comme le faisaient nos anciens jadis et je suis très satisfaite du travail que nous avons accompli grâce à l'Association du Patrimoine et le soutien de la municipalité. Un petit rappel : C'est suite à l'A.G de janvier 2010 que la décision de voir renâitre la "Danso dei  Boufet" a été prise. Au départ un groupe de travail a été créé pour faire des recherches sur cette tradition : Photos anciennes, retrouver le soufflet géant, contacter les anciens ..... puis deux personnes ont été désignées pour faire avancer ce projet et le concrétiser : Daniel GUILLOT et moi-même. Pas une mince affaire, mais toujours est-il que nous avons gagné notre pari. La danso dei Boufet a pu renâitre de ses cendres pour la Saint-Sébastien dès l'année suivante, en Janvier 2011 et a pu se refaire pour la deuxième année consécutive, ce dimanche 15 janvier 2012.

Un grand Merci Daniel, car tu as su être tout à la fois, chef d'orchestre, chef de chant, Maître à danser et présentateur,  et je ne saurais dire qui a été le plus grand : le soufflet géant ou le "Maestro"

 

Daniel GUILLOT

RépétItion du 11 janvier 2011 1

 

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Beaucoup de personnes, nouveaux arrivants sur notre commune, se posent des questions sur cette manifestation. Je vous redonne donc le contenu du mon message de janvier 2010 .... à savoir :

Le Prieuré Saint-Pierre, construit à la fin du XIe siècle, (sur la commune de Château-Arnoux) avait une chapelle dédiée à Saint-Sébastien, premier patron de la Paroisse.

Dans le manuscrit de l'Abbé Colomb (1875), on apprend que : "la fête de Saint Sébastien, patron d'hiver de la paroisse, fut réorganisée en 1820. Lors d'une mission en 1827, une confrérie est érigée en l'honneur de ce saint. Celle-ci se consacre à veiller les malades et les défunts, à accompagner ces derniers à l'église et au cimetière pour la sépulture, recevant à cette occasion les offrandes qui lui permettent d'entretenir l'autel de Saint-Sébastien du Prieuré Saint-Pierre, leur nouveau protecteur. Cette confrérie était chargée de se procurer le pain qui devait être béni et distribué le jour de la fête, au mois de janvier".

Par la suite, le jour de cette fête, une nouvelle coutume est née, mais qui n'avait plus rien de religieux "La danse des Bouffets" La tradition voulait que dans la plus grande partie de la Provence, cette danse se fasse tous les 25 ans et cela le dernier jour de Carnaval. Mais à Château-Arnoux, elle se faisait chaque année et le 20 janvier.

La Saint-Sébastien fut donc, du temps de nos pères et de nos grands-parents, une fête des plus gaies, des plus animées, qui dépassait en réjouissance la fête d'été de la Saint-Jean.

Au mois de janvier, il y avait peu de travail dans les campagnes, et les jeunes avaient le temps de s'amuser et de faire la fête. Aussi le dimanche de la Saint-Sébastien à Château-Arnoux, on venait de tous les villages voisins, on se rencontrait, on dansait. C'était la joie.

Le lundi, ils étaient plusieurs dizaines à faire, dans les rues du pays, la "Danso di boufet".

Cette danse était suivie d'un aiöli monstre auquel participaient les Jarlandins et leurs invités.

Encore vivace entre les deux guerres, cette tradition a du mal à revivre et depuis une quarantaine d'années on a essayé à plusieurs reprises de la relancer.

En 1985, une association s'est formée "Les bouffets jarlandins" qui a repris à son compte cette renaissance des traditions ancestrales.

En 1986, nous avons retrouvé des photos de ces "bouffaïre" dansant autour de la fontaine pour la fête de la Saint Sébastien. La tradition a donc été respectée !

L'Association Gavoutino, dans sa revue N° 6, en février 1986, a consacré une page "en lengo nostro" à cette coutume dupays et nous vous proposons le texte ci-dessous

Equipe "Histoire locale" Gavoutino.

 

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" En Prouvènco, dins abord d'endré, èro tradiciounau que touti li vint e-cinq an, lou darnié jour de Carnava, se faguèsse "li danso di boufet", pamens, à Castel-Arnous, la dansavon touti lis an, lou vint de janvié, pèr la Sant Sébastian.

Cantant li cansoun que, de segur, agradavo pas à tout lou mounde, tengu d'à ment, e de luen, pèr li chato e li femo carcagnejado, vint ome e souvènt mai, en camiso blanco e bounet de niue, lis un darrié lis autre, dansavon sus un pèd e fasien mino de tanca dins lou cuou d'aquéu de davans, un boufet que tenien dins si man.

Perquè-tout acò ? Degun lou saup plus. Pamens, semblo bèn que i ague, darrié aquéu jo d'amour et de jouinesso, une remenbranço d'antiqui fèsto pagano e païsano (mot bessoun) :

- la bouitesoun (pas de goi) s'attobo dins li danso de touti li civilisacioun, marco lou lassige de la naturo en fin de cicle annau e lou rampèu dis ome au regreiamen de la naturo ;

- lou boufet es aqui pèr douna de vanc à la naturo que dor.

Ansin, "la danso di boufet" marco l'espèr dou printèms e la fin dou patimen de la fam.

A Castel-Arnous, la fèsto finissié entour d'un aiòli espetaclous."

"Fêtes de Haute-Provence"

Evelyne DURET

Hier dimanche 15 JANVIER 2012, nous avons fini la Danse des Bouffets, par un aioli "spectaculaire", comme autrefois. Mission accomplie.

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RENDEZ-VOUS A L'ANNEE PROCHAINE, si la petite troupe d'acteurs est toujours partante...!

Si d'autres souhaitent se joindre à nous qu'ils n'hésitent pas à nous contacter.