Château-Arnoux-Saint-Auban est un village de la Haute-Provence, situé au Carrefour Bléone-Durance. S'il est alimenté aujourd'hui en eau potable par les puits de la nappe prhéatique des Filières, ce ne fut pas toujours le cas dans l'historique du village à une époque, pas si lointaine, où les gens vivaient au rythme des saisons.

A l'ère où l'eau ne coulait pas encore à la pile, les villageois étaient souvent obligés de se déplacer, parfois sur de longues distances, afin de s'approvisionner de ce liquide indispensable à la vie.

Alors il était une fois Roche-Arnoux ...

C'est au début du XVIème siècle que le château actuel fut construit. Le village prendra place petit à petit autour de ce dernier. L'ensemble du bourg était constitué de quelques maisons réparties principalement sur la rue basse, la rue haute et le quartier de la Gabelle.

Cinq principaux corps de fermes, dispersés dans la campagne environnante, se partageaient le territoire agricole jarlandin.

  • la ferme de Font-Robert,
  • La ferme des petites Filières,
  • La ferme du Grand Champ (le plan)
  • La ferme du lycée,
  • La ferme Saint Pierre.

Le village immédiat était alimenté par trois fontaines principales :

  • La grande fontaine,
  • La source de la Jalinière
  • Le moulin de Font Subrane.

 

  • La grande fontaine était approvisionnée par l'eau, via un aqueduc, des nombreuses sources qui se déversaient dans le vallon de la Riaille.
  • La Jalinière puisait principalement l'eau dans les différents points humides de la Tatée et de ses environs immédiats de la colline Saint-Jean.
  • Quand au moulin de Font Subrane, au même titre que la ferme de Font-Robert, son plus gros réservoir provenait de la côte Saint-Marc.
  • La ferme des Petites Filières puise son eau derrière celle-ci, par une galerie creusée à même le flanc sous le plateau du plan. A voir aujourd'hui les vestiges de l'étendue de son bassin, c'est probablement l'une des plus importantes du village.
  • La ferme du Plan tirait son eau d'un puits à proximité, disparu aujourd'hui avec le tracé de l'autoroute.
  • La ferme du lycée, probablement alimentée par l'eau du Barasson, bien que les vestiges d'une galerie étaient déjà présents avant la démolition de l'ancienne ruine.
  • La ferme Saint-Pierre, quant à elle, était desservie par l'importante source de la Taverne sous forme de galerie et canalisée en souterrain jusqu'au cimetière Saint-Pierre.

 

C'est au XIXème siècle, avec la construction du pont de "Trébaste" qui enjambe la Durance, reliant ainsi les deux rives, que le village prend de l'expansion. Finalement ce n'est qu'au début du XXème siècle que l'on prospectera de nouvelles ressources en eau.

Les fouilles de la côte Saint-Marc furent couronnées de succès. Une galerie fut alors creusée sur le flan côté nord et l'eau, par pompage, sera renvoyée au bassin du plan qui distribue, par gravité, les différentes fontaines du village.

C'est dans les années 30, lors des grandes réalisations sous la municipalité de "Victorin Maurel", que l'eau sera distribuée à la pile dans les habitations (1930).

En 1933,le village grandissant et la demande en eau se faisant fortement ressentir, on prolonge la galerie et l'année suivante on automatisera le poste de pompage de l'avenue des sources.

Par la suite, des problèmes de pollution aux nitrates, dûs aux traitements des cultures du plan, provoqueront l'abandon de l'exploitation des sources de la côte Saint-Marc.

Un premier puits fut creusé alors au quartier du Bateau, puis un deuxième alimenté par trois barbacanes en triangulation prend alors le relais. L'eau est renvoyée au bassin du plan et à celui de Saint-Jean.

Trente ans plus tard, en 1963 avec la mise en eau du lac, la nappe phréatique se mélangeant avec l'eau directe de la Durance, l'on passera sur l'exploitation de la station de pompage actuelle des Filières en fin d'année 80

 

Association du patrimoine jarlandin février 2016

 

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