28 septembre 2015

Visite du Petit Palais à AVIGNON dans le cadre des Journées du Patrimoine.

Le musée du Petit Palais doit son nom à l'appellation familière du Palais des archevêques dans lequel il est installé, appellation qui lui fut attribuée par référence au grand palais voisin : le Palais des Papes. Ce "Petit Palais" de près de 3000 m² organisés autour de deux cours intérieures, n'en constitue pas moins un important témoignage de l'installation pontificale à Avignon au XIVème siècle puis de la transformation de la cité du XVe au XVIIIe siècle, devenue une vice légation du Pape régnant à Rome. Enfin, cet édifice est également emblématique du destin contemporain des monuments médiévaux après la Révolution française.

 

IMG_3109

 

 Le musée du Petit Palais jouit d'un emplacement prestigieux sur la place du Palais des Papes, au coeur du périmètre du site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ouvert depuis 1976, le musée présente des collections provenant de deux origines distinctes : la collection de peintures italiennes rassemblées par le marquis Campana dans la première moitié du XIXe siècle et constituant un dépôt exceptionnel du musée du Louvre et un ensemble de peintures et sculptures provençales du Moyen Age déposées par la Fondation CALVET. Classé monument historique.

 

 

Le petit palais

On ne sait oû regarder ...... de ces statues ..... aux plafonds

Une merveille !

 

IMG_3113

IMG_3114

 

Une collection de sculptures avignonaises romanes et gothiques .....

Encore un très beau plafond :

IMG_3115

IMG_3116

IMG_3117

IMG_3118

IMG_3120

IMG_3121

IMG_3122

IMG_3123

IMG_3124

IMG_3126

IMG_3127

 

 

IMG_3128

IMG_3129

IMG_3130

IMG_3131

 

Si vous voulez en savoir plus sur le Petit Palais, vous pouvez consulter le site :

www.petit.palais.org.

Nous avons été enchantés de cette visite.


Suite de notre escapade à Avignon : Le Palais des Papes, Notre Dame des Doms et Le Petit Palais à suivre.

IMG_3096

 

IMG_3097

Impossible de tout visiter en une journée, nous devons faire des choix, l'heure tourne. Aprés un déjeuner pris sur la place de l'horloge, arrivée sur la Place du Palais. Nous nous trouvons devant le Palais des Papes : La résidence des souverains pontifes et le siège de la chrétienté au XIVème siècle. Mais l'entrée étant payante ce samedi, nous nous dirigeons vers le Petit Palais.

IMG_3098

Un petit arrêt devant Notre Dame des Doms.

 

La premiere mention de Notre-Dame-des-Doms remonte à 1037 mais on considère que l'édifice actuel n'a été construit qu'au XIIème siècle .Agrandi au cours des deux derniers siècles du Moyen Age, la cathédrale subit des dernières transformations au XVIIème siècle. La statue de la Vierge en plomb doré, située au sommet du clocher date quant à elle de 1859.

IMG_3100

 

 

 

  

26 septembre 2015

Et si nous allions à l'Opéra ??? Et bien pour moi c'était le week-end dernier .... Découverte de l'Opéra d'Avignon !

 

L'Opéra d'Avignon, dit initialement Théâtre minicipal puis actuellement Opéra Grand Avignon est une salle de spectacle, située sur la Place de l'Horloge et construite au cours du XIXème siècle.

Détruit par un incendie en 1846 et rebâti aussitôt par T. Charpentier et L. Feuchères, sa façade est ornée de statues de Molière et Corneille par J.P. Gras. Salle à l'italienne avec plafond peint. Classé Monument historique.

Occupée dès la préhistoire, Avignon fut, de tous temps, un foyer de culture et un carrefour de civilisations.

Chaque période de son histoire, la plus marquante l’ayant promue capitale de l’Europe chrétienne, est imprimée au plus profond de son architecture.

Ce destin exceptionnel, qui a permis au vieux centre d’être inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, se lit à livre ouvert dans chaque rue, sur chaque place, au hasard de flâneries qui sont autant de voyages dans le temps.

 

IMG_3082

 

Magnifique ! ci-dessous le projecteur sur le plafond :

IMG_3083

 

 

IMG_3088

IMG_3087

costume 1

J'imagine les toilettes que l'on doit découvrir, les soirs de spectacles .....

les toilettes de ces dames

IMG_3094

j'ai fait une petit tour dans la loge de Monsieur Le Préfet ,

IMG_3089

 

Que dire du bloc de béton qui fait office de théâtre chez nous .. quand on est face à une telle merveille !

Ci-dessous le manège sur la place de l'horloge,

photo prise depuis le balcon de l'opéra...

 

IMG_3095

 

La saison 2015/2016 de l'Olpéra Grand Avignon ouvrira le 3 octobre avec Acis and Galatea de Haendel, sous la direction musicale de Damien Guillon et dans une mise en scène d'Anne-Laure Liégeois, avec des chanteurs lauréats du 24e concours international de chant de Clermont Auvergne 2015.

 

25 septembre 2015

Découverte de l'Hôtel de ville d' Avignon : Suite de notre balade pour les Journées du Patrimoine ....

Arrivée sur la Place de l'Horloge : voici une vue sur la Rue de la République très commerçante.

IMG_3075

 

Construit de 1845 à 1856 autour de la Tour de Jacquemart, seul vestige de l'ancienne livrée cardinalice d'Albano (XVIème siècle), l'Hôtel de Ville est le siège de l'administation communale et le lieu de la démocratie locale et citoyenne. La Salle des Fêtes se distingue par son décor Second Empire.

IMG_3076

 

Bâtiment imposant jouxtant le théâtre, il a été entièrement reconstruit au milieu du XIXème siècle par l'architecte Léon Feuchère, dans un style général néoclassique avec un impressionnant hall peuplé d'une forêt de colonnes donnant sur l'escalier d'honneur. Seule l'ancienne tour de l'horloge gothique fut conservée. Elle renferme un Jacquemart. Ce bâtiment avait été commencé en 18545 par l'architecte de la ville, Joseph-Auguste Joffroy. Il fut inauguré par Napoléon III et le maire de la Ville, Paul Poncet, le 24 septembre 1856.

 

Mairie d'Avignon

IMG_3081

 

Il faut prendre du recul pour voir la très belle Tour du Jacquemart ....

 

27_960

 

Un jacquemart ou jaquemart est un automate d'art qui représente un personnage masculin en bois sculpté ou en métal et qui frappe sur une cloche avec un marteau pour indiquer les heures. Le jacquemart qui continue à sonner les heures à Avignon représente un soldat coiffé d’un  casque et d’une cotte de maille. Son épouse Jacote, ou Jacotte, habillée d’une longue casaque jaune, tend le bras vers lui, une rose à la main. Le Jacquemart est fabriqué dans du bois de figuier.

L'origine de ce mot qui a plusieurs orthographes est incertaine: 

1/"Jacques" ou "Jaques" désignait autrefois les paysans, et "martserait l'abréviation de marteau

2/ Le "Jacquemart" était le paysan qui sonnait l'angélus dans les champs.    

3/ Plusieurs horlogers de Lille, Courtrai et Dijon auraient porté ce nom. 

4/ Ou alors un mot latin "Jaccomarchiardius" (Jacques-Marc)

5/ Ou parce que les guetteurs de beffrois portaient une "Jaque" ou "jacke" de mailles. 

6/ Enfin, aussi du provençal "Jaqueme" auquel on accollerait le suffixe "mart" ou "mard". 

7/ D'autres disent que ce mot viendrait de Jaqueme, nom propre, ancienne forme picarde de Jacques qui, à l’origine, désignait le valet du seigneur qui sonnait les cloches en cas d’alerte.

La  place de l’Horloge à Avignon est appelée ainsi depuis le XVIème siècle, à cause de l’horloge installée dans la tour louée aux religieuses du couvent Saint-Laurent qui dominait l’ancien Hôtel de Ville de style gothique. Seule l’ancienne tour et son campanile furent conservés. L'horloge est dotée d’un mécanisme qui sonne les heures, créé par Amiel Guibert, serrurier. Pierre Gentil, lapicide, et Jean Morgier, maçon, renforcèrent la terrasse de la tour et la dotèrent d’un campanile, orné d’une flèche et de clochetons, destiné à accueillir la cloche et son mécanisme. 
L’Hôtel de Ville gothique et la place subirent de nombreuses modifications au cours des siècles. 
En 1838, les anciennes statues du jacquemart furent remplacées et recueillies au palais du Roure, musée du Vieil Avignon où l'on peut toujours les voir. 
C’est dans cette période aussi  que l’on décida de détruire l’Hôtel de Ville gothique pour en rebâtir un neuf. Le nouveau fut inauguré en 1851. 

 

IMG_3077

L'hôtel de Ville d'Avignon, classé monument historique est un très bel édifice, bien entretenu.

24 septembre 2015

Journée européennes du Patrimoine à Avignon / Exposition sur Jean Henri FABRE au Palais du Roure.

A découvrir en ce moment dans la Salle Marcel Bosqui du Palais du Roure une exposition sur Jean-Henri FABRE (1823-1915), Félibre et Savant, dans le cadre du centenaire de sa mort (1915-2015).

Pour ceux qui n'auront pu voir cette expo mais qui désirent en savoir un peu plus sur la biographie de ce poète provençal. je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous et je remercie Eric d'avoir bien voulu me le communiquer :

http://ambre.jaune.free.fr/fabre2.html#infographies_JH_FABRE

IMG_3055

 

 http://ambre.jaune.free.fr/fabre.html

Posté par Une jarlandine à 15:55 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

Journées européennes du Patrimoine à Avignon : "L'abesse du Roure"

Faisons plus ample connaissance avec

 Jeanne de Flandreysy-Espérandieu

1874-1959

 

Le 12 juillet 1944, à l'occasion de ses 70 ans, en pleins bombardements, Jeanne de Flandreysy-Espérandieu léguait à la ville d'Avignon Le Palais du Roure et toutes les collections qu'elle y avait réunies.

C'est en 1918 que commence l'aventure avignonnaise de Jeanne de Flandreysy.

Née le 11 juillet 1874 à Valence, de son vrai nom Jeanne Mellier, elle entama très tôt une carrière littéraire et journalistique, en même temps qu'elle devenait la collaboratrice du grand mécène et écrivain marseillais Jules Charles-Roux.

Mais déjà, en 1900, elle avait fait la connaissance de Frédéric Mistral et entrepris, dans l'enthousiasme de la jeunesse une véritable "croisade" pour la défense de la culture méditerranéenne.

En 1908, à l'occasion du tournage du film Mireille, elle rencontra en Camargue, "Lou Marquès", le légendaire Folco de Baroncelli. Cette rencontre donna un sens nouveau à sa vie. Dès lors, rien ne l'arrêtera dans l'oeuvre qu'elle veut accomplir. Elle est belle et séduisante, intélligente, cultivée et très déterminée. Aucun obstacle ne la fera reculer.

En véritable précurseur de la documentation moderne, elle ne cesse d'amasser documents et objets les plus divers. Et bientôt elle cherche un lieu pour abriter tout cela. le choix d'Avignon, berceau du Félibrige, est déjà fait. la providence veille. En 1918, l'ancien hôtel de Baroncelli-Javon est en vente. Sans hésitation, elle l'achète. les travaux commencent.

Le Palais du Roure, par la volonté d'une femme,

deviendra le temple de la culture latine.

Outre la constitution d'une bibliothèque méridionale particulièrement riche, qui compte parmi les plus importantes du Sud de la France, elle s'est attachée à réunir des collections de toutes sortes.

Parfois mal comprise et critiquée par certains qui ne décelaient pas l'intérêt que présenteraient ces objets et documents pour les générations futures, elles engrangeait, sauvait, restaurait toujours sans relâche.

Généreuse et altruiste, elle recueillit des artistes à la dérive comme le poète Luis le Cardonnel et le peintre symboliste belge Henry de Groux, dont le Palais du Roure peut s'enorgueillir aujourd'hui de posséder les principaux chef-d'oeuvre.

Son mariage en 1936 avec le Commandant Emile Espérandieu, membre de l'Institut, grand érudit et archéologue éminent, conservateur des Musées Archéologiques de Nîmes et des Monuments Romains du Gard, apporta au Palais du Roure une dimension nouvelle. Emile Espérandieu fit don de sa bibliothèque et des ses archives à Jeanne et c'est alors que, d'un commun accord, ils décidèrent de créer la Fondation qui portera leurs noms et de la léguer à la Ville d'Avignon. Ce qui fut fait, après la mort du Commandant, sous forme de deux donations : la première, celle de 1944, outre le bâtiment lui-même, consistait en tableaux, meubles, objets, livres, manuscrits, revues, photographies et documents divers, le tout porté sur un inventaire comportant 53 feuillets dactylographiés. L'inventaire de la seconde, 3 ans plus tard, le 18 Octobre 1947, ne comporte pas moins de 72 feuillets !

Désormais, Jeanne de Flandreysy-Espérandieu ne possédait plus rien.

Mais son énergie, toujours intacte, la poussait inlassablement. Son oeuvre n'était pas terminée : en 1952, elle créa l'Institut Méditéranéen du Palais du Roure, placé sous la double autorité scientifique des Universités d'Aix-Marseille et de Montpellier, qui matérialise son vieux rêve de "Villa Médicis" provençale.

Le 3 juillet, elle reçut une légion d'honneur largement méritée.

Et Jeanne s'en est allée le 15 Mai 1959

Un grand merci à cette grande Dame !

 

IMG_3033

 

IMG_3034

 

IMG_3035

 

Journée européennes du Patrimoine à Avignon : Histoire d'une passion ..... a découvrir au Palais du Roure.

LA COLLECTION DE CLOCHES DU PALAIS DU ROURE :

Voici mon sixième message sur ma journée de Samedi dernier : suite de ma visite.

Dès son installation dans le Palais du Roure, qu'elle avait acheté en 1918, jeanne de Flandreysy commença à collectionner des cloches. les premières furent suspendues un peu partout dans la cour d'honneur.

 

page

Petit à petit, la passion s'affirmant, les cloches arrivèrent dans la maison. Offertes, achetées chez des fondeurs, des antiquaires ou encore des récupérateurs de métaux, au kilo, pour leur épagner la refonte, il y en eut bientôt un nombre important. De toutes tailles, de toutes orignines, très modestes ou très rares, de la plus ancienne à la plus récente, elles constituent aujourd'hui l'un des ensembles campanaires les plus importants de France (près de 200 pièces). Cette collection ne se veut ni historique, ni scientifique : on ignore l'origine de bon nombre de ces cloches. Il s'agit plutôt d'une collection symbolique et même sentimentale. En effet, Jeanne de Flandreysy a redonné vie à ces "orphelines" en les rebaptisant, en les dédiant à des poètes, des musiciens, des artistes. C'était sa façon à elle d'honorer les grands hommes. C'est ainsi qu'elle a rendu hommage à Homère, Virgile, Dante, Pétrarque, Pascal, Racine, Lmartine, Baudelaire, Mallarmé ... et bien sûr Folco de Baroncelli et Frédéric Mistral.

La dernière cloche baptisée au Palais du Roure en 1956, 3 ans avant la mort de Jeanne de Flandreysy, fut dédiée à Pablo Casals qui vient, à cette occasion, donner un grand concert dans la cour d'honneur du Palais et inaugurer le "musée de cloches".

Une place particulière est faite aux cloches avignonnaises fondues par les maisons Pierre Pierron, Reynier ou Gautier, ainsi qu'aux sonnailles de la célèbre maison Simon de Carpentras.

On peut y voir des cloches de vaches provenant de Suisse ou du Massif Central, des grelots de roulier dont ceux de la célèbre "patache" (diligence) de Maillane, achetée par Jeanne de Flandreysy en 1935 ; des carillons à vent, des cloches "exotiques" (Chine, Japon, Perse, Mexique ...), une cloche unique fabriquée dasn un obus de la guerre de 14-18, des "tintinnabula" (petites clochettes) gallo-romaines du 1er siècle avant J.C. trouvées à Alésia, des grelots des XIVème et XVème siècles trouvés à Avignon, des cloches des XVIème, (dont une très rare dite "à dents de peigne" donnée par l'Evêque d'Assise), XVIIème, XVIIIème,XIXème siècles ... jusqu'au XXIème, car la collection ne cesse de s'enrichir.

Sans oublier les cloches fantaisie, les cloches souvenirs, ou encore les cloches-publicité.

Le tout surveillé par un Coq de clocher du XVIIIème siècle.

Rabelais avait baptisé Avignon "L'Isle sonnante" et Frédéric Mistral "la sonneuse de Joie".

Avignon et ses "cent clochers" ont inspiré tant d'écrivains et de poètes !.

Et même Victor Hugo à qui Clément Fanot, le "carrillonneur fou" de l'église Sains Didier, aurait inspiré le personnage de Quasimodo !

Je ne peux que remercier le Plais du Roure pour toutes ces explications très enrichissantes .....

 

 

22 septembre 2015

Journées Européennes du Patrimoine à Avignon : Ma troisième visite : LE PALAIS DU ROURE

Suite de ma balade à Avignon. Après avoir vu l'exposition de Marie Sylvestre dans la chapelle du Palais du Roure et avoir sympathisé avec les charmantes provençales en habit traditionnel dans la cour, j'ai commencé la visite de cette grande demeure d'Atmosphère.

Un peu d'histoire .... L'Histoire de la demeure commence par l'arrivée en Avignon de deux frères issus d'une famille de banquiers florentins, Pierre et Carle BARONCELLI.

En 1462, Pierre BARRONCELLI épouse Léonarde de Passis, appartenant à la famille des Pazzi, également oringinaires de Florence. Le couple s'installe dans une demeure appelée "La Taverne du Mûrier" qui appartenait au beau-père de Pierre Barroncelli. Ils y résident en tant que locataires jusqu'en 1469, date à laquelle Pierre Barroncelli rachète la demeure.

Voici le porche de l'entrée et son plafond :

IMG_3072

IMG_3074

IMG_3073

 

LA COUR :

A l'origine la cour était plus étroite et on y trouvait un puits. Dans l'angle Nord-Ouest se dressait une tourelle qui logeait l'escalier principal de la maison. Le long de la façade Ouest, les traces d'anciennes arcades sont encore perceptibles. Ces dernières étaient surmontées d'une galerie dont on perçoit également les traces de couverture. Tout cela disparait à la fin du XVIIème siècle pour une entière rénovation de la maison. Ainsi la cour est élargie et le puits détruit. On installe une salle à manger au rez-de-chaussée, un grand escalier d'honneur et au premier étage des ailes Est et Ouest, deux grandes enfilades de salons et d'apparetements qui seront superbement ornés dans le courant du XVIIIème siècle.

Voici la cour, aujourd'hui, photo prise de la Chambre au plafond au 1er Etage :

IMG_3071

L'ESCALIER D'HONNEUR :

Parmi les travaux de remaniement qui transformèrent la maison à la fin du XVIIIème siècle, la pièce maîtresse est sans conteste le grand escalier.Comme dans toutes les grandes demeures de l'époque, il ne conduit qu'au premier étage, "l'étage noble", réservé au maître de maison et à a ses invités ; la domesticité était logée au second. Cet important volume est surmonté d'une galerie de musique. Ici sont exposées des huiles du peintre Belge Henry de Groux, dont son célèbre Christ aux outrages, et une série consacrée à l'Enfet de Dante. On remarquera également la maquette d'Ugolin de J.B. Carpeaux.

Dans l'escalier, J'ai fixé mon objectif sur cette toile qui me plaît particulièrement .....

"Le marché de la Place Pie" par Clément Brun

IMG_3058

 

L'ANTICHAMBRE :

Le mobilier contenu dans cette pièce, y compris le miroir, provient du salon du château de Fontségugne. C'est dans cette demeure de Châteauneuf de Cadagne que, le 21 MAI 1854, Frédéric Mistral at ses amis écrivains fondèrent le Félibrige. une porte donne accès à l'escalier de service. En exposition une statue de Saint-Roch (XVIIIème siècle) le portrait de Rose Bordas par Pierre Grivolas, et la vue du pont St Benezet par Camille Dufour (v. 1902).

LE SALON

 

IMG_3060

Le salon est meublé en style provençal du XVIIIeme siècle. A remarquer, un coffre à dentelle posé sur la commode. On y trouve un beau portrait de Frédéric Mistral, peint en 1806 par Paul Saïn. Au dessus, un portrait de jeanne de Flandreysy peint par Léo Lelée. A droite et à gauche, deux portraits en pied du couple Semenow, des aristocrates russes qui adoraient la région d'Avingnon, peints par Pierre Grivolas. le couple fit construire le "Château des Chênes Verts" dans lequel ils conviaient leurs amis comme Frédéric Mistral, Paul Arène, Alphonse Daudet et pierre Grivolas dans le cadre de petites soirées de culture provençale.

IMG_3061

 

 

LA SALLE A MANGER 

IMG_3059

 

 Cette pièce est essentiellement meublée avec un mobilier provençal du XVIIIème siècle : on y trouve un très beau buffet à deux corps ainsi qu'un meuble fixé au mur, appelée "panetière", particulier à la Provence et servant à conserver le pain.

IMG_3062

IMG_3063

  

 

LE BOUDOIR

Le Boudoir est une pièce consacrée à la femme qui racheta la demeure en 1918, Jeanne de Flandreysy. De son vrai nom Jeanne Mellier, elle est la fille d'Etienne Mellier, personnage éminent de la ville et très estimé de ses contemporains. Elle se montre digne de son père, avec un talent d'écrivain qu'elle exerce en publiant dans des journaux de Valence avant de devenir journaliste littéraire pour le Figaro de 1904 à 1910. Entre-temps elle fait la connaissance d'un certain nombre d'écrivains provençaux, parmi eux Frédéric Mistral et Folco de Baroncelli. Au contact de ces deux personnages, grands défenseurs de leur culture, Jeanne de Flandreysy se prend de passion pour la culture provençale. Elle accumule une énorme quantité de documents, d'objets ethnographiques et de souvenirs. Lorsqu'en 1918, le Plais du Roure est à endre, elle essaie de rassembler les fonds nécessaires et s'associe à Jule Charles-Roux, un grand mécène marseillais ; mais ce dernier décède. Le projet est finalement réalisé grâce à son père qui avance la somme nécessaire, Jeanne de Flandreysy s'installe et entame un énorme programme de restauration. Au fur et à mesure, elle peut jeter les bases de ce qui deviendra le "Centre de Culture Méditéranéenne du Palais du Roure". L'origninalité de cette femme reste aussi sa grande collection de cloches répartie dans toute la demeure et se chiffrant à 175 pièces. En 1944, jeanne de Flandreysy lègue sa fondation à la Ville d'Avignon. Elle décèdera en 1959 à l'âge de 85 ans.

 

IMG_3066

 

 

LA CHAMBRE A PLAFOND :

La"chambre au plafond" est une des rares pièces ayant conservé son volume original. On peut y admirer son très beau plafond à caissons, posé vers la fin du XVème siècle. Le mobilier de la pièce n'est pas d'origine, mais on y trouve un meuble ayant appartenu aux Baroncelli : leur Cathèdre. Il s'agit d'un siège d'apparat fabriqué lorsqu'ils furent anoblis par le Pape LéonX en 1514 et obtinrent le titre de Seigneurs de Javon.

 

IMG_3070

 Le Cathèdre (dommage un peu flou)

La pièce est également décorée de nombreux portraits de la Famille Baroncelli et de ses alliés par le mariage, dont Julien Della Rovere, Légat d'Avignon qui devint Pape sous le nom de Jules II. La famille Baroncelli conservera la maison pendant cinq siècles, jusqu'à sa vente en 1908. En sortant de la pièce, l'arbre généalogique est à découvrir.

IMG_3068

IMG_3067

 

 

L'ESCALIER A VIS

Seul escalier d'origine (XIème siècle) conservé dans la maison, ses marches présentent l'usure caractéristique d'un usage prolongé. outre les deux étages principaux, il dessert plusieurs petites pièces en entresol et en terrasse. Comme dans la cour, un certains nombre de cloches de la collection de Jeanne de Flandreysy y sont exposées.

 

Ainsi se termine ma visite du Palais du Roure, mais trois autres messages en prévision sur : 

- Jeanne de Flandreysy

- l'histoire de sa passion

- l'exposition qui se tient actuellement au Palais du Roure sur Henri FABRE (Félibre et Savant)

 

A suivre donc ....... Bonne journée ensoleillée à vous tous.

 

 

21 septembre 2015

Journées européennes du Patrimoine à Avignon : Exposition du Boutis au Palais du Roure par Marie SYLVESTRE :

Comment peut-on définir le boutis ???? voici la définition que présente mon amie Marie Sylvestre à ses visiteurs :

C'est une broderie que l'on peut appeler "Broderie de Marseille" obtenue par l'assemblage de deux étoffes fines de coton (battiste), par un point avant ou un point de piqûre en suivant le contour d'un motif dessiné. Par centimètre on compte 6 à 8 points ( Oh là là, je n'y suis pas encore ...) Ce motif est ensuite mis en relief par un méchage qui se fait à l'envers entre les deux épaisseurs du tissu à l'aide d'une aiguille afin de produire un relief très prononcé. Les plumets de début et fin de mèches sont repoussés à l'aide d'un petit outil de bois de buis dit "boutis", (boutis vient du vieux français "bouter" qui signifie pousser).

Le boutis est un travail rigoureux et précieux. Il n'y a ni endroit, ni envers. La particularité du boutis est qu'il se regarde à la lumière, sa perfection se lit dans la transparence qu'offre le contre-jour. Comment ne pas résister à cette délicate transparence que ne partage pas les ouvrages matelassés qui eux restent opaques. Malheureusement le boutis est souvent confondu avec le piqué marseillais qui aujourd'hui est une technique industrialisée.

Le vrai boutis est fait à la main. L'ouvrage terminé se lave au savon de Marseille et peut être bouillé.

Au XIXème siècle, les provençales réintroduirent le boutis. Il était présent dans les trousseaux, des évènements essentiels de la vie : naissance, mariage, mort.

Au départ, on confectionnait des vannes, des vêtements tels que jupons, brassières. Pour un nouveau né, l'objet incontournable est "le petasson", ouvrage carré qui faisait office de linge absorbant et que 'lon mettait sous les fesses du bébé pour protéger les vêtements de la personne qui le portait. C'était souvent une femme de la famille qui le réalisait pour l'offrir en cadeau de naissance. On pouvait aussi faire un tour de berceau.

Chaque jeune fille à partir de 14 ans se confectionnait un trousseau avec des pièces en boutis. Son premier ouvrage était généralement le jupon qu'elle portait le jour de son mariage. Elle y mettait tout son coeur et donnait un sens à son ouvrage grâce aux symboles dont elle disposait. En effet, au fil du temps un langage a été créé avec ces motifs. Elle pouvait ainsi parler de sa vie, de ses espoirs, de ses rêves ... Dans les milieux populaires, les jeunes filles cousaint le sori après la journée de travail.

boutis 003

On y rencontrait des motifs symboliques et très importants. la place que va occuper le symbole, va permettre de reconnaître la signification que va donner la "boutisseuse" à son ouvrage. Suivant l'ampleur des ouvrages il pouvait s'agir d'un travail individuel ou collectif, pour une utilisation personnelle ou commerçante.

Les boutis des nobles comportaient des armoiries et des écussons.

Quelques exemples de symboles :

Blanc : pureté, virginité,

Coeur, artichaud : amour,

Fleur : beauté,

Olivier : paix, sagesse,

Colombe : paix,

Raisin : prospérité,

Vigne : joie, amitié,vie,fécondité,

Chêne : bonheur, prospérité,

Blé : bonheur, prospérité,

Laurier : victoire, immortalité,

Bleu : sagesse, divinité,

Ananas : l'hospitalité,

La grenade éclatée : des voeux de fécondité,

Paon : symbolise l'orgueil,

Hibou : mal être n'aimant pas l'époux choisit,

Cyprés : le deuil.

La nature est une source inépuisable. Le boutis est toujours blanc (là aussi un symbole).

Nous sommes heureuses que certaines personnes aient découvert cette technique et aient pu nous la transmettre car elle a dormi pendant près d'un siècle. A ce jour, les boutis se trouvent dans les musées, chez les antiquaires ou dans certaines maisons bien conservées. la valeur tient à l'ancienneté du tissu et à la qualité du piquage. La valeur pour les "boutisseuses" du XXIème siècle est sentimentale car n'oublions pas, que l'on peut difficilement acquérir une oeuvre dont le travail est considérable, sans oublier l'immense dextérité dont les femmes font preuve pour créer ces oeuvres. Pour réaliser le boutis, il faut le penser, laisser le te:mps au temps. De nos jours, le boutis, est un moment de réflexion, d'abandon, de relaxation, de repli sur soi-même, de plaisir.

Dans le langage parlé "botuis" en provençal désigne l'aiguille à bout rond grâce à laquelle on introduit le coton dans les motifs. Ensuite par extension cela désigne l'ouvrage réalisé par la brodeuses avec cet outil.

Frédéric Mistral disait du boutis "'Cet ouvrage divin qui ressemble à un pré dont le givre broda de blanc les feuilles et les pousses".

D'après son livre "Lou trésor dou Félibrige" "Boutis" viendrait de l'italien "imbottito" : (rembourré, rempli).

Le boutis semble tirer son nom de l'ancienne aiguille de buis qui permettait ce délicat travail. Pour d'autres encore, voient l'origine du boutis dans le provençal "boutiholo" qui signifie "bulle,vésicule".

Le boutis est à la portée de beaucoup de personnes même si quand on voit un ouvrage pour la première fois on se dit que cela doit être compliqué. Ce qui arrête le plus les personnes c'est le facteur temps car il en faut ; c'est sûr, mais lorsque l'on a vraiment le désir de faire quelques chose le temps importe peu. On constate 3 étapes : le report du dessin (très important), la couture du motif, le méchage de tous les espaces.

 

Merci encore à Marie pour ce partage, mais une chose est sûre en matière de boutis, je ne lui arrive pas encore à la cheville. Il va falloir que j'en fasse encore et encore des petits points.

 Pour terminer ce message voici une photo de trois jolies provençales qui accueillaient le public dans la cour du Palais du Roure. Ces dames, fort sympathiques sont "Li Courduriero de Parlaren Païs d'Avignoun". Nous avons sympathisé et bien sûr parlé costume.

IMG_3057

Ces dames se réunissent tous les jeudis de 14 H à 17 H Salle Estello à l'Oustau de la Culturo Provençale,

1, Avenue de la Foire, Champfleury à AVIGNON,

Si vous voulez être renseignées, Mesdames, sur les costumes comtadins traditionnels,

un contact : 06 75 68 71 97

 

 

 

 

 

 

 

20 septembre 2015

BOUTIS aux Journées européennes du Patrimoine à Avignon : Visite à mon amie Marie Sylvestre au Palais du Roure....

Suite de ma petite escapade à Avignon ..... Voici mon deuxième message ..... et bien oui, comme qui dirait d'une pierre deux coups .... Si j'ai souhaité me rendre à Avignon pour ces journées du Patrimoine c'est avant tout pour rendre visite à mon amie Marie qui exposait ses magnifiques pièces de boutis dans la chapelle du Palais du Roure et aussi pour enfin visiter le Palais du Roure que je ne connaissais qu'à travers son histoire....

Pour tout vous dire :

Marie Silvestre adhérente à France Boutis , qui habite Villeuneuve lès Avignon a  remporté en 2014

L 'AIGUILLE D'OR

  à la biennale des jupons piqués à Trest   pour  son jupon piqué en boutis 

Le trophée de l'Aiguille d'Or est attribué à la production la plus remarquable sur le plan de la recherche, de la réalisation et de la fabrication. Bravo Marie.

aiguille d 'or

Donc ce samedi matin, après le petit déjeuner, nous voici traversant le pont du Rhône à pied,

pour rejoindre le Palais du Roure, très facile avec le plan que l'on nous a remis à l'hôtel :

IMG_3030

IMG_3031

un grand plaisir pour moi de découvrir cette belle exposition dans cet endroit exceptionnel qu'est la chapelle du Palais du Roure.

IMG_3039

 

Les ouvrages en boutis de Marie Sylvestre

page

IMG_3052

IMG_3040

IMG_3043

 

De très beaux ouvrages, mais je vous laisse admirer le  jupon de mariée

pour lequel l'aiguille d'or lui a été attribuée :

Jupons de mariée en boutis

Ci-dessous la phrase de Frédéric MISTRAL qui qualifiait le boutis d'ouvrage divin.

IMG_3053

Ci-dessous, Marie nous présente son dernier ouvrage en cours :

IMG_3054

C'est sûr je reviendrai à ta prochaine expo Marie pour voir cette pièce terminée ...

Quel courage, que d'heures de travail .....!

Dans un prochain message la définition du  "BOUTIS" présentéE lors de cette expo.

et visite du Palais du ROURE.

Voici un lien direct avec le message de Marie sur son Blog :

http://marisil.canalblog.com/archives/2015/09/26/32688104.html