C'est la période estivale, beaucoup d'entre vous vont aller faire des balades et sans doute allez vous trouver des "trésors", tels que les Cadrans solaires. Arrêtez-vous et prenez le temps de les admirer ...... Quelques explications supplémentaires à mes articles prédcédents :

Le premier exemplaire de cadran solaire date de 1500 ans avant Jésus-Christ. C'est un obélique qui était érigé en Egypte. Un demi-cercle divisé en douze parties était tracé à sa base. L'heure se lisait en fonction de la position de l'ombre de l'obélique sur l'une de ses parties. Le principal écueil de ce système est dû au soleil dont la hauteur varie dans le ciel suivant les saisons. A une période peu précise (XIVème siècle avant Jésus-Christ ?) un mathématicien arabe découvrit qu'en plantant un gnomon au milieu du cadran (gnomon ou style : tige verticale) parallèlement à l'axe de la Terre, le cadran montrait des heures d'égales longueurs quelle que soit la période de l'année.

Les cadrans médiévaux n'ont pas encore les graduations des heures : on trouve  sur les chantiers un cadran solaire à quatre traits, n'indiquant que les moments du début et de la fin du travail des ouvriers, et ceux de la pause. Disposés sur les murs des églises, ils sont alors verticaux. Les Croisés, au XIVème siècle, ont apporté des cadrans solaires au style incliné, augmentant sa précision. Bien sûr, un cadran solaire ne fonctionne pas quand le soleil n'est pas visible, pendant la nuit et quand le temps est couvert. Très tôt, presque toutes les civilisations ont développé  des instruments qui pouvaient alors prendre le relais du cadran solaire, en particulier la clepsydre, puis l'horloge et la montre (XVIème siècle). Malgré cela, des cadrans ont encore été créés, notamment à la cathédrale de Chartres (1578). Les cadrans solaires portatifs sont utilisés sporadiquement encore au XIXème siècle, notamment par les bergers.

LE TEMPS DES DEVISES

Une devise ou un proverbe orne souvent la cadran. Elle peut être en latin : "Carpe diem" ("Cueille le jour") ou "Vulnérant ommes, ultima necat" ("Toutes les heures blessent, la dernière heure tue") en provençal (Lou tèms passo,passo lou ben : "le temps passe, passe le bien") et évidemment en français ("Souviens-toi de vivre").

Les cadrans constituent une spécialité d'art populaire du département des Hautes-Alpes qui en compte plus de 400 exemplaires, dont 25 dans le pays du Buêch. Comme chaque cadran indique l'heure solaire locale, chaque exemplaire est une création. La latitude, l'orientation et l'inclinaison du mur sont les paramètres que doit étudier le cadranier. A quelques exceptions prés, les cadrans sont peints sur un enduit à la chaux et arborent une devise philosophique.

Au cours de vos promenades, vous trouverez des Cadrans solaires historiques mais aussi des cadrans solaires contemporains.

En effet, la route des Cadrans solaires, ne s'arrête pas aux cadrans solaires historiques puisqu'elle compte également des créations contemporaines originales. Depuis 1995, le cadranier-fresquiste Rémi Potey, dont je vous ai déjà parlé a orné les façades des églises et de certains bâtiments publics, dans le secteur du Laragnais et du Val de Méouge.

vous retrouverez ces explications sur la petite brochure de La Provence des Montagnes : Balades et Trésors 2010