forcément, pour les visiteurs, sur un pied d'égalité avec les sites touristiques à visiter dans la France, l'Europe et peut-être le Monde.

Oui, c'est indéniable, c'est beau !

Mais qui se souvient de l'autre beauté, celle d'avant ... Avant les années 1970, où elle fut engloutie par ce linceul liquide. Cette vallée fertile, verdoyante, dorée ou multicolore selon les saisons, vivante de toutes ses fermes, vivante du village voisin, arrosée par cette rivière célèbre ajourd'hui, mais oh ! combien familière et bienfaisante à ses riverains. Ses colères soudaines et souvent brutales, ne pouvaient en aucun cas faire oublier son murmure berceur, sa couleur inimitable et sa chanson mélodieuse...

Cette vie d'avant, c'est ce que nous ont raconté aujourd'hui des anciens de la vallée qui nous ont cordialement reçus, entre autres, pour ne pas les nommer Julie JAENICHEN et Yvone FLACHET. Julie, on l'appelle Lili dans le village. Elle est née à Sainte-Croix en 1929 dans la ferme familiale qui a été rasée et engloutie par les eaux du lac.

La présentation que je viens de vous faire, n'est pas de moi, mais ce sont les paroles de Lili que j'ai relevées dans le livre qu'elle a écrit. Tout ce qu'elle nous a raconté aujourd'hui, on le retrouve dans son ouvrage.

Elle nous a parlé de sa ferme, du cochon, de sa scolarité dans l'école du village - où nous étions et où se trouve aujourd'hui un petit musée de photos pour ne pas oublier justement  cette vie dans la vallée avant le lac .... de sa vie aux champs des moutons et de l'élevage, des fêtes dans les villages puis des "préparatifs, la défense et la fin" ce sont ses mots, les années de préparation du barrage pendant lesquelles "chacun a cherché sa façon d'envisager l'avenir".

... je reprends ses phrases :

..."A partir de 1970 et jusqu'à la mise en eau en début 73, la vallée peu à peu désertée par ses habitants, fut livrée à l'envahisseur ... Camions et bulldozers menèrent un ballet infernal et la terre meurtrie et dépouillée, pleurait ses arbres et ses maisons, son village et son église... vision d'apocalypse où les vents tourbillonnants emportaient des nuages de poussière sur une terre rouge et dévastée d'une nudité funèbre ..".... Je vous donne juste un petit aperçu des paroles et du ressenti de Lilie qui a achevé d'écrire sa brochure le 22 juin 2003. De même Yvonne nous a dit qu'elle revoie toujours sa maison.....

Des personnes très attachantes qui nous ont donnés la larme à l'oeil .

Lili nous a dit qu'elle avait mis beaucoup de temps avant de pourvoir revenir à Sainte-Croix, mais aujourd'hui elle a retrouvé sa sérénité, si je puis dire, à travers l'écriture qui a été sa thérapie. Elle a écrit également de trés beaux poèmes, qu'elle connait parcoeur et nous en a récité quelques uns au cours de cette journée. Après beaucoup de réticenses, elle a adhéré à l'association pour sauvegarder la mémoire des siens et pouvoir parler aux autres : enfants, touristes .... et leur dire tout ce qu'il y a eu au fond du lac .......

Merci beaucoup à Lili, à Yvonne et à l'Association Cultures, Loisirs et Patrimoine pour ces moments de partage.

Après avoir entendu Lili et Yvonne aujourd'hui, je pense qu'à présent nous ne pourrons plus regarder une retenue d'eau aussi belle soit-êlle sans avoir une pensée pour Lili et, à travers elle, pour tout ce qu'elle a engloutie.... Cela a été de même pour la retenue de Serre-Ponçon. 

A présent voici les photos de cette journée.

Dès notre arrivée, nous avons a été accueillis avec un rafraîchissement sur la place de la mairie.

 

acceuil

C'est ensuite que nous avons fait la connaissance de nos hôtes ci-dessous :

notre guide

Lili à gauche et Yvonne à droite

 Lili et Yvonne

 

Après ces échanges et la présentation d'un film, nous nous sommes rendus dans l'école pour voir les photos d'avant :

musée photos

 

 

 musee 2

témoins d'une vie passée

Ci-dessous la maison de Lili, "la bastide engloutie" :

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et un des poèmes qu'elle nous a récités :

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 Dans cette exposition "Mémoire de la Vallée", on y retrouve la démollition des fermes et du village..... des vues de la sources de "Fontaine l'Evêque" et des ponts de cette vallée du Verdon maintenant noyés par le lac.

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Puis est arrivée l'heure du déjeuner que nous avons pris dans un restaurant avec vue magnifique sur le lac.

 

.déjeuner

 un menu sympas et bien présenté :

RESTO

 

Après le repas, visite du village : 

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 le clocher et le four à pain

 

 les ruelles du village

 

Nous avons passé une excellente journée. Je vous invite dès le printemps prochain à venir découvrir notre Belle Provence et ses petits villages tous plus beaux les uns que les autres. Encore faut-il prendre le temps d'y pénétrer à l'intérieur pour y découvrir leur histoire et leurs petits recoins cachés .......!!!

BON DIMANCHE A TOUS !

 

Saint-Croix

 

 

Les fascicules écrits par Lili sont édités et publiés par l'Association "Cultures, Loisirs et Patrimoine à Sainte-Croix du Verdon"'.  Leur vente se fait au profit de la dite Association selon la volonté de son auteur.

Vous pouvez vous les procurer à la Mairie - Place du 14 juillet - 04500 SAINTE-CROIX DU VERDON


02 janvier 2011

MEMOIRE D'UN VILLAGE ...

On ne peut rester insensible, et c'est avec un pincement au coeur que je vous fais partager ce petit film. C'est l'histoire de l'ancien village des Salles sur Verdon, noyé en 1974, sous les eaux du Barrage de Sainte-Croix en Provence (près du village de Moustiers Sainte-Marie). Images tournées de 1971 à 1974

 

LES SALLES SUR VERDON

 

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08 juillet 2010

PAYSAN, mon ami .....

"Marchands, n'achetez plus ces horloges,

c'est le coeur de ces fermes où naissent, vivent, meurent les paysans que vous arrachez ....."

 

Je range ce message dans la catégorie "Coin Lecture" mais j'aurais pu le classer dans : Patrimoine d'Upaix, car comme je vous l'ai déjà dis, c'est la terre de mes aïeux, et j'aurais pu le mettre aussi sur Chateauvieux où se trouve la ferme de mes grands-parents paternels.

Je suis tombée par hasard sur un livre qui m'a beaucoup touchée et émue. Son titre est : "PAYSAN, mon ami ."..

Le décor de ce livre est planté en Ardèche, mais il aurait pu l'être dans nos campagnes de Haute-Provence, dans la vallée de la Durance.Nos gens de la terre sont les mêmes et je remercie l'auteur Michel José pour son texte et ses photos magnifiques qui me sont familières. Ce paysan, c'est mon Papé, Cette vieille dame aux cheveux blancs et son tablier, c'est ma Mamée. Le décor est le même. C'est celui de mon enfance ...où je passais toutes mes vacances.

Je ne peux faire autrement que de vous faire partager ces quelques phrases de l'auteur :

.. "Paysan mon ami, que j'aime ta maison. Je me sens bien chez toi assis près de la cheminée, cette odeur de feu de bois qui imprègne les cheveux et que je retrouve en arrivant chez moi. Parfois de longues discussions à n'en plus finir, parfois de longs silences qui en disent plus que les paroles ; cette douce chaleur qui arrive par devant, la couleur que prennent les visages quand ils contemplent les flammes, le feu que l'on observe et qui fascine, les escarbilles qui jaillissent par moment et qui pètent avec un bruit sec, comme des fusées de feux d'artifice. Cette fumée que le vent renvoie à l'intérieur de la pièce, qui pique les yeux et qui fait pleurer.

Les chats, eux aussi viennent se chauffer, le chien, les yeux mi-clos, rêve. Pendue à une ferraille, dans cette marmite en fonte la soupe mijote éternellement ; de temps en temps le couvercle se soulève, laisse échapper un jet de vapeur, une odeur qui ouvre l'appétit ... un peu de liquide s'écoule dans le feu. Tu te penches, pour remettre du bois, la pièce s'assombrit et puis à nouveau les flammes s'élèvent, le bois tout neuf pétille, le rêve s'arrête, on se regarde, la vie continue et l'on parle à nouveau.

Tu te lèves brusquement, tu ouvres la porte, tu reviens une bouteille à la main ; avec toi rentre dans la maison, une odeur d'étable, de lait de chèvre un peu aigre, ces chèvres que ta femme est entrain de traire .. Dans le placard, tu prends deux verres et nous trinquons à notre santé. d'un revers de main, on essuie de chaque côté de la bouche les traces laissées par ce petit rouge bien frais, on allume une cigarette et tu m'expliques que la nuit dernière dans le champ d'en haut les sangliers ....

Que j'aime me retrouver chez toi ... en levant les yeux, je contemple ce plafond noirci par la fumée ; aucun ébéniste, quelque soit son talent, n'aurait pu lui donner cette patine incomparable qu'a su lui donner le temps. De ces murs recouverts de bois, à peine dans le bas devine-t'on la matière, puis au fur et à mesure que le regard monte, on voit que là aussi, le temps a laissé son empreinte. Par endroit, une tache plus claire, un cadre ou une image que tu as un jour enlevé et qui n'a jamais été remplacé ... Ces calendriers crucifiés chaque année les uns sur les autres dans un coin de la cheminée où l'on peut si on le désire savoir dix années en arrière, le jour de son anniversaire. Combien sont-ils ? dix, quinze ? Je reste un peu stupide en découvrant brusquement que le temps passe vite et que les années, comme ça, épinglées, c'est peu de chose.

Sur ce porte-manteau tout en longueur, les vêtements de chasse, de travail, de pluie s'amoncellent les uns sur les autres dans un désordre indescriptible. Mais est pourtant si facile pour toi de trouver et de décrocher celui dont tu as besoin. Ces fusils pendus par la bretelle, la gueule vers le plafond, cette gueule qui crache la mort à une certaine époque dans le ciel et les taillis ... Cette grande horloge inlassablement compte le temps quand tout est calme, silence, on entend même le bois vibrer au rythme de son balancier.

Cette grande table que les chiens ont griffée avec leurs pattes en mandiant un peu de nourriture, cette grande table, où tu vas, avec moi, partager ton repas, cette soupe qui sent si bon, ce lard, ce fromage, ce pain que tu as fait toi-même, l'opinal avec lequel, on coupera de larges tranches ... Je me sent envahi par une immense joie, je crois qu'à ce m oment là je suis près du bonheur dont nous rêvons tous. ......

Je vous observe tous les deux, vous vous intégrez à tout cela d'une façon extraordinaire, vous êtes à votre place ; vous faites partie de cet univers, l'enfance, l'âge adulte, la vieillesse, le rythme des saisons, le soleil, la pluie, le vent, la neige, tout cela est vrai, c'est la victoire de l'utile sur l'inutile ; tout ce que contien ta maison est nécessaire, chaque chose, chaque objet, tout est là, fidèle, prêt à te servir......

Que de courage tranquille, de labeur, de ténacité, tout ce travail pendant des années sans jamais prendre des vacances ; ces bêtes qu'il faut soigner tous les jours ; ces terres qu'il faut travailler, en hiver comme en été, ces pays inconnus que tu ne découvriras jamais.Ce voyage de noce que tu as fait il y a maintenant bien longtemps ....tu es vite revenu chez toi et depuis ...

Paysan mon ami, je te dois beaucoup. Tu m'as donné une leçon de modestie, grâce à toi, je suis revenu sur terre. Quand on découvre tout à coup que "beaucoup d'eau a coulé sous les ponts", que cette jeunesse que l'on croyait éternelle s'est évanouie, que l'on ne voit plus le soleil se lever, que l'on confond la nuit et le jour, que la communication est de plus en plus difficile avec les autres et pour un tas de choses encore ... en te rencontrant j'ai eu beaucoup de chance. Si parfois dans mon texte et dans mes images, je me suis montré maladroit, si j'ai pu te décevoir à un moment quelconque, tu sauras me pardonner car dans tous les cas, je t'aurais beaucoup aimé ....

 

Je me suis retrouvée entièrement à travers ce livre. J'aurais pu l'écrire. Pour ceux qui voudraient se le procurer :

Paysan mon ami de Michel José Editions Didier Richard Achevé d'imprimer le 30 aril 1980

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Quand j'étais enfant avec mon grand-père

dans la cour de la ferme.

Je serais heureuse de connaître vos impressions à travers un commentaire. Bien à vous .

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14 mars 2010

LES FIANCAILLES : RITUEL ET INSTITUTIONS

A l'occasion des diverses recherches que j'ai faites sur la vie de nos aïeux et sur la vie paysanne en général, j'ai découvert un livre sur "La vie de paysanne" de Gérard HAYART qui m'a beaucoup intéressé.

Le Résumé de ce livre :

"..... Il ya près de 500 000 ans, naissait l'Agriculture ... C'est au voyage dans le monde des campagnes que nous convie l'auteur.

Tout autant qu'il nous invite à partager le quotidien de La paysanne, cet élément-moteur d'une vie fondée sur la nécessaire complémentarité des fonctions du couple en vue de la sauvegarde et de la transmission du bien familial.

Au gré des châpitres, nous la verrons, jour après jour, assumer sa mission tutélaire, entre l'étable et l'éducation des enfants, l'aide aux travaux saisonniers et les corvées ménagères ...

Nous feuilleterons avec elle l'album de toute une vie consacrée au labeur, du berceau au mal d'amour, des liesses d'épousailles aux douleurs d'enfantement jusqu'à son dernier souffle en cette demeure qu'elle n'aura jamais quittée.

Nous la verrons abolir le temps, l'espace tant son geste, la courbant un peu plus chaque jour, semble né du matin du monde, inspiré d'un même rythme, d'un savoir identique à mille lieux de distance.

LES FIANCAILLES  : RITUEL ET INSTITUTION

Il est un temps dans la vie des filles où trouver un mari occupe l'esprit tout entier. Autant que d'autres, si ce n'est plus ... (l'on sait la position marginale des célibataires au village) ... Les jeunes paysannes n'échappent guère à la règle, aidées dans leur quête par tout l'arsenal de rites et présages qu'offre en la matière l'abondante mémoire des croyances terriennes. Une culture populaire attestée sur l'ensemble du territoire, et même au-delà, en unique ou multiples versions de mêmes sources où se confondent paganisme, jeu magique et rite chrétien.

Eventail de présages ..... des rites millénaires .... chapelles votives .... piqûres d'amour ... cuisine d'amour ...

Un peu .... beaucoup ...

le plus connu d'entre eux qui résista brillamment aux moeurs et au temps consiste en le traditionnel effeuillage de la marguerite afin de mesurer l'intensité de l'amour dont on est l'objet : "un peu "... "beaucoup" ... "à la folie"... Procédé si célèbre qu'il en fit oublier qu'également "lon soufflait la chandelle du pissenlit" et que les années à attendre la mariage se comptaient en piquants de la feuille de houx.

Doux songes des grandes nuits .... (nuit de la Saint Jean) .... Fétichisme nuptial  :

Pour les aspirantes au mariage, quelle compagnie plus favorable que celle de l'une des leurs au grand jour de ses noces ?

Tant, qu'à l'image des fées de légendes, les mariées sont réputées répandre autour d'elles de ce bonheur qui les illumine en l'occasion que parce que les festivités qui l'accompagnent sont généralement pourvoyeuses de partis.

Aussi, point de toilette nuptiale qui ne se prépare sans la présence d'un sérail empressé. Pléthore d'assistantes nubiles pour qui, fragments de voile, épingles ayant servi à le fixer, rubans et fleurs du bouquet que la mariée ne manquera pas de leur distribuer au cours de la journée, font office à ce que l'on dit, de talismans. Une tradition qui cède autant à la croyance qu'au sens ludique des gens de la campagne, veut, qu'afin que son charme opère efficacement, le morceau de voile soit prélevé à l'insu des époux, au sortir de l'église.

Les Fiançailles : une institution...

Temps des fiançailles dont la sagesse campagnarde fit une institution requérant l'approbation des parents et la bénédiction de l'église. Un délai probatoire qui, s'il est autorisé, fera, telle une épreuve, l'objet d'interdits et de règles imprescriptibles. Honte à ceux qui les braveraient ! ... Leur projet de vie commune n'y résisterait pas.

Une affaire de famille ...

C'est que deux coeurs que l'on fiance en promesse d'union, signifie, et principalement pour les parents de la fille, des lopins à céder en dot, l'avenir du bien ancestral que l'on engage ; soit, une véritable transaction à mener entre familles, en la personne de leurs chefs ou représentants attitrés ... Nullement l'affaire des tourtereaux qui n'ont sur ce plan, guère voix au chapître, et, qui plus est l'esprit ailleurs, c'est bien connu ! ...

.... Des principes forgés en institution par la mode de vie campagnard et ses rudes nécessités, contestables côté coeur, mais dont on ne saurait, comme on l'a trop fait, imputer l'exclusivité à la seule race paysanne, quand, à la même époque, au fond des châteaux, des demeures bourgeoises et des arrière-bvoutique, mariages de raison règlaient bien souvent le sort des héritières. Une abondante littérature très prisée au XIXème siècle, devait d'ailleurs s'ens inspirer copieusement.

L'IDEAL FEMININ

Pour ces filles, être reçues promises n'était pas mince concours ! car il leur fallait plaire au fils sans déplaire à ses père et mère, montrer qu'elles sauraient être "bonne bru" et épouse sans reproche à la fois. Deux sources d'exigences tant communes que parfois opposées auxquelles répondre avec mesure.

Certes, avant tout posséder ce teint frais, ces bras vigoureux, garants d'une santé sans faille et d'accoutumence à l'ouvrage, cette largeur de hanches prometteuse de fécondité. Réunir l'ensemble des qualités qui distingueraient la ménagère accomplie. Ni jeunes à outrance, ni mûres à l'excès. Juste avenantes, car il faut se méfier des trop jolies femmes qu'on dit souvent moins sages que d'autres. Bien mises et soignées mais point coquettes. Aimantes, douces et partientes en privé, réservées en public. De caractère commode et enjoué sans se condurie en écervelées. Vives d'esprit sans se montrer rouées ou raisonneuses. Respectant Dieu mais non confites en dévotion. Vertueues, mais pas prudes ...!

Telles étaient les filles des champs ou telles les gars les rêvaient ... car, plus d'une, d'avance pardonnées puisqu'elles ne trouveraient de mari idéal, ne correspondaient en tous points à ce portrait parfait ... Pourvu qu'elles fissent silence, de l'ouvrage et des enfants ...

Reste à voir les conditions de fortune de chacun. Un sujet crucial mais point si dramatique que l'a laissé supposer une littérature nourrie d'amours impossibles.

"Chacun à sa place et les troupeaux ...."

La vérité voulait qu'on se choisit entre connaissances - voir, cousins - issue d'une même caste, dans les limites territoriales du village et ses proches environs.

LE MARIAGE

A l'image des fiançailles, le mariage rustique exige la stricte observance de quantité de rites et traditions. Coutumes ancestrales intransgresssibles qui n'offrent au recensement que leur généralité, tant chaque contrée, si ce n'est chaque canton, s'entend à les marquer d'une touche personnelle.

Si vous voulez en savoir plus, je vous laisse découvrir ce livre : Vie de paysanne - Gérard HAYART - Editions HORVATH.

 

Quelle différence avec les unions libres d'aujourd'hui ........ !!!!

Je vous laisse méditer...... A chacun son ressenti ! ......

 

 

 

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30 janvier 2010

DEVINETTE DU JOUR :

Afin de vous faire découvir le blog d'une amie :

Je vous pose une devinette :

Qu'appelle t'on "L'or rouge" ????

Allez-voir la réponse sur le lien ci-contre :

http://lorrouge.e-monsite.com

et je compte sur vous pour laisser un gentil commentaire à mon amie Hélène.

BONNE JOURNEE A TOUS !


30 décembre 2009

DAUPHIN

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Nous devions terminer notre ronde des crèches par celle de DAUPHIN, mais pas de chance l'église était fermée. Tout comme celle de REILLANE, d'ailleurs, nous avons appris à BANON, que REILLANE n'avait pas ouvert sa crèche au public cette année. C'est vraiment dommage !

Je vous donne quand même un aperçu du petit Village de DAUPHIN perché sur son éperon au desssus du Largue. La vue est exceptionnelle. Elle permet d'apercevoir du côté Nord, d'Ouest en Est, les coupoles de l'Observatoire de Saint-Michel-L'Observatoire, Mane, Forcalquier .....

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LE VILLAGE DE MANE

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Nous profitons de cette ronde des crèches, pour faire un peu de tourisme et découvrir tous ces petits villages qui sont tous plus jolis les uns que les autres. Nous habitons à côté, mais nous nous rendons compte qu'en fait on a tous pour habitude de passer sur la route principale. Nous ne prenons jamais le temps de rentrer dans le coeur même du village et dimanche nous en avons profité pour découvrir les petits recoins, les petites rues toutes caladées, pleines de charme. des portes anciennes de style, des passages trés étroits, presque secrets. MANE est un petit village de 1300 habitants. Des résidences comtales lui assurent son prestige. Je vous invite à venir le décourvir, il y a de nombreuses visites à faire : La citadelle, le Pont Roman, le Prieuré de Salagon, le Château de Sauvan. Je vous ai déjà parlé du Château de Sauvan dans un précédent message. Ci-dessous la Mairie.

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06 décembre 2009

TABLEAU DE CHASSE 5/12/09

La Chasse, culture et tradition : une passion

LA BECASSE :

Echassier migrateur au bec long et flexible, aux pattes courtes,

au plumage couleur feuilles mortes,

est un gibier rare et recherché.

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07 novembre 2009

ASSIETTE DU JOUR : surprise, surprise .....

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TOUR UN ART DE VIVRE EN PROVENCE : je ne vous ments pas

Patricia me dit que chez nous, nous sommes en vacances toute l'année. Elle a bien raison.

L'actualité est trés riche en ce samedi matin : châtaigne, truffes, boutis, santons, Peinture ......

Ne sommes-nous pas dans un décor de rêve ?

"chez nous dans le Midi" ?

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26 septembre 2009

FETE DES VIEUX METIERS A ALLEMAGNE EN PROVENCE

Depuis 16 ans, Allemagne en Provence organise la fête des vieux Métiers.

Malgré la pluie de la veille, le beau temps était au rendez-vous en ce dimanche 20 Septembre

et les organisateurs ont été trés satisfaits de l'affluence,

autant des visiteurs que des participants.

A l'an que vèn !

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Une délégation de l'Académie provençale de Mandelieu La Napoule

a contribué à l'animation de cette journée. Ils ont été trés appréciés.

Acad_moie_proven_ale_de_Mandelieu_La_Napoule Voir blog de Garibondy