Agenouillées chacune dans sa propre caisse de bois rembourrée, les mains rougies par l'eau froide, elles frottaient avec acharnement leur linge sur leurs planches à laver accrochées par une traverse au bord de la grande auge de pierre, puis le trempaient dans l'eau grise du savon pour recommencer encore et encore avant de le remettre dans leur corbeille. Ensuite, elles rinçaient le tout dans le trop plein de la fontaine où courait l'eau claire. Leurs bras ne chômaient pas, leurs langues non plus. Elles passaient régulièrement en revue tous les gens et tous les événements du village......

(Dommage, il leur manque la parole à mes deux bugadières .... mais elles sont plus vraies que nature !)

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