31 mars 2010

Mon sautoir : un bijou provençal ancien porté pour un deuil ...

Bonjour à tous.

Lors de mon message du 3 mars dernier, j'ignorais tout de mon sautoir en bois :

COLLIER_ANCIEN_001

Maintenant, grâce à Frédéric, je sais que c'est un bijou de deuil, plus fréquent en Pays d'Arles, car porté par le dernier costume vivant avant 1914. Il en existe de multiples grosseurs, un peu à l'image des chapelets. Ils sont montés en fil, avec un mousqueton en fer peint en noir ou en argent. On en trouve aussi en jais noir. Ces sautoirs étaient portés avec une croix noire, en jais mat montée sur argent ou or, avec broche et dormeuses assorties, ou en bakélite. les sautoirs en jais faceté étaient accompagnés de croix et pendants assortis. Les sautoirs en bois étaient portés à partir de l'enterrement et pendant l'année de deuil pour la veuve. C'est le signe du détachement et de la futilité du monde vivant face à la mort. Le demi deuil permettait le port du jais.

On connait ces sautoirs depuis 1870 environ, mais l'essentiel de la production se situe à la fin du 19eme siècle. Voilà...

Aujourd'hui, je suis ravie car ce collectionneur de costumes anciens, expatrié en territoire arlésien m'a apportée des renseignements précieux. Ses recherches en matière de costume l'ont amené à discuter pas mal avec des personnes se souvenant, car ayant encore porté le costume d'arles dans les années 1920. Il a quelques sautoirs et des parures complètes de deuil.  Les personnes qui les lui ont donnés ont pu les lui dater car appatenant à des ailleules. Il existe aussi des photos de la période 1914.  Il ne pense pas, dans l'état actuel de ses connaissances, que l'on puisse les porter avec des costumes antérieurs à 1870, puisque le deuil en noir ne date que de la fin du second empire, tout comme les robes de mariée blanches.  Il n'est cependant pas catégorique, car ses nombreuses découvertes sont souvent venues contredire ses certitudes. Ce monsieur me dit qu'il a appris , à 40 ans passés, à relativiser les jugements catégoriques en matière de costume traditionnel !!! Je suis d'accord avec lui,  Pour ce qui est de mon sautoir, je sais qu'il était porté à Forcalquier dans les années 1880 à 1900.

Il me dit posséder aussi des chaines de montre d'homme en bakélite et en jais.

Je me demandais en quelle matière pouvait être ce collier, il semblerait que le chêne soit plausible. le buis semble moins sûr car même teinté, il garde une couleur à reflets clairs.

Frédéric poursuit ses recherches et vient de m'indiquer que :

"La reine VICTORIA passionnée de bijoux, s'oriente vers ce type sentimental après la mort de son mari, le prince ALBERT en 1861.
Il s'ensuivra une mode pour le bijou de deuil réalisé en perles de jais. En 1884, le verre noir met fin au succès de jais, suivi du bois de chêne noir ou de l'émail noir."

source : http://www.collier-bague.com/histoire.php

Il est vrai aussi que pour porter de tels bijoux avec un costume de fête serait un peu en décalage. Il le voit davantage avec un costume fin de siècle, jupe et caraco foncé, tablier couvrant, châle fichu de laine fine et coiffe

Je vais devenir une experte en la matière, pas encore, mais j'ai trouvé un bon maître et c'est très interressant. Grand merci Frédéric.

J'invite toutes les personnes passionnées par le bijou ancien à consulter le site ci-dessus et j'attends vos commentaires.

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LES OEUFS DE PAQUES .......

PAQUES_2Un clin d'oeuil à Mauricette qui a confectionné un très joli chariot en osier pour que son petit fils range ses jouets et un beau panier pour ramasser les oeufs. !!!! (voir lien avec le blog de Mauricette colonne de droite).

Dimanche dernier j'ai également pensé à mes deux petites filles. Je vous montre l'acquisition que j'ai faite à l'Atelier artisanal de MONTFORT : Je n'ai plus qu'à acheter deux grosses poules en chocolat et de les déposer sur les oeufs pour qu'elles les couvent ......

Sympas non ???? et en plus c'est une bonne idée déco : on peut déposer ce petit panier dans une niche dans le mur du jardin ou sur une étagère de la cuisine ....

Ils ont une drôle de couleur ces oeufs durs. Ne trouvez-vous pas ?

On m'a donné le tuyau : Entourez les oeufs frais d'herbes ou de fleurs, les mettre dans un collant. Faire un noeud et bien les serrer et les faire bouillir dans de l'eau avec des oignons. Et ensuite une fois qu'ils sont refroidis les cirer C'est ce qui leur donne cette belle finition avec des feuilles ou des fleurs imprimées dessus. (Il fallait y penser) J'ai trouvé cette idée originale. Les mettre bien sûr à l'eau froide pour éviter qu'ils ne se fendent.

Pâques est, on le sait, une fête au sens le plus joyeux que l'on peut donner à ce mot. Mistral l'évoquait ainsi en des mots qu'il n'est guère besoin de traduire :

"Veici il pesco, la fèsto glouriouso de la *Resurreicioun, la fèsto de la Primavero ! Cantas enfant, cantas fiheto ! ..."

PAQUES_3

PAQUES_1

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29 mars 2010

Retrouverons-nous LEI BOUFFAIRE lors de la prochaine Saint Sébastien ....???

Pour donner suite à mon message du 21 janvier,

une première réunion a eu lieu aujourd'hui :

30 MARS à 14 H 00 à la M.J.C. de Saint-Auban,

comme indiqué dans l'article ci-dessous,

pour essayer de mettre en place un groupe de travail

en vue de redonner vie à une tradition ancestrale :

la Danse des Bouffets pour la Saint Sébastien.

Qu'on se le dise !. Que tous les messieurs volontaires se fassent connaître. Nous recherchons des danseurs et des musiciens qui peuvent venir de la Communauté de Communes, mais sachant que cette danse des Bouffets se fera dans un premier temps exclusivement sur la commune de Château-Arnoux et à des dates bien arrêtées la Saint Sébastien et Mardi-gras. Bien sûr il y a toute une organisation et il faudrait commecer les répétitions dès que les danseurs seront en nombre suffisant. car il faut apprendre la chanson et le pas de la ronde. Prévoir sa tenue. Parlez-en autour de vous.C'est une occasion de se rencontrer et de faire la fête.

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24 mars 2010

FETE DU COSTUME AU CHATEAU DE SAUVAN : Date à retenir dans votre agenda

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Prix de l'entrée : 6,00 € durant cette journée

( gratuit pour les personnes costumées )

Renseignements : 04 92 75 05 64 (le Château)

06 13 15 39 01 (Mme Rivière)

 

Parking prévu à l’extérieur du château

Château de Sauvan (près de Forcalquier)

Route d’Apt à MANE 04300

 

Fête du costume Dimanche 06 juin 2010

dans les jardins

10 h ouverture du marché aux textiles anciens

11h défilé costumé autour de l’obélisque

Apéritif offert aux personnes costumées

Piquenique tiré du sac

15 h inauguration de l’exposition :

L’orient

d’un gentilhomme 

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22 mars 2010

L'OR ROUGE DE VOLONNE

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Article paru dans "La Provence" de ce matin. Merci au journaliste pour sa collaboration.


L'OR ROUGE DE VOLONNE

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LE SAFRAN DANS LE VAL DE DURANCE

C'est hier au soir, Vendredi 19 mars, qu'Hélène BERAUD, une agricultrice fort sympathique est venue nous raconter sa passion :

La culture de l'or rouge : Ceuillette - émondage - séchage...

Une aventure !!!

Ambiance trés conviviale dans la salle voûtée de la ferme de Font-Robert à Château-Arnoux.

Les personnes venues en nombre n'ont pas été déçues.

Un grand merci à Hélène pour sa gentillesse, et grâce à qui cette rencontre a été trés réussie.

Nous nous sommes donnés rendez-vous pour le mois d'octobre, mais la récolte des fleurs se faisant impérativement avant le lever du soleil, il faudra prévoir de se lever de bonne heure.

Si vous voulez en savoir plus sur Hélène, je vous invite à découvir son blog :

http://lorrouge.e-monsite.com

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20 mars : c'est le Printemps

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Pour dire que nous en avons fini avec l'hiver, j'ai porté mon manteau au Nettoyage !!!! .... et vive le Printemps, aujourd'hui grand toilettage du jardin, nous avons taillé les rosiers. Je vous offre mes jonquilles et mes violettes, même le lilas, regardez ce beau bouton à l'abri de la terrasse. Vive les beaux jours !!!!

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La pêche à la truite ........ dans le Mezien

Je vous dis que le Printemps arrive, mais si, mais si, mon époux en ce 18 mars, jour de son anniversaire a eu envie de reprendre le permis de pêche, et voilà ses prises :

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14 mars 2010

Un mariage en Provence

Dans la continuité de mon message précédent sur les fiançailles ...

 

Le mariage et ses coutumes 

"Les us et coutumes" des XVIIIe et XIXe siècles, afférant au mariage sont plus que la description d'une tradition.

En, effet, à travers ces unions, nous découvrons l'organisation de la vie des familles de nos ascendants.

Les familles organisaient au mieux les futurs foyers, pensant à leurs ressources. Aussi, les préliminaires, les accordailles revêtaient une grande importance.

A travers rencontres, visites, les parents usaient de beaucoup de perspicacité pour mettre toutes les chances matérielles en jeu, afin de donner au futur couple les moyens de mener une vie la plus agréable possible. Les coutumes qui nous paraissent surannées correspondaient à l'équilibre recherché dans une société rurale, artisanale en un temps donné.

Ces quelques lignes font partie de l'Edito de Raymonde Eynaud, Responsable de la Commission Patrimoine de la Fédération Folklorique Méditéranéenne. En effet, un numéro Hors série (2004) de la Revue Folklore de France a traité du mariage et ses coutumes dans nos régions. Quarante pages pour découvrir les cérémonies traditionnelles.

C'était un numéro trés intéressant qui confirme tout ce qui a été évoqué dans "La vie de Paysanne".

Une autre personne a fait des recherches sur les coutumes autour du Mariage et plus particulièrement en Provence. Il s'agit de Marcel PROVENCE :

Avez-vous entendu parler du dimanche des poules ???

Le soir du mariage, la jeunesse du pays va prendre deux, trois poules dans le poulailler des parents de l'épousée qu'elle fait cuire et qu'elle mange le dimanche suivant appelé "Dimenché das poulas" (dimanche des poules). (La Bréole B.-A. Note Charles Joisten).

La barrière aux mariés qui abandonnent ou viennent au village, se pratique encore ça et là en Haute-Provence, parfois sous une forme symbolique, parfois effectivement :

"La compagnie de la Jeunesse se réunit chaque fois qu'une jeune fille qui contracte mariage abandonne le pays ou y entre en venant d'autres communes. Le marié doit faire un don à la compagnie selon ses propres moyens : l'argent reçu est dépensé dans un repas et une ripaille collective. Les époux sont accompagnés à l'église avec la barrière et le tambour et des chants nuptiaux. La compagnie offre un coup à boire aux époux et au cortège. Après la célébration du mariage, les membres de la compagnie se rendent au domicile des époux, embrassent la mariée, en reçoivent un ruban multicolore et lui font un cadeau en argent".

A Larche, en se rendant de la maison de la fiancée à la mairie et à l'église, quelques jeunes filles portaient devant le cortège un long et large ruban auquel éaient noués d'autres rubans : au sortir de l'église, les garçons et le filles du village tendaient ce ruban en travers du chemin et le nouveaux-mariés devaient passer sous cette "barrière".

Marcel Provence regrette la disparition de cette coutume et l'attribue à l'influence des émigrations temporaires et des villes. Il dit avoir vu à Sisteron en 1928, à Peyruis, en 1933 et "dans nombre de paroisses" sous une forme qui l'apparente à la coutume du Serrois décrite ci-dessus :

"Au cours d'une cérémonie de barre fleurie, à Peyruis, le "rampelaire de l'Escolo dis Aup", Mestre BERARD, appariteur de la commune, a improvisé ce quatrain au mariage d'Aimé Julien avec Reine Estève :

Aquesto barro vous invito

A la sauta galoi, uni,

N'en trouvarés tant dinsla vida

Couràgi, amour, unioun,

E vivo l'aveni.

 
   

Cette barre vous invite

A la sauter joyeux, unis

Vous en trouverez tant dans la vie,

Courage, amour , union

Et vive l'avenir.

(A. van Gennep. Folklore des Hautes-Alpes t I p. 143)

Coutume de la Barre fleurie à Lincel, B-A : Deux enfants tiennent à quarante centimètres environ du sol, une barre de branches de buis ou autres, garnies de fleurs, sur laquelle doivent sauter les couples du cortège. Les gens donnent de l'argent aux enfants. En principe l'argent recueilli est remis aux écoles.

Marcel PROVENCE, nous signale également qu'à Cadenet, dans le Vaucluse, les amies de la mariée dressent un barrage aussez haut (60 à 80 cm) que les nòvi (nouveaux mariés) doivent franchir en sautant, avant de poursuivre leur chemin jusqu'à la maison.

Effectivement, les habitants de Cadenet ont longtemps observé une singulière coutume, le saut de la barre, dont l'origine remonte au Moye Age. "A l'origine, l'abbé de la Jeunesse et sa troupe faisaient sauter la barre aux étrangers ou étrangères venant se marier à Cadenet avec une fille ou un garçon du pays. Le léger impôt perçu était en somme un droit de cité. Par la suite, ont fit sauter la barre à tous les mariés, sans distinction d'origine. C'était alors les amis qui appliquaient la coutume pour aller banqueter à la santé des novis. Si la mariée faisait partie de la congrégation des filles, ses camarades lui offraient un bouquet et sollicitaient un cadeau".

Aujourd'hui certaines familles continuent cette tradition du saut de la barre, et invitent même certains groupes folkloriques pour des animations à la sortie de l'église. et ce sont eux alors qui se chargent de la confection de la barre et attendent les mariés à la sortie de l'église pour leur faire une haie d'honneur et leur faire sauter la barre.

Je vous offre un diaporama de "saut de barre fleurie". C'était la dernière animation de mariage à laquelle j'ai participée.

 

 

Je pense que vous apprécierez. J'attends vos commentaires.