27 mai 2010

LE CHATEAU DE CHATEAU-ARNOUX

le_ch_teauDans mon message du 7 mai 2009, je vous présentais le Château de Château-Arnoux à l'aide d'un article réalisé par l'Office de Tourisme, aujourd'hui, je vais vous en parler un peu plus longuement. Ce sont des renseignements que vous pourrez retrouver dans les Annales de Haute-Provence - Bulletin de la Société Scientifique et Littéraire sur Château-Arnoux N° 303.

Le château de Château-Arnoux,

a été construit au début du XVIème siècle

par Pierre de Glandevès.

On n'en possède pas de documents iconographiques, sauf quelques cartes postales anciennes datant de la fin du XIXème siècle. On ne sait pas comment étaient les gâbles des fenêtres situées juste sous la toiture, ni pourquoi ceux-ci ont été supprimés. Certains auteurs ont cru que c'est à la Révolution que le haut des fenêtres supèrieures a été arrasé.

Le château fut acheté par la Commmune de Château-Arnoux en 1947. La Mairie fut installée au 1er étage et le rez-de-chaussée devint un restaurant. La Mairie s'étendit en 1979, occupant l'ensemble du bâtiment.

Le_chateau_1Le Château a une partie centrale rectangulaire, flanquée de cinq tours : deux tours rondes à l'Ouest, deux tours carrées à l'Est ; une cinquième tour sur la façade Est abrite un grand escalier hélicoïdal. Le corps principal se compose d'un rez-de-chaussée sur caves, surmonté de quatre niveaux. Les tours sont à la même hauteur que le corps principal. Les façades comportent deux types de fenêtres : des fenêtres du XVIème siècle (avec meneaux, traverses et encadrement supérieur s'arrêtant sur deux culots armoriés ; les fenêtres supérieures de ce type étaient couronnées d'un gâble supprimé ultérieurement)) ; des fenêtres rectangulaires en hauteur du type XIXème siècle. Le parement extérieur était en pierre largement rejointé ave des traces nombreuses d'anciennes meurtrières et de bouches à canon.

Seule la tour hexagonale est classé depuis le  28 novembre 1969, les façades et toitures sont inscrites à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le 1er décembre 1969.

En 1971, c'est la façade Ouest qui a été restaurée ..... car au cours des temps, la façade s'était peu à peu dégradée.

LES OUVERTURES :

On peut constater d'abord que ce château a de très nombreux type d'ouvertures.

Les ouvertures défensives d'abord : des meurtrières en forme de croix sur les quatre tours rondes et carrées. De telles sarchères canonnières à croisillons étaient d'un emploi fréquent à la fin du XIVe et au cours du XVe s.

Des bouches à feu rectangulaires sur la tour hexagonale et sur les autres tours.

Des fenêtes ensuite :

LE_CHATEAU_4Fenêtres à meneaux du XVIème siècle avec des culs-de-lampe armoriés et des gâbles arasés depuis aux fenêtres supérieures.

Le seul couronnement authentique resté en place est celui de la fenêtre haute de la tour circulaire de la façade Sud. La coquille Saint-Jacques qui l'orne lui a sans doute porté bonheur.

EXTERIEUR_2

Il existe aussi une fenêtre, XVIème siècle, dont l'ouverture a été transformée en entrée de pigeonnier, marquant ainsi le côté rural de cette demeure seigneuriale.

EnfEXTERIEUR_1in des fenêtres à meneaux sans moulures et des fenêtres en hauteur du XIXème siècle.

LA TOUR HEXAGONALE

le_chateau_3

La tour hexagonale, à droite sur la photo ci-contre, qui contient le remarquable escalier à vis, a été construite après le bâtiment central : elle est plaquée contre la façade Est et cache en partie la vue d'une magnifique fenêtre à meneau qui éclaire la grande salle du 1er Etage.

Cette salle possède un plafond à la française.

Pendant le chantier, le décroûtage de la façade a permis de retrouver une porte condamnée, bien dessinée, ornée de moulure du XVIème siècle et qui donne dans le vide au 1er Etage. Cette porte à été rouverte et close par une vitre Sécurit.

Outre la sculpture intérieure de l'escalier que chacun peut admirer, il faut regarder extérieurement, en partie supérieure, de petites sculptures, en particulier une tête de lion et observer des restes de corbeaux en pierre destinés vraisemblablement à soutenir des hourds. Il s'agit donc d'un système de défense habituellement antérieur eu XVIème siècle.

LES SCULPTURES :

Outre les sculptures intérieures de l'escalier et les culots sulptés, dont nous avons vu que seuls cinq d'entre eux sont d'origine, il faut noter la sculpture des gargouilles dont l'une est déposée dans l'escalier, les autres sont mutilées, mais elles méritent qu'on les observe attentivement.

En restaurant la fenêtre du 3ème étage située à droite de la tour Exagonale, on a découvert que le bandeau formant appui de fenêtre, était constitué par un élément d'une belle moulure sculptée réutilisée. L'appui a été refait avec une pierre neuve et l'élément de sculpture a été déposé pour être présenté à l'intérieur du château. ...........

Le système de défense de ce château semblerait dater du XVème siècle avec ses meurtrières bouchées par la suite, ses bouches à feu et ses corbeaux destinées à porter des Hourds. Pierre de Glandevès aurai-il construit ce château, ou n'aurait-il pas modifié profondément un bâtiment antérieur ?

Une autre question se pose également, c'est celle de savoir d'où provient la frise sculptée trouvée dans l'appui de fenêtre ? Il semble qu'il y ait eu un décor beaucoup plus riche que ce que nous voyons actuellement.                     (Jean-Pierre Ehrmann)

L'ESCALIER DU CHATEAU

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La Salle d'Honneur

Salle_des_mariages

Jen-Pierre Ehrman dans son propos a présenté le château, selon lui du reste, construit en deux temps, ce qui n'est pas admis de tous.

Nous parlerons donc que de l'escalier qui en est, avec la salle d'honneur tendue de boiseries au XVIIIème siècle, la partie la plus intéressante et la plus singulière par son admiralble décoration.

L'escalier, qui dessert les étages de la grande demeure, s'inscrit dans une tour polygonale élevée en saillie contre la façade Est. Des couvertures moulurées l'éclairent sans faire oublier les archères horizontales qui en pouvaient défendre l'accés. Cette décoration extérieure ne retiendrait pas autrement l'attention, mais, la porte franchie, l'escalier dépploie sa vis parfaite où court sur le noyau une branche sans fin. ET là encore tout serait simple sinon banal, si des écoinçons ne venaient dans l'ascension fleurir son architecture et rythmer la montée.

4

Et quels écoinçons !

Seize en tout, oeuvrés dans un calcaire blond à grain fin. Ils offrent des bustes d'hommes et de femmes dont chacun porte une manière d'élégant cartel pour bien dire qui ils sont

Montez et contemplez. Voici tour à tour :

- Lucrèce ("Lucrecia chasta", dit le cartel) qui se tua parce qu'outragée par Tarquin.

- Un buste viril se présente à la suite, vêtu à l'antique, dont le cartel mutilé ne dévoile pas l'identité.

- Vient un enfant vêtu d'un ample manteau ou chlamyde attaché sur l'épaule, taillé lui dans un matériau rugueux.

- Un buste affreusement mutilé lui succède.

- Mais voici Hannibal !

Ici, rêvez un peu au "chef borgne monté sur l'éléphant Gétule". Et surgiront l'Espagne la Gaule et les Alpes traversées dans les premières neiges d'octobre par un col resté mystérieux. ET surgirent la Trébie, Trasimène et Cannes, toute une gloire anéantie à Capoue ...

- Voici Cassandre (d'une si belle venue), l'incrédible Cassandre, belle et pleureuse, dont nul ne croyait les prédictions.

- Voilà Hercule, le fils de Jupiter et d'Alcmène, l'homme dieu des Travaux.

- Polyxène, aimée d'Achille.

- Orphée, (le plus noble émoinçon), le fis d'Apollon et de Chio, Entendez-vous sa lyre pleurant la perte d'Eurydice ?

- Voici la nymphe Pegasis (d'une incomparable venue) mais dont nul ne nous dit qui elle était.

- Pâris à qui les bergers qui l'élevèrent donnèrent le nom d'Alexandre (ainsi parle le cartel), fils de Priam, qui enleva Hélène et déchaîna la Guerre de Troie.

- La nymphe Epérie, comme Pegasis, garde son secret (ces gens du XVIe siècle savaient bien des choses perdues depuis, semble-t'il)

- Anthénor est lui bien réel. Accusé de trahison après la chute de Troie, il aborda en Italie et fonda Padoue si nous avons bonne mémoire.

- La nymphe Thétis, fille de Nérée et mère d'Achille. (Et comment ici, ne pas songer au tableau d'Ingres, à Aix la presque voisine !).

- Achille fait suite naturelle, fils de Thétis et de Pélée, qui périt par sa cheville que ne toucha point l'eau du Styx.

- Enfin voilà Judith, cette héroîne juive qui trancha la tête d'Holopherne.

Vous êtes au terme de la montée et l'escalier, soudain, s'épanouit en une corolle comme s'ouvre une fleur.

C'est beau et d'une venue admirable mais de plusieurs mains, dont une est celle d'un grand sculpteur, italien, peut être, certains de ces bustes (Orphée, Polyxène, Pâris) évoquant de grandes oeuvres toscanes.

Et à travers ces personnages qui appartiennent à la guerre, à Rome, à la Grèce, à la Bible et aux légendes troyennes, en filigrane, s'avoue Pierre de Glandevès qui a dicté la décoration, l'a choisie, ordonnée. Il y a là ses ambitions, ses rêves, ses héros, sa culture. Il y a là le soldat et le poête, l'homme d'action et le rêveur, en un mot l'homme de son temps à la charnière du passé et de la pensée moderne.

Or descendant le bel escalier, sur le seuil qui livre la salle d'honneur du château, Pierrre de Galndevès vous attend.

Il est devant vous avec son épouse au coeur du bas-relief qui couronne la porte.

Cette derniière est un grand morceau ouvragé du même calcaire que les écoinçons. Les pieds-droits cannelés sont couronnés de chapîteaux qui portent le linteau ciselé. Au-dessus règne le bas-relief dans un cadre fleuri de motifs renaissance.

Les bustes de Pierre de Glandevès et de Madeleine de Villemus, véritables portraits à n'en pas douter, se font face. Pierre porte un casque et une cuirasse richement ornée. Madeleine est parée d'une coiffure faite de feuilles et de perles. Sa robe plissée est toute broderie.

Cependant qu'au-dessus d'un entablement, et dominant la porte, se lisent, soutenues par des dauphins et des lions, les armes qu'avaient voulues Pierre de Glandevès en hommage à son épouse : l'écartelé de Villemus chargé en coeur du blason des Glandevès-Faucon.

Ayant longuement contemplé la porte et sa décoration raffinée, vous penserez comme nous qu'il rayonne des portraits plus qu'un contentement, plus qu'un légitime orgueil, l'affirmation d'une puissance sûre et sereine.

Dès lors, entrez dans la salle d'honneur comme le faisaient vers 1520, les hôtes de Pierre de Glandevès et de Madeleine de Villemus.

Ils vous attendent !                                                                                                                                 Pierre COLOMB

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13 mai 2010

Les "FABRIQUES DE TERRAILLES" à Château-Arnoux au XVIIIe siècle.

Pour faire suite à mon aticle précédent :

La carrière d'Argile de Château-Arnoux

carri_re_d_Argile_4

LES GERLANDINS

Dans le même temps ou Moustiers est célèbre par ses luxueuses faïences, beaucoup plus modestement Château-Arnoux est le premier centre en Haute-Provence pour la fabrication de la vaisselle commune, celle de tous les jours, l'indispensable "Terraille".

Dans une statistique départementale de 1783 Château-Arnoux vient en tête pour cette activité avec huit fabriques devant Peypin qui en possède six et La Palud, près du Verdon qui en a cinq.

Cet artisanat à Château-Arnoux remonte évidemment à une époque plus ancienne et le sujet mériterait des recherches approfondies.

         Mais, en attendant, d'après l'excellent cadastre dressé en 1732 pour la communauté de Château-Arnoux, nous pouvons établir la liste des "potiers à terre" et "fabriques et terrailles" en activité.

Ce sont :

* au quartier de Charge Rosse, dans le Village :

- Gaspart ROUBAUD

- Michel RICARD

- Claude PULVERAIL, mais celui-ci à une date un peu postérieure. Il a donc pu succéder à l'un des précédents.

* au quartier de la Gabelle, en haut du village :

- Jean Gaspart GIRARD

- Pierre BRUNET

- Jean CHAUVET, remplacé un peu après 1732 par Michel CHAUVET.

* et enfin au quartier dit "aquo de Girard" :

- Pierre AUDIBERT

Ce sont donc en 1732 au moins sept artisans qui vivent de cette activité. N'oublions pas en plus, la présence d'une tuilerie au quatier de Champara. Toutefois les tuileries avaient en général une activité saisonnière.

En 1791, on a retrouvé dans les archives : un potier à terre, Marc Antoine HEYRIES qui au cadastre possède une terre de 2009 cannes (4018 m). Pour info : 1 canne = 2 m = 8 pans de 0.25 m.

En 1836, on recense 4 potiers à terre :

- Joseph SANTON 44 ans

- Michel ANDRE 57 ans

- Michel ANDRE 20 ans , fis du précédent.

- J.Joseph ANDRE 32 ans.

Que de cet artisanat, important à CHATEAU-ARNOUX, vienne le surnom de ses habitants voilà qui paraît tout à fait logique.

Ce surnom de "gerlandins" qui tend à devenir "jarlandins" est indiqué par Victor LIEUTAUD, Historien et notaire à Volonne en 1910, dans une longue liste où figurent tous les surnoms des habitants de la plupart des communes du département.

On peut penser qu''en effet, une spécialité des potiers de Château-Arnoux était la jarre, excactement la "gerle".

Cette industrie locale de la poterie disparaît avant la fin du XIXème siècle.

En 1902, il n'y a plus aucune fabrique à Château-Arnoux. Il en reste une seule à Peypin (Bontoux) et à La Pallud (Peisselon)

Le_four___poterie

Vous avez l'explication pourquoi dans la présentation de mon blog, j'ai mis ma petite fille en costume devant une Jarre de Château-Arnoux.

Il existe encore un four à poterie dans une maison du village. La proriétaire a eu la gentillesse de nous le faire découvrir :Un_four_priv__dans_le_village

Quelques poteries anciennes ont été prêtées par les habitants voisins, pour la circonstance le jour de l'inauguration du circuit du "Four au Moulin"

Quelques_poteries

Je pense que ces quelques explications sur les poteries vous auront plues.

C'est certainement parce que je suis "Gerlandine" ou "Jarlandine" que j'apprécie particulièrement les poteries ....

Source : Raymond Moulin Annales de Haute-Provence

  Bulletin sur Château-Arnoux N° 303 et recherches Patrimoine

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21 avril 2010

Les Bouffets jarlandins : On se bouge ......

RAPPEL : je recherche

"HOMMES DANSEURS VOLONTAIRES"

pour relancer le goupe des "Bouffets Jarlandins.....

Qu'on se le dise... (deux nouveaux inscrits .... il faudrait arriver à une quinzaine

Rassurez-vous : rien de compliqué,

uniquement revêtir la tenue, apprendre une chanson et le pas de ronde )

N'hésitez pas à me contacter.

article_du_21_AVRIL_2010

29 mars 2010

Retrouverons-nous LEI BOUFFAIRE lors de la prochaine Saint Sébastien ....???

Pour donner suite à mon message du 21 janvier,

une première réunion a eu lieu aujourd'hui :

30 MARS à 14 H 00 à la M.J.C. de Saint-Auban,

comme indiqué dans l'article ci-dessous,

pour essayer de mettre en place un groupe de travail

en vue de redonner vie à une tradition ancestrale :

la Danse des Bouffets pour la Saint Sébastien.

Qu'on se le dise !. Que tous les messieurs volontaires se fassent connaître. Nous recherchons des danseurs et des musiciens qui peuvent venir de la Communauté de Communes, mais sachant que cette danse des Bouffets se fera dans un premier temps exclusivement sur la commune de Château-Arnoux et à des dates bien arrêtées la Saint Sébastien et Mardi-gras. Bien sûr il y a toute une organisation et il faudrait commecer les répétitions dès que les danseurs seront en nombre suffisant. car il faut apprendre la chanson et le pas de la ronde. Prévoir sa tenue. Parlez-en autour de vous.C'est une occasion de se rencontrer et de faire la fête.

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22 mars 2010

L'OR ROUGE DE VOLONNE

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Article paru dans "La Provence" de ce matin. Merci au journaliste pour sa collaboration.

20 mars 2010

L'OR ROUGE DE VOLONNE

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LE SAFRAN DANS LE VAL DE DURANCE

C'est hier au soir, Vendredi 19 mars, qu'Hélène BERAUD, une agricultrice fort sympathique est venue nous raconter sa passion :

La culture de l'or rouge : Ceuillette - émondage - séchage...

Une aventure !!!

Ambiance trés conviviale dans la salle voûtée de la ferme de Font-Robert à Château-Arnoux.

Les personnes venues en nombre n'ont pas été déçues.

Un grand merci à Hélène pour sa gentillesse, et grâce à qui cette rencontre a été trés réussie.

Nous nous sommes donnés rendez-vous pour le mois d'octobre, mais la récolte des fleurs se faisant impérativement avant le lever du soleil, il faudra prévoir de se lever de bonne heure.

Si vous voulez en savoir plus sur Hélène, je vous invite à découvir son blog :

http://lorrouge.e-monsite.com

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25 janvier 2010

INFORMATIONS TOURISTIQUES SUR LA VILLE DE CHATEAU-ARNOUX

Photo_JOELLE_045

Jarlandine de naissance, de coeur, je déplore le peu de renseignements que donne "Infotourisme net" sur la commune de Château-Arnoux. Aujourd'hui où plus que jamais, nous devons jouer la carte du Tourisme, je trouve que tout le patrimoine dont nous disposons n'est pas assez mis en valeur et porté à la connaissance des personnes qui auraient envie de venir découvrir notre terroir. Il est vrai que l'histoire de notre commune est liée à notre Château, qui ne passe pas inaperçu, à notre usine, au camp d'Aviation, au lac, mais il y a tellement d'autres endroits "secrets" à découvrir. Je vous invite tous à aller voir les diaporamas dans mon album photo, colonne de gauche, et à lire tous mes messages sur le Patrimoine de Château-Arnoux.

Vous y découvrirez : le vieux village, la Jalinière, le Four à pain avec la fête du pain, le lavoir, le pigeonnier, le four à poterie, l'allée cavalière, les oratoires, les sentiers pédestres, la carrière d'Argile, la chapelle St Jean, ses églises, le champ de l'Aïgo avec ses sources....... son plan d'eau, sa bibliothèque, ses trois salles de cinéma, ses petites retenues pour la pêche (les Salettes) ..... Nous avons tout pour donner envie aux touristes de s'arrêter sur notre terre de Haute-Provence, et je ne parle pas de la lavande, des herbes de provences, de nos marchés, de nos fêtes locales en toutes saisons et nos chambres d'hôte. De notre soleil et notre ciel bleu. Nous sommes à égale distance de la mer et de la montagne. Château-Arnoux bénéficie d'un emplacement privilégié, dont nous n'avons pas encore su tirer profit.

Voilà, c'est un message que j'avais envie de faire passer ! Peut-être qu'il donnera envie aux visiteurs de mon blog, de venir découvrir tous les charmes de notre Haute-Provence.

Cinq diaporamas pour vous faire découvrir CHATEAU-ARNOUX :

Ami du Pain

Mireio en Festo

Eglise Jésus Ouvrier

Parcours Pedestre du Four au Moulin

Patrimoine de Château-Arnoux

22 janvier 2010

"A LA COLO DE SANT-JAN"

Sur le Petit journal de "Gavoutino" N° 6 de février 1986, dont vous pouvez voir la couverture dans l'article précédent sur la Danse des Bouffets, on peut lire les lignes suivantes :

A LA COLO DE SANT JAN

Vo! Ame countempla toun cresten desbana,

Anant trauca l'azur d'un gèste vànelous,

Ti vabre desseca dou soulèu arderous,

E ti viei rouretas au mourre escabela !!!...

Ch_teau_Arnoux

Au côteau de Saint Jean

Gai coteau de Saint-Jean, dominant la vallée,

Je t'aimerai toujours, ô roc étincelant,

Car, jeune, je me plus à gravir à pas lent

Le granit qui soutient ta chapelle esseulée.

Oui, j'aime à contempler ta crête dentelée,

Allant trouver l'azur d'un beau geste indolent,

Tes ravins desséchés par le soleil brûlant,

Et tes vieux chênes-verts à tête échevelée !

Mais, ce que je préfère en toi, côteau chéri,

Ce sont tes pans de murs qui servirent d'abri

A nos aîeux luttant pour leur indépendance ;

Ils surent crânement, ces preux, ô Roche-Arnoux,

Revendiquer leurs droits sans fléchir les genoux !

Gloire à nos fiers aîeux ! ... Honneur à leur vaillance.

Un Poême tiré de : "rimes d'Azur (Tome 1) - Du jardin de Font-Subrane -

de Victorin MAUREL, le 21 octobre 1927

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21 janvier 2010

LA SANT SEBASTIAN A CASTEL ARNOUS E "LA DANSO DI BOUFET"

L'Association du Patrimoine, souhaiterait voir renâitre la "Danso di Boufet", car c'est notre patrimoine culturel, c'est l'histoire de notre commune. Ce sujet a été abordé, hier au soir : 20 Janvier, lors de notre Assemblée Générale. Ce n'est pas anodin si nous avions retenu cette date, jour de la Saint-Sébastien.

1_1946

Le Prieuré Saint-Pierre, construit à la fin du XIe siècle, avait une chapelle dédiée à Saint-Sébastien, premier patron de la Paroisse.

Dans le manuscrit de l'Abbé Colomb (1875), on apprend que : "la fête de Saint Sébastien, patron d'hiver de la paroisse, fut réorganisée en 1820. Lors d'une mission en 1827, une confrérie est érigée en l'honneur de ce saint. Celle-ci se consacre à veiller les malades et les défunts, à accompagner ces derniers à l'église et au cimetière pour la sépulture, recevant à cette occasion les offrandes qui lui permettent d'entretenir l'autel de Saint-Sébastien du Prieuré Saint-Pierre, leur nouveau protecteur. Cette confrérie était chargée de se procurer le pain qui devait être béni et distribué le jour de la fête, au mois de janvier".

Par la suite, le jour de cette fête, une nouvelle coutume est née, mais qui n'avait plus rien de religieux "La danse des Bouffets" La tradition voulait que dans la plus grande partie de la Provence, cette danse se fasse tous les 25 ans et cela le dernier jour de Carnaval. Mais à Château-Arnoux, elle se faisait chaque année et le 20 janvier.

La Saint-Sébastien fut donc, du temps de nos pères et de nos grands-parents, une fête des plus gaies, des plus animées, qui dépassait en réjouissance la fête d'été de la Saint-Jean.

Au mois de janvier, il y avait peu de travail dans les campagnes, et les jeunes avaient le temps de s'amuser et de faire la fête. Aussi le dimanche de la Saint-Sébastien à Château-Arnoux, on venait de tous les villages voisins, on se rencontrait, on dansait. C'était la joie.

Le lundi, ils étaient plusieurs dizaines à faire, dans les rues du pays, la "Danso di boufet".

Cette danse était suivie d'un aiöli monstre auquel participaient les Jarlandins et leurs invités.

Encore vivace entre les deux guerres, cette tradition a du mal à revivre et depuis une quarantaine d'années on a essayé à plusieurs reprises de la relancer.

En 1985, une association s'est formée "Les bouffets jarlandins" qui a repris à son compte cette renaissance des traditions ancestrales.

En 1986, nous avons retrouvé des photos de ces "bouffaïre" dansant autour de la fontaine pour la fête de la Saint Sébastien. La tradition a donc été respectée !

L'Association Gavoutino, dans sa revue N° 6, en février 1986, a consacré une page "en lengo nostro" à cette coutume dupays et nous vous proposons le texte ci-dessous

Equipe "Histoire locale" Gavoutino.

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" En Prouvènco, dins abord d'endré, èro tradiciounau que touti li vint e-cinq an, lou darnié jour de Carnava, se faguèsse "li danso di boufet", pamens, à Castel-Arnous, la dansavon touti lis an, lou vint de janvié, pèr la Sant Sébastian.

Cantant li cansoun que, de segur, agradavo pas à tout lou mounde, tengu d'à ment, e de luen, pèr li chato e li femo carcagnejado, vint ome e souvènt mai, en camiso blanco e bounet de niue, lis un darrié lis autre, dansavon sus un pèd e fasien mino de tanca dins lou cuou d'aquéu de davans, un boufet que tenien dins si man.

Perquè-tout acò ? Degun lou saup plus. Pamens, semblo bèn que i ague, darrié aquéu jo d'amour et de jouinesso, une remenbranço d'antiqui fèsto pagano e païsano (mot bessoun) :

- la bouitesoun (pas de goi) s'attobo dins li danso de touti li civilisacioun, marco lou lassige de la naturo en fin de cicle annau e lou rampèu dis ome au regreiamen de la naturo ;

- lou boufet es aqui pèr douna de vanc à la naturo que dor.

Ansin, "la danso di foubet" marco l'espèr dou printèms e la fin dou patimen de la fam.

A Castel-Arnous, la fèsto finissié entour d'un aiòli espetaclous."

"Fêtes de Haute-Provence"

Evelyne DURET

L'Assemblée générale de l'Association du patrimoine s'est déroulée en présence de 80 personnes qui ont bravé le froid et la neige. Le quorum était largement atteint. Cette A.G. s'est déroulée en présence de M. Patrick MARTELLINI, Maire de la commune, de M. Guy DELAHAIE, Adjoint à la vie Associative, de deux autres adjoints, et deux conseillers municipaux, également membres de l'Association. Nous les remercions de leur présence. Les bilans moraux et financiers ont été approuvés à l'unanimité.

A la fin de l'ordre du jour, était prévu un diaporama, justement pour présenter la Danse des Bouffets et la Saint Sébastien, dont j'étais particulièrement chargée. Les personnes présentes ont beaucoup appréciées, reconnaissant sur les photos des anciens, amis ou parents, aujourd'hui disparus. Tout le monde est unanime pour remettre à l'ordre du jour cette tradition.

Nous avons les paroles, nous avons la musique, nous avons la tenue. Je remercie particulièrement Jeanine HEYRIES, qui a bien voulu me confier la chemise, le bonnet et les pantalons, que portait son défunt mari, qui faisait partie des Bouffets jarlandins. J'en ai revêtu un mannequin qui était à l'honneur à côté de l'écran où était projeté le diaporama.

tenue_de_bouffaire

C'est promis Jeanine, je t'envoie la photo et encore mieux le diaporama (Vous pouvez le voir à la date du 15 février 2010)

Ci-dessous, une vue de l'assistance :

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Nous avons terminé cette A.G. avec le partage du gâteau des Rois.

A présent, nous lancons un appel aux volontaires. Nous avons déjà deux messieurs qui se sont inscrits. Dès que le groupe sera constitué. Nous lancerons certainement un atelier couture pour confectionner toutes ces chemises de nuit et ces bonnets. Merci à toutes les personnes qui m'ont prêté leur photos. A trés bientôt.

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comme annoncé plus haut, les paroles de cette chanson ne sont pas du goût de tout le monde !

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Ci-dessous l'article ce presse paru dans la Provence Samedi 23 Janvier 2009 :

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