30 avril 2017

Eléments d'Histoire de la Cité de Saint-Auban : le quartier du FOURNAS (Un peu de mon Histoire)

Le Ravin du Fournas, au Sud de Saint-Auban fait partie des milliers de ravins des Basses-Alpes qui se déversent dans la Durance. Long de huit kilomètes, il prend sa source à Châteauneuf-Val-Saint-Donat. A son confluent existait une maison, construite en 1830 pour loger le garde canal. Tombée en ruine, elle servit néanmoins de poudrière, en 1915 durant la construction de l'usine. Dès cette époque les premiers Saint-Aubannais aimaient cet endroit où se rassemblaient grands et petits pour de fructueuses parties de pêche. Un peu au dessus, la source PERRIN (sur la propriété DRIVOY dont la fille devint Madame PERRIN) était appréciés des jeunes et moins jeunes - Dans les années 30 : s'y retrouvaient à l'heure du goûter ou promenade du soir - s'y rendaient en famille avec un panier repas. En remontant encore : un grand trou d'eau, provoqué par une résurgence, et qui avaient cinq à six mètres de profondeur, était le seul lieu de baignade de Saint-Auban : jusqu'à ce qu'en enfant de la famille PIGNERO y trouve la mort. Il avait 16 ans.

Certaines familles sont très anciennes : Les VITON - AMAYENC - BONNET - BLANC se trouvent dans ce hameau depuis le 17ème siècle.

La familel BLANC tenait depuis fort longtemps une halte de roulage et dès 1917, la fille de la maison "Charlotte la sourde", animait un bal dominical avec une "Viole mécanique à sous" - Une des rares distractions dont disposaient les premiers saint-Aubannais.

C'est dans ce hameau, à la même époque qu'eut lieu  l'explosion d'un poêle à bois : spectaculaire mais sans autres dommages. Le voisin de la victime, lassé de se faire voler ses bûches en avait bourré une de poudre à fusil ! Une conslusion d'enquête éclatante !.

En remontant encore, au dessus du hameau, quelques vallons desséchés constituaient un terrain de chasse giboyeux.

Tout en haut, la Tuilerie, propriété de la famille GUILLERMIN. Ce lieu dit est cité dans la Charte du Moyen Age.

Le Fournas a connu un essor relatif, à la naissance de l'usine mais c'est le seul quartier qui a conservé un peu de son aspect d'antan.

(Texte René GALVEZ)

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Eléments d'Histoire de la Cité de Saint-Auban : le quartier de LA CASSE (Un peu de mon Histoire)

Comme à Clubières, on a trouvé à La Casse, des tombeaux, pièces et figurines qui datent de la vie en celieu au emps des empereurs CONSTANTIN et ADRIEN : soit 654 à 712 de notre ère.

En 1789, l'encadastrement des droits fonciers et biens seigneuriaux mentionne : terrain "La Casse" 8100 cannes - 270 livres. Propriété de la Dame de MONTOFRT 9878 cannes - 379 livres,5 sols".

Au début du 19ème siècle, une maison de campagne s'élève au milieu de cette lande. C'est la propriété de la famille DRIVOY. En 1903, M. DRIVOY est Maire de Château-Arnoux. Tous ces terrains sont incultivables mais on y trouve chèvres et moutons. Deuis toujours les chênes fournissent le bois de chauffage.

Dès 1916, la Compagnie achète des terrains de La Casse, à Amédée VITON. En 1942, c'est M. PERRIN (gendre de M. DRIVOY) et prorpriétaire du café PERRIN de Château-Arnoux, qui cède des terrains à A.F.C. Mais c'est en 1959-60, à l'initiative de M. DEVIGNES responsable administratif de l'usine, qu'est constituée la "S.C.I. La Casse" qui achète tous les terrains disponibles (13,80 Hectares) en vue de la construction de villas et d'immeubles collectifs.

(Texte René GALVEZ)

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Eléments d'Histoire de la Cité de Saint-Auban : le quartier de CLUBIERES (Un peu de mon Histoire)

Il existait d'après les recherches de Simone BUFFE et de René BLANQUI, une ferme de Clulbières depuis l'époque Gallo-Romaine. Des découvertes archéologiques de la fin du XIXème siècle l'attestent formellement.

Plus récemment , depuis la Révolution, on sait que les "terres et blaches de Clulbières ont été estimées à 6000 cannes et 113 livres aux relevés d'encastrement de d'allivrement des biens et revenus seigneuriaux". un chemin vicinal appelé chemin de la charette partait de l'actuel Hôtel Villiard et rejignait la crête de la colline.

Clubières était essentiellement planté en oliviers : il ne s'y trouvait qu'une ferme qui possédait une source. Les soirs d'été, les premières générations de Saint-Aubannais s'y rendaient en promenade et en ramenaient de l'eau fraîche. elle était située exactement à l'emplacement actuel des deux Villas des frères JULIEN.

A.F.C. achète 6.87 hectares à Amédée BALMET our la somme de 14000 F le 10 Avril 1924. A l'époque, le fermier est Albert GIRAUD dit "le tristet", décédé en 1984. La Compagnie y logera successivement les familles  TESAURIRE et OUGNACHI puis FLORENZA et LAMBOGLIA ; ce dernier sera pus tard surnommé "Le Maire de Clubières". Pendant la guerre de 1939-45, la Compagnie morcèle ces terrains et les attribue aux employés qui désirent avoir un jardin supplémentaire. La Première construction date de 1952 : la maison EDF, en bordure du Barasson ; elle est acquise ensuite par la famille OLILVARES.

A partir de 1952, Péchiney démarre la construction de quatre vingt huit villas sous une forme nouvelle d'accession à la propriété : "LES CASTORS". l'opération va durer quatre ans. Dès 1952, trois commerçants lancent la construction d'un bâtiment long de quarante quatre mètres : à partir de  1955 de nombreuses activités vont s'y succéder :

. MENDEZ : cycles-motos puis Garage Panhard et une Alimentation.

. HAMALIAN : Vêtements.

. FAUVERTEIX : Electricité.

Les particuliers, soutenus par le syndicat chrétien (C.F.T.C.04) organisent entre eux une forme originale de solidarité pour prévenir les accidents de la vie. C'est la naissance de la "commune libre de Clubières". l'association recevra de nombreux dons ; ses premieres responsables furent : GIACOMI (Président) M. DUVIERRE (Vice-Président) . M. BLANQUI (Secrétaire Trésorier) . M. BARO. M. FERRIT. M. MARTIN. et M. MENC (membres).

Cette expérience de construction, basée sur la solidarité et l'entre aide est héritée des "CASTORS" et "DEMI CASTORS", au début du siècle, en Saône et Loire, où des groupements d'ouvriers avaient imaginé ce mode coopératif de construction.

En 1956, une grande famille de Clubières reçoit le pris Cognac : M. et Mme Fernand ARNOUX : ils ont neuf enfants. Cette année, la commune prend en charge le quartier, goudronne les rues et numérote les maisons. l'association choisit des scientifiques illustres dont les rues de Clubières porteront les noms : LAVOISIER, PASTEUR, A.PARE, P. HEROULT, A. GUYOT, FARADAY et A LACROIX qui fut administrateur et inspecteur de la compagnie, mort accidentellement en 1941. Le nom de son épouse se trouve en relierf sur la ceinture d'une des cloches de l'église.

Le conseil municipal décide la construction d'une école (deux classes et deux logements). (Devenue aujourd'hui la Crèche Les Petits P lus).

Le 5 mai 1957, le grand bal de la "commune libre" est organisé à la salle des fêtes de Château-Arnoux. Il est animé par l'orchestre du célèbre trompettiste Charles MODONIO (Marseille).

Jean HUGLA qui siège au Conseil municipal devient Président de l'Association. Il devient urgent de collecter les eaux pluviales car à chaque orage, des torrents se forment qui laissent bientôt place à des marres ! Ce sera fait en 1960;

Le 1er octobre 1959, c'est l'ouverture de deux classes de Clubières : M. et Mme BLANC sont les premiers instituteurs. Ils seront remplacés en 1965  par M. et Mme NAÏS.

En 1960, un bâtiment de six logements pour les enseignants est construit à Super Clubières.

En 1963, vers la crête, deux grands immeubles destinés au personnel de la S.N.C.F. sont édifiés.

En 1967, le Docteur Constantin LEMPIDAKIS, un enfant du pays s'installe à Clubières, au retour de quelques années passées en Lozère. Sa fille Françoise est également médecin depuis mars 1986, mais au quartier de La Casse.

En 1974-75, deux grandes figures de Clubières disparaissent : Jean GILLY et Maurice ISNARDY.

 

Texte René GALVEZ

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Eléments d'Histoire de la Cité de Saint-Auban : C'est aussi un peu de mon Histoire ..... LE HAMEAU DU JAS

LE HAMEAU DU JAS 

(Texte René GALVEZ)

Le "Jas" : en réalité Jas de Moussu, regroupait plusieurs familles de paysans sur la rive gauche du torrent du Barrasson. Rive droite c'est le Jas des Seigneurs avec deux fermes, une fermette et diverses dépendances - aujourd'hui c'est la partie Nord et Centre de L'Usine.

la population du Jas a augmenté en 1870 quand poseurs et terrassiers traçaient la voie de Chemin de fer Marseille Veynes. En octobre 1872, la ligne est inaugurée (elle arrive à Sisteron) : la construction de la maisonnette du passage à niveau du Jas commence.

En 1910, grâce à l'installation de familles de cheminots mais aussi à un apport de population qu'avait généré le creusement du Canal de Manosque (de 1883 à 1895), une quinzaine d'enfants fréquentent l'école située au Champs des Rois (Esplanade des Grands Bureaux, Labo Plastiques, Séquestrants ...).

La Gare est accessible depuis Château-Arnoux par le chemin vivinal n° 7. Ce chemin subira de multiples changements à la création de l'usine. Ce n'est qu'en 1935 que le Conseil Municipal décide de le goudronner. En retour, la Compagne AFC s'engage à concéder à la Commune divers avantages : distribution d'énergie électrique, éclairage public du hameau du jas et de la Gare.

Ecoutons Jacques SIAUD, qui a passé son enfance au Jas : "Chaque famille possédait un petit troupeau de chèvres. Au pied du plateau, une source abondante permettait par un ingénieux système d'irrigation, d'entretenir les jardins potagers, d'alimenter les bassins et le lavoir. De nombreux jarlandins avaient une "campagne" vers le Jas. On y trouvait des prés, du blé de l'orge et des arbres fruitiers. Ceux qui le pouvaient, élevaient un cochon qu'on tuait en décembre : car la viande était rare et réservée pour les fêtes carillonnées (Pâques, Ascension,Noël..). Chez les plus riches on festoyait également le Jour de l'An".

Après l'échec des projets successifs d'usine hydroélectrique, AFC présente en 1913 un 1er projet d'usine de produits chimiques. Dès Mars 1914, la Compagnie achète les réserves foncières accumulées par les projets d'électrification. L'achat des terrains et immeubles du Jas, commence également en 1914 et se poursuivra jusqu'en 1946.

Le Barrasson est un modeste torrent qui prend sa source 5,5 km au Nord-Ouest, vers le spremiers contreforts de la Monagne de Lure. S'il a rarement commis des dégâts, son niveau modeste a néanmoins imposé la construction d'ouvrages : un pont sur la RN 96 et un autre pour la voie ferrée du Jas.

Sur le cours du Barrasson, 50 M au dessus du Pont de la RN 96, existait un Moulin duXVIème siècle et ses écluses. En 1718, il est la propriété des LOMBARDS ; il cessera de fonctionner à la fin du XIXème siècle.

"Chacun possédait un lopin de terre poursuit jacques Siaud et un Bastidon de pierre sèches sur le Plateau de Courtieu (la cité actuelle). Du Barrasson à la Casse, le Courtieu c'était de la garrigue, des bois de chênes verts, de la vigne et des oliviers. Depuis toujours on y faisait paître les bêtes. Nous y avions des ruches ; quand à la vigne, elle donnait une véritable piquette -des plants directs- qui titrait 7 à 8° ; il fallait le boire dans l'année".

"Ma grand-mère  était remplaçante garde-barrière, ce qui lui valait un voyage gratuit par an à Marseille ! il n'y avait pas de chevaux ; on faisait tout à pied. Le boucher de Volonne venait régulièrement chercher les chevreaux du Jas, ce qui procurait un peu d'argent frais. Fréquemment, des colporteurs, chargés de ballots venait de Marseille ou de Grenoble et vendaient à chacun mercerie, tissus, cosmétiques, droguerie ... La vie était communautaire ; toures les maisons éteient de plain-pied ; on vivait dehors l'été et on passait beaucoup de temps à faire la causette sous les mûries. Une vie rude, sans doute, mais aussi un temps heureux dont nous avons tous gardé le souvenir durant des décennies".

Beaucoup de familles d'immigrés passeront quelques années au jas, de 1925 à 1935 : BOGHOSSIAN, DEPETRI, BARBUTTI, GIRARDI ;;

Au Nord du hameau se trouvait la maison du Garde-canal, ajourd'hui tombée en ruines. Elle appartenait à la Compagnie du Canal de Manosque. Au début du siècle c'est la famille ELZEARD qui en a la responsabilité. le dernir garde fut Gaston DOMINICI - de 1944 à 1977 ;retraité à Malijai il est décédé en Juin 2002. Son fils, Georges se souvient des treize années passées au Jas :" Il fallait, de temps en temps, curer le canal et son tunnel de huit cent mètres : On remontait jusqu'à la prise en traînant un filet ; je n'ai jamais vu autant de truites ; certaines dépassaient quatre livres !". Il a gardé le souvenir de ce "petit modne" qu'abritait le Jas jusqu'en 1955 et des familles qui y vivaient : "toutes les maisons ainsi que la ferme étaient habitées, je me souviens des COMBE, MOREL, FEIRRERA, ARNAUD, FERRAUD, POITEVIN, PETIT, CHAKOUR, AOUAB, SALEK, ROSANO, HADIBI, DEYE, DA MOTTA ;;;Toutes les surfaces utilisabls étaient cultivées : chacun avait son jardin. nous étions loin de tout et notre moyen de transport le plus fréqent était le camion (la navette incessante des camion NERVO qui utilisaient la porte Nord)".

Près du passage à niveau de la porte Nord, Joseph BARBUTTI construit, au début des années 1930, un bâtiment imposant qui comprend, en plus du logement de sa faimille, un restaurant avec salle de bal. Mariages et banquets y seront fréquemment organisés. Cette construction achetée par la Compagnie, mais abandonnée depuis 1960, a été rasée dans les années 1990.

Dans les années cinquante, le quartier se vide de ses habitants. Une seule peronne va y demeurer : Mme DEYE. Elle s'était installée à proximité de l'usine avec sa grande famille, en 1946, à côté de la cantine de Pierre JANOVITH; A partir de 1949 elle rejoint le JAS où elle résidera jusqu'à son décès en 2002.

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26 avril 2017

SERPAN, un nom familier au sein de notre Carrefour, mais peut-être va t'il l'être bien au delà .....

A découvrir ..... ! Après vous avoir présenté Luigi CORRARO, notre écrivain local... Voici aujourd'hui un copain Serge PANIS, Alias "SERPAN" qui va nous présenter son premier ouvrage. Comme vous je suis impatiente de le découvrir :

Le Secret des Grottes blanches ....

Cliquer sur le lien ci-dessous pour voir l'affiche :

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Ci-dessous : une photo prise à la Médiathèque lors de la dédicace du dernier livre de LUIGI.

SERPAN était présent.

Un moment fort sympathique où les potes se sont retrouvés .....

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et se retrouveront pour la dédicace de SERPAN.

 

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La valse des coiffes continue chez Mamie JO :...... Les marchés de la création approchent !

N'oubliez pas notre prochain rendez-vous :

Samedi 13 Mai - Place péchiney à SAINT-AUBAN

GABARIT DUO ESSENTIEL 2Coiffe avril 2017

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Un Cardigan Bébé pour les soirs d'été : Taille 18 mois

Toujours dans le catalogue KATIA (53 modèles pourbébé - Automne Hiver) Voici le cardigan en photo à la page 12. J'ai utilisé trois pelotes de laine et j'ai utilisé des aiguilles de 4 1/2. Une petite touche personnelle, j'ai rajouté une dentelle autour du col.

Cardigan pour soir d'été

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17 avril 2017

Pièces de costume provençal à la vente :

Un jupe paysanne : 100 € et un jupon paysan de dessous : 50 €18 (1)

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15 avril 2017

Un petit aperçu de mes réalisations Tricot Bébé de cet hiver :

En effet une garde-Robe assez fournie pour Bébé :

 

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