14 juin 2011

DEVE DE MEMORI : Devoir de mémoire

Pour rester encore un peu auprès des oléiculteurs, suite à la fête de l'Olivier à Forcalquier et pour se préparer au mariage de la Truffe et de l'olive qui aura lieu le 10 JUILLET à GREOUX LES BAINS, voici un poème de notre ami Momont : "Eimound di Colo". Oléiculteur et provençal vont bien ensemble.

 

Tu l'oulivaire dins ta bello ouliveto,

Au mitan de ti venerablo aubre d'argent,

Sabes que se siés urous, es gràci à toun viei

que lis a fa crèisse, adaut prochi lou cèu.

 

Ero sa passioun e lis aubre, sis enfant,

Li a baia lou meiour de soun tèms.

Quant de cop a mounta sus li draiou,

Eme, à soun espalo, sa biasso e soun magau.

 

Se tenié aqui à l'endré ounte siés encuei,

Ounte saboures coum'éu este moumen,

Te semble pas de lou vèire fumant sa pipo ?

Coune èro countènt au moumen de la culido !

 

Toun papet, èu que te voulié tant de bèn,

T'a leissa soun bastoun de vieiesso :

Soun eissado que luso, chabido pèr si man,

Aquelo qu'à tant fa de restanco de péiro.

 

Regardo au luen, li mountagno e li colo,

Soun toujour aqui fasènt un bèu tablèu,

E nautre, li courajous oulivaire

Li rendènt oumage'me nosti bèus aubre blanc.

 

Coum'autant de bouquet de pervènco,

N'en flourissènt ansi si coursage,

Eme de perlo de soun fuiage d'argent

Que dis annado, n'en subisson pas l'outrage.

Osco pèr aquèli bravis oulivare.

Eimound di Colo.

T1out le monde ne comprenant pas "nosto lengo", je vous le recopie en français :

DEVOIR DE MEMOIRE

Toi l'Oléiculteur dans ta belle oliveraie,

Au milieu de tes vénérables arbres d'argent,

Sais-tu que si tu es heureux, c'est grâce à ton vieux

Qui les a fait croître, là-haut près des cieux.

 

C'était sa passion et, ces arbres, ses enfants,

Il leur a consacré le meilleur de son temps.

Que de fois, il est monté sur le sentier

Avec, sus son épaule, sa musette et sa houe.

 

Il se tenait là, à l'endroit même où tu es,

Où comme lui, tu savoures ce moment.

il ne te semble pasde le voir fumant sa pipe ?

Comme il était content de voir cueillir ses olives !

 

Ton papet, lui qui te voulait tant de bien,

Il t'a laissé son bâton de vieillesse :

Sa houe luisante, usée par ses mains,

Celle qui fit tant de restanques de pierres.

 

Regarde au loin, ces montagnes, ces collines,

Elles sont toujours là formant un beau tableau.

Et nous les courageux oléiculteurs

Leur rendons hommage aqvec nos beaux arbres :

 

Comme autant de bouquets de "pervenches blanches",

Nous fleurissons ainsi leur corsage

Avec le feuillage de ces perles d'argent

Qui, des ans, n'en subissent pas l'outrage.

Bravo pour ces braves "Oulivaires".

Posté par Une jarlandine à 10:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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