Article Relevé dans La Provence (8.09/2010) :

Mademoiselle Bus (Misé pour les vieux Manosquins) décédée en 1995, aura consacré sa vie au félibrige -ce mouvement littéraire fondé en 1854 en Provence, par Frédéric Mistral, Roumanille, Aubanel, Tavan, Mathieu, Brunet et Giera (intellectuels de l'heure), pour faire renaître la littérature de langue d'Oc.

Que reste-t-il cependant aujourd'hui de cette pensée qui s'est toujours voulue humaniste et régionaliste?

Pour le Manosquin Michel Benedetto, président régional du félibrige qui donnera une conférence vendredi soir (voir encadré) sur "Les symboles et mythes dans l'oeuvre de Mistral", l'important est d'avoir une vision et une pensée méditerranéenne.

"Quand on porte le costume provençal, on porte un message répond celui qui voit déjà la critique des "santons de l'éternité" en dentelles et jabot, arriver au galop. Mais ce n'est pas une fin en soi. Moi, je porte mon costume pour la Messe de minuit à Noël. Après basta!

Le plus important, c'est de vivre pleinement notre culture méditerranéenne. Ici, nous avons un climat, une végétation, des habitudes alimentaires propres au bassin méditerranéen. Mistral était ainsi écologiste bien avant l'heure, même s'il n'a jamais tenu une pioche… Et nous soutenons son concept de l'homme attaché à sa terre, où qu'il soit. Mistral disait d'ailleurs "C'est la terre qui fait l'homme!"

Une façon de vivre

Fort de cette idée bien enracinée au sein de son groupe musical "Lei gabian", alliant tradition et modernité, Michel Benedetto a souhaité célébrer le 75e anniversaire de la création du rode Osco Manosco par Misé Bus.

"On a fêté les 75 ans du groupe folklorique manosquin présidé par Jeanine Mollet, mais comme on est un peu mystique, on a décidé de fêter aussi les trois fois vingt-cinq ans du rode. Car le félibrige évolue. Ainsi, toutes les musiques traditionnelles du monde ont des points communs, et nous avons joué récemment, avec Maya, Manosquine et professeur de danses bulgares et traditionnelles au Conservatoire. C'est très important de vivre sa culture avec des racines communes à d'autres pays. Et souvent, les plus acharnés sont des gens qui ne sont pas nés en Provence. Eux, défendent cette façon de vivre très humaniste."

 

Ci-dessous, photo "La Provence", ce sont mes amies du Rode au Château de Sauvan qui s'était paré de ses plus beaux costumes au mois de juin.

Avec regret, cette photo, n'est plus disponible.

Le Rode Osco Manosco, seule association des Alpes de Haute-Provence, a apporté la touche provençale à la fête.