22 janvier 2010

"A LA COLO DE SANT-JAN"

Sur le Petit journal de "Gavoutino" N° 6 de février 1986, dont vous pouvez voir la couverture dans l'article précédent sur la Danse des Bouffets, on peut lire les lignes suivantes :

A LA COLO DE SANT JAN

Vo! Ame countempla toun cresten desbana,

Anant trauca l'azur d'un gèste vànelous,

Ti vabre desseca dou soulèu arderous,

E ti viei rouretas au mourre escabela !!!...

Ch_teau_Arnoux

Au côteau de Saint Jean

Gai coteau de Saint-Jean, dominant la vallée,

Je t'aimerai toujours, ô roc étincelant,

Car, jeune, je me plus à gravir à pas lent

Le granit qui soutient ta chapelle esseulée.

Oui, j'aime à contempler ta crête dentelée,

Allant trouver l'azur d'un beau geste indolent,

Tes ravins desséchés par le soleil brûlant,

Et tes vieux chênes-verts à tête échevelée !

Mais, ce que je préfère en toi, côteau chéri,

Ce sont tes pans de murs qui servirent d'abri

A nos aîeux luttant pour leur indépendance ;

Ils surent crânement, ces preux, ô Roche-Arnoux,

Revendiquer leurs droits sans fléchir les genoux !

Gloire à nos fiers aîeux ! ... Honneur à leur vaillance.

Un Poême tiré de : "rimes d'Azur (Tome 1) - Du jardin de Font-Subrane -

de Victorin MAUREL, le 21 octobre 1927

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28 octobre 2009

LA PROVENCE AU COEUR : La maison de Mireille

LA PROVENCE AU COEUR

(Magnifique poème de  Vette De Fonclare que je vous invite à découvrir)

http://poemes-provence.fr

La maison de Mireille

Au coeur du vieux pays, pas bien loin de Bonnieux,
Il est une maison qui fleure bon le thym,
Le romarin, la sauge. De la lavande bleue
Pousse en grosses brassées tout au fond du jardin.

C’est un très vieux mas roux cerné par les cigales
Dont le chant cliquetant pétille de soleil.
Elle est vraiment typique, elle est si Provençale
Qu’on l’appelle toujours : « La maison de Mireille ».

Elle est très isolée dans son décor champêtre
Explosant en été de milliers de couleurs ;
Des rideaux en boutis encadrent ses fenêtres
Presqu’obturées parfois par des brassées de fleurs.

On a peint les volets d’un bleu très soutenu
Dont on dit par ici qu’il écarte les mouches,
Et sur l’ocre déteint des murs un peu chenus
Cet azur effronté vous semble presque louche !