29 août 2013

Histoire de Robes - Histoire de Modes - Exposition au Château de la Tour d'Aigues du 15 Juin au 29 Septembre. (1)

Dans ma page de Bienvenue, tout l'été, je vous annonçais une expo à ne pas manquer au Château de la Tour d'Aigues. Je n'avais pas encore pris le temps d'y aller, mais c'est chose faîte. Jeudi, j'ai décidé mon homme et nous sommes partis, en amoureux, faire une balade de ce côté là. Absolument à voir, cette exposition a dû ravir les amateurs de costumes d'époque. Ceux qui n'y sont pas allés ont encore un peu de temps pour le faire. Prévoyez un peu de temps, si vous voulez aussi profiter des autres expos qui sont proposées actuellement au château. :

Collection Villa Rosemaine
« Histoire(s) de robes, Histoire de mode »

... Dédiée à ces objets qui ont structuré la silhouette féminine aux XVIIIème et XIXème siècles, l’exposition «Histoire(s) de robes, Histoire de mode » permettra aux visiteurs de comprendre l’influence des modes et les représentations de statuts sociaux à travers ces parures féminines. De l’invention de la robe chemise par Marie Antoinette à la création de la haute couture à la fin du XIXe siècle, ces robes anciennes témoignent au plus près du quotidien de la femme occidentale des siècles passés.
Au-delà des formes et des modes, « Histoire(s) de robes, Histoire de mode » nous parle aussi des matières. Soieries, indiennes, gazes, mousselines, rubans, dentelles… ont servi l’évolution des coupes et des atours de ces robes en suivant l’histoire de la Mode.

ScannedImage-3

ScannedImage-4

Après les robes,

je vous conseille de prendre le temps de visiter également le Musée des Faïences,

de la Renaissance à la Révolution,

et à l'étage un espace plutôt pour les enfants sages :

LA TOUR D'AIGUES EXPO 2013 120

J'ai pris un certain nombre de photos que je partagerai avec vous, dans de prochains messages.

Bonne semaine à tous.

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26 août 2013

Exposition à voir à la chapelle Saint Roch à PEYRUIS

Depuis les 16èmes journées du Petit Patrimoine de Pays au mois de juin, une exposition sur le patrimoine rond est toujours visible à la Chapelle Saint Roch. C'est donc avec cette exposition réalisée par l'Association Histoire et Patrimoine Peyruisiens que nous avons terminé notre visite de Peyruis mardi dernier :

expo le patrimoine rond 2

Expo patrimoine rond 1

le patrimoine rond expo 2

Une petite histoire pour la fin : celle du "Sauveterre", spécifique à Peyruis.

Le Sauveterre est cette demi-spère de bronze qui serait une très ancienne cloche trouvée dans les ruines de l'ancien monastère de Saint Marcellin à laquelle serait attachée le pouvoir d'éloigner les nuages de grêle. Aussitôt que l'orage menaçait, les jeunes gens promenaient le "Sauveterre" dans les rues en frappant avec un bâton, sans oublier de quêter les oeufs, les saucisses et autres victuailles auprès des ménagères généreuses.

Le Sauve-terre

 

25 août 2013

L'Eglise Saint-Nicolas de Peyruis (suite de la visite de Peyruis)

Je vous ai donné dans mon message précédent un aperçu du village à travers ses ruelles, Après les hautes maisons de la calade, nous sommes arrivés à l'Eglise par le côté. A savoir que l'église paroissiale est dédiée à Saint NICOLAS (titulaire de l'Eglise), et Saint ROCH est le patron de la paroisse.

clocher XIIème siècle

Nous avons aperçu, en premier, le clocher "massif" qui frappe la curiosité des visiteurs. Il est surmonté d'une flèche octogonale de faible hauteur, couronnée d'une rotonde de même forme, largement ajourée sur quatre pans (qui fait penser à une lanterne de morts) dominée par une croix métallique. Ce clocher est particulièrement original. Je ne sais si celui-ci date du XIIème ou du XVème.

visite de PEYRUIS AOUT 2013 018

Ce magnifique clocher fait contraste avec la façade de l'Eglise qui a été refaite de façon moderne, ce qui à mon avis est un peu dommage. Nous entrons dans l'Eglise par cette grande porte, photo ci-dessous, au dessus de laquelle se trouve un écusson portant une ancre marine, ce qui signifierait qu'après avoir franchi les océans (depuis l'île Maurice jusqu'à Peyruis,) le coeur d'André Maure (1770-1842) est venu prendre place dans son église natale où une grande plaque de marbre recouvre le précieux dépôt. Cette entrée actuelle fut édifiée en 1870 en pierre de Mane et doublée d'un tambour en 1877.

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Ci-dessous : la plaque de marbre :

HOMMAGE A ANDRE MAURE

VISITE DE L'EGLISE :

Elle remonte à une haute antiquité puisque la nef principale, soutenue par huits gros pilliers, passe pour un ancien temple païen. Le bas côté Nord (nef de Saint Roch) semble porter des caractéristiques du IXème ou Xème siècle dans sa partie la plus étroite vers le clocher et il fait étrangement penser à ces chapelles rurales primitives et fort anciennes. La nef centrale est de la même époque que la cathédrale de Sisteron, la cathédrale de Forcalquier, les N.D.de Bayons, Seyne, et Vergon, mais postérieure aux N.D. De Ganagobie, de Salagon à Mane qui sont de la première moitié du XIème siècle. C'est dire son caractère antique et vénérable.

 

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Les habitants de Peyruis, en 1629, lors de la terrible épidémie de peste qui fit tant de ravages dans les Basses Alpes, firent le voeu de se rendre à Ganagobie tous les lundis de Pentecôte en portant la statue de Saint Roch sur leurs épaules. La peste n'atteignit pas Peyruis et la population accomplit son voeu. Cette tradition s'est longtemps perpétuée à travers les âges, mais est tombée en désuétude de nos jours.

Ci-dessous le buste de Saint Roch :

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A la sortie de l'église sur la place se trouve une fontaine rénovée sous la forme d'un triangle, rappelant l'ancre, toujours en rapport avec André MAURE.

visite de PEYRUIS AOUT 2013 017

 

Petite précision en réponse au commentaire ci-dessous :

Ce n'est pas le symbole auquel on pense (celui des illuminati, des francs maçons et d'autres).
M. Maure, dont le coeur repose à l'intérieur de l'église parce que natif de Peyruis mais expatrié à l'île Maurice, avait donné des fonds afin que soit "décoré"  le fronton de l'église par ce symbole qui signifie que, où que l'on soit, Dieu nous voit (le Dieu de la Bible bien sûr). L'ancre de marine signifie que notre coeur reste ancrée à notre terre natale. Et la fontaine sur la place de l'église en forme d'étrave de marine rappelle qu'il a traversé l'océan pour survivre (il a réussi puisqu'il a fait fortune !).
Nous devons toutes ces oeuvres à ce monsieur.

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24 août 2013

PEIRUIS POULI PAIS ......en ribo de Duranço !

Si l'on traduit ainsi les 3 P des Armoiries de Peyruis, on ne peut que mieux apprécier ce petit village blotti au pied de son clocher et de son château. Il a su conserver des vestiges des siècles passés.

PEYRUIS

Une sympathique personne, passionnée de l'histoire de son pays - qui se trouve être aussi le mien, celui du Val de Durance, s'est portée volontaire en temps que membre de l'Association "Histoire et Patrimoine Peyruisiens" pour organiser "bénévolement" des visites guidées du village de Peyruis. Peyruis est un village voisin de Château-Arnoux/Saint-Auban. Je vous en ai déjà parlé, dans un message précédent ayant pour objet les stages de pierre sèche organisés par le Président de cette dite association qui est un ami.

Profitant de quelques jours de congés qu'il me reste, j' ai décidé hier matin de m'accorder un peu de temps pour aller faire cette visite, et une fois de plus je me suis aperçue que l'on ne connaît pas forcément ce qui nous entoure. Absorbée par notre vie quotidienne, on passe sur les grands axes, souvent en voiture, sans  pénétrer dans les petites ruelles et le centre ancien si on a rien de précis à y faire.

Hier matin, j'ai donc fait la visite de Peyruis. Voici quelques photos que je partage avec vous.

Au détour des ruelles, que j'ai trouvé très propres, il faut le signaler, car ce n'est pas le cas de partout :

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J'y ai découvert de très jolies portes :

LES PORTES DE PEYRUIS 1

LES PORTES DE PEYRUIS 2

porte 5

une plaque rappelant l'ancien moulin à Huile :

plaque du moulin à huile

un peu plus haut, au pied du château, nous découvrons de très belles façades de maison du XVIIème siècle, des fenêtres d'angle à meneaux :

 

fenête à meneaux

MAISON FACADE SEIXIEME SIECLE

 et un logis seigneural, devenu "Le grand Cabaret": avec de grandes écuries où en payant son droit de péage, on en profitait pour changer sa monture.

le grand Cabaret

le grand Cabaret 2

le logis Seignieuriel

Nous arrivons sur la place de Barlatan où se trouve le lavoir public et la Fontaine qui porte le même nom.  C'est en 1744 que le conseil délibère de faire un lavoir à la fontaine de la place ainsi que de faire couvrir le lavoir de Barlatan . Ce lavoir a été construit entre 1720 et 1740. Il a été modifié en 1969, (passant d'un lavoir bas au lavoir actuel où l'on lave debout)

 

 

visite de PEYRUIS AOUT 2013 026

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A noter que Peyruis bénéficie du Logo : "Peyruis Pays des fontaines". Il n'a pa été choisi en vain. A noter qu'à Peyruis l'eau est potable à toutes les fontaines, ce qui est fort agréable. Nous avons pu ainsi nous désaltérer. Peyruis est alimenté par deux sources au débit important  qui sourdent dans les colinnes.

Le grand font (grande fontaine) qui alimentait le village et Chante Mercle qui alimentait le château.

La grande fontaine : A l'ouest au dessus du quartier du champ de Gau, deux galeries creusées dans le poudingue se rejoignent dans un petit bassin et y déversent une eau claire limpide et fraîche depuis un temps immémorial. Cette source appelée "la grande fontaine" sûrement à cause de son fort débit a été captée et conduite sur le bord du "grand chemin", ancienne "voie domitienne", elle a donné le jour à la fontaine Barlatan (photo ci-dessus) et de là, elle alimentait la fontaine de la place vieille.

 

 visite de PEYRUIS AOUT 2013 027

 

Face à la fontaine, en passant sous cette porte,nous allons découvrir la façade de l'ancienne prison de Peyruis :

 

plaque 1909

l'ancienne prison de Peyruis

et ouI, il y a avait une prison à Peyruis et impressionant, il semble que ces  cellules soient restées en l'état.

Je ne vous ais pas encore parlé de l'église et de son clocher, mais je pense que je vais le faire dans un prochain message, de même pour l'exposition de la chapelle Saint Roch qui a clôturé notre visite et qui mérite aussi qu'on s'y attarde. Voici donc une première partie de notre visite.

Ci-dessous, une photo du champ de Gau et des jardins en terrasse :

visite de PEYRUIS AOUT 2013 039

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Avant de terminer notre visite par l'exposition dans la chapelle Saint-Roch, une petite halte devant la fontaine Saint Roch, ci-dessous, restaurée en 1992 :

la fontaine St Roch

 

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17 août 2013

Escale en Provence ...... à La Roque d'Anthéron

Un rendez-vous incontournable pour les amateurs de piano :

La Roque d’Anthéron est célèbre pour son Festival International de Piano qui s'est déroulé cette année du 20 juillet au 20 août. Donc plus que quelques jours ..... En ce moment le Festival 2012 est diffusé à la Télé..

Ci-dessous quelques photos qui ont été prises un matin lors des répétitions.

 

Festival Inertnational de piano de La Roque d'Anthéron-Aout 2013 026

Festival Inertnational de piano de La Roque d'Anthéron-Aout 2013 025

Festival Inertnational de piano de La Roque d'Anthéron-Aout 2013 018 (1)

photos prises le matin lors d'une répétition ......

Festival Inertnational de piano de La Roque d'Anthéron-Aout 2013 002

Festival Inertnational de piano de La Roque d'Anthéron-Aout 2013 007

Festival Inertnational de piano de La Roque d'Anthéron-Aout 2013 019 (1)

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Je vous avais déjà parlé de la Roque d'Anthéron dans un message précédent (19 Février 2013) mais aujourd'hui, avec le Festival, je vais vous montrer des photos du Parc du Château. 

Parc du Château de Florans :

 

  • La renaissance provençale :

    Situé dans le village de la Roque d'Anthéron, le Château de Florans date du début du XVIIème siècle et possède un magnifique parc dont l'allée principale, bordée de 365 platanes centenaires, majestueux et protecteurs du promeneur, est un endroit magique. Au coeur du parc, la clairière a été aménagée par le Festival en un véritable auditorium de plein air d'une grande qualité acoustique. Il n'est pas possible de visiter le Château. raison pour laquelle je n'ai jamais eu l'occasion de m'y rendre, mais je me suis laissée dire qu'il était ouvert au Public seulement un mois par an, le mois du Festival. Un de mes amis s'y est rendu et m'a envoyé les photos ci-dessous :

    15 Aout 2013 - Vers la Fin du Festival International

    15 Aout 2013 - Vers la Fin du Festival International

    15 Aout 2013 - Vers la Fin du Festival International

    15 Aout 2013 - Vers la Fin du Festival International

    15 Aout 2013 - Vers la Fin du Festival International

    15 Aout 2013 - Vers la Fin du Festival International

    Le petit Yorkshire, vous l'aurez compris est le chien de mon ami. Merci Pierre pour le partage de ces photos. Ce parc incite vraiment à la promenade à l'ombre de ces grands arbres.


10 août 2013

LE BENITIER DE SAINT VERAN....

67600262[1]

En complément à mon article du 22 août 2011 où je faisais la description de l'Eglise de Saint-Véran, et pour essayer de répondre au commentaire de Pilou du 19 Juin 2013, sachant qu'une de mes amies se rendait à Saint-Véran cet été, je l'ai chargée d'une mission délicate : essayer de touver un ancien qui pourrait m'en dire un peu plus sur la symbolique des figurines sur le bénitier. Voici ce qu'elle m'a rapportée :

.." Nous devrions trouver, si ce n'est une réponse, mais au moins une "réflexion" sur les questions que l'on se pose sur ce sujet, dans la Monographie de Saint Véran écrite par l'Abbé Pierre BERGE, éditée en 1928 à GAP par Louis LEAN Réimprimé en1980 à Marseille par LAFFITTE Reprints.

mais aussi, dans l'interprétation, ci-dessous, donnée par Emile ESCALLIER :

..." Dès le seuil de l'Eglise du "plus haut village d'Europe où l'on mange du pain", à peine franchi le portail d'entrée, l'attention du visiteur se fixe sur un très beau bénitier de serpentine dont la cuve a été ainsi décrite par l'abbé Berge dans sa Monographie de Saint-Véran :

"L'extérieur de la cuve est divisé en trois zones inégales ; la plus haute, la moins large et celle du milieu son tornementées par quatre têtes humaines portant sur les deux zones et très en relief. Sur la zone supérieure figurent des inscriptions très frustes qui ne sont pas déterminées. On voit cependant : "Confesso..;" une tête humaine réduite, ne portant que sur cette zone (la crosse, la croix et la mître) et des signes et des inscriptions. La zone du milieu, beaucoup plus étendue, porte une sorte de dragon, en arrière et au-dessus duquel, vers la première tête est un bras et une main, dans l'attitude de la bénédiction. En avant du dragon se trouve un guerrier ou autre personnage portant une lance ou un épieu, semble-t'il. Devant lui, court un animal, chien ou lièvre ; ces figures sont entre la première et la deuxième têtes. Entre la deuxième et la troisième, un autre animal, précédant le premier et courant ; ensuite, un niveau de maçon ; au-dessus, un T au Tau surmonté d'un point en forme de petite boule et une inscription. Entre la troisième et la quatrième têtes sont deux autres personnages. On dirait deux enfants qui se regardent et se donnent la main. Enfin, entre la quatrième et la première tête, vers cette dernière, il me paraît y avoir un soleil à plusieurs rais et un disque partagé par un demi-cercle. Il n'y a aucune gravure sur la zone inférieure. Jusqu'ici, personne n'a interprété les gravures de ce bénitier, dont M.J.Roman n'a pas parlé dans son Répertoire Archéologique".

La curiosité des archéologues mérite d'être retenue par cet ouvrage dû, selon toute vraisemblance, à un modeste artiste de village, l'un de ces "pique-pierre" qui dans un passé récent encore excerçaient leur métier dans chacune de nos bourgades ? Quelles interprétation donner à ces signes quasi mystérieux ? Quelle est donc la scène représentée sur le bénitier de Saint-Véran ?

L'abbé  Berge a noté le silence de Joseph Roman, dont le Répertoire Archéologique des Hautes-Alpes, bien que vieilli, continu cependant à faire autorité ; puis il a donné l'explication suivante, textuellement reproduite :

"Le tau était considéré par les premiers chrétiens comme une image de la Croix. La Croix en tau était regardée par les Gentils comme un symbole de vie, de salut, de félicité. (Cétait la croix commissa ou patibula). N'est-ce pas la Croix de Jésus-Christ qui est ici figurée ? N'est-ce pas lui-même qui est représenté par le soleil : erat Lux ; il étiat la lumière qui illumine tout homme venant en ce monde. Comme le dragon est ténèbres. Le niveau, c'est la Trinité ; les enfants, l'innocence baptismale".

Je me suis à mon tour permis de risquer une hypothèse. Elle vaut simplement comme opinion personnelle. Ayant eu le grand honneur, en juillet 1952, de conduire sur son sommet, puis aux splendeurs d'Embrun, une excursion de la Société Dauphinoise d'Ethnologie et d'archéologie, j'ai cru pouvoir exposer ainsi une thèse dans le bulletin de cette Association du second trimestre de l'année 1953. Je ne la donne pas, encore une fois, pour vérité certaine. En voici la substance :

On connaît la légende de Saint-Véran. Ermite aux environs de la Fontaine du Vaucluse, il délivre les troupeaux de cette région d'un dragon ailé qui les décimait, tous les moyens humains étant demeurés inutiles. Exorcisée par lui, la méchante bête, devenue inoffensive, vint se loger sur les crêtes des Alpes. Le Saint reçut l'évêché de Cavaillon. Il y mourut. Où l'inhumer ? Ses contemporains hésitaient, mais un signe les tira d'embarras ; son manteau s'envolat et se posa sur la chapelle de Vaucluse. Il y repose. on le vénère en divers lieux comme patron des Bergers.

Or l'église du plus haut village d'Europe rappelle à plusieurs reprises, dans son mobilier tout au moins, la légende rapidement esquissée ci-dessus. Elle garde, offert à la piété des fidèles, un buste de l'évêque, contenant une relique ; et surtout, la boiserie du choeur, du côté de l'Evangile, abrite dans une niche une adorable effigie du saint,en bois sculpté, avec à ses pieds un dragon vaincu, directement apparenté dans son aspect à la tarasque de Sainte Marthe.

Ainsi donc la vie de Saint Véran est présente, en raccourci, dans son église. Pourquoi le sculpteur du bénitier n'en aurait-il pas représenté, dans son travail naïf, la légende essentielle ? Tout semble le démontrer. Les quatre têtes qui ornent la partie supérieure de la cuve sont manifestement les quatres points cardinaux. Le mot où l'abbé Berge voit "confesso" se lit en réalité de façon très nette "confessoR". Il se rapporte sans aucun doute à l'Evêque dont la croix, la crosse et la mître sont les attributs. Or toutes les statures de Saint Véran le représenent avec la crosse et la mitre. C'est bien de lui qu'il s'agit ici et la main, dont les proportions choquent par rapport au surplus de la scène, est celle de l'évêque de Cavaillon exorcisant le dragon qui fuit devant cet exorcisme. Après l'animal fabuleux est dessinée une scène de chasse. Un homme, muni d'une lance, coiffé d'une sorte de bonnet phrygien, est précédé d'un lièvre. Un lièvre, qu'est-ce à dire ? Il est le symbole de la couardise, de la peur. Dès lors, tout le dessin prend son sens. L'homme et les bêtes sont effrayés par le dragon, lui-même vaincu par la main qui le bénit au nom de la Croix divine, le Tau. Il fuit vers le soleil levant, visible sur la cculpture, c'est à dire, vers les sommets des Alpes où deux enfants l'attendent en toute quiétude car il est désormais pacifique. Quand au niveau de maçon, comment y voir autre chose qu'un signe de compagnonnage qui constitueraient, en quelque sorte, la signature de l'artiste anonyme, graveur du bénitier.

Je ne pense pas que cette interprétation ait jamais été donnée encore. Je la propose donc comme nouvelle, mais non point comme certaine. Elle a du moins pour elle le mérite d'être plausible et de s'accorder avec la logique.

Elle pourrait en tous cas être le point de départ d'études plus savantes, plus approfondies. A ce titre, en toute humilité je la signale aux archéologues dont, hélas, je ne suis point.

Cher Pilou, Voici tout ce que j'ai pu récolter. A présent, je ne sais pas s'il y a eu une suite, une analyse plus approfondie  sur l'interprétation de M. ESCALLIER. Je remercie la personne qui a bien voulu nous remettre cette analyse sur le bénitier de Saint Véran.

 

 

 

09 août 2013

LAVANDE : MORATOIRE DEMANDE

Je suis de plus en plus convaincue que l'Europe nous a ruinés ......

Déjà que nos Agriculteurs ne peuvent plus vivre de leur production, La nouvelle réglementation Européenne pourrait bien mettre en péril l'existence même des Distillateurs et des producteurs de lavande.

Le Saviez-vous ? :  La nouvelle réglementation assimile les huiles essentielles de lavande et lavandin à des produits chimiques. Les nouvelles mesures du règlement "Reach" qui définit les règles de classification d'emballage et d'étiquetage des produits chimiques en Europe imposent en effet pour la plupart des huiles essentielles de lavande et de lavandin, l'affichage du pictogramme du poison et de l'arbre mort sur létiquette des flacons. Selon ce nouveau règlement Reach, dans la mesure où les huiles essentielles présentent un caractère irritant pour les yeux ou sont potentiellement inflammables, elles perdent leur qualité de produits naturels pour devenir des substances chimiques. Les effets de cette réglementation seront dévastateurs pour la filière lavandicole et ceux qui en vivent si cette classification n'est pas assouplie.

a suivre .....!

 

 

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06 août 2013

Notre chère lavande ....

Nadine de Trans en Provence s'est rendue sur le plateau de Valensole et vous parle de la lavande. Tout comme je l'ai fait dans un message précédent, elle a également incorporé un diaporama. Je vous invite a lui rendre visite et lui laisser un petit commentaire. Merci Nadine pour ton lien.

http://www.transenprovence.org/article-les-fuseaux-ou-fusains-de-lavande-108437930.html

 

Fuseaux-de-lavande[1]

 

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03 août 2013

Spectacle de la fin du deuxième stage à Chauffayer

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Depart du 3ème stage pour CHAUFFAYER, c'était cet après-midi.

Les Enfants du second stage ne sont pas encore revenus, que le troisième est déjà en route. On ne chôme pas à CHAUFF. L'Equipe pédagogique a de quoi faire ..... car ce séjour (séjour des plus grands) devrait être très animé.

Un petit rappel : vous pouvez consulter le Site internet de l'Association :

www.joiet-et-soleil04.fr

Un mot de passe a été indiqué aux parents afin que tout au long du séjour chacun puisse consulter le blog et avoir ainsi des nouvelles du groupe à travers leurs aventures. L'Equipe pédagogique y mettra des articles en ligne accompagnés de quelques photos plusieurs fois par semaine. C'est Génial, à Chauff on se donne les moyens ..... Je ne dirais pas : .. de mon temps .....!

Voici quelques photos de ce départ cet après-midi des locaux de l'association à Saint-Auban :

Le Président, Michel TAVERNIER, accueille les parents et leurs présente le Directeur et les animateurs de ce stage d'ados.

 

Présentation

Photo du groupe avant le départ :

Départ Troisème stage

 C'est le moment du départ

C'est l'heure

Nous Souhaitons un excellent séjour à tout ce groupe de jeunes qui vont respirer le bon air du Champsaur.

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