29 novembre 2011

Veste "Perroquet" .... plus de ving-ans !

Ooo h là là, les filles, comme quoi les ouvrages faits main durent longtemps, et on ne pourra pas dire que je ne suis pas conservatrice.. En rangeant un placard de la chambre, je viens de retrouver, une veste que j'avais tricotée à ma fille lorsqu'elle avait une dizaine d'années, (il y a plus de vingt ans ...!) et c'est justement la taille de Chacha. et bien elle aura le choix entre la cheval ou le perroquet....

 

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HISTOIRE DU COSTUME PAYSAN EN DAUPHINE

Résumé du chapître II du livre d'Edmond DELAYE :

Histoire du costume du IVème au XIXème siècle.

IVème siècle :

Les paysans de la Gaule de l'époque portaient des justaucourps assez longs et des hauts-de-chausses assez courts que les Dauphinois appelèrent jusqu'au milieu du XIXème siècle : sayes ou brayes. Les français transformèrent ce mot en braies qui est l'orthographe actuelle Elles étaient fabriquées en étoffes de diverses couleurs.

A l'époque mérovingienne, l'habillement du paysan se transforma sous diverses influences, mais demeura à peu près constant durant toute cette période. Pour travailler l'homme des champs portait une sorte de tunique avec ou sans ceinture appelée "subucula" qu'il recouvrait au repos, d'une blouse tombant jusqu'aux genoux, qui portait le nom de dalmatique, si elle possédait des manches, et de colobe si elle n'en avait pas. Les braies complétaient ce vêtement.

Pour se garantir du froid ou de la pluie, il portait le pallium, grand manteau qui l'enveloppait complètement, ou la penula, longue pèlerine à capuchon qui devenait la birra si elle était pourvue de fentes latérales pour le passage des bras.

Le vêtement de la paysanne était fort simple, et, alors que les femmes de haute condition portaient, l'une sur l'autre, deux tuniques longues, étroites et sans plis, avec ceinture placée immédiatement sous les seins, la femme des Alpes se contentait du  chainse ou chemise, et, comme l'homme la recouvrait du colobe ou de la dalmatique qui tombait jusqu'aux chevilles, et en hiver, prenait la penula plus courte que celle du paysan.

La coiffure unique des deux sexes consistait à entourer la chevelure d'une bandelette mais sans bouts tombants.

Les chausses étaient des bas faits de pièces assemblées et non tricotées.

Vers le milieu du XVIIIème siècle le vêtement se perfectionna. aux braies, au chainse et aux chausses en toile ou cainsil, l'homme ajouta le theristra, sorte de camisole, et la gonelle ou tunique ajutée faite de gainsil ou de serge. Sur ce tout il aujouta la chape qui était un manteau grossier fait pour préserver de la pluie et qui se faisait quelquefois avec capuchon.

Les femmes des campagnes la portaient également.

Au IXème siècle apparurent les chaussures, brodequins, bottes et sandales. A cette époque, les paysans retinrent leurs chausses par des jarretières formées de cordons de couleurs et nouées sous le genou.

Puis la tunique devint moins longue, et prit le nom de bliaud qui est devenue la blouse portée dans les campagnes.

Nous traversons les siècles ..... A noter : les gros souliers et les sabots firent leur apparition à partir de 1 140 et c'est au XIème siècle, que les paysans se mirent à porter diverses coiffures telles que la calote puis la cale à la fin de ce siècle. La date de 1 140 marqua pour les deux sexes, l'allongement des vêtements jusqu'aux chevilles, les manches furent évasées et plus amples

Le XIIIème siècle vit la chainse se transformer en chemise dans le sens où nous l'entendons aujourd'hui. La chemise était en toile de chanvre ou de lin et tout paysan aisé voulut la porter sur la peau.

Dès le commencement du XIIIème siècle, les femmes et les filles commencèrent à cacher leurs cheveux (elles portaient le chaperon de drap : voile) pratique qui a duré jusqu'au XVIIème siècle. C'est ce qui prit par la suite le nom de "coiffe"

 Le chapeau, dans le sens que nous donnons aujourd'hui à ce mot, connu et employé dans l'antiquité, n'était revenu en honneur que vers le XIIème et était fort employé dans nos montagnes. Il se fabriquait en feutre, en paille, en jonc ou en til (lanières minces taillées dans la partie intérieure et très blanche de l'écorce du tilleul).

C'est vers la fin du XVIème siècle que se fixa dans chaque province la mode du vêtement populaire local. le vêtement de l'homme reçut quelques perfectionnements tels que celui apporté aux chausses, et qui, plus tard s'appelèrent simplement bas et ce fut vers 1550 qu'on eut l'idée de les faire en tricot de laine ou de soie.

Le pan mobile ou pan de devant des hauts de chausses affecta, depuis Charles VIII la forme d'une poche appelée braie, brayette, ce que l'on dénomma plus tard braguette. Cette pièce était mpunie aux angles supérieurs de deux petites pattes boutonnées appelées loquets.

Les femmes portèrent la chemise à larges manches, sur laquelle elles mirent une robe de drap presque toujours de couleur unie, dont la jupe très ample entourait la taille de tros plis froncés, et dont le corsage indépendant et souvent à bretelles n'était pas de même ton.

Le tablier à poche unique et centrale, comme il est encore employé par nos jardiniers, complétait, avec les souliers de cuir ce très simple vêtement. De plus l'édit somptuaire de 1549 leur ayant interdit absolument le port de la soie, même accessoire, ils furent définitivement voués à l serge et à la bure. Ce fut alors la stagnation dans le costume.

XVIIIème siècle : Le montagnard alpin porta désormais, dès la fin du règne de Louis XIV, c'est à dire entre 1690 et 1710, la culotte sur laquelle il fit monter plus haut que le genou le bas qu'il attacha au jarret par une jarretière de couleur sans pendants. Ce fut à cette même époque que le bas de coton fit son apparition.

Il adopta la longue veste non boutonnée, descendant jusqu'à mi-cuisse type appelé "Habit à la française" avec gilet de couleur voyante et coiffa un chapeau à larges bords retroussés sur trois côtés. Après 1710, ce chapeau se rapetissa et devint ce que l'on appela le lampion, tricorne. Ce ne fut que sous Louix XVI, et surtout aux jours de travail que le paysan pour s'abriter du soleil ou de la pluie, dégrafa les bords relevés de son chapeau en les laissant pendre à leur gré, ce qui donna à cette coiffure un aspect un peu sans façon et avachi et on l'appela "chapeau clabaud". En dauphiné et sourtout dans les Hautes-Alpes, région plus isolée et plus pauvre, les paysans adoptèrent pour tous les jours un bonnet de laine, assez souvent de couleur rouge. et sur lequel, les dimanches de jours de fêtes, il posaient leur chapeau. A noter : les hommes gardèrent le tricorne jusqu'en 1850 et même jusqu'à la guerre de 1870, dans certains endroits.

La toilette des femmes devingt à peu près uniforme et définitive, dans tout le Dauphiné, seule la coiffe fut difféente dans chaque région et les fit distinguer les unes des autres.

La caractéristique de la robe fut celle-ci :

* Jupe longue et ample de couleur unie, comportant de gros plis nombreux autour de la taille et descendant jusqu'à la cheville.

* Petit corsage à manches longues, dont les basques étaient recouvertes par la ceinture de la jupe et quelquefois de couleur différente de celle-ci.

* Un mouchoir ou châle de tissu de couleur (soie, laines, toile ...à) d'aspects et de dessins voyants extrêmement variés, dotn les extrémités antérieures entraient dans la ceinture du tablier oupassaient derrièire la bavette, quand il en comportait une.

* des bas de laine blanche ou brune

* des souliers plats ou des galoches.

*  les jours de fête et les dimanches, des bijoux spéciaux dont les formes variaient selon la région.

Fin du deuxième chapitre.

 

 

 

 

26 novembre 2011

Un gilet noir, motif cheval pour "Chacha"

Bonjour les filles, oh là là, qui veut ma rage de dent ?? Aujourd'hui, je ne vais pas bien du tout,  un abcès dentaire, ma joue a doublé de volume. Espérons que l'antibiotique fasse son effet rapidement car je me bourre de cachets pour que la douleur soit supportable.Si seulement mon dentiste m'avait prise de suite, cela ne serait pas arrivé, mais à présent, c'est devenu lamentable, impossible d'avoir un rendez-vous avant trois mois de délais.....

Bon changeons-nous les idées, ça y est j'ai terminé le gilet noir pour ma petite fille. Que pensez-vous de mon cheval ? Je pense qu'il va lui plaire. Elle ne l'a pas encore vu brodé.

gilet noir 001

gilet chacha

Sur le devant, j'ai un peu triché, j'ai acheté un écusson tout fait.

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16 novembre 2011

LE DAUPHINE

Les Anciens costumes des Alpes du Daphiné.

Chapître Premier

 

Résumé historique et géographique :

Comme je vous l'ai annoncé dans mon premier message sur les anciens costumes, je vais vous présenter succintement le premier chapître.

Pourquoi cette province a-t-elle pris le nom de Dauphiné ?

Plusieurs versions plus ou moins véridiques sont en présence. Edmond DELAYE en a retenu trois seulement :

Primitivement, le Dauphiné qui était la province celtique, l'Allobrogie, aurait simplement traduit en grec cette appellation qui était Dalphys et aurait pris, de ce fait, comme emblème symbolique le Dauphin. Mais ce poisson qui a, du reste, figuré sur maintes médailles gauloises des Allobroges, avait-il un rapport direct avec cette appellation ? Edmond DELAYE en doute.

Plus tard, un des comtes de Viennois, et cela est la seconde version qu'il considère comme une légende, mit un dauphin sur l'armet de son casque, ce qui donna l'idée d'appeler ses enfants "Dalphini" et par extension, d'appeler "Dauphiné" la terre elle-même possédée par ce comte.

On raconte enfin également que le cachet et les armes de Guy Le Gras portaient un dauphin et que ce prince se donna le titre de "Comte Dauphiné" vers l'an 1120.

Edmond DELAYE donne comme véritable origine de cette appellation la version suivante :

... Guigues, comte d'Albon, ancêtre de nos dauphins de Viennois, épousa un peu avant l'an 1100, Mathilde, fille d'Edgar, fils adoptif d'Edouard le Confesseur, roi d'Angleterre. Ce fut elle qui apporta dans la famille des comtes d'Albon, ce surnon de dauphin, soit qu'il eût été porté en Angleterre par quelqu'un de ses ancêtres, soit comme l'affirme un chroniqueur, qu'il eût, en langue vulgaire, le sens de roi dépossédé ou de prétendant et, à partir de 1100 au moins, les Guigues joignirent ce nom au leur, sous la forme de Guigo Delphini, Guigues fis de Dauphin ou Delphin...

Quel rapport existe-t'il entre le nom Dauphin et le poisson dauphin, pièce principale des armoiries dephinales ?

Les Dauphins prétendant succéder dans la souveraineté de Vienne aux rois de Bourgongne de la race des Bosonides, gardèrent, de 1188 à 1237, le revers de leur sceau chargé d'une représentation, grossière mais indubitable du palais impérial de Vienne, et Humbert II, dernier Dauphin, mit, sur son grand sceau, la ville de Vienne toute entière avec ses palais, ses églises et la légende "Viena".

Mais cela ne constituait pas un blason. C'est seulement à la mort d'André, Dauphin en 1237, qu'apparu le dauphin sur le sceau de son fils Guigues VII, gravé sur l'écu que portait au bras le cavalier.

Le dauphin a donc été, dès 1237, le blason symbolique, les armoiries parlantes du Dauphiné, mais c'est un simple jeu de mots qui fit les frais de ce blason et transforma le nom de Saint Delphin en un symbole marin qui n'avait d'affinité avec lui qu'une simple consonance.

En 1237, naquirent le nom de "DAUPHINE" et le blason du dauphin, empruntés tous deux au surnom de la famille qui l'avait créée.

Dans la première moitié du XIVème siècle, Humbert II, le dernier des Dauphins, fit de Grenoble la capitale définitive du Dauphiné et y fonda l'Université en 1339, et établit le statut Delphinal.

Après la Révolution, le Dauphiné qui, depis sa cession en 1349, n'avait subi aucune modification territoriale, fut divisé en trois départements : l'Isère, la Drôme et les Hautes-Alpes.

Carte simplifiée du Dauphiné avec ses limites actuelles, mais av

 Avant 1790, la province était divisée en Haut-Dauphiné et en Bas-Dauphiné.

Le Haut-Dauphiné ou partie montagneuse comprenait :

- Le Grésivaudan bien plus étendu que ce que nous appelons actuellement la vallée du Grésivaudan, et qui comprenait : la vallée de l'Isère, de la Savoie au Romanais, et les massifs de la Grande-Chartreuse, du Vercors, du Trièves, de la Mateysine, du Valgaudemar, de la Vallouise, de L'Oisans et d'Allevard.

Il était borné par le Viennois, le Romanais, le Royanais, le Diois, le Gapençais, l'Embrunois, le Briançonnais et le duché de Savoie. Sa capitale était Grenoble qui fut, du reste, celle de tout le Daphiné de 1 349 à 1790;

Le Royanais, capitale Pont-en-Royans

Les Baronnies, capitale Le Buis

Le Gapençais, capitale Gap, qui comprenait le Serrois, l'Embrunois, le Dévoluy et le Champsaur.

Le Briançonnais avec Briançon et tout le massif du Queyras.

Le Bas Dauphiné, région de plaine était composé :

du Viennois, capitale Valence qui englobait le Romanais,

du Diois avec Die,

du Tricastin, dont le bourg de St Paul-Trois-châteaux était la ville principale.

Il etait important de donner ces précisions afin de pouvoir situer par la suite les costumes ou fabriques, dans la suite du livre ......

Fin du premier chapître.

(J'ai commencé à charger les photos de ces costumes anciens, dans l'album photo, colonne de gauche).

 pour info, le deuxième chapître sera :

Histoire du Costume Paysan en Dauphiné.

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12 novembre 2011

FETE DE LA SAINT MARTIN :

En cette fin d'après-midi, Samedi 12 novembre nous voilà partis pour Saint-Martin de Brômes où nous avions rendez-vous à 17 h 30 avec :

Les Fileuses d'Oraison pour participer à la procession et animer la messe à 18 H 00  pour la fête de Saint-Martin, Patron du Village - A la sortie de la messe : un grand feu de joie a été allumé . De longues flammes se sont élevées dans la nuit, au son des galoubets et tambourins Quelques pas de danse, une farandole avant de redescendre sur la place du village où était offert un vin chaud . Un moment de convivialité et de bonne humeur, de partage, comme nous les aimons.
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Saint-Martin de Brômes est situé à 5 kilomètres de Gréoux les Bains. C'est un vieux village provençal, bâti en amphithéâtre au flan de la colline du Castelleras, dominé par la tour de l'horloge, baigné par le Coloste ; Il est situé à une altitude de 260 m et sa population atteint les 400 habitants. Je vous offre la découverte de ce village de nuit... un charme particulier.

ST MARTIN 3
 
 Au fil des rues et des ruelles ......
Saint-Martin est riche d'un patrimoine à connaître. De nombreux linteaux sculptés ornent les portes ainsi que des fenêtres à meneaux ou à baies gémnées. 

Arrivée du groupe
Arrivée du groupe sur la place du village. Tout le monde est là. Vous pouvez voir que les dames ont sorti leurs capes de drap de laine. Ce sont les capes du terroir de Manosque, et les messieurs ont revêtu leurs vestes de velours.. Si nous avons encore de belles journées en ce mois de novembre, Une fois que la nuit tombe il fait frisquet. ....
 
 
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2011 11 12 St Martin de Br-mes 3

A l'arrivée de Monsieur le Curé du secteur paroissial -(qui regroupe Esparron de Verdon, Ginasservis,Gréoux les bains, Saint Julien le Montagnier, Valensole, Vinon sur Verdon, et Saint-Martin de Brômes : un vaste territoire )-  le Père Charles Honnoré, la procession commence à travers le village.
Arrivée du prêtre
 
 
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départ de la procession
 
Départ de la procession dans les rues du village. La nuit tombe vite.

Bénédiction des habitants
 
Incantations et bénédiction du village et de ses habitants.

Monté vers l'église
montée vers la Tour de l'Horloge
 
Vous voyez déjà la lune devant vous et l'on aperçoit une Tour ...

(je la découvre avec vous, car je n'avais encore jamais pénétré à l'intérieur de charmant village)
presque un son et lumière
 

 
C'est la tour de l'Horloge XIVème siècle.

Magnifique donjon de pierres en bossage qui se dresse au dessus du village, la tour est couronnée de mâchicoulis sur arcs reposant sur des corbeaux en quarts de rond. Elle est reconnue comme le plus bel ouvrage d'architecture militaire de Haute-Provence. On découvre à ses pieds un admiralble panorama. mais pour l'heure nous le decouvrons de nuit avec les lumières.
Au XIXème siècle un campanile en fer forgé fut ajouté au sommet. Classée Monument historique depuis le 11 janvier 1921, elle est datée du XIVème siècle et a été cosntruite par la famille De Castellane, Seigneurs de Saint-Martin du XIIIème au XVIIème siècle. Elle servait à l'origine de tour de guet et d'entrepôt pour l'impôt seigneurial.

SAINT MARTIN DE BROMES 011
 
 
chacun regarde à ses pieds
 
Chacun regarde à ses pieds ... car on y voit pas grand chose.
LA PROCESSION
 
 
arrivée devant l'egliseArrivée devant l'église
Une dernière bénédiction .
 
bénédiction
 
 
ci-dessous le Père Charles HONNORE qui a revêtu sa cape de procession.

 
 
Le père Charles HONNORE
 
 
 
 
 
A ce moment là, je suis rentrée dans l'église pour prendre une photo avant que l'assistance y pénètre :
Intérieur de l'Eglise
 
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C'est une église du XIIème siècle.
 
(Elle est placée sous le vocable de Saint-Martin (né en 316 en Panonie-Hongrie/Mort en 397 en France).

L'Eglise a connu plusieurs périodes de construction qui donnent à l'édifice un charme étonnant.
Composée d'une partie romane (la nef principale) et d'une gothique (le collatéral), elle a appartenu à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille dès 1042;
L'impression toute particulière qui y règne est renforcée par le clocher pyramidal de pierres. Elle renferme une série de peintures sur toiles d'Esprit GIBELIN, peintre local à la fin du XIXème siècle, narrant entre autre la vie de Saint-Martin.
 
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Elle est classée monument historique. Giono y maria sa fille.
 
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une vue prise un peu plus près de l'autel, (pendant la messe) qui dispose encore d'une table de communion, comme celle que nous avions avant à l'église de Saint-Auban.
 
pendant la messe
 
 
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Celle-ci est ma dernière photo car à la sortie, c'était la nuit noire, mon flash n'est pas assez puissant et d'autre part, c'est à ce moment là que les fileuses ont dansé autour du feu,  avant d'amorcer la descente . Les organisateurs avaint bien prévu des petits lampions, mais ce n'était pas le moment de se tordre la cheville ... De retour sur la place du village, le vin chaud était offert. Ce fut une balade à Saint-Martin de Brôme fort sympathique.
 
Grâce à Patrick, l'accordéoniste, je peux vous offrir quand même une photo de ce feu de la Saint-Martin :
2011_St-Martin-0021 - Copie

 
2011_St-Martin-0016[1]
 
Si vous voulez en savoir un peu plus je vous invite à aller faire un petit tour chez Patrick :
 
http://www.galeriehle.com
 



07 novembre 2011

Les anciens costumes des Alpes du Dauphiné : C'est mon cadeau du jour

Hier dimanche, en allant faire le marché, j'ai eu la très agréable surprise de recevoir un cadeau d'un monsieur de ma connaissance qui m'a accostée en m'offrant, devinez quel présent ? un livre, mais un livre très ancien qu'il a trouvé dans la maison paternelle. Il a pensé qu'il devrait m'intéresser ..... J'en suis encore toute surprise, car ce livre a pour titre :

Les anciens Costumes des Alpes du Dauphiné

écrit par Edmond DELAYE

préfacé de M. Hippolyte MULLER, Conservateur du Musée Dauphinois en 1921.

dédicacé de la main de l'auteur.

Cette oeuvre, résultat de nombreuses années de travail a été éditée luxueusement, artistiquement, sincèrement, à un petit nombre d'exemplaires, donc destiné à une élite..  (c'est ce qui est dit dans la préface..)

Quelqu'un d'entre vous, connaît-il cet ouvrage ?????

Vous comprendrez que c'est vraiment une chance pour moi d'avoir ce livre sous les yeux. Il a été minutieusement recouvert d'un papier glassé transparent de l'époque 1921!!!!

L'auteur, Edmond DELAYE avait publié en 1911 quelques notes pour servir à l'histoire de la coiffure et du vêtement populaires en Dauphiné et qui avaient pour titre "La calette et les Bonnets en Dauphiné", il exprimait le voeu que ses documents soient le point de départ d'autres recherches et études plus complètes sur ce sujet inconnu de la plupart de ses compratriotes, car, depuis trois générations, sauf dans les Hautes-Alpes où certaines coiffes sont demeurées, le costume local a complètement disparu.

Sans déplorer, d'une façon absolue, la disparition des costumes anciens si coquets, si pittoresques, si différents, si curieux parfois et presque toujours correspondant à une nécessité climatique ou professionnelle, il a estimé et cela avec beaucoup d'autres, qu'il y aurait un intérêt considérable à conserver ceux qui vivent encore et à en faire renaître beaucoup, aux points de vue du pittoresque, de l'intérêt régional et peut-être même de l'économie sociale.

...... puis il y a eu la guerre, il a dû arrêter toute recherche et publications. Libéré en 1919, il s'est remis au travail.

Ses patientes et longues recherches dans les archives, les bibliothèques, les musées et sur les lieux mêmes lui ont permis de recueillir de très nombreux documents sûrs et fort intéressants. Il en a soumis au lecteur le résultat à travers ce livre, dans lequel il a mis tout son coeur pour célébrer un peu de l'art populaire disparu de son pays natal, sa belle terre du Dauphiné.

Ce volume est divisé en six Chapîtres :

Dans le premier, il donne un résumé historique et géographique succint sur le Dauphiné, ainsi que l'origine de cette appellation.

L'histoire du costume paysan depuis le IVème siècle jusqu'au milieu du XIX ème siècle fait l'objet de son second chapître où il constate que le costume ne s'est localisé dans chaque province que vers la fin du XVIème siècle.

Il aborde alors, dans ses chapîtres III et IV, le véritable sujet de son ouvrage : Le costume dauphinois dans les départements de l'Isère, de la Drôme et des Hautes-Alpes. classé par régions et illustré, dans le texte, par ses croquis d'après documents anciens ou d'après nature et par des reproductions de peintures et gravures en hors-texte.

Le chapitre V traite des étoffes employées dans le costume, et des lieux et modes de leur fabrication, ainsi que de la dentelle au fuseau exécutée dans les Alpes.

Dans le chapitre VI, il parle des bijoux qui étaient ordinairement en or, quelquefois en argent chez les moins riches et signale une fabrication toute particulière à nos Alpes, qui a été assez florissante vers la fin du XVIIIème siècle et qu'il serait désirable de voir revivre, c'est la taille de bijoux dans les belles aiguilles de cristal de roche de nos Alpes et dans la variolite du Drac ou de la Durance, dont une manufacture fonctionna à Briançon.

Il termine par un glossaire nécessité par les nombreux termes anciens et techniques qu'il a dû employer.

Et comme écrin à tout, son ami, le grand artiste Jules Flandrin, lui a construit une admirable couverture où l'art et son talent n'ont rien à s'envier.

 

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"Puisse ce modeste travail sauver de l'oubli un des ornements les plus délicieux de notre chère province, ces si jolis costumes des nos Alpes qui, au cours du XIXème siècle, ont malheureusement disparu ou se sont modifiées avec le plus mauvais goût"

Ce sont les termes de la Préface d'Edmond DELAYE - Décembre 1921.

 

Alors mes amies, je vais me plonger dans cet ouvrage, où, j'en suis sûre je vais apprendre beaucoup de choses, et au fur et à mesure des chapîtres, je partagerai avec vous certains éléments, car impossible de tout recopier. Je vous scannerai également quelques photos où vous verrez les différences de costumes et de coiffes. A trés bientôt pour la suite.....

05 novembre 2011

VAQUI A ORAISON

Cher amis, temps pluvieux ce week-end, personne n'a envie de mettre le nez dehors. Je vous invite donc à visionner la vidéo ci-dessous, c'est l'émission de VAQUI sur FRANCE 3 qui a été tournée il y a une dizaine de jours sur ORAISON. Certains y reconnaîtront des visages familiers : Loulou, Momont, Miquèu et "Lei Fielloue d'Auresoun" .... De très belles prises de vue et les intervenants étaient aussi à la hauteur . J'attends vos commentaires.

 Pour voir ou revoir l’émission, cliquez sur le lien suivant :

http://www.galeriehle.com/index.php?option=com_content&view=article&id=89:05-novembre-oraison-sur-france-3&catid=2:annee-2011&Itemid=56

 

 C'est en effet, Louis Bonnet, membre des Fileuses d’Oraison et cigale d’argent du Félibrige qui a servi de guide à Liza pour découvrir le pays d’Oraison.
Ensemble ils ont évoqué l’activité (ancienne et actuelle) autour de l’amande ainsi que l’évolution de ce gros bourg autrefois agricole vers une « ville à la campagne ».
Les trois reportages, réalisés par Eliane Tourtet nous font découvrir le Val de Rancure, une olivette du côté d’Entrevennes ainsi que l’une des plus anciennes usines électriques près de Villeneuve.
Un petit passage sur le ballet des fileuses, filmées à Valensole, une tradition qui a donné son nom au groupe folklorique d’Oraison.
 
 

 

Hebergeur d'image

03 novembre 2011

Coiffe fillette et fichu brodé blanc ...

Triste après-midi d'automne aujourd'hui, ciel tout gris, temps pluvieux, je me suis mise à ma table de couture. j'ai terminé le fichu blanc 70 cm de côté, et j'ai fait cette coiffe fillette largeur de la passe 9 cm - longueur 39 cm - broderie au centre du fond de coiffe. Pose ( à petits plis couchés) d'une dentelle coton 3 cm.

 fichu coquille

Hier au soir, j'ai ressorti mes aiguilles à tricoter (3 1/2) pour faire une veste (noire) à Chacha ( ma petite fille) pour Noël, mais sur laquelle il faut que je trouve une tête de cheval à broder au milieu du dos. Si vous avez un modèle, je suis preneuse. Il faut le savoir mes deux petites filles sont fans de chevaux et des cavalières hors pair, elles ont passé toutes les deux leur deuxième galop pendant les vacances de Toussaint. On attend les résultats. ....

 veste Cheval

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01 novembre 2011

HALLOWEEN !!!!!

Fin de notre journée d'hier, lundi 31 octobre :

Halloween, cela n'a rien de traditionnel chez nous, et ce n'est pas de tout provençal, je n'ai d'ailleurs pas de catégorie appropriée pour classer ce message, mais bon quand on a des petits enfants, il faut se mettre à la page ..... Hier au soir, à la nuit tombante, nous nous sommes donc arrêtés voir Chacha et même la petite Elise en Fantôme .....Défilé de socières et monstres dans le lotissement qui s'est terminé par une collation des plus sympas chez ma fille, elle même maquillée pour la circonstance.! Un moment convivial entre voisins du lotissement. Des citrouilles allumées dans les jardins... tiens je vais poster ce message dans "mon jardin".

 

Halloween

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LES SANTONS DE PROVENCE

Suite de ma visite d'hier à Upaix, donc après notre petit tour à la salle de "Castrum de Upaysio", je vous disais que nous avons fait un inventaire des santons en vue de la préparation de la crèche. J'en ai pris un certain nombre en photos afin de vous donner un aperçu de la diversité de ces santons qui sont tous des santons de Provence estampillés.

Je vous ai déjà parlé de l'histoire des santons. C'est en Provence que la tradition de la crèche est devenue la plus vivante. et aussi la plus charmante par ses détails. Dans un délicieux anachronisme, les Provençaux ont créé autour de la crèche tout un petit monde de personnages empruntés à la vie familière, faisant ainsi renaître Jésus en Provence. Les premières nativités se composaient seulement de la Sainte Famille, de l'âne et du boeuf, et de quelques bergers avec leurs moutons et ce n'est qu'à la fin du XVIIIème siècle qu'apparaissent tous ces personnages sortis de la vie rurale et artisanale de Provence.

C'est pourquoi, exceptés la Sainte Famille et les Rois Mages qui sont représentés en costumes bibliques, tous les autres santons portent les vêtements des XVIIIème et XIXème siècles.

 

santons 1

lES FEMMES AUX HERBES

 

le couple de paysans

 

le combat de coqs et les moutons

Santons 2

santons 3

santons 4

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santons 6

Je ne doute pas qu'avec tous ces santons la crèche va être réussie, cette année encore.

Le mois prochain, je vous montrerai tous ces santons à leur place dans la crèche. A très bientôt.

 

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