28 juin 2011

LE COSTUME EN HAUTE-PROVENCE

Nadine (de Trans en Provence) nous commente le costume en haute-provence dans un de ces derniers articles. Vous pouvez voir cet article en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://www.transenprovence.org/article-le-costume-des-habitants-de-la-haute-provence-60962952-comments.html#anchorComment

Toutes les deux nous sommes animées par la même envie de recherche, d'en savoir chaque fois un peu plus,et de parfaire nos connaissances de la vie de nos aîeux et le costume en fait partie. Nous avons les mêmes sources .... nous consultons les mêmes documents mais comme je l'en ai informée dans mon commentaire sur son article, je voulais porter à votre connaîssance un fascicule édité par "les Amis des Arts" à Reillanne en 1975. Je l'ai retrouvé en fouillant à la Bibliothèque. 

Voilà que que j'en ai relevé :

costume provençalLE COSTUME DE HAUTE-PROVENCE

D'une façon générale, dans presque toute la Haute-Provence, l'habillement est assez simple, de caractère médiocre tout au long du XVIIIème siècle. On peut appliquer cette remarque à la noblesse et à la bourgeoisie.

Le XVIIIème siècle est le siècle de la misère, aussi le vêtement populaire reflète cette pauvreté d'un pays "que la nature semble avoir séparé du reste de l'univers par l'aspérité du climat, la difficulté des chemins et l'ingratitude su sol" (voir Viguier "Les débuts de la Révolution en Provence" - page 65)

Les classes sociales ne se distinguent pas par le costume, les artisans des villes ou les marchands aisés tout comme la petite bourgeoisie portent des vêtements modestes, sans aucun luxe : ils sont toujours hors de la mode courante et la survivance d'une forme ancienne ; seuls quelques attributs ou quelques détails les différencient. Artisans, marchands cossus ou bourgeois disposent, peut-être d'un ensemble plus grand de vêtements pour leur usage.

Au cours du XIXème siècle, peu de changements sont apportés dans la manière de s'habiller.

LE COSTUME BAS-ALPIN

 du début du XVIIIème siècle au Début du XIXème siècle.

Il avait la réputation d'être grossier au moins quant à l'étoffe. Il est à remarquer, qu'aux XVIIème, XVIIIème, et XIXème siècles, où les moyens de communications avec les grands centres étaient assez précaires, chaque village avait ses artisans qui fournissaient le maximum des objets indispensables à l'existence de la population.

Ainsi pour le linge et les vêtements, l'artisanat du lin, du chanvre et de la laine était en plein épanouissement.

Il y avait, en Haute-Provence, une grande quantité de moutons qui fournissaient la laine brute en abondan ce "Pendant l'hiver - écrit Achard dans son Dictionnaire des communes de Provence  -les habitants de la campagne et plusieurs même de la ville (Barcelonnette) font des cadis et d'autres étoffes de laine, d'autres fabriquent des toiles. les femmes filent la laine et le chanvre".

Chaque femme, autrefois, savait se servir du fuseau et du rouet et préparait son fil au tisserand. les pièces de laine tissées servaient à confectionner les capes, et autres vêtements dont on se revêtait à l'époque.

"la variété par rapport aux habillements n'est pas bien grande - poursuit Achard -Tous, si l'on en excepte une certaine classe de personnes, hommes et femmes sont habillés de drap du Pays - Plusieurs le portent avec sa couleur naturelle, d'autres font donner à leur étoffe des couleurs de fantaisie, telles que le vert, le bleu, la garance ..."

Ce qu'observe Achard à propos de la vallée de Barcelonnete peut s'appliquer à presque tout le territoire de la Haute-Provence.

LE COSTUME MASCULIN

 

Les hommes portaient les "braie" (pantalons) de cadis roux, de cardeillat ou même de bure serrée au mollet par des guêtres de même drap et serrés à la taille par la "taiollo" ceinture de drap de couleur rouge, grise ou bleue.

Ils avaient un justaucorps ou gilet que recouvrait une veste courte. L'étoffe des vêtements est toujours du cadis ou de cardeillat. Elle est teinte en gros bleu, vert  bouteille ou reste "couleur de bête".

La vogue durable de ces gilets ne s'explique que dans les pays ou manteaux et vestes restent déboutonnés.

La veste a été portée plus d'un siècle, de 1780 environ à 1880.

Les hommes même de condition modeste, ont une préférence pour le chapeau de feutre, souple, assez large, et le portent en toute saison.

Les bergers portaient la "roupo", manteau à col montant, à pèlerine courte couvrant les épaules.

Les mantaux sont davantage portés par les hommes que par les femmes.

Les vêtements chauds étaient surtout à l'usage des travailleurs, des paysans exposés aux intempéries : on les usait jusquà la trame, aux champs, sur les chantiers.

Les guêtres, attirail purement masculin, recouvraient les bas de laine en hiver et complétaient la culotte.

Je ne peux copier l'intégralité de cet ouvrage, mais je vous invitre fortement à en prendre connaissance. On le retrouve à la bibliothèque. Bonne recherche sur le costume et bonne lecture ..... mais aujourd'hui, nous avons un livre plus récent avec des pièces aussi authentiques des dernières années du port du costume, c'est celui d'Eliane Michel que je vous ai présenté plus en avant sur mon blog.

 

Posté par Une jarlandine à 13:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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