22 mars 2010

L'OR ROUGE DE VOLONNE

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Article paru dans "La Provence" de ce matin. Merci au journaliste pour sa collaboration.


L'OR ROUGE DE VOLONNE

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LE SAFRAN DANS LE VAL DE DURANCE

C'est hier au soir, Vendredi 19 mars, qu'Hélène BERAUD, une agricultrice fort sympathique est venue nous raconter sa passion :

La culture de l'or rouge : Ceuillette - émondage - séchage...

Une aventure !!!

Ambiance trés conviviale dans la salle voûtée de la ferme de Font-Robert à Château-Arnoux.

Les personnes venues en nombre n'ont pas été déçues.

Un grand merci à Hélène pour sa gentillesse, et grâce à qui cette rencontre a été trés réussie.

Nous nous sommes donnés rendez-vous pour le mois d'octobre, mais la récolte des fleurs se faisant impérativement avant le lever du soleil, il faudra prévoir de se lever de bonne heure.

Si vous voulez en savoir plus sur Hélène, je vous invite à découvir son blog :

http://lorrouge.e-monsite.com

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20 mars : c'est le Printemps

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Pour dire que nous en avons fini avec l'hiver, j'ai porté mon manteau au Nettoyage !!!! .... et vive le Printemps, aujourd'hui grand toilettage du jardin, nous avons taillé les rosiers. Je vous offre mes jonquilles et mes violettes, même le lilas, regardez ce beau bouton à l'abri de la terrasse. Vive les beaux jours !!!!

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La pêche à la truite ........ dans le Mezien

Je vous dis que le Printemps arrive, mais si, mais si, mon époux en ce 18 mars, jour de son anniversaire a eu envie de reprendre le permis de pêche, et voilà ses prises :

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14 mars 2010

Un mariage en Provence

Dans la continuité de mon message précédent sur les fiançailles ...

 

Le mariage et ses coutumes 

"Les us et coutumes" des XVIIIe et XIXe siècles, afférant au mariage sont plus que la description d'une tradition.

En, effet, à travers ces unions, nous découvrons l'organisation de la vie des familles de nos ascendants.

Les familles organisaient au mieux les futurs foyers, pensant à leurs ressources. Aussi, les préliminaires, les accordailles revêtaient une grande importance.

A travers rencontres, visites, les parents usaient de beaucoup de perspicacité pour mettre toutes les chances matérielles en jeu, afin de donner au futur couple les moyens de mener une vie la plus agréable possible. Les coutumes qui nous paraissent surannées correspondaient à l'équilibre recherché dans une société rurale, artisanale en un temps donné.

Ces quelques lignes font partie de l'Edito de Raymonde Eynaud, Responsable de la Commission Patrimoine de la Fédération Folklorique Méditéranéenne. En effet, un numéro Hors série (2004) de la Revue Folklore de France a traité du mariage et ses coutumes dans nos régions. Quarante pages pour découvrir les cérémonies traditionnelles.

C'était un numéro trés intéressant qui confirme tout ce qui a été évoqué dans "La vie de Paysanne".

Une autre personne a fait des recherches sur les coutumes autour du Mariage et plus particulièrement en Provence. Il s'agit de Marcel PROVENCE :

Avez-vous entendu parler du dimanche des poules ???

Le soir du mariage, la jeunesse du pays va prendre deux, trois poules dans le poulailler des parents de l'épousée qu'elle fait cuire et qu'elle mange le dimanche suivant appelé "Dimenché das poulas" (dimanche des poules). (La Bréole B.-A. Note Charles Joisten).

La barrière aux mariés qui abandonnent ou viennent au village, se pratique encore ça et là en Haute-Provence, parfois sous une forme symbolique, parfois effectivement :

"La compagnie de la Jeunesse se réunit chaque fois qu'une jeune fille qui contracte mariage abandonne le pays ou y entre en venant d'autres communes. Le marié doit faire un don à la compagnie selon ses propres moyens : l'argent reçu est dépensé dans un repas et une ripaille collective. Les époux sont accompagnés à l'église avec la barrière et le tambour et des chants nuptiaux. La compagnie offre un coup à boire aux époux et au cortège. Après la célébration du mariage, les membres de la compagnie se rendent au domicile des époux, embrassent la mariée, en reçoivent un ruban multicolore et lui font un cadeau en argent".

A Larche, en se rendant de la maison de la fiancée à la mairie et à l'église, quelques jeunes filles portaient devant le cortège un long et large ruban auquel éaient noués d'autres rubans : au sortir de l'église, les garçons et le filles du village tendaient ce ruban en travers du chemin et le nouveaux-mariés devaient passer sous cette "barrière".

Marcel Provence regrette la disparition de cette coutume et l'attribue à l'influence des émigrations temporaires et des villes. Il dit avoir vu à Sisteron en 1928, à Peyruis, en 1933 et "dans nombre de paroisses" sous une forme qui l'apparente à la coutume du Serrois décrite ci-dessus :

"Au cours d'une cérémonie de barre fleurie, à Peyruis, le "rampelaire de l'Escolo dis Aup", Mestre BERARD, appariteur de la commune, a improvisé ce quatrain au mariage d'Aimé Julien avec Reine Estève :

Aquesto barro vous invito

A la sauta galoi, uni,

N'en trouvarés tant dinsla vida

Couràgi, amour, unioun,

E vivo l'aveni.

 
   

Cette barre vous invite

A la sauter joyeux, unis

Vous en trouverez tant dans la vie,

Courage, amour , union

Et vive l'avenir.

(A. van Gennep. Folklore des Hautes-Alpes t I p. 143)

Coutume de la Barre fleurie à Lincel, B-A : Deux enfants tiennent à quarante centimètres environ du sol, une barre de branches de buis ou autres, garnies de fleurs, sur laquelle doivent sauter les couples du cortège. Les gens donnent de l'argent aux enfants. En principe l'argent recueilli est remis aux écoles.

Marcel PROVENCE, nous signale également qu'à Cadenet, dans le Vaucluse, les amies de la mariée dressent un barrage aussez haut (60 à 80 cm) que les nòvi (nouveaux mariés) doivent franchir en sautant, avant de poursuivre leur chemin jusqu'à la maison.

Effectivement, les habitants de Cadenet ont longtemps observé une singulière coutume, le saut de la barre, dont l'origine remonte au Moye Age. "A l'origine, l'abbé de la Jeunesse et sa troupe faisaient sauter la barre aux étrangers ou étrangères venant se marier à Cadenet avec une fille ou un garçon du pays. Le léger impôt perçu était en somme un droit de cité. Par la suite, ont fit sauter la barre à tous les mariés, sans distinction d'origine. C'était alors les amis qui appliquaient la coutume pour aller banqueter à la santé des novis. Si la mariée faisait partie de la congrégation des filles, ses camarades lui offraient un bouquet et sollicitaient un cadeau".

Aujourd'hui certaines familles continuent cette tradition du saut de la barre, et invitent même certains groupes folkloriques pour des animations à la sortie de l'église. et ce sont eux alors qui se chargent de la confection de la barre et attendent les mariés à la sortie de l'église pour leur faire une haie d'honneur et leur faire sauter la barre.

Je vous offre un diaporama de "saut de barre fleurie". C'était la dernière animation de mariage à laquelle j'ai participée.

 

 

Je pense que vous apprécierez. J'attends vos commentaires.

LES FIANCAILLES : RITUEL ET INSTITUTIONS

A l'occasion des diverses recherches que j'ai faites sur la vie de nos aïeux et sur la vie paysanne en général, j'ai découvert un livre sur "La vie de paysanne" de Gérard HAYART qui m'a beaucoup intéressé.

Le Résumé de ce livre :

"..... Il ya près de 500 000 ans, naissait l'Agriculture ... C'est au voyage dans le monde des campagnes que nous convie l'auteur.

Tout autant qu'il nous invite à partager le quotidien de La paysanne, cet élément-moteur d'une vie fondée sur la nécessaire complémentarité des fonctions du couple en vue de la sauvegarde et de la transmission du bien familial.

Au gré des châpitres, nous la verrons, jour après jour, assumer sa mission tutélaire, entre l'étable et l'éducation des enfants, l'aide aux travaux saisonniers et les corvées ménagères ...

Nous feuilleterons avec elle l'album de toute une vie consacrée au labeur, du berceau au mal d'amour, des liesses d'épousailles aux douleurs d'enfantement jusqu'à son dernier souffle en cette demeure qu'elle n'aura jamais quittée.

Nous la verrons abolir le temps, l'espace tant son geste, la courbant un peu plus chaque jour, semble né du matin du monde, inspiré d'un même rythme, d'un savoir identique à mille lieux de distance.

LES FIANCAILLES  : RITUEL ET INSTITUTION

Il est un temps dans la vie des filles où trouver un mari occupe l'esprit tout entier. Autant que d'autres, si ce n'est plus ... (l'on sait la position marginale des célibataires au village) ... Les jeunes paysannes n'échappent guère à la règle, aidées dans leur quête par tout l'arsenal de rites et présages qu'offre en la matière l'abondante mémoire des croyances terriennes. Une culture populaire attestée sur l'ensemble du territoire, et même au-delà, en unique ou multiples versions de mêmes sources où se confondent paganisme, jeu magique et rite chrétien.

Eventail de présages ..... des rites millénaires .... chapelles votives .... piqûres d'amour ... cuisine d'amour ...

Un peu .... beaucoup ...

le plus connu d'entre eux qui résista brillamment aux moeurs et au temps consiste en le traditionnel effeuillage de la marguerite afin de mesurer l'intensité de l'amour dont on est l'objet : "un peu "... "beaucoup" ... "à la folie"... Procédé si célèbre qu'il en fit oublier qu'également "lon soufflait la chandelle du pissenlit" et que les années à attendre la mariage se comptaient en piquants de la feuille de houx.

Doux songes des grandes nuits .... (nuit de la Saint Jean) .... Fétichisme nuptial  :

Pour les aspirantes au mariage, quelle compagnie plus favorable que celle de l'une des leurs au grand jour de ses noces ?

Tant, qu'à l'image des fées de légendes, les mariées sont réputées répandre autour d'elles de ce bonheur qui les illumine en l'occasion que parce que les festivités qui l'accompagnent sont généralement pourvoyeuses de partis.

Aussi, point de toilette nuptiale qui ne se prépare sans la présence d'un sérail empressé. Pléthore d'assistantes nubiles pour qui, fragments de voile, épingles ayant servi à le fixer, rubans et fleurs du bouquet que la mariée ne manquera pas de leur distribuer au cours de la journée, font office à ce que l'on dit, de talismans. Une tradition qui cède autant à la croyance qu'au sens ludique des gens de la campagne, veut, qu'afin que son charme opère efficacement, le morceau de voile soit prélevé à l'insu des époux, au sortir de l'église.

Les Fiançailles : une institution...

Temps des fiançailles dont la sagesse campagnarde fit une institution requérant l'approbation des parents et la bénédiction de l'église. Un délai probatoire qui, s'il est autorisé, fera, telle une épreuve, l'objet d'interdits et de règles imprescriptibles. Honte à ceux qui les braveraient ! ... Leur projet de vie commune n'y résisterait pas.

Une affaire de famille ...

C'est que deux coeurs que l'on fiance en promesse d'union, signifie, et principalement pour les parents de la fille, des lopins à céder en dot, l'avenir du bien ancestral que l'on engage ; soit, une véritable transaction à mener entre familles, en la personne de leurs chefs ou représentants attitrés ... Nullement l'affaire des tourtereaux qui n'ont sur ce plan, guère voix au chapître, et, qui plus est l'esprit ailleurs, c'est bien connu ! ...

.... Des principes forgés en institution par la mode de vie campagnard et ses rudes nécessités, contestables côté coeur, mais dont on ne saurait, comme on l'a trop fait, imputer l'exclusivité à la seule race paysanne, quand, à la même époque, au fond des châteaux, des demeures bourgeoises et des arrière-bvoutique, mariages de raison règlaient bien souvent le sort des héritières. Une abondante littérature très prisée au XIXème siècle, devait d'ailleurs s'ens inspirer copieusement.

L'IDEAL FEMININ

Pour ces filles, être reçues promises n'était pas mince concours ! car il leur fallait plaire au fils sans déplaire à ses père et mère, montrer qu'elles sauraient être "bonne bru" et épouse sans reproche à la fois. Deux sources d'exigences tant communes que parfois opposées auxquelles répondre avec mesure.

Certes, avant tout posséder ce teint frais, ces bras vigoureux, garants d'une santé sans faille et d'accoutumence à l'ouvrage, cette largeur de hanches prometteuse de fécondité. Réunir l'ensemble des qualités qui distingueraient la ménagère accomplie. Ni jeunes à outrance, ni mûres à l'excès. Juste avenantes, car il faut se méfier des trop jolies femmes qu'on dit souvent moins sages que d'autres. Bien mises et soignées mais point coquettes. Aimantes, douces et partientes en privé, réservées en public. De caractère commode et enjoué sans se condurie en écervelées. Vives d'esprit sans se montrer rouées ou raisonneuses. Respectant Dieu mais non confites en dévotion. Vertueues, mais pas prudes ...!

Telles étaient les filles des champs ou telles les gars les rêvaient ... car, plus d'une, d'avance pardonnées puisqu'elles ne trouveraient de mari idéal, ne correspondaient en tous points à ce portrait parfait ... Pourvu qu'elles fissent silence, de l'ouvrage et des enfants ...

Reste à voir les conditions de fortune de chacun. Un sujet crucial mais point si dramatique que l'a laissé supposer une littérature nourrie d'amours impossibles.

"Chacun à sa place et les troupeaux ...."

La vérité voulait qu'on se choisit entre connaissances - voir, cousins - issue d'une même caste, dans les limites territoriales du village et ses proches environs.

LE MARIAGE

A l'image des fiançailles, le mariage rustique exige la stricte observance de quantité de rites et traditions. Coutumes ancestrales intransgresssibles qui n'offrent au recensement que leur généralité, tant chaque contrée, si ce n'est chaque canton, s'entend à les marquer d'une touche personnelle.

Si vous voulez en savoir plus, je vous laisse découvrir ce livre : Vie de paysanne - Gérard HAYART - Editions HORVATH.

 

Quelle différence avec les unions libres d'aujourd'hui ........ !!!!

Je vous laisse méditer...... A chacun son ressenti ! ......

 

 

 

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Mon ouvrage de la semaine : Confection d'une coiffe

Pour mes amies brodeuses : cette semaine, j'ai repris mon aiguille.

Fonds de coiffe : reproduction d'une broderie ancienne décalquée sur le Livre du Costume populaire provençal.

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Une passe avec dentelle authentique que je plisse pour ajuster

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à ma tête au point de chaînette.

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Je vous la monterai une fois terminée ....

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13 mars 2010

LE DECOR A LA JARDINIERE

Bonjour !

Amoureux de nos costumes traditionnels
De Provence

Le 27 Mars 2010 à 14 heures

L’association « Trésors d’Etoffes »
Sera à Entrecasteaux
pour la promotion de son ouvrage:
Impression Textile: Une Indienne Singulière

« Le Décor à La Jardinière »

Causerie autour de l’ouvrage, discussion du travail sur la défense
du patrimoine textile Provençal

et de l’historique si riche de l’indiennerie

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