les robes de baptême ...
15 juin 2013

Une balade à faire : Direction ORAISON ....et une expo à découvrir !

Du 1er au 14 juillet 2013

Les Fileuses d'Oraison vous proposent

une exposition de robes de baptême
Dans leur local, allée Romain Selsis à Oraison

Elles vous attendons nombreux!

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31 mai 2011

BAPTEME DE LA PETITE LILY

Comme je vous en parle dans le message précédent, ce Samedi LilyFée a baptisé sa petite fille et en parfaite artiste qu'elle est, elle a pratiquement tout préparé elle-meme, en passant par la confection des faire-part (à voir chez Marycastor), la préparation du baptême à l'église, avec des textes lus par Chacha et sa soeur. ensuite la déco de la table à la maison communale, les dragées, les ronds de serviettes (qui rendaient très bien) et dans un décor très agréable.

l'apéritif était lui aussi, en grande partie, fait maison, ainsi que la grande paëlla  Une belle fête pour toutes les mamans présentes.

J'espère que toutes mes amies "mamans blogueuses" ont été, elles aussi, gâtées pour la fête des mamans. Je vous offre avec un peu de retard, ce très joli bouquet qui décorait la table.

 

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BAPTEME

 

 

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repas 3

 

 

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23 février 2011

De l'enfance à l'âge adulte .... les robes de baptême

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Le linge était porteur d'histoires : histoire d'une vie, histoire d'une famille. la plupart des vêtements se transmettaient d'une génération à l'autre. Si ce n'était pas ce que les familles avaient de plus cher, c'était ce qu'elles avaient de plus personnel et de plus précieux. Les linges qui avaient su résiter à l'épreuve du temps étaient confiés à la nouvelle génération.

La robe de baptême représentait le vêtement de famille par excellence. les femmes la remisaient dans l'armoire jusquà la prochaine naissance. Elles y accordaient un soin infini. Elles rangeaient avec précaution le petit béguin, le coussin de présentation et la petite robe de tulle ornée de guipure d'irlande ou de dentelles. les étoffes les plus douces (le limon, le batistes, le tulle et la mousseline) servaient à sa confection. La robe associée au rite de passage de l'entrée de l'enfant dans la communauté religieuse était très symbolique. Malgré leur jeune âge au moment du baptême ( à peine une semaine), les enfants portaient une robe étonnement longue.......

La robe de baptême immaculée telle qu'on la connaît aujourd'hui ne date pourtant que du XIXème siècle. Auparavant, l'enfant était présenté devant Dieu en toute simplicité, soit :

- dans la chemise de son père pour qu'il ait sa vigueur ou enmailloté dans des habits traditionnels (Source Histoire des tissus en france - Alexandra Fau)

- soit enmailloté et enveloppé dans le châle de mariée de sa mère et il portait toujours le béguin.

Les Trois âges de la Vie :

Lorsque l'enfant paraît : La naissance

Le périlleux voyage de l'être humain dans le monde des phénomènes débute par la naissance, et celle-ci, comme de juste est solennisée.

Donner la vie est ce devoir sacré de toute femme : y manquer, signe de châtiment divin. D'où la condition infâmante qui accable, au village plus qu'ailleurs, les épouses stériles ou réputées telles ; leurs maris, déliés de responsabilité en l'affaire, estimés dupes ou excusés par avance des pires écarts. Dans "Histoire d'une fille de ferme" Guy de Maupassant n'en cache rien.

Heureusement Dame Nature en sa sagesse fit les paysannes fécondes.

Une affaire de femmes.

Sinon de prévenances, la jeune femme qui attend un bébé jouit d'un statut particulier dû, il est vrai, plus à la sauvegarde de l'enfant qu'à la sienne propre ...

Elle entre alors dans un monde comme en marge du quotidien, bâti par les femmes sur des lois qu'ignorent les hommes. Ansi, hypothèse inadmissible en toute autre circonstance, c'est autant d'autorité détournée de son mari qu'elle confiera à sa mère ! ...

Auprès d'elle jusqu'à la délivrance, comme pour un rite de passage, elle s'initiera jour après jour au grand secret de la maternité qui ne se partage qu'entre mère et fille.

Parrain et marraine

C'est d'abord le baptême : première manifestation d'une sympolique religieuse qui ne cessera de rythmer la vie du Haut-Provençal, lui conférera, à peu près immanquablement, aussi bien sa signification que son armature et sa dignité essentielle. Tous, on peut bien le dire, resteront fidèles en esprit, malgré détours et traverses, à ces engagements que prendront pour eux parrain et marraine (en général les grands-parents) face au prêtre, dans l'église paroissiale.

Dès l'accouchement, revêtu de ses habits de fête, le père s'en est allé porter l'heureuse nouvelle aux parrain et marrraine pressentis de longue date.

Ce sont généralement parents plus au moins proches dont le nouveau né portera le prénom selon qu'il est fille ou garçon. A ce "nom de baptême" d'autres s'ajouteront d'aïeul ou de saint du jour. Nul natif du 15 août, y compris les mâles, n'échappait à celui de Marie.

Le choix devait être judicieux. Car aux yeux de l'Eglise, ils valent plus que père et mère. le rôle que leur confère la liturgie dans la célébration du baptême en est significative.

Enfin, nous arrivons au matin du grand jour ! Selon l'usage commun, les cloches sonnent sur plusieurs tons. On mène l'enfant aux fonds baptismaux.

A toutes les personnes qui sont intéressées par les traditions de notre terroir, je vous invite fortement à consulter l'ouvrage : "La vie en Haute Provence" de 1600 à 1850,- Raymond COLLIER - de la Sté Scientifique et Litteraire des A.H.P. - 1973. Je vous en ai déjà parlé. Je m'y plonge dedans, à chaque fois que j'ai un peu de temps....

Par exemple à FOURS,  "c'est la marraine qui choisit le parrain, à l'inverse de ce qui se pratique ailleurs. En entrant chez l'accouchée elle lui présente six douzaine d'oeufs, que celle-ci est tenu de manger avant de quitter son lit : on présume que cet usage a pour but de forcer l'accouchée à ne point précipité ses relevailles.

On n'admet jamais pour maraine ou pour parrain, une personne qui ait quelques vices de conformation ou quelque défaut moral marquant, dans la persuasion où l'on est que l'enfant reçoit l'impression de quelqu'un des vices physiques ou moraux de ceux qui l'ont présenté au baptême.

Les parrains de l'enfant doivent passer de front la porte de l'église aux paroles du prêtre : Ingredere, etc, tenant l'un la tête et l'autre les pieds du berceau de l'enfant.

En sortant on jette aux enfants qui crient après eux des dragées, des noix, des figues des chataîgnes ...Les femmes, les demoiselles les recueillent et les gardent ensuite avec soin : ils serviront à guérir du mal aux dents ...

Il va de soi que les baptêmes s'accompagnaient ordinairement de réjouissances.

LA ROBE DE BAPTEME

(ci-dessous quelques photos de ma dernière exposition sur le baptêmeau Château d'UPAIX)

Vous pouvez voir : "Lou brès"

Source d'Oraison (Saint-Pancrace), .."le nouveau-né était enmailloté dès sa naissance et placé dans le brès en face de la fenêtre pour éviter qu'il ne louchât. on a donc l'explication de cette exposition au soleil. Le maillot emprisonnait bras et jambes ..."

.... On signale qeu dans la Vallée de Laverscq, il est encore d'usage de recouvrir d'un mouchoir les yeux du nouveau-né. Pnedant les premières semaines de sa vie, il n'y voit pas encore, la lumière peut lui faire du mal et surtout s'il n'est pas baptisé, il est donc en grand danger. De plus, il ne saurait demeurer tête nue. Aussi l'affublait-on d'un petit bonnet, jour et nuit, et en toute saison. On s'abtient aussi de toucher aux légères croûtes, pellicules, revêtement du cuir chevelu de crainte de le voir devenir idiot. On prend soin de la protection de la petite cervelle (Basse-Alpes, n° 183,t.XXX. 1943)

Chaque fois que la mère a fini de mailloter son enfant "elle le signe" en disant pour lui :

"Bouan Jésus fès mi bèn grand, e bèn sage "

(Bon Jésus faites-moi bien grand et bien sage

LOU BRES : LE BERCEAU

Il était en noyer, parfois en chêne, avec deux pieds arrondis permettant le balancement.

Les côtés étaient percés de trous pour passer la sangle du maillot qui maintenait le bébé attaché et un autre trou pour passer la tresse du balancement qui était nouée à la cheville de la mère.

Sur le berceau, il y avait souvent un demi-cercle en bois (l'incuséu ou cieucle),sur lequel était placé une couverture qui protégeait l'enfant de la poussière, des courants d'air, du froid.

la paillasse (païasso) était en feuilles de maïs.

Le berceau ne devait jamais se trouver dans la maison au moment de la naissance de l'enfant car s'il était préparé à l'avance cela pouvait porter malheur à l'enfant.

PHOTOS_BAPTEME

 

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J'ai la chance d'avoir dans ma MALLE AUX TRESORS, quelques robes de baptêmes que des mamies m'ont confiées. A ces robes j'y suis très attachée car je sais d'où elles proviennent et je connais un brin de leur "histoire". Je remercie toutes ces personnes. je sais que c'est une marque de confiance qu'elles m'ont témoignée. Elles étaient toutes très émues quand elles me les ont données, car ces belles robes sont le symbole d'une tranche de leur vie et de celle de leur famille. En souvenir de ces personnes dont certaines ne sont plus là aujourd'hui Je vais vous les présenter sur mon blog mais il faut que je prenne le temps de les photographier une après l'autre.

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 Ci-dessous, une exposition du Rode à Gréoux en 2009. Mes amies du Rode ont également de très belles pièces :

expo_Robe_de_bapt_me_Gr_oux

EXPO_BAPTEME

 

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