Sur le Petit journal de "Gavoutino" N° 6 de février 1986, dont vous pouvez voir la couverture dans l'article précédent sur la Danse des Bouffets, on peut lire les lignes suivantes :

A LA COLO DE SANT JAN

Vo! Ame countempla toun cresten desbana,

Anant trauca l'azur d'un gèste vànelous,

Ti vabre desseca dou soulèu arderous,

E ti viei rouretas au mourre escabela !!!...

Ch_teau_Arnoux

Au côteau de Saint Jean

Gai coteau de Saint-Jean, dominant la vallée,

Je t'aimerai toujours, ô roc étincelant,

Car, jeune, je me plus à gravir à pas lent

Le granit qui soutient ta chapelle esseulée.

Oui, j'aime à contempler ta crête dentelée,

Allant trouver l'azur d'un beau geste indolent,

Tes ravins desséchés par le soleil brûlant,

Et tes vieux chênes-verts à tête échevelée !

Mais, ce que je préfère en toi, côteau chéri,

Ce sont tes pans de murs qui servirent d'abri

A nos aîeux luttant pour leur indépendance ;

Ils surent crânement, ces preux, ô Roche-Arnoux,

Revendiquer leurs droits sans fléchir les genoux !

Gloire à nos fiers aîeux ! ... Honneur à leur vaillance.

Un Poême tiré de : "rimes d'Azur (Tome 1) - Du jardin de Font-Subrane -

de Victorin MAUREL, le 21 octobre 1927