29 août 2013

Les musée des faïences au Château de La Tour d'Aigues : de la Renaissance à la Révolution.

Tous les amateurs de faïence et poteries ne seront pas insensibles à ces pièces remarquables .

Du XVIème au XVIIIème siècle, le château de la Tour d'Aigues était considéré comme la plus somptueuse demeure de Provence.  Ruiné à la Révolution, le monument est progressivement restauré depuis une trentaine d'années.

le château de la Trou d'Aigues

Musée Faïence 1

A deux reprises, la Tour d'Aigues a été un centre de production de créramiques originales : depuis les carreaux en majolique imitant les décors des palais royaux du XVIème sicèle, jusqu'aux faïences blanches ou ornées sorties de la fabrique du baron Bruni au XVIIIème siècle, en passant par les tuiles vernissées, la créamique commune et les essais de fabrication de procelaine.

La faïencerie

la Faîencerie 2

La faïencerie 3

Le musée des faïences conserve quelques-uns des plus beaux témoignages de cette splendeur passée : services de tables, fontaine, plat à décor de scène de chasse, terrines en forme de canards, monogrammes, armoiries, scènes animées peintes sur les carreaux de pavement...

La chasse au renard

la chasse aur renard 2

 

La poterie décourée au Barrolet

La poterie décorée au Barrolet 2

 

LA TOUR D'AIGUES EXPO 2013 063

Les cruches

faïence à émail

jarres à huile

LA TOUR D'AIGUES EXPO 2013 064

Les jarres et les tomettes

Installé dans les parties restaurées du château Renaissance qui lui servent aujourd'hui d'écrin, le musée présente également quelques vestiges du décor en marbre de l'ancien édifice : médaillons sculptés avec les portraits des douze César, tours de cheminées, bordures de bassins ...

De nombreuses autres pièces bien entendu que je vous laisse le soin d'aller découvrir en visitant ces lieux somptueux. toutes ces jarres magnifiques et "majestueuses" me font penser à l'expo des poteries jarlandines que nous avons faite récemment sur Château-Arnoux. N'hésitez pas à aller visite ce musée des faïences au Château de la Tour d'Aigues.

LA TOUR D'AIGUES EXPO 2013 018

 

Si vous souhaitez venir dans Luberon et découvrir à votre tour le château de La Tour d'Aigues et ses environs, je vous suggère de cliquer sur le lien .

http://luberon.fr

 

Vous découvrierez également tous les autres sites à ne pas manquer; Les villages typiques, les chateaux, les points d'eau .......et on vous aidera même à trouver une adresse pour vous héberger.

 

BIENVENUE CHEZ NOUS EN PROVENCE !

 


17 juin 2013

Les poteries jarlandines : Démonstration d'un façonnage à la corde

Comme toutes les personnes présentes ce jour là, j'ai été trés intéressée par la démonstration de montage de jarres à la corde, effectuée par Philippe BRZEZINSKI, Céramiste-potier et spécialiste reconnu en la matière. Un savoir faire mis à l'honneur auourd'hui. Si vous aviez besoin des services d'un potier, vous pouvez le retrouver à Saint-Etienne Les Orgues.

Matériel nécessaire

façonnage d'une poterie à la corde

Façonnage à la corde

Le travail terminé

la corde enlevée

13 juin 2013

Les poteries : un savoir faire

Et si nous cherchions à en savoir un peu plus sur la poterie  en général ...

Dans une poterie, il y a cinq phases de travail : la préparation de la terre, le tournage, l'émaillage et le séchage, la cuisson et ensuite, si ce n'est pas pour un usage personnel, la commercialisation.

LA PREPARATION DE LA TERRE :

La phase la plus longue et la plus ingrate aux dires des initiés est certainement l'extraction et la préparation de la terre.

La préparation consiste en trois opérations distinctes : le portage, le battage et le coupage en lamelles de la terre destiné à détruire les noeuds qu'elle pouvait présenter.

LE FACONNAGE :

il y a plusieurs façons de monter un pot :

- La première, la plus simple c'est celle que l'on a tous fait au moins une fois quand nous étions petits, c'est de creuser une boule d'argile avec les doigts, de la lisser. Mais de cette façon, il est évident que l'on ne peut pas faire de grosses pièces, ni en faire en grosse quantité.

- une seconde technique consistait à enfiler sur une tige des gabarits reliés par des lamelles verticales et à enrouler en spirale une corde de la base au sommet pour déterminer le galbe intérieur du futur pot. On plaquait alors la terre sur la corde et on la lissait. On obtenait ainsi après récupération de la corde et des gabarits des pots de grande taille. Cette technique fut utilisée jusqu'en 1945 à Aubagne. C'est une méthode qui peut être rapprochée de celle des temps néolithiques où l'on façonnait un pot en le lissant autour d'un panier.

- la troisième technique consiste à enrouler sur lui-même un serpentin de terre dit "colombin". Chaque tour devenant solidaire du précédent par léger tassement. Cette technique a été utilisée pour des pièces lourdes et de grandes tailles. Le montage par colombin pouvait également se faire sur un tour très primitif, un pseudo-tour, que l'on déplaçait à la main. cas de Thiat dans la Haute-Vienne.

On en arrive ainsi aux tours proprement dits qui se ramènent à deux types : le tour à bâton et le tour à pied.

Le tour à bâton est préférentiellement le tour du Nord de la France. Son origine serait germanique et vis à vis du tour à pied présenterait un caractère récessif. Son principe repose sur la force d'inertie d'un volant qu'on lance à l'aide d'un bâton. En l'occurence, une roue de charette, posée sur un pivot et convenablement lancée suffira à faire l'affaire. 

Dans le tour à pied, la lourde roue de fer est remplacée par un plateau circulaire que le potier entraîne en permanence avec son talon. L'entraînement pourra aussi se faire à l'aide d'une pédale latérale.

Pour la fabrication des grandes pièces, que ce soit par le procédé du colombin ou au tour, il était nécessaire en cour de montage de faire légèrement durcir la partie inférieure afin qu'elle ne s'affaise pas sous le poids de la terre qui allait constituer la partie supérieure. On plaçait alors au centre de la pièce en cours de montage, un braséro de fer rempli de braises. Les parois, une fois durcies, le tournage pouvait reprendre. Pour les très grandes pièces le procédé pouvait être utilisé deux fois.

La dernière façon de créer une pièce pouvait l'être par moulage. Procédé très ancien puisqu'on le retrouve chez les sigillées des Gallo-Romains. Il sera plus ou moins utilisé mais il sera plus fréquent dans le midi de la France que dans le Nord. Le Midi ayant gardé plus longtemps la tradition d'une vaisselle de terre soigneusement émaillée, faite de pièces de forme, donc obligatoirement moulée, parallèlement à la vaisselle de faïence. Les moules seront en terre ou en plâtre.

Je relèverai une petite précision, c'est qu'à la poterie, le collages des anses "L'ansage", est traditionnellement le travail des femmes. Travail moins fatiguant que le tournage mais très délicat car les anses, surtout dans les grands saloirs, qui auront à supporter des charges considérables ne doivent en aucun cas se détacher. Nécessité d'observer entre le pot en cours de séchage et l'anse que l'on y applique un degré d'humidité compatible et de bien ancrer les anses sur les panses des pots.

 LE SECHAGE ET L'EMAILLAGE

Détaché de son tour, le pot encore humide sera mis à sécher. D"une manière générale le Nord préfèrera un séchage dans des hangars aérés mais à l'abri du soleil. Lorsque l'on désirait un séchage accéléré on pouvait placer les poteries dans le four encore tiède ou encore disposer des braséros dans l'atelier. Le Sud optera pour un séchage au soleil auquel les qualités des terres ne sont pas étrangères.

Les pièces dont on désirait soigner la finition étaient reprises sur le tour après un premier séchage partiel ou, à l'aide d'un "tournassin" petite pièce de fer enmanchée, on ébarbait, on lissait ou on décorait de quelques traits la pièce.

Bien sec le pot pouvait alors être émaillé ou non. L'émaillage coûtant cher sera utilisé avec logique. Emaillage intérieur des pots cuits aux environs de 900° à 1000° et de ce fait poreux, émaillage de leurs goulots pour en faciliter le nettoyage. Mais, par contre, pas d'emaillage pour les ploteries de grès cuites entre 1100° et 1 300° rendues naturellement imperméables lors de la cuisson par vérification superfcielle de la surface. Seront par contre émaillées sans souci d'économie, les pièces de prestige, les pots de mariage, les vases décoratifs...

La base de l'émail que l'on rencontre le plus souvent est essentiellement le plomb, quoiqu'il y ait bien d'autres façons pour émailler (cendre de bois, laitiers réduits en poudre des bas fourneaux une fois fondu on y ajoutait de la centre de bois et l'on brassait le tout avec une barre de fer portée au rouge. La poudre obtenue était tamisée finement et utilisée soit par aspersion poit par immersion de la pièce. Pour obtenir les couleurs on incorporait des oxydes, ainsi celui de cuivre pour obtenir le vert ; de fer pour le noir, de bleu de cobalt pour les bleus.

Vers 1830 on reconnut les dangers dus à la manipulation du plomb et les maladies graves qu'elle entraînait ; il faudra un siècle pour que son emploi soit définitivement interdit. 

La poterie culinaire de Vallauris étant poreuse, il convenait de l'émailler intérieurement. l'extérieur restant sans émail pour pouvoir aller au feu et se dilater sans risque d'éclatement.

LA DECORATION

Aborder les notions d'émaillage, c'est déjà parler du décor.  Un pot sur lequel on aura pris soin d'appiquer une larme de laitier ou une tâche de cendre de bois est déjà un pot décoré. Notons au passage que toutes les poteries auxquelles on aura apporté un surcroît de finition sont dans tous les cas des pièces admirablement tournées, très belles dans leurs lignes. Mais, la plupart du temps, seule la pureté de la forme, la qualité du tournage suffira au potier qui saura, lui, qu'il a réalisé une pièce parfaite. Il ne faut pas perdre de vue que dans bien des centres, notamment en Savoie ou en Dauphiné par exemple, le décor n'a pour but que de dissimumer les imperfections et que la clientèle locale rurale ne s'y trompait pas laissant aux touristes les pièces les plus colorées.

Le premier décor est celui fait avec les doigts. Ce sera jusqu'à une époque récente celui des potières corses ou bretonnes. Ce sera aussi le décor sur les bandelettes de terre appliquées sur les poteries d'Auvergne, du Périgord ou de l'Ain. Mais là encore il ne faudra pas perdre de vue que ces côtes disposées le long des pots sont au premier chef des éléments de protection.

Une façon simple également de décorer consiste à l'aide d'un clou ou d'un peigne à tracer des cannelures droites ou ondées sur le pot encore humide. Ce procédé a beaucoup été utilisé pour les grès ; lorsque le potier sentait que la forme était bien venue c'était un peu le dernier coup de chic qu'il donnait.

On pouvait aussi décorer avec un poinçon (pastille, rosace, fleurette ...) ou avec une molette. Des pièces démonétisées pourront également faire l'affaire.

Une technique plus complexe qui a valu à Beauvais ses lettres de noblesse est celle du décor dit "à scrafito". le principe consiste à enduire par trempage la pièce d'une engobe d'une certaine couleur, puis après séchage, d'une seconde engobe d'une couleur opposée. Par grattage de la seconde couche la première apparaît.

On peut également obtenir des effets spectaculaires en mélangeant terres blanches et terres rouges qui donneront au tournage un aspect jaspé. Deux villes Apt et Uzès se disputent l'honneur d'être à l'origine de cette technique.

Plus simplement on obtiendra le jaspage par la peinture. Cette technique sera utilisée dans toute la Vallée du Rhône.

Un autre type de décor fréquent consitera à opposer des terres de couleurs différentes en collant sur le pot "à la barbotine", des motifs moulés ou sulptés. Cette liste des principaux procédés de décoration n'est pas limitative.

L'ENFOURNEMENT. LES FOURS

Les fours se ramènent à quatre types principaux, ne citons que pour mémoire l'utilisation des fours de boulangers ou les mariages plus ou moins réussis avec les verreries.

Un four simple, dont les derniers exemplaires ont été utilisés en Bretagne durant la guerre, est une sole ciruclaire posée sur un petit muret sur laquelle on emplilait les porteries en forme de dôme, on lutait l'ensemble, on chargeait le foyer d'aiguilles de pin et l'on conduisait le feu pendant deux heures avec des fagots de genêts. le refroidissement demandait quatre heures.

Un des modèles les plus répandus destiné à la cuisson des terres ne soupportant pas plus de 1000° consiste en une chambre rectangulaire construite en pierre ou en argile. Un tiers est destiné au foyer et deux tiers au laboratoire. Il est souvent installé sur un terrain en pente pour accélérer le tirage. Sa dimension est de cinq à six mètres pour une largeur de trois mètres; la cuisson durait cinq à six heures. A l'habitude le potier jugeait du moment opportun pour arrêter le four.

Le troisième type également très répandu consiste en une chambre cubique en terre réfractaire bâtie sur une voûte où se situera le foyer. Des trous aménagés dans cette voûte conduiront la chaleur qui après avoir léché les pots sortira par un certain nombre de cheminées situées au sommet de la chambre supérieure.

Plus complexe, destiné à la cuisson des grès, soit de 1100° à 1 300°, sera le four-couloir. C'est un demi-cylindre couché  axe de tirage oblique et à foyer terminal. il est construit en pierre et possède une cheminée. Dans la cheminée dite "culasse" on empile encore des pots jusqu'à mi-hauteur et l'on y place les "montres" qui permettent de suivre les degrès de températures. La cuisson délicate est divisée en "petit feu" (la trempe) qui dure de seize à dix-huit heures et en "grand feu" qui dure de trente-six à quarante heures.

Dans les fours les plus anciens et les moins élaborés la cuisson pouvait durer huit jours et plus.

L'enfournement était une opération très délicate et souvent on faisait appel à un spécialiste. Une cuisson ratée pouvait signifier la ruine d'un atelier. Le principe consite à empiler les petits pots dans les grands, à les serrer au maximum pour éviter les déperditions de chaleur tout en évitant qu'ils ne se touchent ou qu'il s ne s'affaissent. Dans les grands fours de trente à cinquante mètre cubes c'était parfois toute la production d'un mois que l'on empilait. Le refroidissement durait huit jours.

Restait ensuite la commercialisation ...

Source de mes informations :

un ouvrage extrêmement bien documenté : "POTIERS ET POTERIES" d'Alain BAVOUX -

Editions Charles Corlet - Mars 1983.

A noter que des cartes postales anciennes souvent uniques ou inédites servent de support à ce livre

 

 

les poteries

12 avril 2013

L'ancienne fabrique de jarres et poteries de Château-Arnoux ..... Reste t'il des spécimens ?????

Article du 10 AVRIL 2013

Comme indiqué dans l'article de presse ci-contre, (que vous retrouvez en plus grand dans un message précédent)  l'association du Patrimoine de Château-Arnoux invite toutes les personnes du village ou d'ailleurs qui possèdent des jarres anciennes "jarlandines" à nous les confier pour une exposition qui se tiendra à la médiathèque du 14 au 16 juin prochain.

Lucy VALLAURI, excellente céramologue, aux côtés de son Directeur, M. AMOUDRIC seront là et pourront ainsi les authentifier. Peut-être que certaines personnes auront des surprises....! Les pièces en photo ci-contre, que le journaliste a qualifié de remarquables : ne sont pas du tout des poteries jarlandines, mais des espagnoles, pas très anciennes qui ont été fabriquées bien loin de chez nous, comme quoi il faut faire très attention...

Je suis moi même passionée pour les pièces anciennes, mais cela ne suffit pas, il faut être aussi "connaisseur".

Pour ce faire, je voudrais, aujourd'hui, faire un petit clin d'oeuil et rendre hommage à un Monsieur qui a une grande connaissance dans les poteries et des poteries très anciennes qu'il est même allé chercher dans les fonds sous-marins, car ce Monsieur est un plongeur émérite.

Eet justement pour la petite histoire, il faut même se méfier d'un certificat d'authenticité.....

Il s'agit de Monsieur François Carrazé qui a fait une étude assez poussée des poteries dites du Val de Saône, qui étaient en fait fabriquées à Givors.

Vous avez dit... Val de Saône ?

Rendons à Givors ce que Bans a fabriqué.

Livre
Auteur(s) : François Carrazé
Année : 2012
Format : 21 x 29,5 cm
Langue : français
Nombre de pages : 50
Les nombreux chantiers de rénovations urbaines ouverts à Lyon ces dernières années, ont mis au jour des quantités considérables de poteries communes très caractérisées qui, à ce jours, semblent bien embarrasser les archéologues qui ne savent pas trop où situer leur site de fabrication.
Au XIXe siècle, bon nombre d'auteurs de monographies et autres études touristiques ou économiques ont évoqué les nombreuses tuileries, briqueteries et poteries de Givors, Bans et Loire. Plus près de nous, le souvenir de ces artisans s' étant peu à peu estompé, certains tels J. Oriol ou V. Degorgue ont tenté de rappeler aux givordins que les potiers fournissaient à leurs aïeux une bonne part des ustensiles dont ils se servaient quotidiennement. Mais aucune image ne permettait de distinguer la poterie de Givors de celles importées de Bresse, du Jura, du Vivarais ou du Dauphiné.
Après plus d'une année d'enquête, François Carrazé peut aujourd'hui affirmer que c'est à la manufacture de poterie Jean Fleury Martinet, de la Tour de Bans, que l'on doit la fabrication et la décoration de grosses cruches à eau bien connues des céramistes et de tous les archéologues régionaux. Elles se distinguent des autres céramiques par un décor populaire exubérant et particulier et, plus rarement, par des inscriptions poétiques ou faisant référence à des familles de potiers. Les collectionneurs de poteries anciennes et les antiquaires situaient jusqu'à présent leur fabrication quelques part en Bresse et dans le Val de Saône.
En 46 pages, l'auteur fait le tour des musées des régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté et quelques incursions dans des collections particulières. Grâce à un contact fructueux avec le service des archives de Givors ainsi qu'avec les conservateurs des musées régionaux, il a collecté de nombreuses informations éparses qui, rassemblées, confortent l'affirmation qu'avait avancée en 1959 l'abbé Jean Garneret dans la revue d'ethnologie "Le Berbizier". Ce dernier y décrit de grosses cruches marron couvertes de décors somptueux et variés ainsi que d'inscription dont l'une indique sans ambiguïté son origine:
fabriquer à Bans pré de Givors l'année 1870

Il semble qu'aujourd'hui la lumière soit faite. Il ne reste plus qu'à refaire les étiquettes dans bon nombre de musées.
 

Par ailleurs, je voudrais également vous indiquer le lien avec le Musée International de la plongée Frédéric Dumas de Sanary afin que vous puissiez par vous-même découvrir le personnage de ce Monsieur qui a lui tout seul est une encyclopédie.

Il sufit ensuite de cliquer sur le drapeau français puis sur "Histoire de plongée". Vous y découvrirez le personnage que je tiens à mettre à l'honneur aujourd'hui: Le plongeur François Carrazé, passionné mais "Grand connaisseur" en matière de poterie.

http://www.scuba-museum.com

 

J'attends vos commentaires.

21 décembre 2011

Faîences de Provence

Une personne vient de me faire savoir qu'elle avait des des sacs d'émaux à faîence dont elle aimerait se débarasser. couleurs vert et miel transparents , et blanc et jaune opaques.
Si cela intéresse quelqu'un qu'il me le fasse savoir. je lui transmettrai ses coordonnées par mail.

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23 mai 2010

Céramiques et Faîences de Provence suite

Suite à mon message du 12 MAI, je vous montre le pigeonnier fini et la fontaine avec la façade terminée. L'un et l'autre rendent très bien et me plaisent beaucoup. Bravo à mon artiste de mari. Je tiens à vous préciser que ce n'est pas du tout un professionnel ! alors Mesdames, dressez vos plans et mettez vos maris au Travail ..... !!!!! Envoyez-moi vos chefs-d'oeuvres.

fontaine

PigeonnierPigeonnier_2

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12 mai 2010

Céramiques et Faïences en Provence

Poteries_verniss_es

Un art de vivre chaleureux,

aux parfums et aux couleurs ensoleillées......

LES CERAMIQUES PROVENCALES : j'adore

Ce sont des merveilles !!!!!

J'aime leurs couleurs chaudes ....

couleur_jaune_5

Au mois d'avril 2009, dans la catégorie Expositions, je vous parlais des Tarraiettes provençales, aujourd'hui je vais vous parler des "terraio" au sens plus lage.

Le terme provençal "terraio" désigne tout objet fabriqué en terre cuite, du simple pot d'argile à la fine assiette de faïence.

La Provence est le pays de prédilection des potiers, car sa terre et le plus souvent faite d'une belle argile généreuse. On y trouve un peu partout une poterie extrêmement variée.

Dans nos cuisines familliales, chez nous en Provence, on retrouve souvent ces "terrailles" pour l'usage quotidien. Elle sont recouvertes de vernis jaune ou vert que l'on applique après la cuisson. On retrouve la cruche à eau, ventrue avec son goulot et sa anse, la cruche à vin sans col, la cruche à huile (le "douire"), Les plats à gratin qu'on appelle "tians" et les "toupins" pour faire mijoter la daube. le "viro troucho" un plat rond arrondi pour retourner l'omelette. les pots à olives .... Aujourdh'ui toutes ces céramiques utilitaires, sont devenues pour beaucoup de passionnés des objets de décoration. Qui ne connaît pas les céramiques de SALERNES ou de MOUSTIERS ??

La céramique englobe toutes les techniques de terre cuite au feu, c'est à dire les porcelaines, faîences, grès, terres vernissées, tuiles, carreaux ... Faïence, du nom de la ville italienne de Faenza, Je vous en parle ci-dessous avec la faïence de Moustiers

Cette vaiselle traditionnelle, poterie utilitaire et culinaire, vases ...mais aussi tout un courant de céramique artistique se retrouvent das les maisons et les jardins de Provence, témoins d'un savoir-faire ancestral en matière d'ornemantation, reconnaissable entre tous..

Fa_ences_et_poteries

Les trois services à café me viennent de la grand-mère paternelle de mon mari.

En haut à droite pot à olives de ma grand-mère

Au bonheur du créateur :

          Il faut distinguer la faîence fine de la faïence commune (autre nom donné pour la terre cuite). Quant à la terre vernissée, le travail est encore différent car, après le tournage (ou estampage) la pièce reçoit une sorte d'argile kaolinique diluée et blanche avant de pouvoir être décorée et recouverte d'émail.

hors_d_oeuvre

La cuisson se fait généralement à 1000°C mais, pour certains potiers qui souhaitent une décoration particulière, on pratique plusieurs cuissons : première cuisson après la décoration, seconde cuisson après l'émaillage.

On procède encore différemment pour la faïence fine où le biscuit est fait dans un premier four. Puis vient le moment d'émailler avant de poser les motifs. Une seuxième cuisson à 960°C complètera l'ouvrage.

vaseCertaines céramiques comme le grès sont cuites à haute température, soit 1 300°C. La grande époque des céramiques commence dès le XIIIème siècle et l'on peut voir des fours de faïenciers du côté de Marseille, puis en Avignon, un siècle plus tard. La faîence vit ses plus belles heures au moment où Louis XIV exige de ses nobles qu'ils renflouent les caisses du royaume en faisant don à celuici de leur vaisselle d'or et d'argent. Moustiers, Marseille et Apt se répartissent alors l'essentiel de l'ouvrage, rejoints bientôt par Aubagne, Cliouscat et Vallauris qui proposeront ainsi leurs créations particulières. Céramiques jaspées, biches à lair, poteries utilitaires, vases et carreaux ou tomettes, la diversité est grande.      

La faïence de Moustiers (04) 

Capitale de la faïence, Moustiers est un village d'une beauté un peu sauvage grâce aux Gorges du Verdon, imposantes et colorées de rouge et or, les bois, l'eau, une terre fine et pure, tout est rassemblé pour faire de ce lieu le creuset de la tradition artisanale. Tout commence avec Pierre 1er Clérissy qui, en 1668, obtient d'un moine italien originaire de Faenza le Secret de l'émail. C'est lui qui produit à grand feu les plats de chasse décorés en camaîeux de bleus et les services armoriés. Reprise par son fils, Pierre II Clérissy, la manufacture se développe. Elle sera ensuite vendue à Joseph Fouque qui continuera de proposer les plats de chasse d'après les gravures d'Antonio Tempesta, mais aussi les décors Berain qui affectionnent les fontainemotifs inspirés par les peintures murales des thermes romaines et les décors chinois...

un_masque_en_moustiers

Qui dit succès dit concurrence et dès 1772, Joseph Olerys apportera quant à lui la polychromie : du bleu cobalt au vert, jaune-brun et violet. Dès ce moment, les décors mythologiques, les guilandes et les "grotesques" (animaux et personnages fantastiques) sont à la mode. Ce sont évidemment les notables qui peuvent s'offrir ces vaisselles qu'ils font fabriquer à leur chiffe ou armoirie.

A côté des plats, soupières et coupes, apparaîtront également des fontaines, boîtes à bonbons ou à bijoux ajourées.

D'autres noms sont à citer au fil des siècles, -Jean Baptiste Pelloquin puis Jean-Baptiste Feraud ou Jean-Baptiste Ferrat - avant la grande crise de la faïence qui, jusque dans les années 1950, oblige Moustiers à vivre chichement

.

Moustiers

Ci-dessus mes modestes pièces de Moustiers

Aujourd'hui, on voit renâitre tout un travail artisanal respecteux des traditions mais aussi passioné par de nouvelles créations. Il existe à présent une vingtaine d'artisans qui travaillent dans le village. L'atelier de Philippe BONDIL est sans doute le plus fidèle à la tradition, le plus fascinant à visiter puisqu'il présente des pièces d'une exceptionnelle beauté, reproduisant des scènes de styles Louis XIV, Louis XV ou Louis XVI -  (Source : La Provence en Objet : Christine FERNIOT et Gilles PLAZY)

Je vous présente ci-dessus deux créations, qui sont aussi du Moustiers :

Atelier_Comme_tu_veux_de_Riez_1986             

Date de réalisation Mai 1986

Ces deux assiettes ont été réalisées par Régine MARCHANDY "Atelier Com' tu veux" à RIEZ

Atelier_comme_tu_veux_Riez

J'aime les poteries vernissées pour ma cuisine et les repas pris dehors tout l'été,

mais j'apprécie aussi la porcelaine plus fine pour les tables des grands jours.

Mon service de table est tout blanc, juste bordé d'un liseré argenté.

Il ne vient pas d'une faîencerie française, mais d'Allemagne

(C'est un cadeau de mariage)

Winterling

Schwarzenbach

Bavaria - Germany

bloggif_table_de_NOEL

et je porte un intérêt particulier à la vaisselle de nos aïeules.

Je possède une douzaine d'assiettes plates et à dessert du service de la grand-mère de mon mari :

Service_de_la_Grand_de_mon_mari

.Je vous montre le dos pour les connaisseurs, Service mignon - émail sans plomb et chose rarrissime de nos jours, je possède quelques verres en cristal qui restent de ce service, les gravures sont assorties aux assiettes.Exceptionnel !

Service_mignon__mail_sans_plomb

J'ai exposé ce service à plusieurs reprises lors du Printèns prouvençau :

La lampe à pétrole est de la même époque

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D'ailleurs ma fille est entrain d'économiser pour acheter un vaisselier et attends avec impatience

que je veuille bien le lui confier !!!

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Si vous êtes amateur de vaisselle anciennne, je vous invite à découvrir le blog de Anne, une nouvelle amie chineuse :

http://faiences-et-autres.over-blog.com

Anne, dans ta collection tu parles d'un grand plat ovale qui te vient de ta grand mère. J'en ai également un :

Grand_plat_ovale

Je vous invite également d'aller voir le blog de GARIBONDY dans son article du 1er mars 2010,

elle vous parle des faïences d'APT.

Ci-dessous des pièces qui ont beaucoup plues à ma fille :

Fa_ence_Mary

L'assiette en bas à gauche au décor rouge est de son arrière grand-mère maternelle,

Elle l'a mise bien en évidence dans sa cuisine. Pas question de la casser elle a une grande valeur affective.

Ci-dessous, une pièce récupérée dans la vaisselle de mon beau-père, un saladier "Odette" faîence de SARREGUEMINES

A SARREGUEMINES, se trouve le Musée des techniques faïencières, au Moulin de Blies

Saladier_Odette

DOS_SALADIER

A une époque, il était de mode d'offrir des déjeuners aux fiancés :

J'en ai eu plusieurs que je vous fais découvrir ci-dessous,

Le premier est en Porcelaine de Paris - Fondée en 1773 - Décor Les quatres saisons

le second à droite Haute porcelaine du Berry Compagnie Nationale de Porcelaine - J'ai également un grand plat à tarte assorti.

Celui d'en bas décor bleu Porcelaine Lafarge de Limoges.

D_jeuners

Ci-dessous, deux trés jolies soupières :

LES_SOUPIERES

Et j'ai gardé pour la fin la pièce qui me tient le plus à coeur, car elle appartenait à ma grand-mère maternelle.

quand j'étais enfant ma mère s'en servait de coupe à fruits.

Elle a beaucoup servi, elle est très usée mais a une grande valeur affective

faiences_003

puis un autre grand plat creux très ancien lui aussi :Un_grand_plat_creux

Enfin ci dessous : Un décor très différent

Une porcelaine de Limoges J.Chen - Song bluemarine

Porcelaine_de_Limoges_J

Un très joli plat rond, mais quelle différence !

ne trouvez-vous pas???

Changement de décor, changement de couleur .... Il en faut pour tous les goûts.

Mais vous, lequel préférez-vous ??????

Je vais en finir avec la vaiselle et nous allons passer au jardin.

Je ne parlerai pas des traditionelles tuiles de terre cuite provençales qui sont appelées tuiles romaines ou encore canal, ni des génoises, ni des tuiles vernissées qui sont assez rares en Provence, car je n'ai pas de support photo à vous offrir et puis mon amie Garibondy vous a déjà parlé des tuiles provençales.,

Mais je vais vous montrer :

LE STYLE PROVENCE.

,,, ce que l'on peut faire avec les carreaux de Salernes qui sont magnifiques. Il y a un choix exceptionnel de couleur. La terre de Salernes demeure l'une des plus pures qui soit, sans sable ajouté ni autres impuretés et se distingue par sa grande solidité. Les carreaux émaillés connurent leurs heures de gloire dans les années 1960, époque à laquelle on les recherchait pour la gaitée de leurs coloris et leur facilité de nettoyage, deux qualités dont ils ne se sont pas départis. Les coloris évoulent avec les modes il y a quelques années la couleur lavande était en vogue, bientôt évincée par le jaune, et, plus récemment par le mélange du blanc et rouge brique. Biens posés ces carreaux sont aussi appréciables pour leur longévité que pour leur résistance à la chaleur et aux petites éraflures. Ils offrent également une surface lisse et fraîche sur laquelle on peut préparer la viande ou la patisserie. Mais en extérieur, méfiez-vous cependant des carreaux émaillés, ils pourrraient se fendiller avec le gel.

Ci-dessous, vous avez un aperçu du rouge brique, avec une bande de blanc posé en diagonale (une caractéristique provençale)

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Et surprise au milieu de cette cuisine, devinez quoi ?????

Une très belle mosaïque posée par Thierry MARCHANDY,

Les carreleurs sont de vrais artistes !!!!!

Il y d'inombrables manières de combiner les couleurs et les formes des carreaux.

Il faut toujours commencer par étaler les carreaux sur une surface plane, les regarder et les assembler jusqu'à obtenir l'effet désiré. Il faut être un peu audacieux. Mais je vous garantis que cette mosaîque a beaucoup de succès.

mosa_que

Ci-dessous ma cuisine d'été :

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Ici aussi, une rangée de carreaux en diagonale,

Carreleur de la maison : Thierry MARCHANDY

segondé par un deuxième artiste : mon mari.

Des fontaines faites maison, réalisées par une main de maître, qu'on ne retrouve pas chez son voisin,  beaucoup moins chères qu'en magasin et avec un tout autre cachet, la jaune, pour moi; avec les carreaux qui restaient de la cuisine et la verte pour ma fille, 

fontaine_Carreaux_Salernes

C'est le même moule,

FONTAINE

Et même, un (faux) pigeonnier en cours de confection qui vient de remplacer un banal oeuil de boeuf en P.V.C.

pigeonnier_avec_carreaux_de_Salernes

Il n'y a pas photo !!

Qu'en pensez -vous ?

Les céramiques provençales , c' est tout un ART !!!!

Je vous invite, cet été, à venir nombreux découvrir notre Provence et tous ses trésors .....

et j'espère que le soleil sera au rendez-vous, car en ce moment il fait terriblement défaut .... A ben lèu !!

Source prise dans un trés bel ouvrage à découvrir :

PROVENCE : Art de vivre et artisanat de chez AUBANEL