15 mai 2009

FELIBRIGE, qu'es aco ?

Passion/Coup de coeur.PLANNING des prochaines sorties/projets 2010

Je vais reprendre un article, rédigé, il y a quelques temps déjà, par mon "parrain", Daniel GUILLOT, pour vous expliquer succintement le Félibrige, car j'ai annoncé dans ma présentation que j'étais Félibresse, mais beaucoup de personnes ne savent pas de quoi il s'agit....

Etre bien en Provence ...

"Il fait chaud sur la place et l'ombre des platanes protège les danseurs d'une folle farandole accompagnée par la musique aiguë des galoubets et le voum-voum des tambourins. Les touristes applaudissent franchement tandis que les habitants du village paraissent un peu gênés. Nous sommes pourtant en Provence et l'enthousiasme qui devrait porter tout ce qui touche au passé, aux traditions laissées par nos aîeux, n'est pas vraiment délirant. La gaîté et la joie qui animent les groupes folkloriques n'a rien de commun avec cette fausse pudeur qui semble retenir les applaidissements des habitants du cru. Peut-on avoir honte aujourd'hui d'être provençal et d'aimer la Provence ?

Toutes les régions de France sont belles mais au-delà du chauvinisme, la Provence a quelque chose de plus : c'est la nôtre. Notre Provence n'est pas seulement une belle région où le soleil brille un peu plus qu'ailleurs, où le ciel est plus souvent bleu que gris, où les cigales chantent tout l'été et où l'accent authentique est inimitable. C'est aussi la patrie de Frédéric Mistral.

Lou Félibrige, qu'es aco ?

Tous ceux qui vivent en Provence où dans le Midi ont eu l'occasion un jour d'entendre parler du Félibrige, des félibres ou des félibrées. En fait qu'en est-il ?

La tradition veut que le Félibrige ait été fondé le 21 mai 1954 au Château de font-Ségugne (Chateauneuf-de-Cadagne-Vaucluse), sous le patronage de Sainte Estelle, par sept jeunes poètes provençaux désireux de tirer leur langue de l'oubli. A leur tête, Frédéric Mistral dont l'oeuvre littéraire, linguistique, ethnographique mais aussi philosophique sut gagner très tôt l'ensemble des pays de langue d'Oc, au point de faire du Félibrige un grand mouvement de revendication identitaire.

Les membres du Félibrige sont les Félibres. Frédéric Mistral reconnaît avoir emprunté le mot Félibre, dérivé peut-être du bas-latin fellebris (disciple, nourisson, élève) à un vieux texte des troubadours. Le mot Félibrige fut créé pour désigner à la fois l'oeuvre et l'association, celui de Félibree une réunion de félibres. La Santo Estello est le Congrès du Félibrige qui se tient chaque année dans une ville différente du pays d'Oc. C'est à l'occasion du banquet de la Santo-Estello que les félibres boivent solennellement à la "Coupo" offerte par les félibres catalans aux félibres provençaux en 1867 en remerciement de l'accueil réservé au poète catalan  Victor Balaguer, exilé politique. Frédéric Mistral écrivit alors le chant de La Coupo, devenu, depuis, l'hymne du félibrige et de l'ensemble des pays d'Oc.

Naissance du Félibrige :

C'est en 1854, donc, que Théodore Aubanel, Jean Brunet, Paul Giera, Anselme Mathieu, Frédéric Mistral, Joseph Roumanille et Alphonse Tavant fondent une école littéraire dont la qualité exceptionnelle des premièrs oeuvres (Mirèio, La Miougraneo Entre-duberto, la Farandoulo ...) va affermir et inplanter définitivement le Félibrige en Terre d'Oc. En souvenir des sept troubadours qui en 1323 fondèrent l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse ainsi que pour se rappler des sept "Primadie" qui créèrent le Félibrige, une étoile à sept rayons rassemble tous les félibres. Le chiffre sept n'est pas sans relation avec les sept provinces d'Oc que sont l'Auvergne, le Béarn-Gascogne, la Catalogne-Roussillon, la Guyenne-Périgord, le Languedoc, le Limousin et la Provence.

Comment devient-on Félibre ?

Tout homme ou femme d'Oc, de naissance ou de coeur, et qui veut parler la langue d'Oc et la promouvoir par l'intermédiaire du Théâtre, de la chanson, de la radio, de la télévision, de la presse ... et sourtout de l'enseignement des jeunes, peut devenir félibre. Tous ceux qui veulent défendre tout ce qui constitue l'histoire et la culture spécifique des pays d'Oc en alliant la Tradition à la Modernité, peuvent aussi devenir félibres. Le parrainage de deux félibres ou d'un Majoral est nécessaire pour entrer dans l'association félibréenne.

Les Félibres ne sont pas séparatistes.

La maintenance des traditions permettra à tous nos descendants de retrouver, à travers elles, notre façon de vivre comme nous y retrouvons celle de nos parents. C'est une richesse que d'avoir un passé culturel auquel se référer dans la vie. C'est avoir droit à la différence en respectant les traditions des autres. Il existe en Italie, toute une vallée où l'on parle le provençal depuis toujours et c'est un plaisir immense de pouvoir communiquer dans la même langue malgré les frontières. Le mouvement félibréen n'est pas le seul à développer la langue et la culture du Pays d'Oc. Tous les mouvements occitans oeuvrent aussi pour la sauvegarde et la promotion de notre patrimoine culturel."

Chez nous, à Château-Arnoux/Saint-Auban, l'association GAVOUTINO participe activement à la maintenance et l'enseignement de la langue et au développement de la culture provençale en pays gavot.

De Berluc Perussis, poète forcalquiéren, disait à peu près ceci "tout provençal a une Patrie, c'est la France,mais aussi une Matrie, c'est la Provence..."

"Senso l'amista de que sarié lou mounde !"

"Sans l'amitié que deviendrait le monde !" (Frédéric Mistral)

PS. si vous voulez en savoir plus sur le Félibrige, vous pouvez cliquer sur le lien direct (colonne de droite)


14 mai 2009

Une Balade dans mon Jardin (2ème)

Pour les amis des Jardins : c'est tout un art de vivre en Provence et d'en profiter à chaque instant.

J'ai beaucoup de chance. Je vous avais présenté mon jardin au mois d'Avril, le lundi de Pâques. A présent, nous sommes à la mi-mai, tous mes rosiers sont en fleurs. C'est un régal. Mes roses anciennes (vieux rosiers de plus de trente ans) embaument ma terrasse. Elles sentent vraiment bon. Allez faire un petit tour dans l'album photo ....

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13 mai 2009

"MIREIO EN FESTO"

Bonsoir à tous !

Dans le cadre du 150ème anniversaire de la parution de "Mireille" de Frédéric MISTRAL - Prix Nobel de Littérature en 1904 - de nombreuses manifestations ont lieu dans toute la Provence depuis le mois de Février et ce jusqu'à la fin de l'année.

Si vous ne savez trop quoi faire le week-end du 23 et 24 mai prochains je vous invite à vous rendre à GREOUX LES BAINS où se déroulera la 15ème Fête départementale de l'Olivier en partenariat avec les Félibres qui fêteront également les 150 ans de Mireille.

Prendre contact avec l'Office de Tourisme de Greoux pour avoir le programme complet (04 92 78 01 08)

Mais je peux vous donner quelques indications : A la maison de Pauline, rue grande : projection du film "L'Olivier, un don de la Méditerranée" et Expositions d'objets et affiches liés à l'Oléiculture.

Exposition sur l'Universalité de l'oeuvre "de Mireio" de Frédéric Mistral : présentation des oeuvres traduites dans 27 pays du monde entier. Fond de livre en langue provençale. à l'Office de Tourisme - Place de l'Hôtel de Ville.

SAMEDI 23 MAI :

  • 15 h 30 : "Passe Carriero" Défilé et procession de l'Olivier escorté par les Bravadeurs, groupe folklorique, les Oléiculteurs et les Félibres. Départ de la Médiathèque Côté parc Oliva.

  • 16 h 30 : concert de musiques et chants polyphoniques provençaux "Mireio sèmpre !"par le groupe Lei Gabian. à l'Eglise Notre Dame des Ormeaux (entrée libre).

  • 18 h 00 : Ouverture officielle de la Fête et plantation de l'Olivier Place des Aires.

  • 21 h 00 : Pièce de théâtre : la "Seconde vie de Mirèio" Création de Pierre PESSEMESSE, par la compagnie de théâtre du "Cièucle dou pais d'Ale" - Espace Pauline - Entrée Libre.

DIMANCHE 24 MAI :

  • A partir de 9 h 00 : Espace oléicole : démonstrations, dégustations, vente, animations...

  • A partir de 10 h 00 : Musiques et danses par un groupe folklorique dans la fête.

  • 10 H 30 : Démonstration de taille d'Oliviers.

  • 11 h 00 : Concours d'aiöli, ouvert à tous, Place la Mairie.

  • 11 h 00 : Messe traditionnelle à l'église Notre Dame des Ormeaux.

  • 12 h 00 : Apéritif public.

  • 15 h 00 : Démonstration de taille d'oliviers.

  • 16 h 00 : Ouverture du sentier de l'Olivier.

Si le soleil est au rendez-vous ce sera un bon week-end sympathique.

PLANNING des prochaines sorties/projets 2010

07 mai 2009

Présentation du Château de Château-arnoux

      LE_CHATEAU   Bonjour à tous,

Je vous ai donné un aperçu, dans mon article précédent, du patrimoine andalou d'une grande richesse. En effet, les Espagnols ont su préserver et mettre en valeur leur patrimoine architectural, historique, culturel et environnemental. Ils jouent à fond la carte tourisme. D'ailleurs l'Office de tourisme andalou a pour sloggan : "Solo hay una". Ils disent que l'Andalousie, il n'y en a qu'une, il ne faut pas rater parce qu'elle est unique.

Et moi, je dis, comme eux, que notre Provence il n'y en a qu'une et qu'il ne faut pas non plus la rater. Je vous invite aujourd'hui à découvir notre Château de Château-Arnoux...... (Cliquer sur le titre, pour imprimer l'article).

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06 mai 2009

LES BOULES - LA FANNY

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Photo de Kri avec son autorisation.

Son blog "Au rendez-vous de Kri"

(lien colonne de droite)

Dans l'album de photos de "Sports et Jeux en Provence", vous avez pu voir que je n'ai pas oublié les boules. Dans notre midi, en effet, nous jouons à la pétanque :

Les Grecs anciens et les Romains jouaient déjà à un jeu proche de la pétangue, avec des pierres rondes pour les premiers (les "sphéristiques") où des boules en bois cerclées de fer pour les seconds. Les Grecs privilégiaient la force en envoyant leurs boules le plus loin possible. Les romains, eux, préféraient l'adresse. Il sont, en quelque sorte, les inventeurs du "but" ou "cochonet".

Avec les invasions barbares, le jeu de boules s'endort ... Pour mieux se réveiller au Moyen Age. A cete époque, les joueurs de boules sont appelés les "bouleurs".

Le jeu connaît un tel succés qu'au XIVe siècle, Charles IV, puis Charles V l'interdisent ! les souverains préfèrent que leurs sujets s'entraînent à des exercices plus utiles, comme le tir à l'arc. Pourtant, au début du XVIe siècle, les joueurs de boules trouvent grâce aux yeux du Pape Jules II. Désireux de faire du Saint-Siège la première puissance italienne, il mobilise les meilleurs "bouleurs".

Regroupés en une redoutable compagnie de lanceurs de pierres, ils s'illustrent brillamment contre les Français, les Vénitiens et les Espagnols. Avec les guerres franco-italiennes, le jeu de boules revient en France et ne tarde pas à prendre une grande ampleur. La France et l'Italie sont à l'avant garde, et déjà, des différences apparaissent : en France, les traditionnelles boules en bois se couvrent de clous, alors qu'on, les vernit dans la péninsule. En 1629,  nouveau coup d'arrêt, : devant la concurrence des boules, les fabricants de paumes (ancêtre du tennis) complotent et obtiennent l'interdiction du jeu de boules. Une interdiction suivie de bien peu d'effet : on continue de jouer aux boules, à l'abri des regards, en particulier dans les monastères. Ce sont d'ailleurs les moines qui construisent les premiers boulodromes couverts !

Finalement, l'interdiction est levée quelques années plus tard.

En 1792, à Marseille, une partie de boules fait trente-huit morts. Il ne s'agit ni d'une galéjade marseillaise ni d'une contestation de point. En fait, la partie se disputait dans un couvent, où étaient entreposés des barils de poudre, et les soldats utilisaient des boulets de canon en guise de boules à jouer.

Ce n'est qu'en 1907, que naît le jeu sans élan, la véritable pétanque. Son nom vient du provençal "pèd tanco", c'est à dire "pieds joints". Le joueur lance sa boule sans élan, à partir d'un cercle tracé au sol (sur un terrain plus court). A la fin de la partie, il ne faut surtout pas être sur le carreau, sinon  il faut "embrasser Fanny". Cette tradition serait originaire de Savoie. La Fanny d'origine aurait été serveuse au café de Grand-Lemps, juste avant la Grande Guerre. La légende rapprote que par gentillesse, elle se laissait embrasser par les clients qui venaient de perdre aux boules sans marquer le moindre petit point. La bise se faisait alors sur la joue.

Jusqu'au jour où, selon la légende, le maire du village perdit à son tour et vient quémander sa "récompense". Fanny avait-elle un grief contre lui ? Nul ne le dit. Ce qui est sûr, c'est qu'elle grimpa sur une chaise, releva ses jupes et lui tendit ses fesses ! Le Maire ne se démonta pas. Il alla déposer deux baisers retentissants sur les fesses de Fanny. Le début d'une longue tradition venait de naître ... Mais aujourd'hui, les joueurs n'ont pas toujours une fanny, qui accepte de se dénuder en public et de se faire embrasser. C'est pourquoi, dans tous les lieux où l'on joue aux boules, une place d'honneur est réservée à une Fanny postiche (tableau, sculpture, poterie ...). Ainsi la récompense est devenue l'huymiliation suprême, pour tout joueur aux boules ! Embrasser une Fanny postiche ! Un morceau de papier ou une sculpture de pierre ou de terre ... !

Renseignements pris dans :

"Images d'Archives de Provence"

de Raphaëlle Signol - La boule bleue - Marseille

Té, vé l’Antonin, il m’a encore embouchonné le petit !.. »
« Oh peuchère! Vas-y, César, tires-moi cette boule et pas à la rabaille hein ! »
« Ah ! Si Fernand était là, il t’aurait mis un de ces carreaux à faire pâlir la Bonne Mère !... »

Pour les personnes qui font des recherches sur la pétanque je les invite à consulter également le site :

www.muséeciotaden.org

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30 avril 2009

CIRCUIT ANDALOU du 22 au 29 avril 2009

Circuit_Andalou_031Circuit_Andalou_027Bonjour à toutes les personnes qui sont venues rendre visite à mon Blog pendant mon absence. Depuis une dizaine de jours, plus d'ordinateur, plus de de télé, le dépaysement complet, en effet, mon mari m'a offert un voyage en Andalousie où je rêvais d'aller depuis longtemps. Si vous le voulez bien, je vous  enmène y faire un tour avec mon Blog.

Arènes de RONDA

Premier jour : Départ en avion de Marignanne à 12 h 20. Arrivée à Torremolinos à 14 H 15 où nous sommes attendus par une guide. Transfert en car de l'aéroport à l'hôtel "LOS PATOS" à BENALMADENA. Hôtel de 9 étages, mais trés agréable et grand confort. Après avoir pris possession de notre chambre et nous être rafraîchis, découverte des abords. A proximité de l'hôtel en bordure de plage "El Castillo BIL BIL" rénové en 1930. Mais depuis 1980, c'est le Conseil Municipal qui est devenu propriétaire de ce château et l'a transformé en Centre Culturel. (voir photo dans album à gauche°

Deuxième jour : BENALMADENA/SEVILLE : 190 km.

Départ pour Ronda, la plus symbolique des villes andalouses, qui, par son romantisme, a participé à la renommée de l'Andalousie.  L'arrivée sur Ronda est assez spectaculaire. Dans cette zone trés montagneuse,  à 739 m, la ville d'une aveuglante blancheur couronne un plateau rocheux coupé à vif par un précipice : l'impressionnante gorge du Tajo. Avec un à-pic de plus de 100 m, elle divise la ville en deux parties : d'un côté "la ciutad", la vieille ville aux maisons blanches et de l'autre, "mercadillo" la ville moderne avec église et couvent. Visite des monuments de ce village perché : sa cathédrale, sa Plaza de Toros et ses vieux quartiers. A 50 km de la Costa del Sol, Ronda conserve un centre historique charmant parsemé de palais et de lieux de culte dont l'église Santa-Maria, mélangeant différents styles. Ce sont sans doute, les bandoléros (bandits) qui ont le plus concouru à donner une image légendaire à la la ville et à sa région.

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Circuit_Andalou_028Galerie du Costume aux arènes de RONDA

Nous avons visité les arènes de Ronda, les plus anciennes et les plus élégantes d'Espagne, où naquit, entre le XVIIe et XIX siècles, l'école tauromachique à pied, stricte et classique, de Pedro Romero.

Puis continuation en direction de Séville. En fin d'après-midi, nous arrivons à un hôtel en pleine campagne à 10mn de Séville : l'Hôtel "Torre de Los Gusmanes".

Je dois vous dire que pendant ce circuit nous avons été déçus par plusieurs points :

- la restauration  n'a pas été ce qu'elle aurait dû être et pas du tout en adéquation avec le décor qui lui était souvent somptueux. Nous n'avons pas eu droit aux bonnes recettes espagnoles.

- groupe trop conséquent (nous étions 52 personnes) Pour certaines visites, il fallait partager le groupe en deux avec second guide. Les places dans le car étaient trés sérrées et de ce fait pas trés confortables. C'est vraiment dommage.

-les Hôtels trop exentrés : on est pris en otâge. Pas de distractions le soir à moins de payer un supplément pour un programme proposé au dernier moment. Cela a été le cas ce soir là pour une visite commentée de Séville by night. Mais, ceci dit, c'est une ville magnifique.

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Circuit_Andalou_043Circuit_Andalou_045Place d'Espagne.

Troisième jour : Visite de SEVILLE. "Quien no vio Séville, no vio maravilla" Qui n'a pas vu Séville, n'a pas vu de merveille !. Capitale de l'Andalousie,  Séville est le Siège de la Junte d'Andalousie, Gouvernement autonome depuis 1981. Elle est établie sur le Guadalquivir qui l'a traverse du Nord au Sud.

Le car nous dépose en face la Place d'Espagne.

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Visite du quartier de Santa Cruz, c'est l'ancien quartier juif, c'est le quartier sévillan et le quartier des monuments par excellence. Il regroupe la cathédrale, la Giralda et l'Alcazar qui est représentatif du style andalou. Traversée du parc Maria Luisa, c'est le plus grand espace vert de Séville.

Découverte de la Giralda : Symbole universel de la ville, la Giralda fut en son temps le minaret de la Grande Mosquée de Séville. Elle mesure 97 mètres de haut et elle est couronnée d'une girouette appelée Giraldillo, gigantesque figure de bronze qui représente la Foi victorieuse, et qui donne son nom à la tour. Il est absolument indispensable de monter en haut de la Giralda pour profiter de la meilleure vue panoramique de la ville.

Visite de la cathédrale : Séville possède le plus grand temple gothique du monde, et le troisième de l'ère chrétienne. La Cathédrale de Séville repose sur l'emplacement de l'ancienne Grande Mosquée de la ville au XIIème siècle. De dimensions grandioses, elle abrite en son intérieur des trésors artistiques d'une incalculable valeur. A l'intérieur, les visiteurs peuvent également contempler une urne d'argent dorée qui contient le corps intact du roi chrétien Fernando III Le Saint, patron de la ville et le mausolée où -dit-on- repose la dépouille de Christophe COLOMB. Tout est d'une grande richesse. C'est impressionnant.

A treize heure, repas dans un Restaurant de Séville de l'autre côté du Guadalquivir : "Restaurante San Marco, en una casa del siglo XVIII frente de la Torre del Oro y a orillas del Gadalquivir".

Aprés-midi : temps libre. Nous sommes parties à la découverte de l'Alcazar : L'Alcazar est le premier palais de la ville de Séville et il est formé d'un ensemble de palaces, raison pour laquelle on l'appelle également Reales Alcazares. L'Alcazar fut siège de pouvoir et résidence royale (et aujourd'hui celle des actuels rois d'Espagne). L'intérieur est un mélange d'éléments artistiques de style musulman, gothique, baroque et Renaissance. Non moins magnifiques sont ses jardins, où la muraille de l'eau et les fleurs recréent une ambiance paradisiaque.

19 H 00 Retour à l'hôtel "Torrre de Los Guzmanes."

Quatrième jour :  SEVILLE/CORDOUE : 145 Km

Sur le trajet arrêt et visite de CARMONA sur les collines qui s'étendent à l'Est de Séville. Carmona domine la plaine fertile du Guadalquivir. D'abord Kar-Hammon, à l'époque punique puis Carmo sous l'Empire romain, c'est une ville millénaire dont le coeur bat à l'intérieur des remparts. Une trés belle balade à la découverte de plusieurs monuments et des églises aux formes trés élégantes. Un cadre qui servit au Carmen du réalisateur Francesco ROSI.

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Repas de midi pris dans un petit restaurant en bordure de route.

En début d'après-midi, arrivée à CORDOUE. Ville fascinante, inscrite au patrimoine de l'humanité, pour découvrir l'âme maure de l'Andalousie. Grâce au riche passé de ses civilisations, Cordoue fut à deux reprises élevée au rang de capitale. Visite de cette ville mi-romaine, mi-maure et de ses monuments : la mosquée, monument typique du style califal transformé en cathédrale au XVIème siècle, la Mezquita avec ses 19 nefs, le trés beau quartier juif "La Judéria", ses ruelles et façades blanches aux murs fleuris et les murailles de la ville. Un moment de temps libre pour flâner à notre rythme.Cordoue est une trés jolie ville.

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La cathédrale de Cordoue est un témoin vivant de notre histoire....

En soirée Repas et chambre dans un autel en bordure de route à la sortie de Cordoue.

Cinquième jour : CORDOUE/GRENADE  170 km.

La pluie est au rendez-vous. Arrivée à Grenade en fin de matinée pour le repas à l'hôtel : Hôtel CAMINO (voir dans galerie photos). Le temps se relève en début d'aprés-midi, Mais il fait froid. Nous sommes au  pied de la Sierra Nevada, encore recouverte de neige par endroit. On sort les pulls et le parapluie. Au programme pour l'après-midi, visite de l'époustouflante Alhambra sur son écrin rocheux. Résidence des rois Maures, elle est sertie de palais mauresques et de patios avec la célèbre "cour des lions" (mais qui est en travaux). Nous n'avons pu visiter le palais, mais nous avons pu faire les jardins qui méritent le détour.

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Perchée sur une haute colline, l'Alhambra domine la ville. On y accède par la porte de la Justice après être monté par la cuesta de Gomérez. L'Alhambra est plus qu'un palais. C'est une remarquable cité, entourée de murailles. L'espace comporte des forteresses, des appartements royaux, des casernes, des jardins ... Elle fut construite au IXe siècle comme simple forteresse. Son nom provient de l'arabe "al-hamra", la rouge, en raison de l'argile rouge utilisée pour sa construction. (voir album photo).

Sixième jour : GRENADE/ et Retour sur BENALMADENA par MALAGA - Arrêt à NERJA

Départ pour NERJA, Station aux rues bordées de palmiers, réputée pour son "balcon de l'Europe", belvédère avec vue sur la montagne et la mer. Visite des célèbres grottes préhistoriques "Cueva de Nerja" habitées durant l'âge de bronze. Repas au Restaurant en face de la grotte.

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Aprés-midi retour à l'hôtel "LOS PATOS " à BENALMADENA.

Septième jour : Prévu comme journée libre. Mais la Guide nous propose deux excursions contre un supplément bien sûr.

Soit pour la journée : Excusion à Gibraltar.

Soit la demi-journée : Découverte du Port de MARBELLA et du petit village blanc de MIJAS. Nous avons opté pour la seconde, et n'avons pas été déçus. Bien au contraire. Départ à 8 h 15.

MARBELLA: 116 000 habitants, C'est le centre touristique le plus important de la Costa del Sol Depuis des années, un microclimat privilégié et des kilomètres de plages attirent à Marbella un tourisme international. Accueillant principalement des vacanciers, des magnats du pétrole aux nouveaux milliardaires russes en passant par les stars du chow-biz, Marbella rime avec faste et glamour, tendance mesurable à la quantité de palaces luxueux, de boutiques prestigieuses, de terrains de golf et de yachts amarrés aux pontons du port de plaisance de Puerto Banus. (voir album photo à gauche)

Il existe aussi un Marbella plus tranquille, la ravissante partie "Village blanc" bien entretenue, plus intime voire plus secrète que l'on peut découvrir au travers de minuscules ruelles et petites places.  Nous avons traversé la plaza de los Naranjos parsemée d'orangers et l'esplanade de marbre de l'avenida del Mar ou figure une collection complète de sculptures rendant hommage à Salvador Dali. Bien agréable Marbella !

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Nouveau départ pour MIJAS. Petit village blanc situé au pied de la sierra de Almijara, on monte un peu en hauteur à seulement 15 km de la mer et nous sommes accueillis par des ânes-taxis. Magnifique petit village où nous aurions aimé rester la journée. C'est l'heure de l'apéritif, on nous dirige vers une cave pour la dégustation du vin de Malaga. Un moment de temps libre. Nous nous dirigeons vers le Mirador del Compas et l'ermitage de la Virgen de la Pena. La statue de cette vierge, patronne de Mijas, est vénérée dans cette église creusée dans le rocher, à côté du mirador del Compas. La légende raconte que la statue de la Vierge cachée pendant 5 siècles fut découverte en 1586 par un maçon et ses deux enfants bergers, qui furent guidés jusqu'à cet endroit par une colombe.

Devant la grotte, un  panorama exceptionnel, un jardin trés fleuri qui sert de belvédère. On aperçoit toute la côte, la mer et au loin le rocher de Gibraltar.

C'est déjà 13 h 00. Retour vers l'hôtel de Medalmalbena pour le déjeuner.

Aprés-midi libre : il fait un temps splendide, on longe la plage de sable gris sur 3 km jusqu'au port de plaisance. C'est déjà la fin de notre séjour.

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Huitième jour :  C'est le retour. Déjeuner à 7 h 00. Transfert à l'aéroport Départ Malaga 9 h 35 avec LUXAIR. Arrivée Marseille 11 h 30.

Si je peux faire une synthèse : La Costa del Sol, ce n'est pas vraiment l'Andalousie, pour découvrir l'andalousie authentique, il faut aller faire un tour dans les terres. Par exemple à Mijas. IL s'agit d'un village blanc comme on peut les admirer sur les cartes postales. Ses balcons fleuris, ses rues qui serpentent nous font découvrir les richesses naturelles de l'Andalousie.

Des oliviers, des vignes à perte de vue, des cultures de céréales de partout. Il n'y a pas une seule parcelle de terrain en friche. Tout est cultivé et entretenu. Des propriétés immenses. .......et tout est trés propre. Je n'ai pas vu un seul papier sur le sol.

Je suis revenue enchantée et j'ai encore toutes ces images colorées dans la tête. Le paysage est magnifique. Je vous encourage à y aller, le meilleur moment est le mois de Mai, car tout est en fleur et il ne fait pas encore trop chaud. Mais je suis revenue exténuée. Je vous dis "bonne soirée" ! J'attends vos commentaires.

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18 avril 2009

Mes Canevas

Parmi les broderies, bien sûr, il ne faut pas oublier les canevas qui ont eu leurs heures de gloire, même si on ne les retrouve plus guère dans la décoration des maisons d'aujourd'hui, ils demeurent malgré tout de véritables chefs-d'oeuvre. (Rendez-vous dans l'album photo de La Broderie)

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BULLETIN N ° 2

Printemps 2009     A télécharger

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17 avril 2009

BULLETIN PATRIMOINE N° 1

Dans un message précédent, je parle de mon adhésion à la cause patrimoniale. Etant à l'origine de ce bulletin d'information de l'association, je le mets à disposition des personnes qui sont intéréssées.

Automne 2008    A télécharger

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"LES TARAÏETTES PROVENCALES"

... Pour les Marseillais, la tarraïette est une pièce de dînette en terre ou une petite cruche à eau dans laquelle ils soufflent pour imiter le chant du rossignol.

Le terme tarraïette, que l'on trouve également écrit terraëtte ou terraillete, est le diminutif du tarraïo qui désigne les pots en terre vernissés utilisés dans la cuisine ou dans les réserves.

Dans le Grand Trésor du Félibrige, F. MISTRAL donne la définition suivante de la tarraieto : petite poterie, petites pièces de vaisselle pour amuser les enfants.

Les tarraïettes, vaiselle de terre miniature, sont en vente à Marseille au mois de juin à l'occasion de la foire de la Saint Jean. Celle-ci est communément appelée la foire aux tarraïettes et aux aulx.

Les tarraïettes sont produites principalement à Aubagne et à Vallauris. Ces deux centres provençaux ayant maintenu une production de poteries culinaires ...

La tarraïette, jouet en terre cuite, est la miniature de la vaisselle utilisée par les ménagères. Les dînettes en terre représentent un jouet assez courant dans le monde. Cependant, à l'image des équipements culinaires qui sont spécifiques à des cultures régionales ou éthniques, les dînettes reproduisent les formes et les matériaux propres à un groupe humain.

Quels sont les caractères de la culture provençale que l'on peut retrouver à travers cette production de tarraîettes ?

- Le matériau : l'Argile de Provence.

... Les tarraîettes du début du XXe siècle sont produites un peu partout par des artisans et, en particulier, dans les deux villes qui ont des usines de terre cuite, Aubagne et Vallauris, dont les fabricants de tarraîettes utilisent aujourd'hui encore les terres.

- La technique de décoration : la glaçure arabe.

Tournés, moulés ou pressés, les pots en terre provençale ne sont pas utilisables pour la cuisine s'ils ne perçoivent pas une glaçure. Les potiers utilisaient un produit dérivé du  plomb, l'alquifoux, qui provenait depuis longtemps du Maroc Espagnol. Depuis que le plomb et ses dérivés sont considérés comme dangereux pour la consommation, on utilise des émaux non-plombeux ou glaçures produits par une usine de Golfe Juan.

La terre à la cuisson prend une belle couleur rouge ou ocre.

- Les formes :

Héritées du moyen-âge, adaptées à une alimentation "rustique" elles répondent à des fonctions de conservation, de cuisson ou de consommation . Plats des adultes et tarraîettes s'inscrivent dans un groupe de formes, spécifiques, dont nous ne connaissons pas les origines, mais qui s'est transmis dans un savoir propre à la Provence : "Le gaubi".

- La vente :

Les tarraîettes sont rarement vendues en magasin : en Provence, elles s'écoulent sur les marchés, les foires et les fêtes patronales. Elles sont vendues à Marseille à la foire de la St Jean.

- Les jeux :

... Pour préparer sa soupe, la fillette, parfois avec son jeune frère, écrase l'ail ou son équivalent dans le mortier : elle pose le poisson dans la marmite haute ou dans le poêlon à bouillabaisse et le fait cuire dans le bouillon. Les jeux de cuisine sont universels, mais l'imitation des enfants colle à une réalité culturelle qui permet de distinguer les gestes de la Provençale de ceux de la Bretonne.

Jouets d'Argile : "Les Tarraîettes provençales"

Chantal LOMBARD - Editeur : P. TACUSSEL

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