28 février 2014

Moi et la dentelle ..... je ne sais pas quand de vais me décider.

En voyant l'apprentissage de "Migaline" sur son blog, en observant le mercredi mes copines apprenties dentellières qui ne s'en sortent pas si mal, et surtout en constatant que ma soeur, aujourd'hui réalise de belles pièces ... une petite voix s'élève jusqu'à moi et me "titille"....mais je ne sais pas encore quand je vais me décider à reprendre le carreau. J'adore regarder tous ces fuseaux, dont le bois lisse, la forme me plaisent., mais quand je vois courir leurs doigts, jamais en repos, je m'affole .....

Les dessins sont tracés sur un modèle qu'il faut suivre, mais il faut savoir adapter les points utiliser toutes ses ressources au fond de soi-même et respecter les procédés..... (pas une mince affaire).

Quand je les vois entourer les épingles, faire une boucle, planter d'autres épingles, croiser les fils, les tordre, déplacer ces fuseaux avec autant d'aisance, cela ne semble pourtant pas si difficile,  mais je sais que ce sont des gestes que l'on arrive à maîtriser qu'avec beaucoup de patience.

Quand j'entends le mot "dentellière" ou que je vois une photo ou gravure de "dentellières à l'ouvrage", -tout comme les bugadières d'ailleurs - Je suis un peu mélancolique, et cela me fait penser à mes aïeules, mes souvenirs remontent dans le temps, je revois mes grand-mères qui étaient des femmes "robustes" et "costaud" , habituées à la rudesse du travail et la rigueur du climat, je me souviens des hivers très froids de mon enfance, blottie au coin du poêle à bois... à côté de cette vie austère...,

Car c'est souvent après les travaux des champs, la cuisine, le nettoyage des écuries ou la traite des vaches, que nos aïeules s'adonnaient à ce délicat travail.

elles dévoilaient leur face cachée : toute cette tendresse et cette délicatesse qu'elles mettaient dans ces ouvrages si délicats, broderies ou dentelles qui elles mêmes et qui sont toutes aujourd'hui disparues, si bien que celles qui possèdent encore aujourd'hui cet art de manier les fuseaux ont toute ma sympathie et mon admiration. Il faut absolument conserver ce savoir faire. Le dentelle est un art qui m'attire, car je l'associe aux coiffes, aux costumes anciens, et au linge de maison. Je me souviens de l'armoire bien rangée de ma grand-mère, de ces taies de traversins et d'oreillers entourées de cette précieuse dentelle aux fuseaux. Je pense à la Dentelle du Queyras, exquise dentelles de nos Alpes, mais aussi de  nos campagnes.

Je constate aujourd'hui que la dentelle n'est pas vraiment morte et je m'en réjouis, car il existe ça et là des ateliers. Même si les vieilles dentellières ne sont plus là (je remercie celles qui ont su transmettre leur savoir et leur secret), nous assistons, je crois à une renaissance de la dentelle.,

une très belle dentellière peinte à même la façade

 


14 février 2013

Alice la Famboyante : une femme ambitieuse, manipulatrice et libre, bien avant l'heure ..

Marre de l'hiver, marre de la neige, marre de ce froid.......!

Maintenant vous le savez j'apprécie les bouquins "Terres de France". Alors quand je veux penser à autre chose, je me plonge dans une "Histoire", c'est ma thérapie.

En ce moment, à travers ses ouvrages, je découvre Hubert de Maximy.

Hubert de Maximy est né en 1944 à Craponne-sur-Arzon (Haute-Loire), il a été producteur et réalisateur de documentaires à la télévision. Quelques uns de ses livres portent sur les enquêtes policiaires au Moyen Age et à la Renaissance. Je ne suis pas attirée par le genre policier mais par contre il s'intéresse aussi au monde paysan du XIXème siècle, et dans ce domaine, je dirais qu'il excelle et j'apprécie beaucoup ses histoires. Il s'est inspiré, pour l'écriture de ce livre, de la vie de ses grands-parents, qui furent les plus importants fabricants de dentelle du Puy au début du siècle dernier.



Dans le destin d’Honorine écrit par Hubert de MAXIMY, (voir un de mes messages précédents) les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de littérature . J'ai beaucoup aimé ce roman qui ferait une excellente adaptation télévisée.

Après "Le destin d'Honorine", il faut bien sûr lire la suite : "Alice la flamboyante".. qui n'est autre que la fille d''Honorine.

... choyée par son père mais élevée à la dure par Honorine, sa mère, qui n'a pas oublié son enfance misérable, Alice Chalençon apprend tout de la dentelle de luxe car son destin est écrit : reprendre la fabrique.

Cela se produira brutalement à l'aube de ses vingt ans. Séduisante, cynique, à l'aise dans la grande bourgoisie comme au contact des dentellièes, elle gère l'entreprise avec ruse, se jouant des affairistes locaux comme des courtisans cupide de Napoléon III.

Précurseur de la mode, elle convaincra les fondateurs des grands magasins mais tombera amoureuse d'un doux idéaliste qui l'entraînera dans le drame terrible que fut la fin de la Commune .....