Fête de "L'Ami du Pain 2012"

Artcile paru lundi dans la presse :

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09 mai 2012

MAI-LI, Mai-LO

Un temps fort jeune Public imaginé et organisé par la Médiathèque Louis Joseph, le Cinématographe et le Théâtre Durance se déroule du 9 au 16 mai 2012 sur la commune. L'inauguration au eu lieu cet après-midi

 inauguration

Des ateliers, des expos, des jeux extérieurs et des intermèdes dansés par les danseuses d'Elanc C, dont fait partie ma petite fille, c'est surtout pour cette raison que j'y suis allée cet après-midi. Nous avons eu de la chance, car il a fait très beau. Voici un aperçu en photo.

Elan C

 

spectacle Mai-li, Mai-lo

 Le clown Augustin avec son atelier Cirque était présent pour la plus grande joie des enfants :

Le clown Augustin

 Des jeux proposés à l'extérieur par Martial de la ludothèque Turboludo :

 les jeux

Des ateliers peinture, mosaique, et contes guyanais :

culture guyanaise

Ci-dessous, article paru dans la presse :

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24 février 2012

LE TRAVAIL DOMESTIQUE DANS LES BASSES-ALPES

La notion de travail domestique est souvent entendue en tant que travail effectué à la maison, dans le cadre familial, telles les tâches ménagères réalisées en faveur de son propre foyer : lessive, cuisine, ménage... Est évoqué ici la domesticité au sens du travail au service d'une tierce personne, tels les "gens de maison" : bonnes, cuisinières, femmes de chambre, lingères, nourrices, servantes, aides familiales, employées de maison, gouvernantes ... La domesticité est révélatrice du statut de la femme au travail au XIX Siècle

exPO Femmes au travail 022

MARIE BESSON

Domestique chez M. de Villeneuve-Esclapon et Henriette Fresse de Montval, son épousee, Marie Magdelaine BOSSON est sans doute née en 1798, à Moustier. Fille d'Antoine Besson et Marie Achard, elle a trois frères et une soeur, à qui elle lèguera es biens par son testament rédigé en 1861 auprès de Maître Giraud à Valensole. Elle décède le 9 mars 1874 au domicile de Jules de Villeneuve à Valensole âgée de 76 ans.

Marie Besson et recensée comme Domestique au Château de la famille Villeneuve-Esclapon dans le recensement de la population de Valensole de 1836. Elle est alors âgée de 39 ans. Elle apparaît ensuite dans tous les recensements jsuqu'en 1872. Ell reste en effet employée dans la maison de Jules de Villeneuve. Ce dernier vit d'abord avec son père Hélion puis appoaraît seul en 1846 et en 1851, enfin avec sa femme et leurs cinq enfants à partir de 1856;

Marie Besson, seule les premières années, est ensuite aidée par de jeunes femmes embauchées  comme domestiques ou filles de chambre, au moment où Jules de Villeneuve est rejoint par sa femme et ses enfants. Un domestique homme apparâit également sur le recensement de 1861. Au total, Marie Besson reste 38 ans au service de la Famille Villeneuve-Esclapon.

Son histoire et le reflet de la situation classique des domestiques attachées au service quotidien de la noblesse ou de la bourgeoisie du XIXème siècle : une femme demeurée célibataire et ficèle au fil des années à la même famille. Probablement sous l'influence et les conseils de ses "maîtres". Elle a économisé à la fin de sa vie une somme d'argent assez importante pour une simple domestique. En revanche, elle accumule très peu de biens matériels du fait qu'elle vit au domicile de es employaurs : elle est logée, habillée, blanchie et nourrie par la famille De Villeneuve.

femmes au travail 2 011

 

Au XIXème siècle, la domesticité ne fait l'objet d'aucune réglementation du travail, contrairement à la législation qui se met progressivement en place dans le monde ouvrier en faveur des femmes. En effet, les embauches se font par le "bouche à oreille", par connaissance ou recommandation. Aucun contrat de travail ne lit la domestique à son employeur. Ce dernier fixe lui-même les conditions de travail. Ce n'est qu'au XXème siècle que ce métier fait l'objet d'une reconnaissance sociale qu'avec un accès à une protection sociale, suite aux réformes du travail.

Les domestiques se retrouvent essenctiellement dans les recensements de la plopulation des communes sous la dénomination domestqiue ou encore lingère, cuisinière et servente. En effet, ce son tles femmes qui occupent ces emplois de maison, aux hommes appartiennent les fonctions de cocher, voiturier, domestique, valet de chambre et jardinier.

Au XIXème siècle, les domestiques, généralement jeunes et célibataires, sont employées par des familles de la bourgoisie, petite ou moyenne, par des commerçants, quelques cultivateurs, au sein du clergé et dans les collèges et lycées.

Ces jeunes femmes font généralement leur carrière au service de la même famille. le célibat maque la condition de domestique : état transitoire avant le mariage  ou célibat définitif. La domestique est "attachée" à la famille et vit une vie de "servitude", peu compatible avec le mariage.

La domesciticté est alimentée par l'exode rural. Nombreuses sont les jeunes filles issues des campagnes à préférer l'état de domestique, où elles emblent retrouver le confort d'une cellule familliale. La main d'oeuvre dignoise est ainsi fortement alimentée par la population féminine des villages voisins : le Chaffaut, les Dourbes, Bras-D'Asse, Mézel, Courbons, Le Brusquet, Mallemoisson...

Au début du XXème siècle, on observe une baisse sensible de la domesticité. De plus en plus, les jeunes femmes s'orientent vers des emplois de cols blancs ou d'usine. A Digne, il est davantage question d'emplois dans le commerce et l'Administration.

Note des Archives départementales

Expo à la Veille ferme de Château-Arnoux, Février 2012

22 février 2012

LES PAYSANNES DES BASSES-ALPES

Panneau des paysannesLe département très rural que sont les Basses-Apes était constitué au XIXème et au début du XXème siècle d'une poplulation agricole fort importante. les exploitations agricoles à cette époque étaient l'affaire d'une famille et d'un foyer. En effet, l'homme ne travaillait jamais seul à la ferme, mais on constatait une très grande disparité quant à la répartition des tâches et des espaces dans le foyer : à l'homme les labours et la gestion de l'exploitation, à la femme étaient dévolus l'élevage, la basse cour et le potager. La première guerre mondiale et le départ des hommes au front ont transformé, durant un temps au moins, les femmes en chefs d'exploitation. Mais dans les faits, de nombreuses épouses d'agriculteurs ou de cultivateurs étaient agricultrices ou cultivatrices.

(Avez-vous lu le livre "Vie de paysanne" de Gérard Hayart- Edition Horwath. ?) je vous l'avais déjà présenté dans un de mes précédents articles.

Le Monde paysan ou les gens de la terre :

EXPO FEMMES AU TRAVAIL 025

Cette photo me plaît beaucoup: Jupe paysanne à raie -Grand tablier enveloppant, carraco à manches longues, coiffe et chapeau de paille avec ruban de velours, chaussures noires montantes. Costume authentique de la paysanne.

Ci-dessous les paysans foulent le blé :EXPO FEMMES AU TRAVAIL 024

LE MONDE PAYSAN

 

Toutes ces photos anciennes sont sous-verre, et il est très difficle de les prendre en photo car la lumière refflète.

Dommage. Mais je tenais quand même à vous les présenter.

UNE FEMME ET SES CHEVRES

 

Une paysanne qui aparemment est venue vendre ses chèvres

Cette photo est aussi intéressante au niveau du costume. Je remarque que les jupes sont assez longues. Celle-ci est également une jupe de paysanne à raies, un grand tablier à poches. et je remarque le caraco à manches longues à très large basque derrière, de couleur sombre unie.

Ci-dessous des femmes au lavoir :

Femmes au lavoir 19ème siècle

 

Le "Silence" des recensements sur les paysannes.

 

..."L'étude des rencensements de la population d'une commune rurale au XIXème et XXème siècles, de 1836 à 1936, est révélatrice du statut des paysannes de cette époque. Il faut s'intéresser pour ce faire à la colonne "Titres, qualifications, états, professions ou fonctions".

Les cultivatrices qui travaillent avec leur mari sont ainsi recensées en tant que "femme" dans la grande majorité des recensements. En 1836, elles n'apparaissent même pas en tant que leur "femme", seuls les hommes sont donc dotés d'une situation officielle sur les plans social et professionnel. Il n'y a qu'en 1851 que les cultivatrices sont inscrites en tant que "sa femme", même profession".

A partir de 1881, apparaissent dans les recensements deux nouvelles rubriques : la situation par apport au chef de ménage et la profession. Dans cette dernière colonne on observe systématiquement la mention "Néant" quand elle concerne l'épouse du cultivateur. 

Sur ce point de vue, les veuves sont les seules à apparaître puisqu'elles sont recensées en tant que "cultivatrice - chef de ménage". Lors des années 1861 et 1866, la dénomination est d'ailleurs notée au masculin.

La disparité des salaires.

Les rares documents d'archives publiques attestant des conditions de travail des paysannes sont des grilles de salaires qui font apparaître une nette disparité de revenus. A Valensole par exemple, en 1923 le salaire journalier d'un ouvrier agricole est de 12 francs en hiver et de 20 francs en été. Une ouvrière agricole reoit quant à elle 8 francs et 12 francs en été.

La casse des amandes employait uniquement des femmes. A Valensole en 1922, les femmes travaillaient 300 jours par an avec un salaire de 5 francs par jour, soit 1 500 francs par an. C'est le salaire le plus bas du milieu agricole.


18 février 2012

TEMOIGNAGES DE FEMMES.......

Hier au soir dans la Salle voûtée de la ferme de font-Robert à Château-Arnoux, avait lieu le vernissage de l'exposition des Archives départementales sur "Les Femmes bas-alpines au travail". Soirée une fois de plus réussie. De nombreuses personnes étaient présentes. 

La première partie de cette soirée concernait des lectures d'archives sur les "Femmes en col blanc" par la Mobile Compagnie. Personnellement j'ai été très déçue par cette première partie, non par les lecteurs eux-mêmes qui ont très bien lu leurs textes, mais par le contenu qui en fait étaient plutôt des courriers officiels - plutôt que des témoignages - des Archives départementales, c'est bien le mot, très certainement récupérés en Préfecture, mais ne concernant que des fonctionnaires, et plus particulièrement le Ministère des Postes. 

Personnellement j'aurais préféré que l'on nous parle de la vie de ces femmes de la terre et de nos villages, de nos fabriques, nos aïeules, qui faisaient l'objet de l'expo photo, cette femme avec ses chèvres sur la place du marché, ces lavandières, ces femmes qui moissonnaient, ces nourrices, ces religieuses, ces infirmières. La majorité de nos femmes bas-alpines étaient loin d'être une majorité  de fonctionnaires.... enfin bref, c'est mon ressenti. Mais il en faut pour tous les goûts....et on ne pense pas tous pareil. Heureusement !

Par contre la deuxième partie a sauvé la mise et a été un grand moment d'émotion avec la lecture du témoignage de Mme BIBAL, qui a été un hommage à cette ouvière d'usine à Saint-Auban, que la plupart des personnes présentes connaissaient et qui est décédée il y a quelques semaines.

La troisième partie, plus vivante, a été le débat animé par Danièle KARNIEWICZ, qui nous a fait part de son expérience de travail en usine, au syndicat, dans un milieu d'hommes et ensuite dans les grandes instances à PARIS.

 Ci-dessous : photo "d'ouverture", Mot d'accueil du Président, Jacques DALCANT, Danièle KARNIEWICZ, Monsieur le Maire, Patrick MARTELLINI et le Directeur des Archives départementales.

 mot d'accueil

Les deux intervenants de la Mobile Compagnie.

MOBILE COMPAGNIECi-dessous, nos deux dames Cadres de l'usine, Danièle KARNIEWICZ qui était à Saint-Auban, Chef du Service Informatique et Comptabilité, Laura LAQUET Chef de Service du Lucovyl, et Mireille JOSELET, Secrétaire qui est passée de l'Infirmerie à la Direction et qui, elle, a fait toute sa carrière professionnelle à l'Usine de Saint-Auban.

TEMOIGNAGES DE FEMMES

Un grand merci à vous trois, pour votre gentillesse, votre simplicité, et d'être venues nous rejoindre.

 Ci-dessus un témoignage d'une dame qu'il m'arrive de croiser : Loulettte BALDANZI (je suis allée en classe avec sa fille)

Marie-Louise Arnoux est entrée au Laboratoire de contrôle en 1952 - elle avait 20 ans - La famille était originaire de Mézel. Elle s'était installée à Saint-Auban en 1938. "Mon père comme moi-même, mon frère et mes 2 soeurs, nous avons tous travaillé à l'usine. C'était cà, ou bien faire des ménages. Au début, c'était dur, le milieu du travail étair rude, l'ambiance suffocante. Comme jétais sérieuse, travailleuse, et appliquée, certains de mes camarades m'en voulaient un peu. C'était un milieu d'hommes et ils avaient les comportements en vogue à cette époque ! Les Contremaîtres nous formaient à notre travail "à la paillasse". Les cours à l'extérieur étaient rares. Après 1968 ? C'était peut-être encore pire ! Quand j'ai eu de la promotion et qu'on m'a passée Agent de Maîtrise, j'ai compris que certains hommes n'admettaient pas facilement d'être commandés par une femme. Enfin, jusqu'à ma mise à la retraite à 57 ans - pour cause d'exposition à des produits très dangereux, on a eu aussi des bons moments. Un souvenir marquant ? La mort du Général de Gaulle. Ce jour-là, j'ai été victime d'une brûlure à une jambe par une projection d'Acide Monochloracétique. Le produit le plus corrosif, le plus dangereux de l'usine. Six mois de soins!". 

 

Une vue de l'assistance :

L'assistance

La soirée s'est terminée autour d'un buffet...!

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14 février 2012

FEMMES BAS-ALPINES AU TRAVAIL

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Comme le savent maintenant tous les visiteurs de mon blog, je suis Saint-Aubanaise de naissance et de coeur et donc bas-Alpine. Je suis la secrétaire adjointe de l'Association du Patrimoine de ma commune, membre de l'Association "Gavoutino", des "Amis de la Chapelle Saint-Jean" et également du "Coumitat dei Felibre bas-aupen" qui a son siège à Châtau-Arnoux, et je cotoie régulièrement les groupes folkloriques "traditionnels" du département. C'est dire, si je suis très attachée à mes racines et passionnée de notre culture et de nos traditions et en particulier du costume et la vie de nos aïeux.

 Vous pensez bien que dès je premier jour de l'exposition annoncée ci-dessus, je n'ai pas perdu de temps et je dois dire que j'ai passé trois bonnes heures à en prendre connaissance. Même si je trouve cette expo très impersonnelle et froide, alors que la Salle voûtée de la ferme est magnifique, je dois vous dire que les photos sont très belles et le travail de recherche intéressant. Je vous incite vivement à venir vous rendre compte par vous même.

Ci-dessous, une vue d'ensemble :

la salle voûtée

 La veille ferme

Les Archives départementales des Alpes de Haute-Provence présentent leur nouvelle exposition "Femmes bas-alpines au travail XIX-XXè siècles". Y sont abordés, par des textes d'archives et des photos le travail des paysannes, des domestiques, des ouvrières, mais aussi les métiers de la petite enfance -sages femmes et nourrices - des infirmières, des institutrices et également, des "Dames" buralistes, et des "Demoiselles" des postes et des Télégraphes en col blanc.

"A savoir : qu'à cette occasion, un livre "Traces de vies" a été réalisé par les Archives départementales. Il reprend non seulement les textes et illustrations présentés dans cette exposition "Femmes bas-alpines au travail", mais aussi ceux de l'exposition "Intinéraires de Bas-Alpins ordinaires". Cet ouvrage de 160 Pages richement illustré est en vente aux Archives départementales au pris de 15 €.

Je regrette qu'il n'y ait pas eu l'idée de faire quelques reconstitutions avec des costumes, cela aurait apporté un peu de couleur et de matière à cette expo. Notre paysanne ci-dessous à gauche est bien tristounette ...!

Pour toutes les personnes qui n'ont pas pu venir voir cette expo, je vais rédiger plusieurs articles, chacun ayant trait à un type de femme suivant les recherches effectuées par les Archives qui étaient mises à la disposition du public sur les grilles ( voir présentation sur la photo ci-dessus). Donc à suivre.

 

17 décembre 2011

La Danse des Bouffets, Edition 2012 ....

Grand merci à René GALVEZ, correspondant de presse, pour cet article paru dans le journal de ce matin, car il faut le dire, c'est une réalité - on se demande si Château-Arnoux/Saint-Auban (quatrième commune du département) fait vraiment partie du Val de Durance..... -Il y a un problème certain, certains articles très bien commentés avec photo éloquente, voient le jour comme celui-ci et d'autres ....ne parraissent jamais... on peut toujours les attendre .....!!! mais celui-ci grâce à René est paru, aussi, je ne manque pas de le publier.

 

.Danse des Bouffets 2012

 

25 octobre 2011

Balade dans les Basses-Alpes avec Eliane MICHEL

Article paru aujourd'hui dans le journal "La Provence" suite à notre rencontre avec Eliane MICHEL, Présidente de l'Association "Parlaren Lis Aup" d'Aubignosc, Auteur du livre : "Le vêtement en Haute"Provence

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