26 janvier 2013

Le Mariage autrefois en opposition au mariage d'aujourd'hui qui n'a plus aucune valeur .....

Aujourd'hui, Nadine vient de rédiger un excellent article sur les coutumes du mariage autrefois.

Je vous invite à en prendre connaissance en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://www.passionprovence.org/archives/2013/01/12/26114950.html

Pour ne pas dire "de mon temps "......! Mais aujourd'hui, nous sommes en face d'une réalité : les couples se font et se défont à une vitesse grand V. Les jeunes n'ont que faire de l'avis de leurs parents, je dirais même qu'ils n'ont plus d'amour propre et n'ont plus conscience de l'importance, des obligations, des engagements et des enjeux d'un mariage. On se marie sur un coup de tête, et même par Internet..... Il faut le faire... 

Les conditions pour qu'un mariage soit réussi, ne sont plus là : plus de stabilité familliale ni financière, et l'amour dans tout ça ? On ne sait même plus ce que cela vent dire ....C'est devenu catastrophique.. et aujourd'hui on parle du "mariage pour tous".. 

 

A méditer,....que vont devenir tous ces jeunes qui n'ont plus de repère ????

 

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12 septembre 2012

Exposition "Au temps de nos AÏEUX" : N'oubliez pas ......Une mariée vous y attend !

Une nouveau tableau pour vous donner envie d'aller vous promener du côté d'UPAIX. La porte de la chapelle est grande ouverte cet après-midi :

La robe de mariée

Le mariage

Article paru dans la presse :

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11 avril 2011

LES VASES DE MARIEES...

Pour compléter mon article précédent sur la mariage je vais attirer votre attention sur une autre tradition aujourd'hui un peu oubliée :

"LES VASES DE MARIES".

J'en ai découvert un trés joli chez mon ami brocanteur.

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Le vase de mariée faisait partie du rituel des cadeaux de mariage offert par un membre de la famille proche, tradition très ancrée en France durant les années 1850 à 1930. Ce vase faisait en réalité partie d'une parure : le vase de mariée et deux plus petits (garçon et demoiselle d'honneur). Bien souvent garnis de bouquets, le plus grand était souvent déposé sur l'autel de la Vierge dans les églises catholiques après avoir été béni par le prêtre. Parfois, celui de la mariée était ensuite vissé sur un socle en bois noir et protégé d'un globe en verre avant d'être placé dans la chambre des époux. Ces vases sont d'une grande variété par leurs tailles, leurs décors dorés ou peints à main levée, leurs ornementations diverses comme le motif des colombes ou de cornets de fleurs. Ils sont presque tous en porcelaine blanche, en forme de coquille ou d'éventail à col largement ouvert, symbole de réceptivité aux influences célestes.

La plupart de ces vases sont estampillés. On peut facilement connaître leur manufacture d'origine. Ils sont parfois numérotés, ce qui permet de connaître le nombre d'exemplaires du modèle. Enfin, les vases signés sont rares ...

Les principaux motifs qui ornaient ces vases étaient les colombes, porteuses de paix, le Lierre, symbole d'attachement. La vigne et les grappes de raisIn évoquent l'union et la prospérité, les maillons de chaînes expriment les liens d'amour, les feuilles d'acacia, l'immortalité quant aux feuilles de chêne, elle sont censées apporter longévité et force au couple. Enfin, l'un des motifs les plus connu est celui de la rose qui reste le symbole de l'amour éternel !

Pour info, fruit de mes recherches, il y a un Musée : La Maison de la Mariée en Pays de Loire, où sont exposés cent cinquante globes de mariage dont de nombreux modèles avec vases en porcelaine. Je n'ai pas encore du la chance d'aller voir ce musée, mais je le note pour une prochaine "escapade", mais je vous donne l'adresse :

130, île de Frédun - 42720 SAINT JOACHIM - que j'ai retrouvée sur Internet

Il est indiqué ce qui suit :

Conçus au départ pour préserver les mouvements d’horlogerie de la poussière, les globes accueillent les couronnes de mariées à partir de 1850.

Ils étaient composés de 3 éléments :

  • le socle, en bois de poirier peint en noir
  • le coussin, une calotte et un capitonnage
  • le décor, de végétaux en bronze doré ou laiton, de fleurs en porcelaine ou de miroirs

Au fil du temps, le couple ajoutait des objets marquants de la vie commune…

Ce musée, labellisé Musée de France, est entièrement consacré au mariage et à la fleur d’oranger en cire, élément indispensable des couronnes de mariées que confectionnaient les ouvrières de Saint-Joachim.

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Renseignements relevés à la page Brocante de la revue Campagne Décoration N° 57

14 mars 2010

Un mariage en Provence

Dans la continuité de mon message précédent sur les fiançailles ...

 

Le mariage et ses coutumes 

"Les us et coutumes" des XVIIIe et XIXe siècles, afférant au mariage sont plus que la description d'une tradition.

En, effet, à travers ces unions, nous découvrons l'organisation de la vie des familles de nos ascendants.

Les familles organisaient au mieux les futurs foyers, pensant à leurs ressources. Aussi, les préliminaires, les accordailles revêtaient une grande importance.

A travers rencontres, visites, les parents usaient de beaucoup de perspicacité pour mettre toutes les chances matérielles en jeu, afin de donner au futur couple les moyens de mener une vie la plus agréable possible. Les coutumes qui nous paraissent surannées correspondaient à l'équilibre recherché dans une société rurale, artisanale en un temps donné.

Ces quelques lignes font partie de l'Edito de Raymonde Eynaud, Responsable de la Commission Patrimoine de la Fédération Folklorique Méditéranéenne. En effet, un numéro Hors série (2004) de la Revue Folklore de France a traité du mariage et ses coutumes dans nos régions. Quarante pages pour découvrir les cérémonies traditionnelles.

C'était un numéro trés intéressant qui confirme tout ce qui a été évoqué dans "La vie de Paysanne".

Une autre personne a fait des recherches sur les coutumes autour du Mariage et plus particulièrement en Provence. Il s'agit de Marcel PROVENCE :

Avez-vous entendu parler du dimanche des poules ???

Le soir du mariage, la jeunesse du pays va prendre deux, trois poules dans le poulailler des parents de l'épousée qu'elle fait cuire et qu'elle mange le dimanche suivant appelé "Dimenché das poulas" (dimanche des poules). (La Bréole B.-A. Note Charles Joisten).

La barrière aux mariés qui abandonnent ou viennent au village, se pratique encore ça et là en Haute-Provence, parfois sous une forme symbolique, parfois effectivement :

"La compagnie de la Jeunesse se réunit chaque fois qu'une jeune fille qui contracte mariage abandonne le pays ou y entre en venant d'autres communes. Le marié doit faire un don à la compagnie selon ses propres moyens : l'argent reçu est dépensé dans un repas et une ripaille collective. Les époux sont accompagnés à l'église avec la barrière et le tambour et des chants nuptiaux. La compagnie offre un coup à boire aux époux et au cortège. Après la célébration du mariage, les membres de la compagnie se rendent au domicile des époux, embrassent la mariée, en reçoivent un ruban multicolore et lui font un cadeau en argent".

A Larche, en se rendant de la maison de la fiancée à la mairie et à l'église, quelques jeunes filles portaient devant le cortège un long et large ruban auquel éaient noués d'autres rubans : au sortir de l'église, les garçons et le filles du village tendaient ce ruban en travers du chemin et le nouveaux-mariés devaient passer sous cette "barrière".

Marcel Provence regrette la disparition de cette coutume et l'attribue à l'influence des émigrations temporaires et des villes. Il dit avoir vu à Sisteron en 1928, à Peyruis, en 1933 et "dans nombre de paroisses" sous une forme qui l'apparente à la coutume du Serrois décrite ci-dessus :

"Au cours d'une cérémonie de barre fleurie, à Peyruis, le "rampelaire de l'Escolo dis Aup", Mestre BERARD, appariteur de la commune, a improvisé ce quatrain au mariage d'Aimé Julien avec Reine Estève :

Aquesto barro vous invito

A la sauta galoi, uni,

N'en trouvarés tant dinsla vida

Couràgi, amour, unioun,

E vivo l'aveni.

 
   

Cette barre vous invite

A la sauter joyeux, unis

Vous en trouverez tant dans la vie,

Courage, amour , union

Et vive l'avenir.

(A. van Gennep. Folklore des Hautes-Alpes t I p. 143)

Coutume de la Barre fleurie à Lincel, B-A : Deux enfants tiennent à quarante centimètres environ du sol, une barre de branches de buis ou autres, garnies de fleurs, sur laquelle doivent sauter les couples du cortège. Les gens donnent de l'argent aux enfants. En principe l'argent recueilli est remis aux écoles.

Marcel PROVENCE, nous signale également qu'à Cadenet, dans le Vaucluse, les amies de la mariée dressent un barrage aussez haut (60 à 80 cm) que les nòvi (nouveaux mariés) doivent franchir en sautant, avant de poursuivre leur chemin jusqu'à la maison.

Effectivement, les habitants de Cadenet ont longtemps observé une singulière coutume, le saut de la barre, dont l'origine remonte au Moye Age. "A l'origine, l'abbé de la Jeunesse et sa troupe faisaient sauter la barre aux étrangers ou étrangères venant se marier à Cadenet avec une fille ou un garçon du pays. Le léger impôt perçu était en somme un droit de cité. Par la suite, ont fit sauter la barre à tous les mariés, sans distinction d'origine. C'était alors les amis qui appliquaient la coutume pour aller banqueter à la santé des novis. Si la mariée faisait partie de la congrégation des filles, ses camarades lui offraient un bouquet et sollicitaient un cadeau".

Aujourd'hui certaines familles continuent cette tradition du saut de la barre, et invitent même certains groupes folkloriques pour des animations à la sortie de l'église. et ce sont eux alors qui se chargent de la confection de la barre et attendent les mariés à la sortie de l'église pour leur faire une haie d'honneur et leur faire sauter la barre.

Je vous offre un diaporama de "saut de barre fleurie". C'était la dernière animation de mariage à laquelle j'ai participée.

 

 

Je pense que vous apprécierez. J'attends vos commentaires.